Étiquette : Alexander von Zemlinsky

  • Une très impressionnante très puissante interprétation de « Eine florentinische Tragödie » d’Alexander von Zemlinsky sous la direction de Marc Albrecht…

    C’est une très impressionnante très puissante interprétation de « Eine florentinische Tragödie » d’Alexander von Zemlinsky, sous la direction ultra-pertinente de Marc Albrecht que l’excellent label Pentatone vient nous proposer avec son CD PTC 5186 739, enregistré live au Dutch National Opera & Ballet d’Amsterdam, au mois de novembre 2017, en 4 journées de prises,

    avec trois excellents chanteurs assumant à la perfection la tension qui enflamme de part en part cette œuvre magnifique…

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    Sur la très grande pertinence et efficacité de l’interprétation de cette œuvre _ créée en 1917 _ en ce CD Pentatone, je ne peux qu’endosser le pas du très juste commentaire de Jean-Charles Hoffelé en son article « Doublé tragique » en date du 26 août dernier :

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    DOUBLÉ TRAGIQUE

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    Au cœur de la Grande Guerre, Alexander von Zemlinsky choisit non pas l’épique mais l’intime, un huis clos déduit de la pièce aux infinies ambiguïtés d’Oscar Wilde, confrontant un trio amoureux à la conclusion détonante : une fois son amant occis par son époux, Bianca enlace Simone dans un élan érotique où l’assassinat de Guido Bardi n’est pas anodin.

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    Ce meurtre comme puissance sexuelle tisse entre l’amant et l’époux un lien trouble que Wilde s’est bien gardé de souligner, contrairement à Zemlinsky : son opéra en un acte est d’abord celui de deux hommes, ce que font entendre avec leurs chants saillants John Lundgren et Nikolai Schukoff.

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    Ne barguignons pas, puisque paraissent aujourd’hui deux nouvelles versions de ce chef-d’œuvre (que le disque aura illustré à ce jour sept fois _ et c’est bien sûr à relever : l’œuvre marque… _), la gravure de Marc Albrecht l’emporte par la puissance dramatique _ voilà _, la tension accumulée qui éclate dans un meurtre saisissant _ à l’avant-dernière plage du CD _, le chef n’hésitant pas à souligner les liaisons dangereuses que Zemlinsky entretint à cette occasion avec le vérisme.

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    Ce que la scène transcende chez Marc Albrecht (et aussi chez la Bianca d’Aušrine Stundyte) manque à la lecture admirable d’exactitude, de fluidité menée grand train par Patrick Hahn : pas un détail de la spectaculaire machine orchestrale mise en place par Zemlinsky n’échappe, mais manquent les poisons, le délétère, l’étrange _ oui _ emplissant de maléfices le geste de Marc Albrecht qui rappelle celui d’Armin Jordan.

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    Lecture réductrice ? Je n’irai pas jusque là, elle pâlit simplement face au drame implacable _ voilà _ montré par sa rivale, mais la Bianca de Rachel Wilson, admirablement chantée, le Simone très Golaud de Christopher Maltman, même le Guido Bardi plus lyrique qu’à l’habitude de Benjamin Bruns (auquel un beau clairon ne manque pourtant pas), valent d’être entendus, et puisque Patrick Hahn ajoute en postlude la version de concert de l’Ouverture, ne boudons pas l’autre volet de ce diptyque.

