Étiquette : Alpha

  • Les CDs de l’année 2018 au palmarès des International Classical Music Awards 2019

    Une information discographique bien intéressante,

    communiquée par ResMusica  :

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    les 319 NOMINATIONS AUX INTERNATIONAL CLASSICAL MUSIC AWARDS (ICMA) 2019

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    La liste des nominations pour 2019 est disponible.

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    Le jury des International Classical Music Awards (ICMA) a nominé 319 productions audio et vidéo (par rapport à 321 productions en 2017, et à 357 productions en 2018) réparties sur 107 labels (119 en 2017, 120 en 2018).

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    Pour être nominée, une production doit être proposée par au moins deux membres du jury. Avec ses 13 nominations, le « Label de l’année » des ICMA en 2018, Alpha _ information intéressante aussi ! _, partage la première place avec Deutsche Grammophon. Ils sont suivis par Accentus (12), Harmonia Mundi (12) et Audite (11).

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    Les finalistes seront connus le 10 décembre et les gagnants le 17 janvier 2019.

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    La cérémonie de remise des prix et le concert de gala auront lieu le 10 mai 2019 au Palais de la culture et des congrès de Lucerne, avec la participation de l’Orchestre symphonique de Lucerne dirigé par Lawrence Foster.

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    La liste des nominations ICMA pour 2019 est à découvrir _ voilà ! _ ci-dessous (PDF) :

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    ResMusica est le représentant français au jury des ICMA depuis leur création en 2009.

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    Traduction : Maciej Chiżyński, représentant de ResMusica au jury des ICMA

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    Ce dimanche 25 novembre 2018, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • la postérité-filiation (musicale) de l’immense Gustav Leonhardt : Pierre Hantaï, Elisabeth Joyé, Benjamin Alard…

    Comment rendre _ enfin ! j’ai appris son décès, survenu le 16 janvier, le 18 janvier : cela fait un mois… _ l’hommage le plus juste qui soit, à un talent musical tel que celui de Gustav Leonhardt ? qui nous a procuré tant et tant des plus hautes jouissances qu’un musicien peut offrir tant au concert qu’au disque ?..

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    Car nous avons eu bien de la chance, à Bordeaux, que le maître apprécie non seulement la beauté élégante et noble (sans ostentation) de notre ville, mais aussi la singularité de l’orgue Dom Bedos de l’abbatiale Sainte-Croix, au point d’y revenir souvent donner des concerts : d’abord, peut-être, à l’amphi 700 de la Faculté des Lettres, pour le Gram ; mais aussi et surtout au Temple du Hâ, pour le Carré, à de nombreuses et ô combien heureuses reprises ; mais aussi au Grand-Théâtre ; et encore en quelques beaux châteaux de vin, tels que Yquem ou Carbonnieux ; et encore Soutard, pour un concert privé de clavicorde… Sans compter, outre plusieurs grands récitals d’orgue à Sainte-Croix, l’enregistrement si marquant, en juin 2001, du CD Alpha 017 L’Orgue Dom Bedos de Sainte-Croix de Bordeaux, à l’advenue duquel j’ai ma modeste participation, outre ma contribution au livret « la construction de l’orgue Dom Bedos en l’abbatiale Sainte-Croix de Bordeaux sous la réforme mauriste« , pages 16 à 23. Et côtoyer au quotidien le maître, et son humour incisif, outre son élégance, n’est certes pas peu en une vie d’amoureux de la musique… Je l’ai revu et écouté aussi à Arques…

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    Aussi, mets-je à profit pour ce blog

    ce courrier adressé ce matin même à mon ami Jean-Paul Combet, le fondateur d’Alpha,

    pour lui faire part de l’article de Renaud Machard dans Le Monde daté de ce dimanche 19 février 2012, qui à l’occasion de concerts du très doué et toujours « parfait » Benjamin Alard, lui rend au passage aussi hommage,

    en saluant l’amitié et la collaboration éditoriale (pour Alpha) qui les unissait, Gustav et Jean-Paul…

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    Voici donc ce courriel :

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    De :  Titus Curiosus
    Objet : Benjamin Alard, Gustav Leonhardt et Jean-Paul Combet : texte choisi à lire aux funérailles
    Date : 19 février 2012 08:42:17 HNEC
    À :   Jean-Paul Combet

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    Un bel article d’hommage(s),
    que tu as dû relever, dans Le Monde
    (édition papier de ce dimanche 19 février)…
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    Sinon, le voici…
    http://www.lemonde.fr/culture/article/2012/02/18/benjamin-alard-fait-sonner-saint-louis_1645273_3246.html

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    J’espère que tu vas bien,
    amitié(s)
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    Titus
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    P.s. : sais-tu ce qu’est ce texte
    « magnifique » (!)
    que Gustav Leonhardt a fait lire à ses funérailles ?

