Étiquette : amitié

  • Disparition d’un penseur lucide et singulier (et ami) : Bernard Stiegler

    Hier, brièvement de passage au pays basque, je consulte sur mon i-phone le site du Monde,

    et j’apprends avec stupéfaction la disparition de l’ami Bernard Stiegler :

    …

    Bernard Stiegler, philosophe de la technique au parcours atypique, est mort

    …

    …

    Un peu plus tard,

    un autre article

    sur le site du Figaro :

    …

    Bernard Stiegler, penseur des mutations contemporaines, est mort à 68 ans

    …

    …

    Bien sûr, une rubrique nécrologique retrace _ quasi nécessairement _ le parcours de vie du défunt,

    en plus d’une présentation résumée de son œuvre,

    ainsi que de l’impact culturel de celle-ci.

    …

    …

    Et ces deux articles nécrologiques ne manquent pas de citer son ouvrage (atypique) Passer à l’acte,

    paru aux Éditions Galilée en 2003 ;

    …

    ouvrage dans lequel Bernard Stiegler narrait en toute liberté et vérité les circonstances _ atypiques, en effet, et plutôt anecdotiques, eu égard à l’œuvre (d’une vie) qui allait en surgir : à chacun d’en juger sereinement _ de la naissance de son œuvre philosophique,

    via son amitié toulousaine avec Gérard Granel,

    puis son autre amitié avec Jacques Derrida.

    …

    …

    Ce qui m’apparaît sidérant

    est de ne considérer l’apport philosophique singulier (!) de Bernard Stiegler

    qu’à travers le tamis _ probablement supposé incontournable ! en plus de forcément journalistiquement pittoresque… _ des circonstances, peu banales, de la naissance et maturation de sa réflexion, en situation de confinement forcé, à Muret.

    …

    …

    Et je ne dirai rien, ici, de l’abject tombereau d’immondices

    auxquelles se livrent et déchaînent gratuitement l’ignorance, l’inculture et la méchanceté crasse

    de ceux qui prennent la peine d’infliger une « opinion » (de lecteurs superficiels _ pestitentiellement nauséabonds : l’époque massivement déculturée (et décérébrée !) s’exprime ! _ de la seule notice nécrologique de leur journal) sur un penseur dont ils méconnaissent, bien sûr, totalement _ et pour cause ! profondément crétinisés qu’ils sont… _ la moindre pensée…

    …

    …

    Pour ma part,

    je m’honore d’avoir à diverses reprises _ fidèlement suivies _ m’être entretenu, pour la Société de Philosophie de Bordeaux _ le 15 mars 2003 au CAPC de Bordeaux ; puis le 18 novembre 2004, dans les salons Albert Mollat _, avec un penseur profondément lucide

    et original _ dont le travail me tenait profondément à cœur ! _,

    dont je suivais, ouvrage après ouvrage, le cheminement original du lucidissime penser exploratoire…

    …

    …

    Regrettant seulement

    que ces divers entretiens avec Bernard Stiegler aient eu lieu _ notamment celui du 18 novembre 2004, dans les salons Albert Mollat, rue Vital-Carles _ avant que la librairie Mollat ait pris l’iniative de les enregistrer sur podcasts, ou avec des vidéos _ dont persiste une trace…

    …

    …

    Demeure cependant l’accessibilité de ces articles-ci de mon blog _ ouvert, lui, le 3 juillet 2008 _ :

    …

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    _ le 7 juin 2009 : 

    _ le 31 mai 2009 : 

    _ le 26 octobre 2009 : 

    _ le 18 novembre 2009 : 

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    Avec reconnaissance et admiration,

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    Ce samedi 8 août 2020, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Musiques de joie : la sublime jubilatoire sublimation du deuil brutal d’un ami : le « Tombeau » sur la mort de Monsieur Blancrocher, de Johann-Jakob Froberger, par Gustav Leonhardt, et/ou Bob van Asperen

    Bien sûr,

    il y a quelque part du paradoxe à ranger parmi les « Musiques de joie »
    le sublime Tombeau sur la mort de Monsieur Blancrocher, de Johann-Jakob Froberger
    (Stuttgart, 18 mai 1616 – Héricourt, 7 mai 1667) :
    …
    « Tombeau fait à Paris sur la mort de Monsieur de Blancheroche »,

    « lequel se joue fort lentement, à la discrétion, sans observer aucune mesure »…
    …
    …
    Une mort survenue une soirée de novembre 1652 lors d’une chute dans un escalier, chez lui,
    et en la présence en personne de l’ami Froberger…
    …
    …
    La joie, en effet paradoxale, vient de la sublimité de l’écriture musicale
    …
    _ « sans observer aucune mesure », si ce n’est celle de l’adéquation de la musique à l’intensité-profondeur de la peine éprouvée, et donc très simplement ad libitum, tant pour le compositeur que pour l’interprète _
    …
    pour se situer à la hauteur terrible de l’effroi du chagrin de la perte
    et de la soudaineté de l’accident.
    …
    …
    À aussi sublime œuvre, donc, de la main du compositeur,
    doit tenter de répondre la hauteur et parfaite justesse _ sans boursouflure, ni maniérisme, forcément _ de l’interprétation…
    …
    …
    Je viens de ré-écouter,
    pêchées dans le désordre honteux de ma discothèque 
    _ certains CDs me demeurant, malgré mes efforts, trop partiels encore, de rangement, encore cachés ; et par là inaccessibles _,
    deux interprétations magistrales, en leur diversité même, de Bob van Asperen,
    en 2000 et en 2004,
    dans le double CD AEolus titré « Le Passage du Rhin », CDs AE 10024, sur un clavecin original Ruckers,
    et dans le CD AEolus titré « Pour passer la mélancolie », CD AEolus 100745, sur un clavecin original Labrèche ;
    …
    et une, sublimissime, de Gustav Leonhardt,
    en 1997,
    dans le CD Sony Classical Weckmann –  Froberger Toccatas & Suites K 62732, sur un clavecin d’après un Ruckers de 1624.
    …
    …
    Oui, un extraordinaire chef d’œuvre de musique jubilatoire, en effet,
    mise au défi de la plus profonde justesse d’inspiration du moment _ au concert, ou au disque _ de l’interprète.
    …
    …
    De fait, c’est au concert, et à plusieurs reprises,
    à Bordeaux même,
    que j’ai découvert _ et goûté _ ce sublimissime Tombeau de Monsieur Blancrocher de Johann-Jakob Froberger,
    sous les doigts de braise de l’immense Gustav Leonardt
    _ s’Graveland, 30 mai 1928 – Amsterdam, 16 janvier 2012…
    …
    …
    Ce vendredi 8 mai 2020, Titus Curiosus – Francis Lippa
  • Musiques de joie : la bonne humeur égale de l’ami Telemann, et la vivante compagnie de sa Musique de table, en 4 généreux CDs

