Étiquette : amitiés

  • Découvrir par réception de courriel que l’ami Joël Dehais a été le dédicataire, en 2008, de « Trois Pièces pour viole de gambe » (« … sospiri, gemiti… », « …gemiti, sospiri… » et « Ombres ») de György Kurtag, composées en 2008 et créées à Budapest, au Centre FUGA, par la violiste Nora Kallai : quel merveilleux honneur !.. En toute humilité et modestie…

    Découvrir par réception de courriel que l’ami Joël Dehais a été le dédicataire, en 2008, de « Trois Pièces pour viole de gambe » (« … sospiri, gemiti…« , « …gemiti, sospiri... » et « Ombres« ) de György Kurtag – wow !!! quel merveilleux honneur, cher Joël !!! – , composées en 2008 et créées à Budapest, au Centre FUGA, par la violiste Nora Kallai, telle est la magnifique joie que m’apprend la lecture ce petit matin – il est tout juste 5h 18 – le courriel que m’a adressé hier soir – à 21h 49 – l’ami Joël, en réception de mon courriel « Formidablement radieux, Georg Philipp Telemann : admirer ainsi la merveilleuse Sérénade « Deutschland grünt und blüht im Friede » que nous offre le double CD « Frankfurter Festmusiken 1716 » de la Kölner Akademie, dirigée par Michael Alexander Willens… Une musique flamboyante et heureuse !!! » de vendredi 20 février dernier,

    courriel de Joël que je me permets avec grande joie de retranscrire in extenso – car il concerne aussi deux autres articles de mon blog encherchantbien.fr : « Aujourd’hui 19 février 2026, le magnifique György Kurtag fête ses 100 ans en préparant la création à Budapest dans quelques jours de son second opéra « Die Stechardin »…. » du jeudi 19 février, que j’avais adressé aussi à Joël, et « La passation de présidence de l’Académie nationale des sciences, belles-lettres et arts de Bordeaux entre le médecin rhumatologue et musicien Joël Dehais et chimiste spécialiste des terres rares Patrick Maestro, élégance et humilité… » en date du 16 janvier dernier, que je ne lui avais pas adressé (par négligence ?..), mais qu’a découvert en cherchant un peu sur le web Patrick Maestro, qui l’a transmis à Joël, bouclant la boucle laissée par moi en suspension… – ici même :

    …

    Effectivement, magnifique musique si bien servie par la Kölner Akademie ! Heureux mariage des timbres des hautbois et des trompettes qui ne se manifeste qu’avec les instruments baroques…

    Merci de m’avoir révélé ces pièces de Telemann que je ne connaissais pas ; et merci aussi d’avoir signalé le centenaire de György Kurtag, homme d’une sublime modestie que j’admire profondément, que j’ai eu le privilège de soigner ainsi que son épouse Martha il y a une vingtaine d’années quand il résidait à St-André-de-Cubzac et qui a composé trois pièces pour viole de gambe qu’il m’a dédiées pour me remercier…
     
    Merci enfin d’avoir relaté la séance de passation de pouvoir entre les présidents le 15 janvier dernier à l’Académie, page de ton blog que tu ne m’avais pas transmise mais que mon successeur Patrick Maestro a trouvée en navigant sur internet et m’a envoyée !
    Amitiés,
    Joël     

    …

    György et Marta Kurtag ont effet résidé quelques années à Saint-André de Cubzac, en Gironde, auprès de leur fils musicien et compositeur lui aussi György Kurtag Jr, qui réside toujours en région bordelaise…

    C’est donc à ce moment – en 2008 probablement, date de la composition de ces « Trois Pièces pour viole de gambe«  qui sont dédiées au violiste qu’il est aussi, par la maître György Kurtag, et qui seront créées à Budapest en 2011… – que Joël Dehais, rhumatologue éminent spécialiste des maladies professionnelles des musiciens – et élève du Profsseur Raoul Tubiana ; voir mon article « La merveilleuse vista en ses heureuses rencontres d’un très grand chirurgien de la main en sa traversée du siècle : le « Entre tes mains » de Raoul Tubiana«  du 28 décembre 2011 : Joël m’avait demandé de proposer une présentation de ce magnifique « Entre tes mains : un chirurgien traverse le siècle«  à la librairie Mollat à Bordeaux ; et c’est ainsi que je suis entré en relation épistolaire avec  Claude Delay, l’épouse de Raoul Tubiana, qui est amie avec mon ami René de Ceccatty (dont je suis en train de lire le passionnant et très riche « Les Trois vies d’Hector Bianciotti« )… – a eu l’occasion de soigner et faire la connaissance physique, en chair et en os, de ce génie de la musique, profondément modeste, qu’est l’immense György Kurtag…