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    LE DISQUE DU JOUR

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    Alexander von Zemlinsky(1871-1942)

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    Eine florentinische Tragödie, Op. 16

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    Nikolai Schukoff, ténor
    (Guido Bardi, prince de Florence)
    John Lundgren, baryton
    (Simone, un marchand)
    Aušrine Stundyte, soprano
    (Bianca, sa femme)

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    Netherlands Philharmonic Orchestra
    Marc Albrecht, direction

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    Un album du label Pentatone PTC5186739
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    Alexander von Zemlinsky(1871-1942)

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    Eine florentinische Tragödie, Op. 16

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    Benjamin Bruns, ténor
    (Guido Bardi, prince de Florence)
    Christopher Maltman, baryton (Simone, un marchand)
    Rachel Wilson, soprano
    (Bianca, sa femme)

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    Münchner Rundfunkorchester
    Patrick Hahn, direction

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    Un album du label BR-Klassik 900347
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    Photo à la une : le ténor Nikolai Schukoff –
    Photo : © ARSIS Artist Management

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    Zemlinsky : un compositeur à beaucoup mieux ré-écouter…

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    Ce jeudi 29 août 2024, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Trouver sa voix, où l’épanouissement proprement ravissant de Sandrine Piau…

    L’heureuse surprise qu’a été pour moi _ cf mon article assez paradoxal d’avant hier 8 février « « … _ le plaisir du CD « Reflet – Berloz – Duparc – Koechlin – Debussy – Ravel – Britten« , soit le CD Alpha 1019 _  enregistré à Besançon au mois de novembre 2022 _ de Sandrine Piau _ et l’Orchestre Victor Hugo dirigé par son très subtil chef Jean-François Verdier _

    m’a conduit à très vite rechercher le précédent CD des mêmes _ Sandrine Piau avec l’Orcheste Victor Hugo sous la direction merveilleusement soyeuse de Jean)François Verdier _, le CD « Clair-Obscur – Strauss – Berg – Zemlinsky » _ regarder cette vidéo de présentation du CD par Sandrine Piau elle-même (4’05) _,

    soit le CD Alpha 727  _ enregistré à Besançon au mois de mars 2020.

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    Avec ravissement !

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    Et stupéfaction même d’être passé à côté lors de la sortie, au mois de mars 2021, de ce délectable bijou…

    Probablement par préjugé à l’égard de prononciations jugées par moi défectueuses lors de précédents concerts, ou écoutes de CDs…

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    D’abord, et déjà, quel choix de programme, idéalement composé…

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    Mais aussi quel épanouissement de l’art de chanter de tels répertoires, déjà tellement marqués par de très grandes voix…

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    Voici 3 articles retrouvés sur le web sous les excellentes plumes

    de Pierre Degott, pour ResMusica, en date du 19 mars 2021, intitulé « Clair-Obscur envoûtant avec Sandrine Piau«  ;

    de Jean Lacroix, pour Crescendo, en date du 14 avril 2021, intitulé « Sandrine Piau et l’alchimie du clair-obscur » ;

    et de Jean-Charles Hoffelé, pour son Discophilia, en date du 28 mai 2021, intitulé « Les Voix de Sandrine« …

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    Clair-obscur envoûtant avec Sandrine Piau

    Les Clefs d'or

    Instagram

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    Sandrine Piau irradie _ voilà ! _ dans un répertoire où on ne l’attendait _ effectivement _ pas. Interprétation presque chambriste _ oui, comme très personnellement j’aime… _ avec _ oui, c’est le mot absolument approprié !.. _ Jean-François Verdier et l’Orchestre Victor Hugo Franche-Comté.

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    Qui l’aurait attendue dans ce répertoire ? _ bien peu… Après avoir défendu pendant des années la musique baroque française, italienne et allemande, après avoir trouvé ses marques dans Mozart puis dans la mélodie française, Sandrine Piau s’attaque aujourd’hui aux chefs d’œuvre _ oui ! _ germaniques de la première moitié du XXᵉ siècle. De Strauss et Zemlinsky à Berg, le programme frappe autant par son audace que par sa cohérence _ mais oui. Qui, avant Piau, avait pensé à juxtaposer les Sieben frühe Lieder de Berg et les Vier letzte Lieder de Strauss ? Est-ce parce que l’évidence de cet inhabituel couplage était trop criante ? Les deux pièces s’enchainent quasiment sans pause. Au début du CD, les sonorités capiteuses _ à fondre de volupté ! _ de « Morgen » font directement suite à l’envoûtant « Waldgespräch » de Zemlinksy _ écoutez ici (7′ 03) ; c’est superbe !.. _, le solo de violon s’imposant comme le fil conducteur que l’on retrouvera également dans « Beim Schlafengehen » de Strauss. Pour une fois « Malven », à un moment considéré comme le « cinquième » des Vier letzte Lieder, trouve sa place en conclusion du célèbre cycle immortalisé depuis Kirsten Flagstad par tout ce que le monde lyrique a connu comme grandes sopranos.