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    Benjamin Alard fait sonner Saint-Louis

    MUSIQUE | | 18.02.12 | 13h42

    On ne l’avait pas revu depuis quelque temps : Benjamin Alard, 27 ans, a toujours la même allure et ces traits juvéniles à la Harry Potter que lui donnent parfois des lunettes cerclées, mais il n’est plus tout à fait le benjamin de l’école de clavecin et d’orgue française. Elle est si florissante (ce que Murray Perahia, le grand pianiste américain, confirme quand on lui parle de clavecin, un instrument qu’il adore et joue en privé) que, chaque semestre, un nouveau talent _ tel, à Bordeaux, Aurélien Delage… _ semble éclore _ grâce au génie de la transmission d’Elisabeth Joyé, me faut-il tout spécialement ajouter ! Une fée !
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    Mais Benjamin Alard est d’une graine différente _ et singulière. On pourrait dire que ce grand jeune homme discret, fin, réservé mais à l’humour subtil, a su être vieux _ c’est-à-dire pleinement mature _ de bonne heure. Dès ses premières apparitions publiques, après l’obtention du très prestigieux Premier Prix du Concours international de Bruges, en 2004 (sorte de Concours Tchaïkovski ou Chopin du clavecin et de la musique ancienne), le musicien semblait avoir tout compris des chefs-d’oeuvre de la littérature pour le clavier, ce qu’il démontrait avec l’aplomb sans tapage d’un sage : un jeu extrêmement calme et affûté, dégraissé mais d’une souplesse merveilleuse, comme géré par un subtil entrelacs de tensions savamment poussées et relâchées _ c’est parfaitement énoncé !
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    Pour ceux qui ne connaîtraient pas ses _ merveilleux ! _ disques d’orgue ou de clavecin, distribués par les labels Hortus, puis Alpha _ par exemple le génial double CD des Partitas de Bach : Clavier Übung – I, le CD Alpha 157 _, il est possible d’entendre Benjamin Alard un dimanche par mois, à l’heure du déjeuner, à la tribune de l’église Saint-Louis-en-l’Ile, où il est organiste titulaire, et au clavecin, lors de concerts organisés à l’hôtel de Lauzun, à quelques pas, quai d’Anjou. Deux séries en écho et en intelligence, la première dans la vaste nef, la seconde dans une salle de 90 places seulement.
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    L’ensemble fait la part belle à Jean-Sébastien Bach, mais fait entendre aussi des compositeurs auxquels Alard est très sensible, ceux de la jointure des XVIIe et XVIIIe siècles, comme Samuel Scheidt _ 1587-1654, en fait : c’est un contemporain de Schütz… « Sa programmation permet de prendre des distances avec les concerts d’orgue, parfois un peu poussiéreux, du dimanche après-midi« , avoue Benjamin Alard. « Je n’y vois rien de mal, mais je tiens à faire passer un message vraiment musical et exigeant, et aussi à mettre en regard, en « contrepoint », le terme qui sert de titre à la série, la littérature des deux instruments. »
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    Alard dit aussi vouloir faire découvrir la beauté de l’orgue Bernard Aubertin dont il est le cotitulaire depuis 2005 : « C’est un instrument neuf qui est construit d’après les canons anciens pour jouer spécifiquement la musique allemande des XVIIe et XVIIIe siècles. Son statut et son état sont exceptionnels, surtout si on les compare à ceux de beaucoup d’orgues de la capitale, dont certains sont en mauvaise santé et attendent des restaurations, comme les tribunes de Saint-Nicolas-des- Champs ou Saint-Merri« , précise Alard.
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    On s’étonne de la jauge de la petite salle de l’hôtel de Lauzun et de son incidence sur l’économie du projet : « Ce projet n’a, en fait, pas vraiment d’économie car notre association, Claviers en l’Isle, ne possède pas la licence de concert. D’ailleurs, ce n’est pas l’esprit de ces rencontres avec le public, que nous voulons singulières et au service premier de la musique. » Singulières mais en rien élitistes, assure Alard : « C’est juste que le clavecin n’est pas fait pour être joué dans des grandes salles et ce n’est que dans un tel cadre qu’on peut vraiment l’entendre » _ oui ! ; comme, aussi, dans les salons ou chambres de l’Hôtel de Soubise, où je suis venu écouter la perfection d’Elisabeth Joyé dans un récital (sublime !) de musique française…
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    Le festival Contrepoints est aussi soutenu par L’Autre Monde, l’association créée par Jean-Paul Combet, fondateur du label discographique Alpha. « Jean-Paul, qui est un ami, ne fait pas qu’éditer notre dépliant, mais il nous conseille dans la programmation. » Benjamin Alard doit beaucoup à M. Combet : « Il a publié la plupart de mes disques, mais je lui suis redevable de ma découverte _ in vivo : à l’Académie Bach, d’Arques-la-bataille, en Haute-Normandie, près de Dieppe _ de Gustav Leonhardt« , confie le claveciniste à propos du « pape » de l’instrument, qui vient de mourir le 16 janvier.
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    « C’était en Normandie, ma région natale, lors d’un concert organisé par Jean-Paul. Je me souviens encore avec émotion de ce choc. » Le choc pour l’orgue eut lieu très jeune. Le jeune Alard s’initie à l’instrument grâce au curé de sa paroisse. « Le son de cette machine me fascinait« , se souvient-il. Il travaille avec Louis Thiry, pour lequel il ne cache pas sa vive admiration. Le clavecin vient après. Mais il ne cessera de jouer de conserve les deux types de clavier.
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    De Leonhardt, auquel on l’a plusieurs fois comparé pour la noblesse _ oui ! _ de leurs jeux, Benjamin Alard n’a cependant pas été l’élève. « J’ai été comme beaucoup extrêmement impressionné par son dernier concert, donné à Paris _ c’était le 12 décembre dernier _, quelques jours _ un mois à peine _ avant sa mort. Et très marqué aussi par les textes _ de sagesse de la vie _ qu’il avait choisi de faire lire à ses funérailles _ à la Westerkerke d’Amsterdam. Des textes magnifiques qui disaient tous le doute _ actif _ face à l’existence. Cet homme suggérait, aidait les musiciens à puiser ce qu’il y a de meilleur et singulier en eux. Il doutait _ positivement _, ne proférait rien. C’est cela qu’il nous laisse en héritage« , conclut Benjamin Alard, visiblement ému.
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    Contrepoints,
    par Benjamin Alard (orgue). Eglise Saint-Louis-en-l’Ile, 19 bis, rue Saint-Louis-en-l’Ile, Paris 6e. Un dimanche par mois, jusqu’au 10 juin. Prochain concert : le 19 février à 12 h 30. Œuvres de Samuel Scheidt, Dietrich Buxtehude. Entrée et participation libres. Durée du concert : une heure, sans entracte.
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    Renaud Machart
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    Article paru dans l’édition du 19.02.12