    Ce samedi très ensoleillé de début avril,

    je reviens à l’excellente compagnie _ à la fois paisible et tonique : vivante ! _

    de l’ami Telemann :

    …

    il n’est certes pas du genre à se pousser du col _ jamais ! _,

    et sait très amicalement _ humainement ! _ varier les plaisirs musicaux qu’il nous donne.

    …

    Telemann a ainsi quelque chose de l’ami Jean de La Fontaine… 

    …

    …

    J’ai donc opté aujourd’hui pour son recueil de plus de 4 heures de musique

    _ Telemann est aussi un généreux ! _,

    en 3 « Productions« , de musique de table,

    Tafelmusik,

    publié, en souscription, à Hambourg en 1733

    _ et 206 personnes souscrivirent, parmi lesquelles, à Dresde, Pantaleon Hebenstreit et Johann Georg Pisendel, à Berlin, Johann Joachim Quantz, à Paris, Michel Blavet, et à Londres Händel _ :

    …

    chacune de ces « Productions » comportant

    _ je cite in extenso le titre de la publication originale _

    …

    « une Ouverture avec la Suite à 7 instruments,

    un Quatuor,

    un Concert à 7,

    un Trio,

    un Solo,

    et une Conclusion à 7,

    …

    et dont les instruments se diversifient par tout ;

    composée par George Philipp Telemann,

    Maître de Chapelle de L. A. S. le Duc de Saxe-Eisenach, et le Margrave de Bayreuth ;

    Directeur de la Musique à Hambourg« .

    …

    …

    Et j’alterne à l’écoute deux interprétations

    de ma discothèque,

    toutes deux publiées _ je le note _ en 1989 :

    …

    le quadruple album _ Teldec 8.35670 244 688-2 _ du Concentus Musicus Wien,

    sous la direction de Nikolaus Harnoncourt,

    …

    et le quadruple album _ Archiv 427619-2 _ du Musica Antiqua Köln,

    sous la direction de Reinhard Goebel.

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    Et je regrette au passage que l’excellent ensemble Florilegium

    ne nous ait pas encore gratifiés d’une intégrale de cette Tafelmusik !

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    Telemann est un ami de la meilleure compagnie _ la plus humaine… _ qui soit :

    …

    d’humeur égale et toujours bienveillante ;

    en une œuvre constamment vivante, ouverte et variée.

    …

    …

    Ce vaste _ et ordonné _ recueil

    modestement intitulé « Musique de table« 

    est d’un constant régal,

    en sa variété superbement accomplie

    de « goûts réunis« …

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    …

    Ce samedi 4 avril 2020, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Musique de (presque) joie : le très tendre Trio des Quilles de Mozart, par exemple par Pascal Moraguès, Frank Braley et Vladimir Mendelssohn

    Parmi les plus parfaites musiques de joie

    _ ou de presque joie, ici, très tendre… _,

    …

    l’amicalissime

    _ pour l’ami (et frère en maçonnerie) Anton Stadler _

    Trio dit des Quilles, K. 498, de Mozart

    _ il aurait été écrit en la  seule journée du 5 août 1787,

    à l’issue d’une partie de quilles dans le jardin des amis Jacquin _,

    …

    par exemple dans la lumineuse version qu’en ont donné en 2003

    Pascal Moraguès, clarinette,

    Frank Braley, piano,

    et Vladimir Mendelssohn, alto ;

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    soit le CD Praga Digitals PRD/DSD 250 200

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    qui comporte aussi le bouleversant _ et sublimissime : un sommet ! _ Quintette avec clarinette K. 581

    _ avec le Prazak Quartet.

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    J’aime bien aussi la version qu’ont donné de ce Trio des Quilles,

    en janvier 1999,

    Gilles Thomé, cor de basset en sol,

    Arthur Schoondervoerd, pianoforte,

    et Emilio Moreno, alto ;

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    soit le riche et passionnant double CD Zig-Zag Territoires « Une Soirée chez les Jacquin« ,

    ZZT 2990701.2.

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    En ce sublime _ et discret _ Trio des Quilles,

    une ombre de mélancolie vient doucement _ très délicatement _ ourler la joie mozartienne…

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    Incomparable _ et fidélissime _ Mozart !!!

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    Ce samedi 21 mars 2020, Titus Curiosus – Francis Lippa