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    Dans toutes ces pièces, Sandrine Piau fait triompher le miracle de sa sensibilité musicale _ oui, pleinement épanouie. Devant tant de beautés vocales, on ne sait s’il faut davantage s’incliner devant la délicatesse infinie _ oui _ des phrasés, devant les moirures argentées de ce timbre flûté d’une rare fraicheur _ oui _ ou devant la palette de couleurs qui pare une ligne vocale d’une extrême droiture. Les cinquante minutes de cet album pour le moins inspirant s’entendront comme une porte vers le monde du rêve et de l’imagination _ probablement : nous chavirons de jouissance. À la tête de l’Orchestre Victor Hugo, Jean-François Verdier _ parfait ! _ opte vers une conception résolument chambriste qui accentue la transparence _ oui _ de l’écriture des pièces de Berg, Strauss et Zemlinsky. Un grand bravo aux musiciens pour ce disque qui, pour beaucoup, sera un baume pour l’âme _ tout simplement.

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    Instagram

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    Alexander von Zemlinsky (1871-1942) : Waldgespräch, ballade pour soprano, deux cors, harpe et violon.

    Richard Strauss (1864-1949) : Morgen ! op. 27 n° 4 ; Meinem Kinde op. 37 n° 3 ; Vier letzte Lieder.

    Alban Berg (1885-1935) : Sieben frühe Lieder.

    Sandrine Piau, soprano ; Orchestre Victor Hugo Franche Comté, direction : Jean-François Verdier.

    1 CD Alpha. Enregistré en mars 2020 à l’Auditorium CRR de Besançon.

    Notice en français, anglais et allemand.

    Durée : 50:44

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    Sandrine Piau et l’alchimie du Clair-Obscur

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    LE 14 AVRIL 2021 par Jean Lacroix
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    Clair-Obscur.

    Alexander von Zemlinsky (1871-1942) : Waldgespräch, ballade pour soprano, deux cors, harpe et violon.

    Richard Strauss (1864-1949) : Morgen !, op. 27 n° 4 ; Meinem Kinde op. 37 n° 3 ; Vier letzte Lieder ; Malven.

    Alban Berg (1885-1935) : Sieben frühe Lieder.

    Sandrine Piau, soprano ; Orchestre Victor Hugo, direction Jean-François Verdier. 2020.

    Notice en français, en anglais et en allemand. Textes des poèmes en langue originale allemande, avec traduction en français et en anglais.

    50.44.

    Alpha 727.

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    Pour bien saisir la portée artistique de ce _ très _ remarquable CD, nous conseillons, avant audition, la découverte préalable de la notice. On y trouve les reproductions de plusieurs œuvres picturales, de Georges de la Tour à Gustav Klimt en passant par Pierre Bonnard, Pablo Picasso ou Georges Seurat, toutes en contrastes de zones claires et de zones sombres, mais aussi, dans la même optique, quelques réflexions disséminées au fil des pages : des textes de Georges Braque, Antonio Gramsci, Gaston Bachelard ou Robert Desnos. Il faut s’attarder sur celle du peintre, sculpteur et graveur Georges Braque tirée de ses Cahiers 1917-1952, dont le titre est Le Jour et la nuit. Le peintre écrit : Le vase donne une forme au vide et la musique au silence. Située en début de présentation, cette proposition ouvre la porte à la genèse de Clair-Obscur, à travers une note rédigée conjointement par Léa Weber et Sandrine Piau dans laquelle cette dernière précise : Le Clair-Obscur, choc des couleurs absentes, rencontre impossible des contraires, symbolise pour moi la richesse de la musique qui, parée de mystère, crée des unions sans pareilles. C’est dans l’affirmation « la musique donne une forme au silence » que se situe le sens de l’oxymore, titre du programme.

