Étiquette : à la française

  • Un Rameau tout simplement idéal de Justin Taylor, en merveilleux « esprit de la danse », ou l’enthousiasmant CD « La Famille Rameau »…

    Saisir l’idiosyncrasie de la musique française, est sans doute une gageure pour tout interprète,

    que ce soit au concert, ou au disque…

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    Voilà ce que vient tout simplement de réussir, et à la perfection, en son CD « La Famille Rameau » _ le CD Alpha 771 _ le jeune Justin Taylor !

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    Rameau, ou l’esprit de la danse,

    en toute son inventive variété.

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    Délicatesse, fluidité, refus des maniérismes et pesanteurs…

    Vivacité heureuse.

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    …

    Ce que le génial Rameau a réussi en son écriture sur la partition,

    l’interprète doit réussir à le saisir et l’incarner en son jeu,

    …

    que l’ingénieur du son, le toujours parfait Hugues Deschaux _ il y a maintenant bien longtemps que je l’ai vu à l’œuvre pour Jean-Paul Combet (et Alpha)… _, doit aussi retenir et rendre, à l’enregistrement ;

    …

    avec l’indispensable concours, aussi, bien sûr, de l’instrument : ici le magique clavecin Donzelague du château d’Assas !

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    À titre d’exemple,

    voici ce qu’en chronique un des membres de l’équipe de Res Musica en son article du 3 mai dernier, au titre simplement un peu trop anecdotique, « Justin Taylor recompose la famille Rameau au clavecin« …

    L’écoute commentée des pièces de Jean-Philippe Rameau qu’a choisies l’interprète, me paraît, en effet, d’une très bonne justesse…

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    Et mieux encore,

    voici une vidéo (de 4′ 08) de Justin Taylor interprétant Les Tendres Plaintes, sur le Donzelague, au château d’Assas.

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    Justin Taylor _ en Ariel ailé du clavecin _

    et Rameau

    sont de merveilleux parfaits pourvoyeurs de joie,

    à la française…

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    Ce CD repasse en boucle sur ma platine, et j’en redemande à chaque fois…

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    L’esprit _ le plus enthousiasmant _ de la danse nous emporte !

    Avec toute la délicatesse de son infinie variété, jamais répétitive _ ni, a fortiori, mécanique…

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    Ce que Debussy avait, l’oreille très fine, lui aussi, su parfaitement repérer dans l’œuvre de Rameau…

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    Ah, cet unique, et si délectable _ si simple et immédiatement sensible en sa merveilleuse complexité _, goût français !

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    Ce dimanche 23 mai 2021, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Le confondant ravissement du Bach « à la française » de Benjamin Alard en son intégrale des oeuvres pour claviers de Johann Sebastian Bach

    Ayant enfin sur ma platine

    les 3 CDs du troisième coffret « À la française » de l’intégrale des œuvres pour claviers de Johann Sebastian Bach,

    j’admire toujours davantage _ depuis ses prodigieux débuts, déjà ! _ la formidable intelligence de jeu de Benjamin Alard ;

    …

    et cela en tous ses aspects, y compris le choix de ses instruments (ici deux clavecins et un orgue).

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    L’article de Frédéric Muñoz sur le site de ResMusica le 21 septembre dernier,

    intitulé « Troisième volet très français pour l’intégrale Bach de Benjamin Alard« ,

    rendait parfaitement justice à l’art raffiné, tout de légèreté profonde,

    d’une infinie justesse,

    du jeune interprète.

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    Troisième volet très français pour l’intégrale Bach de Benjamin Alard

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    Le talent d’évidence dansée de l’interprétation de Benjamin Alard est une fête !!!