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    Titus Curiosus, ce 19 février 2012

     

  • Le Bach magistral de Benjamin Alard : le Concerto dans le goût italien et l’ouverture à la française du radieux CD Alpha 180

    Le talent de sourcier du créateur d’Alpha vient, pour notre enchantement, toujours et encore ! avec le CD Bach/Alard : Clavier Übung II Alpha 180, à nouveau de parler.

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    Combien de pépites nous réserve ce catalogue pensé et déployé ainsi jusqu’à l’été dernier ? Cet enregistrement-ci, sur un _ parfait ! _ clavecin allemand d’Anthony Sidey, a eu lieu « en mai 2010 à la chapelle de l’hôpital Notre-Dame de Bon-Secours à Paris« , avec « Direction artistique, prise de son & montage » de cet autre magicien (indispensable à ce degré de qualité d’aisthesis !) qu’est Hugues Deschaux. Et « avec l’aide précieuse et amicale » de la merveilleuse Elisabeth Joyé _ que je salue et embrasse au passage.

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    Quelle merveille, donc, que ce nouvel opus Alpha 180 !

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    Le magnifique _ quelle présence ! justesse ! poésie ! chaque fois ! _ Benjamin Alard _ comme si le talent était natif à ce degré d’évidence _ nous donne ici une Clavier Übung II magistrale :

    comme si le maître, déjà aux petits soins pour l’édition gravée de ce second volume de sa Clavier Übung, en 1735, venait en personne donner l’œuvre _ en cette alternance idéalement sublimée du meilleur du génie italien et du génie français _ à son clavecin

    ici aujourd’hui même.

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    Quelle fête !

    Avec quelle sprezzatura _ goûteuse et olympienne tout à la fois : justissime ! en le rayonnement sublime de sa délicatesse _, l’impériale fougue de Benjamin Alard

    est-elle à même de donner avec autant de naturel, en sa pure grâce solaire !, la maestria du maître

    en la splendeur de son midi !

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    Oui, la grâce même.

    Avec la souveraine jeunesse

    d’éternité de Bach.

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    Un pur bonheur

    nous rejoint.