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    En 2018, déjà pour Alpha, Sandrine Piau avait fait la démonstration de son aisance dans le domaine du lied ; elle y servait Loewe, Wolf et Schumann avec beaucoup de finesse. Cette fois, trois autres sertisseurs de poésie allemande sont mis à l’honneur : Zemlinsky, Richard Strauss et Alban Berg. En rappelant que ce répertoire a fait partie de ses amours d’étudiante, Sandrine Piau, qui sait si bien mettre en valeur la musique baroque, apporte une nouvelle preuve de ses affinités avec un univers qui conjugue les nuances de la fin du jour avec celles de la naissance de l’aube. On s’en convainc dès la peu connue ballade de Zemlinsky pour soprano, deux cors, harpe et violon, Waldgespräch, qui date des années 1895-96. Ce poème d’Eichendorff, un dialogue dans la forêt autour de la présence néfaste de Lorelei à laquelle il est impossible d’échapper, avait déjà tenté Schumann et d’autres compositeurs. Zemlinsky met dans ces sept minutes d’envoûtement _ voilà _ un climat que les instruments rendent onirique, grâce à un texte distillé sans affectation _ mais oui _ par la cantatrice, concentrée sur la portée d’inéluctabilité dramatique.

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    Richard Strauss occupe en durée la place la plus importante dans ce récital (dont la brièveté crée en nous une frustration). Le contraste avec Zemlinsky est immédiat dans Morgen !, quatrième _ sublime ! et écoutez-le ici (3′ 42)… _ lied de l’opus 27, sur des vers du poète écossais d’expression allemande John Henry Mackay. Aucun drame ici : le bonheur du couple est magnifié dans ce premier lied orchestré en 1897 par Richard Strauss, marié depuis trois ans à Pauline de Ahna. La félicité se poursuit dans Meinem Kinde, troisième numéro de l’opus 37 d’après Gustav Falk, berceuse émouvante sur le sommeil du nouveau-né, en l’occurrence Franz, né du couple en avril 1897. C’est la face claire que Sandrine Piau met ici en évidence dans deux petits joyaux dont elle révèle toute la fragile sensibilité _ oui.

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    Avant de revenir à Richard Strauss et aux si poignants Vier letzte Lieder, on découvre Alban Berg et ses Sieben frühe Lieder composés entre 1905 et 1908, au temps de son amour naissant pour Hélène Nahowski avec laquelle il se mariera en 1911, et orchestrés en 1928. Différents thèmes sont liés à ces brefs hommages à l’aimée : l’obscurité profonde et les lueurs dans la vallée, le chant du roseau, émanation du lyrisme frissonnant de Nikolaus Lenau, le rossignol au chant suave qui a œuvré toute la nuit, l’intimité de la chambre où les yeux se rencontrent ou le lit d’amour qui s’enivre des parfums du jardin, les jours d’été, et, sommet de ce cycle, le magique Traumgekrönt de Rainer Maria Rilke au cours duquel le rêve et la réalité s’entremêlent. L’écriture translucide de Berg et le climat extatique de ce recueil postromantique permettent à Sandrine Piau de laisser sa voix se développer jusqu’à des altitudes de réelle plénitude _ oui.

