Étiquette : Alfredo Bernardini

  • Musiques de joie : les jeux d’ombres et lumières d’Antonio Vivaldi en ses Concerti per fagotto, par le basson virtuose d’Alberto Grazzi et l’Ensemble Zefiro d’Alfredo Bernardini

    La générosité musicale d’Antonio Vivaldi

    (Venise, 4 mars 1678 – Vienne, 28 juillet 1741)
    est bien connue.
    …
    …
    Aujourd’hui,
    je voudrais célébrer un pan un peu moins mis sur le devant
    par la tradition de réception de ses œuvres :
    …
    je veux parler de ses bien beaux Concerti per fagotto
    _ une autre fois, je traiterai de ses admirables Concerti per cello… _ ;
    …
    dont je veux célébrer la splendeur un peu sombre
    de ses jeux de lumières et ombres,
    peut-être entre canaux et calli de Venise…
    …
    …
    J’ai choisi ici l’interprétation toute de relief et de pulpe goûteuse
    du basson virtuose d’Alberto Grazzi
    et de l’Ensemble Zefiro,
    sous la conduite du hautbois d’Alfredo Bernardini.
    …
    Soit le CD Arcana A 365,
    en un enregistrement de 2013.
    …
    …
    Ce mercredi 13 mai 2020, Titus Curiosus – Francis Lippa
  • Musiques de joie : D’enthousiasmantes Suites pour orchestre (dites « Ouvertures ») de l’ami Georg Philipp Telemann, par les merveilleux Zefiro et Alfredo Bernardini

    Dans le prolongement de mes 2 articles précédents
    consacrés à la danse,
    avant-hier, mercredi 28 avril, à La Valse de Maurice Ravel (1875-1937),
    et hier, mardi 29 avril, à des Suites pour clavecin de Louis Couperin (ca. 1626 – 1661),
    …
    j’ai choisi aujourd’hui comme éclatante _ pour ne pas dire éclaboussante ! _ « Musique de joie »
    …
    quelques merveilleuses Suites pour orchestre, ou « Ouvertures »
    _ en cette graphie à nouveau française, comme celle de « Suites », pour un genre musical éminemment français !.. _
    du superbement généreux ami Georg-Philipp Telemann
    (Magdebourg, 14 mars 1681 – Hambourg, 25 juin 1767),
    qui en a composé plus de 600 ; 
    dont, pour notre plus parfaite réjouissance, 164 nous sont parvenues…
    …
    …
    Parmi les interprétations disponibles de ces dites Ouvertures
    ou Suites pour orchestre de Telemann,
    …
    j’ai choisi un merveilleux CD du toujours impeccable Ensemble Zefiro,
    que dirige de son hautbois superlatif le magicien Alfredo Bernardini,
    …
    enregistré au mois de mai 2010 à Mantoue, au splendide Teatro Scientifico Bibiena, à la merveilleuse acoustique,
    et paru en 2013,
    soit le CD Arcana Telemann Ouvertures a 8 A 371.
    …
    …
    Alfredo Bernardini est entouré des frères Paolo et Alberto Grazzi,
    d’Emiliano Rodolfi, Nichola Robinson, Ayako Matsunaga, Stefano Marcocchi, Gaetano Nasillo, Paolo Zuccheri, Francesco Corti et Evangenina Mascardi,
    tous excellents.
    …
    …
    Cet enthousiasmant CD comporte les Ouvertures a 8 pour 3 hautbois, basson, cordes et continuo
    en Ré Majeur TWV 44:D15,
    en ré mineur TWV 55:d3,
    et en Si bémol Majeur TWV 55:B10. 
    …
    …
    La musique instrumentale de Telemann,
    en sa quasi infinie profusion
    et insatiable variété !,
    …
    est une sorte de robinet de jubilations à inépuisable jet continu ;
    …
    pourvu, bien sûr,
    que l’interprétation des instrumentistes-musiciens
    soit à la hauteur du feu jubilatoire de l’œuvre !!!
    …
    …
    Ce jeudi 30 avril 2020, Titus Curiosus – Francis Lippa
  • Musiques de joie : les Sonate et Concerti d’Evaristo Felice Dall’Abaco (Vérone, 1675 – Munich, 1742)

    J’ai découvert la musique très marquante d’Evaristo Felice Dall’Abaco (Vérone, 12 juillet 1675 – Munich, 12 juillet 1742)

    le samedi 25 avril 1992 à Barbaste,

    lors d’un merveilleux concert de fin de stage _ de musique baroque _ du passionnant atelier (annuel) de Philippe Humeau, en la petite église du hameau de Lausseignan