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    Ce mardi 13 octobre 2020, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Un très original et marquant CD Purcell « Songs and Dances » par les excellents Musiciens de Saint-Julien du parfait François Lazarevitch

    J’aime énormément la musique de Henry Purcell (1659 – 1695),

    …

    et j’apprécie beaucoup, beaucoup,

    CD après CD _ chez Alpha, depuis l’origine _,

    le travail discographique et musical _ d’excellence _ de François Lazarevitch,

    à la tête de ses Musiciens de Saint-Julien.

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    …

    Cette fois,

    et à nouveau

    _ à chaque fois, même ! _,

    …

    me voici surpris,

    et enchanté,

    …

    par ce que le talent de l’artiste

    réussit à tirer de ces chefs d’œuvre _ à nuls autres pareils _ de Purcell

    _ et quelle perte absolue, de fait, fut sa mort pour la musique en Angleterre, dans le siècle qui suivit…

    …

    …

    Ici,

    en ce CD Purcell Songs and Dances,

    …

    soit le CD Alpha 419,

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    nous voici cette fois un peu pris à contrepied,

    …

    d’une part,

    du fait par la place que prennent dans la constitution même du programme,

    les airs chantés par le contreténor Tim Mead,

    …

    et d’autre part,

    par la primauté des sons aigus de la flûte

    _ tant la flûte à bec que la flûte traversière (auxquels il faut ajouter le son aigu lui aussi de la musette) _

    de François Lazarevitch,

    menant la danse de ses Musiciens de Saint-Julien,

    …

    quand nous nous attendons plutôt

    à la gravité berçante et plongeante des sonorités des hautbois et bassons,

    …

    c’est-à-dire surtout des graves

    _ même si existent incontestablement ici aussi des hautbois et des bassons _,

    …

    dans l’interprétation de la musique

    à la fois si profonde et si chantante _ et incomparablement dansée, avec une supérieure élégance : à la française ! _ de Purcell.

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    …

    Purcell est un génie de la musique,

    …

    et François Lazarevitch n’est pas du tout mal non plus

    en grâce musicale !!!

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    A nouveau une réussite discographique et musicale

    qui fait date !

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    Ce samedi 6 octobre 2018, Titus Curiosus – Francis Lippa 

  • Pour en apprendre un peu plus sur Johannes Pramsohler, violoniste et créateur des disques Audax

    Voici déjà quelques temps que j’apprécie les CDs Audax

    que publie _ et interprète parfois _ le violoniste italien (du Sud-Tyrol) Johannes Pramsohler :

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    ainsi les excellents CDs

    Bach & Weiss, par Johannes Pramsohler, baroque violin, et Jadran Duncum, baroque lute (Audax ADX 13706),

    Handel Works for keyboards, par Philippe Grisvard (ADX 13709),

    French Sonatas for Harpsichord and Violin, par Philippe Grisvard et Johannes Pramsohler, violin (ADX 13710)

    et German Cantatas with Solo Violin, par Nahuel Di Pierro, basse, Johannes Pramsohler, violon, Andrea Hill, soprano, Jorge Navarro Colorado, tenor, Christopher Purves, basse, et l’Ensemble Diderot (ADX 13715) _ sur ce dernier CD cf mon article du 28 avril dernier : … _

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    Or voici que le site Res Musica vient de publier hier un excellent article sur le double CD Audax 13710 des Sonates françaises pour clavecin et violon, par Philippe Grisvard et Johannes Pramsohler.

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    Le voici donc _ avec l’ajout de menues farcissures miennes, en vert _ :

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    SONATES FRANÇAISES POUR CLAVECIN AVEC ACCOMPAGNEMENT DE VIOLON

    CD, Musique de chambre et récital

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    Jean-Joseph Cassanéa de Mondonville (1711-1772) : Sonata I en sol mineur ; Sonata VI en la majeur.

    Louis-Gabriel Guillemain (1705-1770) : Sonata V en ré majeur ; Sonata VI en sol mineur ; Sonata IV en do mineur.

    Jacques Duphly (1715-1789) : « La de Casaubon », « La du Tailly », « La de Valmallette » ; « Ouverture », « La de May », « La Madin ».

    Michel Corrette (1707-1795) : Sonata IV en mi mineur.

    Claude Balbastre (1724-1799) : Sonata I en sol majeur.

    Luc Marchand (1709-1799) : Première suite avec accompagnement de violon en la mineur.

    Charles-François Clément (c. 1720-1782) : Sonata I en do mineur.

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    Philippe Grisvard, clavecin ; Johannes Pramsohler, violon.

    2 CD Audax Records.

    Enregistré en avril 2016 au SWR Studio Kaiserslautern.

    Textes de présentation en français, anglais, allemand et japonais.

    Durée : 1:50:23

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    Le claveciniste Philippe Grisvard et le violoniste Johannes Pramsohler nous présentent, pour leur troisième album enregistré en duo, une dizaine de sonates pour clavecin avec accompagnement de violon, genre en vogue sous le règne de Louis XV, dans les années 1740-1760. En offrant un beau bouquet de compositions méconnues, parmi lesquelles cinq sont des premiers enregistrements mondiaux, cette production est une aubaine _ mais oui ! _ pour tous les admirateurs de la musique d’alors.

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    L’âge du baroque tardif a vu naître en France un nouveau genre de musique instrumentale _ voilà ! _ : la sonate pour clavecin avec accompagnement de violon. Une telle combinaison d’instruments, sous forme de sonates en trio, avait déjà été proposée par Jean-Sébastien Bach pour son cycle BWV 1014-1019, composé aux alentours des années 1720-1723, pour lequel, cependant, la voix supérieure du clavecin et celle du violon étaient mises sur un pied d’égalité, tandis que pour les sonates françaises, la partie de violon était estimée de moindre importance par rapport au rôle tenu par l’instrument à clavier _ telle est donc la différence…

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    En parlant de cette innovation, nous pouvons résolument utiliser le terme _ expression plutôt _  de « révolution esthétique » car, jusqu’alors, dans la musique pour plus d’un instrument, que ce soient des sonates ou des suites, l’accompagnement était destiné à être réalisé par le continuo _ voilà. Jean-Joseph Cassanéa de Mondonville décide – en vue d’explorer de nouvelles manières de s’exprimer – de confier au clavecin aussi bien la basse qu’une voix de dessus, et de les enrichir de « commentaires » donnés par une seconde voix de dessus exprimée par le violon. C’est ainsi qu’il fait publier, en 1740, ses Pièces de clavecin en sonates avec accompagnement de violon. Dans l’avant-propos de ce recueil, il note : « Il y a peut-être plus que de la témérité à donner aujourd’hui de la musique instrumentale au public. On a mis au jour depuis quelques années un nombre si prodigieux de sonates de toute espèce qu’il n’est personne qui ne croie que ce genre est épuisé. Cependant […] je me suis appliqué à chercher du nouveau » _ oui.

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    D’une part, les sonates de Mondonville présentent une division en trois mouvements empruntée à la sonate italienne ; d’autre part, on y perçoit un certain raffinement des lignes et le culte du détail caractéristiques de la musique française de l’époque _ bien sûr !

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    Le paysage de la musique de chambre en France fut dès lors changée de manière considérable. D’autres recueils, publiés par les contemporains de Mondonville, lui ont succédé : les Sonates pour le clavecin avec un accompagnement de violon que Michel Corrette fait éditer en 1742, pour lesquelles il affirme qu’elles peuvent être exécutées « sur le Clavecin seul », et celles de Charles-François Clément (1743), pour lesquelles la position du violon est affermie (du moins d’après leur titre : Sonates en trios pour un clavecin et un violon) par rapport à celle du clavecin. En 1745 voient le jour les sonates de Louis-Gabriel Guillemain, pour lesquelles la partie de clavecin, très athlétique, surpasse, du point de vue des difficultés techniques, celle laissée par Mondonville ; puis en 1747 sont publiées les suites de Luc Marchand, dans lesquelles le clavecin se voit rejoint non seulement par le violon, mais également par d’autres instruments ; en 1748 paraissent trois Pièces de Clavecin en Sonates avec accompagnement de violon de Claude Balbastre ; finalement, Jacques Duphly fait sortir, en 1756, son Troisième Livre de Pièces de Clavecin, renfermant six courtes pièces écrites selon le modèle laissé par Mondonville _ cet éclairage historico-musicologique est très intéressant.

