Étiquette : A Chloris

  • Un nouveau CD au catalogue discographique de Théotime Langlois de Swarte : le proustien « Concert retrouvé » (1er juin 1907, au Ritz)…

    Sur son très riche site Discophilia,

    Jean-Charles Hoffelé consacre un nouvel article, Reconstitution, à une nouvelle récente parution discographique de l’excellent violoniste qu’est Théotime Langlois de Swarte

    _ cf le récapitulatif de mes articles précédents, du mardi 21 juin 2021  ;

    ainsi que cet autre article, du 16 août dernier : … _,

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    un CD Harmonia Mundi _ HMM 902508 _ intitulé « Proust. Le Concert retrouvé« .

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    Voici donc cet article :

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    RECONSTITUTION

    Grand Salon du Ritz, 1er juillet 1907, Marcel Proust quitte son appartement du Boulevard Haussmann pour se rendre au dîner suivi d’un concert qu’il organise _ voilà ! _ en l’honneur de Gaston Calmette, le directeur du Figaro. Gabriel Fauré lui a _ hélas _ fait faux bon, alors que le programme présente plusieurs de ses œuvres, mais il a dépêché Marguerite Hasselmans qui accompagnera Maurice Hayot dans la schumanienne Première Sonate de son maître, Edouard Risler se chargeant du reste et en modifiant les œuvres pour jouer ce qu’il a dans les doigts.

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    Soirée typique documentée dans une lettre que Proust adresse à Reynaldo Hahn deux jours ensuite _ le 3 juillet 1907 _, mêlant musique française et allemande comme on le faisait chez Saint-Marceaux ou chez Greffulhe, que Théotime Langlois de Swarte et Tanguy de Williencourt ont reconstituée en prenant soin d’y associer deux instruments tirés du Musée de la Musique : on entend enfin sous l’archet du jeune homme le Davidoff tiré d’un long sommeil par les soins de Balthazar Soulier. Quelle émotion lorsque son timbre de voix humaine _ voilà _  s’empare du _ sublimissime _ À Chloris _ cf, par exemple, mon article du 22 mai 2020 : … _ de l’ami Reynaldo Hahn.

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    Sommet du disque, la Première Sonate de Fauré, jouée appassionato, et ne cherchant pas à masquer ses références à Schumann. Comme j’aimerai les entendre dans la Seconde également ! Mais non, fidèle au concert, les deux amis en restent _ oui _ à ce qui fut joué alors, capturant avec poésie l’air de ce temps perdu pour mieux le retrouver _ voilà.

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    Tanguy de Williencourt joue un splendide Erard aux cordes parallèles, le modèle modeste que l’on trouvait couramment dans les salons du tout Paris d’alors. Stupeur devant son 6e Nocturne _ de Gabriel Fauré _ éloquent par les phrasés comme par les couleurs : et si sur ce piano il avait l’idée d’enregistrer les 13 Nocturnes au complet ?

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    LE DISQUE DU JOUR

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    Proust, le concert retrouvé
    Un concert au Ritz, à la Belle Époque

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    Reynaldo Hahn (1874-1947)
    À Chloris (arrangement pour violon et piano)
    L’Heure exquise (arrangement pour violon et piano)

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    Robert Schumann (1810-1856)
    Des Abends (No. 1, extrait des “Fantasiestücke, Op. 12 »)

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    Frédéric Chopin (1810-1849)
    Prélude en ré bémol majeur, Op. 28 No. 15

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    Gabriel Fauré (1845-1924)
    Sonate pour violon et piano No. 1 en la majeur, Op. 13
    Berceuse pour violon et piano, Op. 16
    Après un rêve, Op. 7 No. 1 (arrangement pour violon et piano)
    Nocturne No. 6 en ré bémol majeur, Op. 63

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    François Couperin (1668-1733)
    Les Barricades mystérieuses (No. 5, de l’Ordre VI, extrait du « Second Livre de pièces de clavecin)

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    Franz Liszt (1811-1886)
    Isoldens Liebestod – Schluss-Szene aus Richard Wagner’s “Tristan und Isolde”, für das Pianoforte bearbeitet, S. 447

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    Théotime Langlois de Swarte, violon
    Tanguy de Williencourt, piano

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    Un album du label harmonia mundi/Stradivari HMM902508
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    Photo à la une : © DR

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    Un très joli programme, déjà…

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    Et bravo !!!

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    Ce mercredi 15 septembre 2021, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Musiques de joie : le délicieux bonbon fondant de la mélodie « A Chloris » de Reynaldo Hahn

    La mélodie française,

    pour poursuivre l’élan de mon inspiration d’hier à propos des saisissantes Nuits d’été de Berlioz

    _  _,

    est très souvent capable d’un charme fou, vraiment ;

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    avec la capacité de légèreté, tendresse, douceur, élégance

    et merveilleuse délicatesse,

    de l’art français.

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    J’en veux pour preuve quelques unes des mélodies de Reynaldo Hahn

    (Caracas, 9 août 1874 – Paris, 28 janvier 1947),

    absolument délicieuses.

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    Par exemple _ et je ne m’en lasse pas _,

    sur un poème de Théophile de Viau (Clairac, 1590 – Paris, 25 septembre 1626),

    la merveilleuse À Chloris.

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    Dont m’a enchanté l’interprétation

    _ au tout premier abord un peu surprenante _,

    en un CD étonnant et magnifique, le CD Virgin Classics 50999 216621 2 6, intitulé _ d’après une très belle mélodie, aussi, de Camille Saint-Saëns _ Opium,

    de Philippe Jaroussky ;

    qui avait, pour l’occasion _ très heureuse ! _, troqué sa voix de haute-contre, pour celle de ténor léger :

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    son meilleur disque, à mon goût, tout du moins…

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    Sur ce magnifique CD Opium de Philippe Jaroussky,

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    une autre très réussie interprétation

    d’une autre merveilleuse mélodie de Reynaldo Hahn,

    et sur un poème, cette fois, de Charles d’Orléans (Paris, 24 novembre 1394 – Amboise, 5 janvier 1465) :

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    Quand je fus pris au pavillon…

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    Bien sûr, on trouvera des interprétations un peu moins surprenantes de ces deux mélodies,

    sur ces petits merveilleux chefs d’œuvre de la plus haute poésie française

    _ quel goût, déjà, de la part de Reynaldo Hahn ! _,

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    telle, par exemple, celle

    et celle encore

    de la magnifique Véronique Gens, en son très beau récital intitulé Néère,

    soit le CD Alpha 215.

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    Reynaldo Hahn sait être prodigieusement simplement délicieux…

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    Ce samedi 23 mai 2020, Titus Curiosus – Francis Lippa