    _ y participaient les flûtistes à bec Claire Michon et Jean-Marc Andrieu, Philippe Allain-Dupré à la flûte traversière, Alfredo Bernardini au hautbois, Odile Edouard et Enrico Gatti aux violons, Nicolas Pouyanne au basson, Hendrike Ter Brugge au violoncelle et Elisabeth Joyé et Pierre Hantaï aux clavecins : excusez du peu ! _,

    …

    ainsi que l’indique mon post-scriptum, en date du 27 décembre 2008, à mon article de la veille, le 26 décembre, , à propos d’un très beau CD Dall’Abaco qui était paru en 2007 : le double CD Stradivarius 33746 des Concerti à píù Istrumenti _Opera Sesta d’Evaristo Felíce Dall’Abaco, par Il Tempio Armonico, Orchestra Barocca di Verona, dirigé par Alberto Rasi (et avec Davide Monti comme premier violon).

    …

    …

    Désirant en connaître davantage sur ce compositeur

    qui décidément me charmait et m’intriguait aussi _ je le découvrais _,

    je me reportais alors à une très précise _ et donc très intéressante (!) _ notice,

    rédigée par un musicologue italien, Salvatore Carchiolo, dans le livret d’un autre CD Stradivarius : le CD Stradivarius 33740 des Sonate op. I et op. III d’Evaristo Felice Dall’Abaco, par l’Insieme Strumentale di Roma, sous la direction de Giorgio Sasso, enregistré en avril 2005.

    …

    …

    J’en apprenais ici davantage sur l’histoire du goût français d’Evaristo Felice Dall’Abaco,

    d’abord lors de ses années d’apprentissage à la cour de Modène, auprès d’un violoniste et compositeur français, Jean-Baptiste d’Ambreville _ dont sont plus connues les deux filles cantatrices Rosa, soprano, épouse du célèbre ténor Francesco Borosini, et Anna, contralto, épouse du violoniste et compositeur Giovanni Perroni : je remarque que Rosa et Anna d’Ambreville ont toutes deux participé aux représentations du fastueux Constanza e Fortezza de Fux, à Prague, en 1723… _ ;

    puis, et surtout, lors de ses séjours prolongés en France dès 1709 et jusqu’en 1714, au service de l’Electeur de Bavière Maximilien-Emmanuel (Munich, 11 juillet 1762 – Munich, 26 février 1726), que le compositeur a suivi dans les péripéties de son exil, à la suite de la défaite des franco-bavarois à la seconde bataille d’Höchstädt, le 13 août 1704 : dans les Pays-Bas espagnols, à Bruxelles, Namur, Mons ; puis en France, à Rambouillet, Paris, Versailles, Meudon, Saint-Cloud, Suresnes, Compiègne ; avant de retourner à Bruxelles et Namur. Et c’est en 1714, après les traités d’Utrecht et de Rastatt, que Maximilien-Emmanuel retrouve ses États et son titre de prince-électeur de Bavière, et regagne Munich.

    Evaristo Felice Dall’Abaco devient à ce moment Konzertmeister à la cour de Munich…

    …

    …

    Et je l’ai rappelé encore très récemment en deux de mes articles de ce mois de mars 2020,

    le 7 et le 8 mars :

    …

    ,

    à l’occasion de la parution d’un beau CD _ le CD Passacaille 1069, d’Elinor Frey, Mauro Valli, Federica Bianchi et Giangiacomo Pinardi _ consacré à de très belles Sonates pour violoncelle de Giuseppe Clemente Dall’Abaco (Bruxelles, 27 mars 1710 – Vérone, 31 août 1805),

    le fils, né à Bruxelles, d’Evaristo  Felice Dall’Abaco ;

    …

    et ,

    à l’occasion du décès de l’épouse de Christophe Coin ;

    lequel avait lui aussi interprété et dirigé une œuvre de ce même Evaristo Felice Dall’Abaco; à l’église de Saint-André de Cubzac, toujours au mois d’avril 1992.

    …

    Je n’étais pas près d’oublier ce compositeur véronais…

    …

    De même que je me souviens fort bien de l’interprétation à la flûte traversière, à Barbaste, de Philippe Allain-Dupré…

    …

    …

    Pour goûter l’idiosyncrasie du génie musical d’Evaristo Felice Dall’Abaco _ et tout particulièrement la place singulière, en sa musique, du goût français _,

    je retiens les très bons CDs suivants :

    …

    l’excellent CD , de Concerto Köln, en 1998, le CD Teldec 3984-221166-2 ;

    les Sonate op. I e op. III, de l’Insieme Strumentale di Roma, direction Giorgio Sassa, en 2006, le CD Stradivarius 33740 ;

    les Concerti à piu istrumenti Opera Quinta, de Il Tempio Armonico, direction Alberto Rasi, en 2007, le CD Stradivarius 33746 ;

    et les magnifiques brillants Concerti à piu istrumenti Opera Sesta, de Il Tempio Armonico, direction Alberto Rasi, en 2008, le double CD Stradivarius 33791.