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    Titus Curiosus, ce 20 mai 2011

  • gratitude à l’éditeur du mozartissime CD « Sonates pour pianoforte & violon » Alpha 177, par Rémy Cardinale & Hélène Schmitt _ le vortex de la braise

    Ce courrier à l’initiateur du projet de ce nouveau bijou discographique,

    le CD « Sonates pour pianoforte & violon » de Mozart & Beethoven, par Rémy Cardinale et Hélène Schmitt

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    comportant la Sonate en mi bémol majeur KV 380 « pour le clavecin ou piano forte avec l’accompagnement d’un violon, dédiée à Josepha von Aurnhammer, Vienne 1781« 

    et la Sonate en si bémol majeur KV 454 « pour clavier et violon, Vienne 1784« 

    de Wolfgang Amadeus Mozart,

    ainsi que la « Première Sonate en ré majeur opus 12 pour violon et clavier, dédiée à Antonio Salieri, Vienne 1798« 

    de Ludwig van Beethoven,

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    interprétées

    _ sublimement ! les deux artistes sont dans un état de grâce qui, tous deux et ensemble, se répondant idéalement, les transcende (à un incroyable point !) : la virtuosité d’une parfaite justesse de la moindre des inflexions, et de l’élan justissime du mouvement, de Rémy Cardinale, que je ne connaissais pas jusqu’ici (honte à moi !), rejoignant à la perfection (quelle entente ! c’est déjà un pur enchantement !) la grâce félinissime, et cela à chacune de ses interprétations, au concert comme au disque (cf le monument de sa superbissime discographie chez Alpha) , de la merveilleuse et plus que bouleversante, radieusissime !, Hélène Schmitt _

    par Rémy Cardinale

    sur un pianoforte d’après Anton Walter & Sohn, de Christoph Kern, 2006

    & Hélène Schmitt

    sur un violon Nicolò Gagliano, Naples, début des années 1760,

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    soit le CD Alpha 177 _ il fait date ! _ :

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    Voici le courriel :

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    Je n’arrive pas _ mais alors, pas du tout ! c’est une magie hypnotique !.. _ à interrompre le passage en boucle
    sur mon lecteur
    du CD de Hélène Schmitt et Rémy Cardinale,
    tant la grâce s’enlace indéfiniment (et ô combien sublimement !) au sublime

    _ pour reprendre deux des pôles du trilemme de Baldine Saint-Girons (en son « Pouvoir esthétique«  ; le troisième est le beau : plus froid…) ; cf mon précédent article : Lumière de l’acte même de penser (l’Esthétique… et autre) : la force de la conférence de Baldine Saint-Girons… _
    en ce CD mozartissime
    _ la sonate (n°1) de Beethoven s’essayant à s’en émanciper comme elle peut…

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    J’y trouve une intense filiation Carl-Philipp-Emanuel-Bach-ienne _ voilà mon intuition ! _,
    dans la tension entre les échappées rapides fulgurantes
    _ des feux d’artifice ! qui nous saisissent _
    et le vortex à la limite du supportable (dans la jouissance : un infini feu de braise implacable sur notre peau !..) des mouvements lents
    _ l’Andante con moto de la KV 380, comme je ne l’avais jamais entendu jusqu’ici ! le Largo, puis l’Andante de la KV 454 : c’est à fondre ! _ d’une beauté à s’effondrer, et comme liquéfier absolument tout entier, en larmes de pure joie brûlante !!!!

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    que je retrouve aussi dans le Mendelssohn (élève surdoué de Zelter : immédiatement, quasiment, génialissime !) que j’aime tant
    et aussi dans Chopin…

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    Ce CD est sublimissime !
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    Et je te trouve ainsi bien attrapé, toi,
    d’être pour quelque chose
    _ si peu que ce soit : mais tout de même pas mal !.. _ dans ce CD mozartissime,
    toi, si peu addict à Mozart, en principe
    _ comme tu le plaisais un peu, en t’amusant, à l’affirmer… _ jusqu’alors…
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    Peut-être, justement _ voilà ! _, faute de tels interprètes _ comme ces deux diables-anges diaboliques-ci ! le virtuose justissime Rémy rejoignant là la virtuose justissime Hélène ! _ jusqu’ici

    aussi inspirés et justes
    que Hélène Schmitt
    et Rémy Cardinale : prodigieusement fabuleux !..

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    Je les attends
    donc aussi dans la braise de Mendelssohn…

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    Pour moi,
    ce CD (Alpha 177 ; enregistré à
    _ l’idéale aussi ! _ l’Heure bleue de La Chaux-de Fonds, en juin 2010 ; et par le magicien Hugues Deschaux !!!..)
    marque une date
    dans l’historiographie de la discographie mozartienne !

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    C’est à se damner de jouissance

    musicale !

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    Titus

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    Titus Curiosus, le 1er février 2011