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    Retour à Richard Strauss pour les Vier letzte Lieder de 1948 dont Kirsten Flagstad, Elisabeth Schwarzkopf, Lisa della Casa, Jessye Norman ou Renée Fleming ont laissé de poignantes versions (et plus près de nous, Diana Damrau). Trois poèmes de Hermann Hesse déroulent un phrasé raffiné : la sensualité de la nature revit dans Frühling _ écoutez ici (3′ 06)... _ et précède les couleurs automnales de September _ écoutez ici (4′ 53) … _ dont les deux derniers vers, Langsam tut er die grossen/müdgewordnen Augen zu sont, par la grâce de la voix de Sandrine Piau, bien plus qu’une aspiration au repos : un crépuscule de la vie _ voilà ! _ qui se prolonge dans Beim Schlafengehen _ écoutez ici (5′ 07), c’est très beau… _, quand le sommeil attire vers l’abîme. Eichendorff, qui avait ouvert le programme chez Zemlinsky, s’épanche dans Im Abendrot _ admirez ici (6′ 46)… _, cet appel à la paix définitive qui étreint l’âme et le cœur par la symbolique éternelle qu’il distille.

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    Tout au long de ce cycle, Sandrine Piau donne sens aux mots, avec une respiration subtile qui fait appel tout autant à l’intimisme qu’à la dimension cosmique (que l’on aurait tort d’oublier). L’émotion est sans cesse présente _ oui ! et sans affectation… _, avec un timbre aux nuances immatérielles. Superbe réussite _ oui _, que complète Malven, le tout dernier lied composé par Strauss, au seuil de la mort, pour Maria Jeritza qui ne le chanta jamais. La nostalgie infinie qui se dégage de la coloration « mauve », esquissée si tendrement par Betty Wehrli-Knobel dans son poème avec les vers Comme un visage/Couvert de pleurs, et blême/Sous la lumière/Dorée des cieux, vient couronner ce récital aux lignes pures et enchanteresses _ voilà. L’Orchestre Victor Hugo, aux accents chaleureux et complices si bien dosés _ à la perfection ! _ par Jean-François Verdier, est en complète harmonie _ absolument, et c’est un élément décisif, majeur, du miracle de ce CD _ avec le rayonnement de la cantatrice. Ah, l’admirable disque !.. _ c’est dit.

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    Son : 9  Notice : 10  Répertoire : 10  Interprétation : 10

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    Jean Lacroix

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    LES VOIX DE SANDRINE

    Je me souviens de sa Cléopâtre à Garnier. Comme la voix avait pris de la pulpe et comme l’aigu était resté aisé ! Quel chemin encore parcouru depuis _ oui _, en prudence mais aussi avec le goût de la découverte _ oui. De cette voix, commencée petite, a éclos aujourd’hui un instrument superbe _ oui _ dont le médium s’est boisé, l’aigu est devenu opulent sans que l’exactitude de l’intonation _ là, on pourait peut-être chipoter… _ ni la clarté des mots n’en aient pâti.

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    C’est sensible tout au long d’un récital dédié à des raretés du répertoire romantique français subtilement appariées, programme comme les chérit le Palazzetto Bru Zane. La mélodie française avec orchestre est peu courue au fond, sinon Les Nuits d’été dont Villanelle et Au cimetière, si admirablement sentis, me font regretter que tout le cycle n’y soit pas.

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    Mais dès la grande ligne du génial Extase de Saint-Saëns, l’alliage du rare et du transcendant s’impose. Merveille, Le Poète et le fantôme de Massenet, la Promenade à l’étang de Dubois, L’enlèvement de Saint-Saëns ! Tout l’album s’écoute en pur plaisir, et comme l’accompagnement du Concert de la Loge entoure cette voix !

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    L’album germanique, enregistré deux ans plus tard, surprend plus encore _ oui _, la voix s’est amplifiée sans rien perdre de son grain si singulier, les grands intervalles des Sieben frühe Lieder de Berg sonnent vertigineux, le récit hanté du rare Waldesgespräch de Zemlinsky prend un impact sidérant, mais le défi ultime est bien _ ce sommet, cette cime, que sont en effet _ les Vier Letzte Lieder, chantés ardents, sans un gramme de sucre _ voilà, sans sirop sirupeux _, en grande voix que ce soit dans les pièges du grave ou dans l’envol planant des aigus.

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    Quel magnétisme dans ce timbre _ mais oui ! _ et quelle leçon de chant, et de chant allemand qui plus est ! Elle ajoute l’ultime Malven, si parfaitement interprété qu’elle en ferait rougir Maria Jeritza elle-même ! Jean-François Verdier et son orchestre respirent _ oui, oui… _ avec elle, symbiose des couleurs, des phrasés qui participent à l’éclatante réussite _ oui ! _ de ce disque inattendu.

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    LE DISQUE DU JOUR

    Si j’ai aimé

    Camille Saint-Saëns
    (1835-1921)

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    Extase, Op. 13 No. 2
    Papillons
    Aimons-nous
    L’enlèvement

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    Charles Bordes (1863-1909)

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    Promenade matinale

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    Hector Berlioz (1803-1869)

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    Au cimitière: clair de lune, H. 86 (No. 5, extrait de « Les Nuits d’été, Op. 7 »)
    Villanelle, H. 82 (No. 1, extrait de « Les Nuits d’été, Op. 7 »)

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    Jules Massenet (1842-1912)

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    Le poète et le fantôme
    Valse très lente

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    Gabriel Pierné (1863-1937)

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    Chanson d’autrefois (No. 5, extrait de « Album pour mes petits amis, Op. 14 »)

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    Théodore Dubois (1837-1924)

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    Si j’ai parlé… Si j’ai aimé
    Promenade à l’étang (No. 4, extrait de « Musiques sur l’eau »)
    Sous le saule (No. 1, extrait des « Chansons de Marjolie »)

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    Louis Vierne (1870-1937)

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    Beaux papillons blancs (No. 1, extrait de « 3 Mélodies, Op. 11 »)

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    Henri Duparc (1848-1933)

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    Aux étoiles

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    Alexandre Guilmant (1837-1911)

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    Ce que dit le silence

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    Benjamin Godard (1849-1895)

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    Symphonie gothique, Op. 23 (extrait : III. Grave ma non troppo lento)

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    Jean-Paul-Égide Martini (1741-1816)

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    Plaisir d’amour (version orchestrale : Hector Berlioz)

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    Sandrine Piau, soprano
    Le Concert de la Loge
    Julien Chauvin, direction

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    Un album du label Alpha Classics Alpha 445

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    Clair-obscur

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    Alexander von Zemlinsky(1871-1942)

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    Waldgespräch

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    Richard Strauss (1864-1949)

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    Morgen!, Op. 27,
    TrV 170 No. 4

    Meinem Kinde, Op. 37,
    TrV 187 No. 3

    Vier Letzte Lieder, TrV 296
    Malven, TrV 297

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    Alban Berg (1885-1935)

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    Sieben frühe Lieder

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    Sandrine Piau, soprano
    Orchestre Victor-Hugo Franche-Comté
    Jean-François Verdier, direction
    Un album du label Alpha Classics Alpha 727
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    Photo à la une : la soprano Sandrine Piau – Photo : © Sandrine Expilly (2020)

     

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    Un bijou de récital admirable !!!

    Bravissimo, Madame !

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    Ce samedi 10 février 2024, Tirus Curiosus – Francis Lippa

  • Découvrir la version restaurée de La Petite Sirène d’Alexander von Zemlinsky dans l’interprétation dirigée par Marc Albrecht

    Ce jour,

    sous le titre de Sombre Sirène, 

    en sa chronique Discophilia,

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    Jean-Charles Hoffelé

    nous invite à écouter une nouvelle interprétation au disque

    _ par Marc Albrecht dirigeant le Netherlands Philharmonic Orchestra ;

    soit le CD Pentatone PTC 5186740 _,

    de la version restaurée par Anthony Beaumont _ en 2013 _

    de Die Seejungfrau, fantaisie pour orchestre d’après Andersen,

    _ composée en 1902-1903, la première eut lieu à Vienne en 1905 ; mais Zemlinsky ne l’inscrivit pas dans le catalogue de ses œuvres !  _

    d’Alexander von Zemlinsky (Vienne, 14 octobre 1871 – New-York, 15 mars 1942).

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    Voici donc cet article :

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    SOMBRE SIRÈNE

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    Au catalogue discographique des opus d’Alexander von Zemklinsky, Die Seejungfrau serait-elle en passe de supplanter la _ merveilleuse _ Symphonie lyrique ? Les chefs de la jeune génération _ tiens, tiens ! _ se passionnent pour cette partition où le mystère le dispute à l’éclat _ oui _, où Zemlinsky tord le cou à l’orchestre straussien _ voilà ! qui dominait sur la scène européenne en ces années d’ouverture du XXe siècle… _ en y faisant entrer et l’impressionnisme français _ oui _ et les tentations modernistes _ oui, oui _ de ce qui allait devenir _ en effet _ la nouvelle Ecole de Vienne _ autour de Schoenberg.

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    Zemlinsky fut d’ailleurs injuste avec son chef-d’œuvre de jeunesse _ Zemlinsky entamait alors sa trentaine _, il le retira de son catalogue, ne le mentionnant même plus _ rien que cela !!! _, donnant le manuscrit du premier mouvement à une amie, Marie Pappenheim, n’emportant dans son exil aux Etats-Unis que les deux autres mouvements pour mieux les oublier _ voilà ! _ au fond d’une valise.

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    L’œuvre attendra les années 1980 pour voir ses trois parties _ enfin _ réunies par les efforts conjugués de plusieurs musicologues ; ce sera le disque _ oui _ qui fera sa fortune, et plus encore depuis qu’Anthony Beaumont aura publié en 2013 son édition de la version originale : on découvrit alors un chef-d’œuvre à l’exact étiage du Pelleas und Melisande de Schoenberg _ l’œuvre fut écrite à Berlin entre juillet 1902 et février 1903 ; et elle fut créée au concert, à Vienne, conjointement à la Die Seejungfrau de Zemlinsky, en 1905. Thomas Dausgaard s’empara de l’œuvre (il l’enregistrera deux fois _ pour Chandos, en 1998 et pour Da Capo, en 2006 _, sans y revenir pourtant depuis l’édition d’Anthony Beaumont), ouvrant la voix à James Judd _ pour le label Naxos, en 2009 _, John Storgårds (qui signa le premier enregistrement _ en 2015 _ de la version originale _ pour le label Ondine, et avec le Helsinki Philharmonic Orchestra : l’écouter ici ! _), mais ce fut Cornelius Meister (CPO) qui en réalisa la gravure la plus saisissante _ pour le label CPO, en 2010 _ le 28 mai 2010, s’en tenant à l’état de l’œuvre avant le travail de Beaumont.

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    Marc Albrecht lui offre aujourd’hui _ pour le label Pentatone, spécialement renommé pour l’excellence de ses prises de son ! _ une réponse aussi éloquente avec une captation également en concert de la version Beaumont qui fait entendre toute la touffeur _ voilà ! _ d’un orchestre saturé de couleurs sombres, enchevêtré de motifs mahlériens, aux crescendo tsunami dévastateurs _ oui.