    …

    Et aussi le beau Padre e Figlio, du violoncelliste Bruno Cocset et ses Basses réunies, en 2013, le CD Agogique AGO 011.

    …

    En désirant de nouveaux enregistrements plus copieux,

    tout particulièrement des Sonates op. 1 et op. 3,

    de ce compositeur admiré du musicologue allemand Hugo Riemann (1849 – 1919)…

    …
    …
    Ce lundi 6 avril 2020, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Musiques de joie : au sommet, les merveilleuses Sonates en trio de l’extraordinaire Jan Dismas Zelenka !

    En matière de musiques de joie,

    …

    je place au plus haut de la pile les merveilleuses Sonates en trio ZWV181 de Jan Dismas Zelenka

    (Lounovice, 16 octobre 1679 – Dresde, 23 décembre 1745)

    …

    sans conteste un de mes compositeurs préférés !

    _ nulle œuvre si peu que ce soit inférieure chez lui… Tout est constamment et au plus haut magnifique !!!

    …

    …

    La difficulté est pour moi de choisir entre les nombreuses versions dont je dispose en CDs

    _ dont, et c’est à relever, une que j’avais achetée à Prague en 1993, dirigée par Frantisek Xaver Thuri,

    le double album Matous MK 0010-2132…
    …
    …

    J’ai donc choisi d’écouter les interprétations de

    Paul Dombrecht, en 1982 et 1988,

    en un double CD Accent, et repris par Glossa GCD C80014, en 2015,

    …

    Zefiro – Alfredo Bernardini, en 1993 et 1995,

    en un double CD Arcana A 394, en 2016,

    …

    Collegium 1704 – Vaclav Luks, en 2016,

    en un double CD Accent ACC 24319, en 2017,

    …

    Ensemble Berlin Prag (avec une supervision artistique de Reinhard Goebel), en 2017,

    en un double CD Supraphon SU 4932-2, en 2018.

    …

    …

    Chacune de ces superbes interprétations a de très grandes qualités

    _ velours, douceur, tendresse _,

    …

    mais puisque je privilégie ici le critère de la capacité de donner de la joie,

    …

    c’est pour la plus récente version,

    celle enregistrée à Berlin au mois de juillet 2017,

    par l’Ensemble Berlin Prag,

    et sous la direction artistique de Reinhard Goebel,

    …

    avec Dominik Wollenweber et Vilem Veverka, hautbois,

    Mor Biron, basson,

    Barbara Maria Willi, clavecin,

    Ulrich Wolff, contrebasse

    et Jakub Cernohorsky,

    …

    que j’opte ici : la plus vive !

    …

    Cf déjà mon article du 16 mars 2018 : …

    …

    …

    Et voici une vidéo de 16′ 15 qui nous en donne un superbe extrait :

    un pur régal !!!

    …

    …

    Au passage,

    je regrette l’absence ces dernières décennies

    d’enregistrements nouveaux de la merveilleuse musique orchestrale de Zelenka

    (Hipocondrie, l’Ouverture à 7 ZWV 181, etc.),

    depuis les parutions des disques de Nikolaus Harnoncourt, enregistrés en 1977-78-79 chez Teldec

    _ quel choc musical lors de leur découverte !

    …

    …

    Des 3 volumes des Complete Orchestral Works de Jan Dismas Zelenka

    interprétés par l’Ensemble Das Neu-Eröffnete Orchestre, dirigé par Jürgen Sonnentheil,

    parus chez CPO entre 1997 et 2000,

    je possède les volumes 1 et 3, mais pas le volume 2 (paru en 1999).

    …

    Une interprétation pas assez vive, hélas ;

    et qui laisse donc à désirer…

    …

    …

    Bien sûr, la splendide _ et très riche, heureusement ! _ musique religieuse de Zelenka

    _ surtout pour la cour royale Dresde : musique elle aussi très largement au-dessus du lot ! Les Messes sont toutes des merveilles !!! _

    a été magistralement servie :

    ..

    par les chefs tchèques Vaklav Luks, Adam Viktora,

    et allemands Frieder Bernius, Hans-Christoph Rademan…

    …

    …

    Jan Dismas Zelenka,

    formé dans la Prague catholique des Habsbourg,

    est un extraordinaire enchanteur !

    …

    Et donc une absolue priorité de découverte

    pour les amoureux du Baroque musical !

    …

    …

    Ce dimanche 22 mars 2020, Titus Curiosus – Francis Lippa