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    Prestations puissantes, élégantes et ciselées

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    Pour ce qui est des exécutions, Philippe Grisvard et Johannes Pramsohler mènent une conversation galante _ voilà _ qui, malgré un léger manque de théâtralité rhétorique, convient étonnamment au goût français, en s’inscrivant dans la tradition qui consiste à mettre en lumière aussi bien la beauté même de la musique que la richesse des nuances _ oui : un goût français _ dont celle-ci s’accompagne. C’est ainsi qu’on admire la netteté du contour et la maîtrise des ornements (dont la majorité ont été annotés de la main des compositeurs _ c’est à souligner : marquant un tournant d’époque _), de même que l’importance de la mise en valeur de la pulsation _ oui _ et, pour la plupart des mouvements extrêmes, d’une certaine vivacité des tempi. Celle-ci accuse le côté expressif, voire émotif _ oui : anticipant en quelque sorte le moment de l’empfindsamkeit… _ de ces partitions, et pourtant, n’affecte pas leur charme ni leur grâce, en y apportant au contraire de la fraîcheur _ très bien.

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    Pour la plupart des compositions présentées dans cet album, le violon s’implante _ voilà _ au sein du tissu acoustique du clavecin afin de perfectionner la partie de ce dernier, conçue comme un centre de gravité _ voilà _ autour duquel tourne son satellite. Si dans cet enregistrement l’instrument à clavier se caractérise par un geste simple et introverti (ce qui ne veut pas dire qu’il a tendance à se retirer du dialogue), à savoir étudié plutôt que spontané, et équilibré plutôt qu’impératif – en quelque sorte, le contraire de ce que nous propose Christophe Rousset dans sa récente interprétation de la Sonate en sol majeur de Balbastre –, le violon se montre un meneur de jeu éblouissant _ voilà _ de virtuosité (sonates de Mondonville et Guillemain), de poésie (celle de Corrette), de tendresse (celle de Clément) et de douceur (la suite de Marchand et la sonate de Balbastre) _ c’est remarquablement dégagé.

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    Accordés à une fréquence de 415 Hz, les deux musiciens déploient une belle sonorité baroque, se distinguant par un large éventail de teintes et, surtout pour le violoniste – jouant d’un instrument construit en 1713 par Pietro Giacomo Rogeri, ayant appartenu à Reinhard Goebel à l’époque des plus grands succès de Musica Antiqua Köln – par une articulation agile, précise et, à la fois, élégante _ à la française. Les phrasés « chantants » de Johannes Pramsohler impressionnent autant par la délicatesse et la densité que par la clarté, voire la luminosité du timbre _ mais oui. On doit admettre que cet instrument a trouvé un digne successeur ! _ à Reinhard Goebel…
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    Voici une belle proposition discographique _ oui _ dont ne peuvent se passer les amoureux de la musique instrumentale baroque _ en un des pans méconnus. En trouvant le plaisir d’écouter les enregistrements offerts par le tandem de luxe Philippe Grisvard-Johannes Pramsohler, il faut espérer que ce répertoire continuera à être exploré.

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    Merci à Maciej Chiżyński de cette qualité d’écoute,

    au service de l’intelligence de sa propre curiosité musicale.

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    Et la passion de la curiosité est immensément féconde.

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    Et merci à Res Musica.

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    Ce dimanche 13 mai 2018, Titus Curiosus – Francis Lippa