Étiquette : amitié

  • Disparition d’Adriana Asti, la merveilleuse interprète de « Prima della Rivoluzione » de Bernardo Bertolucci, en 1964 : un échange de courriels avec René de Ceccatty…

    Francis Lippa :

    « Cher René,

    Un article du Figaro m’apprend à l’instant le décès aujourd’hui même d’Adriana Asti…
    Et je pense à ta peine de perdre cette amie proche, et depuis si longtemps…
    Notamment, et régulièrement, à Spoleto…
    J’ai toujours en mémoire son rôle dans « Prima della Rivoluzione »,
    qui m’avait énormément marqué lors de sa diffusion en France, quand j’étais étudiant… »
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    René de Ceccatty :
     »Cher Francis,
    Je suis à Gênes, et Giuliano Ferrara, le beau-frère d’Adriana, m’en a averti ce matin. Je vais à son enterrement samedi. Je pars demain à Rome pour cela. Depuis la mort de son mari, Giorgio Ferrara, elle était très flottante. C’est moi qui ai averti les journaux français. Il y a déjà beaucoup d’articles dans la presse italienne.
    Oui, c’est très triste. Tout un monde qui s’effondre, dont les acteurs et les témoins disparaissent, sans relais…
    Avec mon amitié
    René »
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    Ce jeudi 31 juillet 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa
  • Entendre la musique par de si parfaits interprètes, et jouir de la beauté des choses…

    Simplement,
    et sans un mot de commentaire,
    ce petit échange de courriels ce vendredi 9 mai 2025, entre moi-même, Titus Curiosus – Francis Lippa, et l’amie Georgie Durosoir :
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    Cher Francis,
    Je viens de lire (enfin) votre superbe relation critique du concert du 3 mai et j’en suis plus que touchée : admirative de votre lucidité, de votre qualité d’écoute et de votre enthousiasme. Peu de personnes « entendent » la musique mieux que vous, c’est-à-dire avec les oreilles, l’intelligence, la culture et le cœur. Je ne peux pas écrire cela sur votre blog car je suis concernée de trop près, mais je suis heureuse de pouvoir vous le dire. Lucien Durosoir a trouvé en vous le connaisseur que nécessitait son retour à la vie, et nous vous en avons une grande gratitude.
    Dans l’agitation qui m’était imposée par les circonstances, je n’ai pas trouvé une minute pour consulter sous votre direction les cartes qui vous ont permis de retrouver (encore) une trace du passé de Ravel. Cela ne pourra se faire que lorsque vous viendrez vous attarder quelques heures à Bélus…
    Ne laissez pas passer l’été sans y penser ! Notre « restant de vie » n’est pas un long chemin.
    Portez-vous bien et continuez de jouir de la beauté des choses
    Georgie 
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  • Réception d’une nouvelle pièce, importante même si un peu marginale, du puzzle et d’une œuvre et d’une vie, et de leurs rencontres un peu marquantes : le « Monsieur Miroir – La vie extravagante de Serge Tamagnot » de l’ami René de Ceccatty, à paraître le 7 mars prochain aux Editions du Canoë, de l’amie Colette Lambrichs…

    Chère Colette,

    Cher René,
     
    d’abord un grand merci pour l’envoi de ce « Monsieur Miroir – La vie extravagante de Serge Tamagnot » (à paraître le 7 mars prochain aux Editions du Canoë),
    qui me paraît, déjà, prendre une place tout à fait importante – même si au premier regard un peu marginale – dans le passionnant très riche parcours d’écriture au moins de René…
     
    Bien sûr, je vais lire très attentivement ces plus de 400 pages – avec aussi plusieurs cahiers de photos -,
    comme de nouvelles pièces du puzzle et d’une œuvre et d’une vie, et leurs rencontres un peu marquantes – tout cela très entrelacé, comme de bien entendu…
     
    Avec gourmandise, et amitié,
     
    Francis
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    Voilà donc l’amical « accusé de réception » que j’ai adressé ce matin à mes amis Colette Lambrichs et René de Ceccatty, l’inventive et courageuse éditrice des Editions du Canoë, et l’auteur et ami dont j’ai appris à connaître presque tout l’œuvre, et que j’admire énormément, avant de me mettre à la lecture de ce tout nouvel essai biographique de René.
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    Cf tout spécialement mes articles assez détaillés des
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    Mais se replonger d’abord surtout dans l’admirable essai (en 1994) « Violette Leduc, éloge de la batarde« , où apparaît très bien Serge Tamagnot, et où René de Ceccatty dévoile déjà beaucoup de lui-même, au cours de cette exploration biographique des pérégrinations de Violette-la-batârde…
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    Vies, rencontres et œuvres se mêlant, interférant très richement…
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    Ce mardi 18 février 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa
  • Une nouvelle amicale contribution, par courriel, d’Eric Rouyer pour faire découvrir et admirer l’œuvre de Valentin Silvestrov, par le témoignage de leur ami Boris Berman…