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    Secret des réussites de ces deux versions _ celle de Marc Albrecht, aujourd’hui, comme celle de Cornelius Meister, en 2010 _ : elles sont avant tout des narrations _ voilà ! _, Zemlinsky avait en effet pensé cette fantaisie orchestrale comme une pantomime virtuelle _ voilà. Marc Albrecht, si versé dans les œuvres de la Seconde Ecole de Vienne fait entendre les audaces d’une partition soudain visionnaire _ oui _ là où Cornelius Meister, encore dépendant de la version non corrigée, celle que l’on joua à compter des années 1980 (Peter Gülke en fut le divulgateur), immergeait son orchestre dans un postromantisme plus univoque. Mais peu importe, Meister ou Albrecht mettent chacun à leur façon en lumière ce conte _ musical d’après le conte d’Andersen : voilà… _ aux abysses aveuglants _ oui _, la prise de son _ parfaite _ des ingénieurs de Pentatone donnant à ce dernier un certain avantage.

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    LE DISQUE DU JOUR

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    Alexander von Zemlinsky(1871-1942)

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    Die Seejungfrau (édition de la version originale dans l’appareil critique d’Anthony Beaumont)

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    Netherlands Philharmonic Orchestra
    Marc Albrecht, direction

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    Un album du label Pentatone PTC5186740
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    Photo à la une : © D

     

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    Ou comment la recherche musicologique

    et l’interprétation de grands chefs pour le disque

    concourent

    à la résurrection de chefs d’œuvre un temps malmenés _ voire démembrés… _ par l’Histoire…

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    Ma discothèque comporte au moins trois interprétations de cette Die Seejungfrau d’Alexander von Zemlinsky,

    un compositeur que j’apprécie tout particulièrement :

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    celle par James Conlon, avec le Gürzenich-Orchester Kölner Philharmoniker, pour le label EMI, en 1996 ;

    celle par James Judd, avec le New-Zealand Symphony Orchestra, pour le label Naxos, en 2009 ;

    et celle par Emmanuel Krivine, avec l’Orchestre Philharmonique du Luxembourg, pour le label Alpha, en 2016…

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    Ce samedi 25 juillet 2020, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Révélation du Quatuor Arod dans « The Mathilde album », autour de Mathilde von Zemlinsky-Schönberg (1877-1923)

    Le jeune Quatuor Arod

    _ constitué de Jordan Victoria et Alexandre Vu, violons,

    Corentin Apparailly, alto

    et Samy Rachid, violoncelle _

    nous avait offert un intéressant et très prometteur premier CD,

    en 2017,

    consacré à deux Quatuors de Félix Mendelssohn :

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    le Quatuor opus 13 et le Quatuor opus 44 n°2

    _ le CD Erato 0190295761127.

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    Ce mois d’octobre 2019,

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    le toujours jeune Quatuor Arod

    _ l’altiste du Quatuor est désormais Tanguy Parisot _

    prend une remarquable très haute dimension

    _ enthousiasmante ! _

    avec un album vraiment magnifique :

    The Mathilde album

    _ le CD Erato 0190295425524 _,

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    comportant,

    d’Anton Webern (1883-1945), le Langsamer Satz,

    d’Arnold Schönberg (1874-1951), le Quatuor à cordes n° 2 opus 10

    _ avec la participation de la soprano Elsa Dreisig : parfaite ! _,

    et d’Alexander von Zemlinsky (1871-1942), le Quatuor n° 2, opus 15 :

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    trois sidérants chefs d’œuvre

    du début du XXéme siècle viennois,

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    interprétés avec une flamme qui nous transporte

    et subjugue totalement.

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    Ces trois œuvres ont pour inspiratrice commune

    et bouleversante

    Mathilde Von Zemlinsky (1877-1923),

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    épouse d’Arnold Schönberg,

    et sœur d’Alexander von Zemlinsky ;

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    une muse viennoise au destin tragique,

    dont les péripéties de vie nous sont fort bien détaillées

    par le livret _ sous le titre de Portrait d’une muse, pages 4 à 11 _ de ce CD,

    sous la plume d’Aurélie Barbuscia et les membres du Quatuor Arod,

    puis de Laurent Muraro.

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    Un CD marquant de la discographie de ce répertoire

    émouvant.

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    Ce samedi 16 novembre 2019, Titus Curiosus – Francis Lippa