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    Et voici donc ici un lien pour lire cet article consacré à la passation de présidence de l’Académie de Bordeaux, entre Joël Dehais et Patrick Maestro, le 15 janvier 2026, « La passation de présidence de l’Académie nationale des sciences, belles-lettres et arts de Bordeaux entre le médecin rhumatologue et musicien Joël Dehais et chimiste spécialiste des terres rares Patrick Maestro, élégance et humilité…« , en date, l’article, du 16 janvier dernier…
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    Un article rédigé sur mon modeste blog encherchantbien.fr est en effet pour moi une pauvre bouteille avec message à l’intérieur lancée aux aléas des vagues et courants furieux ou puissants, capricieux ou pas, de la mer, avec l’espoir – très improbable statistiquement – de quelque très hasardeuse réception du message de la part d’un destinataire inconnu qui la découvrira, lira le message de la bouteille, et me vaudra, très infime et ridicule probabilité, quelque merveilleuse improbable magique réponse en retour : ici la lecture du message de l’article sur la transmission de présidence à l’Académie de Bordeaux le 15 janvier dernier, par Patrick Maestro, sa transmission à Joël Dehais, et enfin le très amical courriel  rétrospectif d’hier soir de Joël, que je découvre ce petit matin à mon réveil – il est maintenant 6h 13 : écrire prend du temps…

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    Humilité, « sublime modestie« , oui ! :

    de silencieuses vertus que moi aussi – par exemple celles de mon cher Maurice Ravel ! – j’admire profondément…

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    Ce mardi 24 février 2026, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Marie Leonhardt nous a quittés le 23 juillet dernier : un échange de courriels avec l’ami Jean-Paul Combet…

    À propos du bien triste événement qui nous a touchés, la mort de Marie Leonhardt, le 23 juillet dernier à Amsterdam,

    cet échange-ci de courriels, ce jeudi 28 juillet 2022, avec l’ami Jean-Paul Combet _ l’éditeur (Alpha) des derniers merveilleux CDs de Gustav Leonhardt…

    …

    …

    « Apprenant ce matin _ « Décès d’Alice Harnoncourt et de Marie Leonhardt, une page qui se tourne dans la musique ancienne« … _ le décès de Marie Leonhardt,

    je me souviens de ce superbe CD, Chaconnes & Passacailles, avec l’Ensemble Mateus, que tu as publié.
     
    Je me souviens aussi de sa présence au repas au restaurant La Tupina rue Porte-de-la-Monnaie à Bordeaux _ le 14 juin 2001 _,
    pour conclure l’enregistrement _ du 10 au 13 juin _ du CD de Gustav Leonhardt sur le Dom Bedos de l’abbatiale Sainte-Croix _ le CD Alpha 017 _,
    autre CD évidemment mémorable.
     
    En dehors des mémoires personnelles qui passeront avec nous,
    restent quelques beaux « Tombeaux » de divers genres,
    susceptibles de durer un peu plus que nos corps…
     
    J’espère que tu te portes bien, ainsi que les tiens _ peut-être es-tu grand-père ? _ ;
    et que tes projets te donnent satisfaction…
     
    Francis » 7h 22
    …
    …
    « Cher Francis,
     je suis heureux de recevoir ton message. C’est une drôle d’année, les 10 ans de la mort de Gustav _ le 16 janvier 2012 _, celle de la mort de Marie. Tu sais, je suis presque soulagé pour elle, sa fin de vie ayant été assez triste : plus de mari, plus de musique, plus la belle maison du Herengracht mais une horrible chambre de maison de retraite. J’espère qu’elle avait un peu perdu la tête pour que ces pertes ne l’aient pas trop fait souffrir à la fin. Une fin longue finalement, plus de 8 ans… Son mari est mort très vite, la décision a été prise en quelques jours. Je les ai vus chez eux le 26 décembre 2011, il m’a alors annoncé qu’il serait sédaté définitivement le lundi suivant et le corps a lâché le 16 janvier. Lorsqu’il est parti de chez lui, la maison était remplie d’objets d’art, c’était un musée qu’il avait constitué au fil des années, pour lui seul finalement car ni Marie ni ses filles n’étaient concernées. Et tout a disparu en quelques heures lors de la vente chez Sotheby’s. Marie avait donc tout perdu de la mémoire de sa vie, même son violon, vendu à Sophie Gent. Bien étrange destinée, non ?
    Non, je ne suis pas grand-père, aucune perspective de ce côté pour le moment.
    Je me suis beaucoup amusé cette année à donner une série de 10 conférences sur les Variations Goldberg, que je travaille au clavecin depuis 2 ans. J’en suis venu à bout, avec beaucoup de difficulté au début et de moins en moins en avançant. Ce qui me semblait infaisable est juste devenu difficile. J’ai décortiqué la construction de chaque variation et abordé des thématiques plus générales, techniques ou philosophiques. Bref, j’ai beaucoup appris. C’était parfois difficile à exprimer de façon compréhensible, car le public d’aujourd’hui n’a quasiment plus de contact avec la pratique musicale. J’aimerais bien redonner ce cycle de temps en temps, mais qui a encore la patience aujourd’hui de consacrer 10 séances à une chose unique, alors qu’on attend que tout se résume à un post Facebook de 30 secondes ?
    Peu de choses m’apportent de la satisfaction : le « Guerre »  de Céline, un très chouette livre intitulé « Beyond Bach », revoir « les 400 coups ». C’est déjà bien.

    Si ça t’amuse, je joins le fichier du texte qui sera publié en hommage à Leonhardt dans le programme du festival d’août. Merci de ne pas le diffuser et de le garder pour toi _ c’est fait : Arques le découvrira très bientôt ; et c’est excellent !.. J’aimerais partir de ce texte pour en dire plus sur la musique ancienne et sur la musique en général, mais l’écriture me pèse tant, je n’y trouve aucun plaisir.

    J’espère moi aussi que tu te portes bien.

    Amitiés,

    Jean-Paul » 11h 34
    …
    …
    « Rien à retrancher à ton texte pour Arques si juste…
    Oui, les «
    Goldberg « sont un incontournable insurpassé !
    On ne peut pas s’en lasser. Et il faut bien le « 
    Quodlibet « , puis le retour de l´ « Aria « , pour accepter de quitter ces « Goldberg « …

    Tes remarques sur l’avisibilité de la musique me conviennent admirablement, de même que la méfiance à l’égard de l’interprétation…

    Humilité foncière nécessaire de celui qui lit et joue ce que la partition nous transmet, en attente de sonner.

    Toute une éthique du jeu musical…

    Pour le reste, Gustav Leonhardt était tout braise en l’intensité très exigeante de son jeu : j’ai eu la chance  de l’entendre souvent jouer ainsi en concert à Bordeaux.

    Le public présent se contentant d’assister lui aussi humblement à l’avènement sonore de la splendide, musique.

    À suivre…

    Francis » 14h 28

    …
    …
    « oui, plus je côtoie les Variations, plus je ressens ce qu’écrivait Jankélevitch dans L’irréversible et la Nostalgie. Insouciance de quitter le port pour parcourir le monde, voyage jalonné d’épreuves et désir de retrouver son foyer. Mais le retour à Ithaque est à la fois une joie et une tristesse, comme le retour de l’Aria initiale. Bach a visé juste dans sa connaissance de l’humain, une fois de plus…
    JP » 14h 35
    …
    …
    Ce jeudi 28 juillet 2022, Titus Curiosus – Francis Lippa
  • Un début de portrait de Paul Bonopéra, en son avis de décès paru le 20 janvier 1916, dans Le Progrès d’Orléansville

    Pour commencer à nous faire une petite idée de la personnalité de Paul Bonopéra _ Miliana, 1er octobre 1856 – Orléansville, 18 janvier 1916 _,

    voici la teneur, presque entière, de l’avis de son décès, survenu à Orléansville le mardi 18 janvier 1916, tel qu’il a été publié par Le Progrès d’Orléansville, le jeudi 20 janvier suivant :

    …

    « Mardi soir, notre ami Paul Bonopéra, qui la veille encore était des nôtres plein de bonhomie, a succombé des suites d’une cruelle maladie ; la nouvelle se répandait en ville en y provoquant l’émotion la plus vive.

    Bonopéra s’était créé dans notre cité, par sa nature droite, par son ferme bon sens, par son travail opiniâtre, des amitiés franches et solides. Le destin aveugle s’est plu à l’arracher brutalement à l’affection de son épouse et de ses enfants, dont la douleur ne supporte pas d’atténuation.

    Sur sa tombe, M. Louis Clément, maire, prononça quelques paroles sur la vie pleine de labeur de Bonopéra. Il dit combien est pénible pour le chef de la municipalité de saluer l’excellent homme dont nous avons apprécié la belle humeur, la parfaite loyauté et une compétence d’un précieux concours.

    Après avoir rappelé les dix années du défunt au conseil municipal, M. Clément s’exprima ainsi. Nous n’oublierons pas à l’hôtel de ville le bon collègue, le bon camarade, enlevé trop tôt à notre amitié ; et je suis l’interprète de tous ceux qui ont connu notre collègue, en disant nos regrets, en exprimant à sa veuve et à sa famille, l’hommage de nos sentiments attristés.

    Le Progrès prie sa veuve, ses enfants, ainsi que toutes les familles que cette mort met en deuil, d’agréer l’assurance de ses condoléances profondément émues et sincèrement attristées .« 

    …

    …

    À comparer avec la sévère sobriété _ plutôt questionnante _ du communiqué de « Remerciements » publié par la famille du défunt, une semaine plus tard, le 27 janvier, toujours sur Le Progrès d’Orléansville :

    « Madame Veuve Bonopéra, ses enfants et leurs familles remercient bien sincèrement les personnes qui leur ont témoigné leur sympathie à l’occasion du décès de

    Monsieur Paul BONOPERA

    décédé à Orléansville le 18 janvier 1916, à l’âge de 60 ans« … 

    …

    …

    Dès l’année 1903,

    le nom de Bonopéra apparaissait dans la chronique orléansvilloise du quotidien des jours de la cité, dans l’édition du 23 juillet 1903,

    avec, cité dans le Palmarès de la fin d’année scolaire 1902-1903 de l’Ecole de garçons, pour la 1ère classe, celle de 2ème année du cours complémentaire, le nom de « Julien Bonopéra » _ il a 16 ans _ ;

    et deux ans plus tard, le 2 novembre 1905, et toujours à propos du jeune Julien Bonopéra, ce bref avis-ci : « Examen des Postes et Télégraphes du cadre algérien : Julien Bonopéra, fils de M. Bonopéra, propriétaire à Orléansville : nommé commis stagiaire à Orléansville, après deux mois d’instruction à Alger »…

    …

    Plus tard, on peut remarquer les trois élections successives, en 1907, 1908 et 1912, de M. Paul Bonopéra comme conseiller municipal d’Orléansville :

    …

    _ le 17 juillet 1907, lors d’élections municipales complémentaires pour 6 postes à pourvoir, est notamment élu Paul Bonopéra (51 ans).

    …

    _ l’année suivante, dès le premier tour du 7 mai 1908, sont élus 19 des membres de la liste républicaine de M. Paul Robert ;

    sur 476 suffrages exprimés, Paul Robert, le mieux élu, obtient 470 voix ; Louis Clément le suit, avec 433 voix ; et immédiatement après _ troisième mieux élu des 19 de ce premier tour _ Paul Bonopéra, 423 voix.

    Je remarque, au passage, que Emile Wachter, qui s’était présenté, a obtenu 97 voix, et n’a pas été élu.

    Les deux derniers sièges, en ballottage, seront pourvus au second tour, le dimanche suivant.

    …

    _ aux élections municipales du 12 mai 1912, la liste républicaine conduite par M. Joseph Robert, banquier, sera élue en entier dès le premier tour.

    Sur 652 votants, Joseph Robert obtient 406 voix ; M. Paul Bonopéra, propriétaire, 397 ; et M. Ramon Sanchez, propriétaire, 393…

    …

    …

    Sans commentaire.

    …

    …

    Ce jeudi 11 mars 2021, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Seconde vision enthousiaste du Grâce à Dieu de François Ozon

    Je viens de procéder à une seconde vision,

    après celle d’hier

    _ cf mon article :  _,

    du film Grâce à Dieu de François Ozon.

    …

    …

    Mes impressions premières sont amplement confortées.

    …

    Je suis ravi aussi d’avoir été plus attentif à de multiples détails

    qui m’avaient échappé,

    ou que je n’avais pas retenus,

    dans le fil syncopé du récit.
    …

    …

    Et j’ai été encore plus sensible

    à l’humanité profonde

    des principaux personnages

    par le regard et les souvenirs desquels

    passe la focalisation de la caméra de François Ozon.

    …

    Des personnages qui sont loin d’être tout d’une pièce _ et donc caricaturaux _,

    dont la personnalité, par de très intéressants micro-écarts,

    frémit, bouge, « évolue« 

    _ parfois, le plus souvent, avance, avec courage et responsabilité,

    mais parfois aussi recule, régresse, non sans hésiter, et par un comble de lassitude ;

    mais ce cas-là n’est pas celui des trois personnages principaux,

    l’élégant et ferme Alexandre (de Melvil Poupaud),

    le fort et audacieux François (de Denis Ménochet),

    l’éperdu et admirable Emmanuel (de Swann Arlaud),

    qui apprennent,

    à l’expérience souvent très rude du réel,

    et souvent grâce aux autres (des amitiés, dans la lutte commune, se créent),

    à dépasser leurs failles….

    …

    …

    Un grand film, subtil,

    qui marque.

    …

    …

    Ce mardi 14 janvier 2020, Titus Curiosus – Francis Lippa