    En continuation de ma série d’articles de découverte intensément admirative de l’œuvre musical, intensément troublant en sa pudique brièveté des pièces, de Valentin Silvestrov, débutée le 27 décembre dernier,

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    voici, ce jeudi 2 janvier 2025, le significatif document « Variations on Nostalgia – Boris Berman plays Brahms and Silvestrov » publié par le Piano Street Magazine en date du 8 novembre 2022,

    que vient de très aimablement m’adresser Eric Rouyer ce matin même :

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    https://www.pianostreet.com/blog/albums/variations-on-nostalgia-boris-berman-plays-brahms-and-silvestrov-11940/

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    Boris Berman y présente un intéressant panorama du parcours de création de son ami compositeur, entre ses œuvres des années 60, et celles, d’une très intense pudique infiniment touchante intimité _ dénuée du moindre pathos… _, de ses « Bagatelles » depuis le décès de son épouse Larissa Bondarenko, en 1996, en un temps comme suspendu, empreint de douce et réconfortante nostalgie… :

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    Valentin Silvestrov: Piano Music

    Valentin Silvestrov was born in Kyiv, Ukraine, in 1937. His music has evolved from an assertive avant-garde – earning him the wrath of the Soviet regime – to a peaceful, intimate, melodic, and tonal style _ voilà. Since 2001, he has composed a multitude of short pieces, forming a “bagatelle epic”, which consists today of more than 300 opuses. When Russia started its invasion of Ukraine, the 85-year-old composer yielded to the pleas of friends and relatives and left Kyiv – where he had lived all his life – reaching Berlin after a perilous journey by car.

    Boris Berman is bound to Silvestrov by a friendship that started at the beginning of the 1960s, _ voilà ! _ when they were both Soviet citizens, and Berman performed the composer’s early Triade _ composée par Silvestrov en 1962… When embarking on an international career that has taken him to all continents, Berman continued to promote Silvestrov’s work. He is pleased that Silvestrov is now played more often, but would like to address the fact that people seem to turn almost exclusively to the late pieces. In order to present a more complete picture, Berman’s album _ le double album PDD030 « Valentin Silvestrov – Boris Berman« … _, due for release in November, offers a panorama of Silvestrov’s evolution during the past six decades, including the premiere recording of Three Pieces written in Berlin in March 2022.

    – You have known Silvestrov for 60 years and you obviously appreciate both his early and new styles. What actually happened when he abandoned his modernist way of composing?

    – This is true, I appreciate both his early and new styles. I feel that ignoring his earlier works makes him a much smaller figure, a mere ‘new age’ composer. Silvestrov himself sees a connection between his avant-garde works and the late ones. I wonder if Silvestrov himself realized that he was making a stylistic turn : let us not forget that after Kitsch Music written in 1977 in the “new” euphonic style, he wrote the modernist 3rd Sonata (1979). It seems that it started as another experimental foray into a new territory, which appeared to open new horizons for him. These are Silvestrov’s own words about the relationship between his avant-garde and latest works : “This was not a break but a transition. In pieces composed after the 1960s, the avant-garde did not disappear, but simply moved ‘backstage’ and permeated the musical texture from within like a grain of salt. The technique of the composer works in a hidden way in the realm of the unseen and unheard. This humility creates its own inner tension.”

    – How would you describe Silvestrov’s late style? What is it that he is trying to achieve through his endless stream of introverted “bagatelles”?

    – Silvestrov’s style of recent years is lyrical, intimate, and introverted _ voilà ; un style qui me touche personnellement très profondément. We can call it nostalgic insofar as it tries, somehow, to awaken his memory – that of his music, that of his life. It’s about the nostalgic attempt to unify life into a whole, which is of course impossible because life goes on and the past cannot return. It’s related to what Proust did in his colossal In Search of Lost Time, but Silvestrov tries to achieve the same thing through pieces lasting two to four minutes _ voilà ; et c’est admirable !

    – Recently, you have given several recitals playing Brahms and Silvestrov side by side. Do you see any connections between the two?

    – I do feel the affinity between Silvestrov and Brahms, both have this special quality of nostalgic introverted understated lyricism _ oui. Silvestrov himself pointed out to me the connection between the third piece of his Kitsch-Musik and Brahms’s E flat Major Intermezzo op. 117 No. 1. On the other hand, the robust impulsivity of the early works of Brahms on my program adds a welcome contrast.

    Boris Berman on Valentin (Valentyn) Silvestrov’s music

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    Regardez aussi cette brève vidéo de présentation (de 1′ 31) par Boris Berman …

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    Ainsi que cette autre vidéo-ci (d’une durée de 11′ 05) de Boris Berman interprétant « Triade » de Valentin Silvestrov, composée en 1962…

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    Ce jeudi 2 janvier 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa