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  • Frans Brüggen dans l’empyrée du souffle : pour réfléchir à la spécificité Brüggen parmi ses confrères et contemporains chefs baroqueux (Leonhardt, Harnoncourt, etc.) : l’élégance et la vérité naturelle du souffle, de la flûte à bec retrouvée, au déploiement rayonnant et splendide, formidablement jubilatoire et heureux, de son « Orchestra of the Eighteenth Century »…

    Pour réfléchir à la spécificité Brüggen parmi ses confrères et contemporains chefs baroqueux : l’élégance et la vérité naturelle du souffle, de la flûte à bec retrouvée au déploiement rayonnant et splendide, fomidablement jubilatoire et heureux, de son « Orchestra of the Eighteenth Century« ,

    …

    ce modeste petit essai de réflexion-ci,

    « Frans Brüggen, dans l’empyrée du souffle« ,

    en forme d’essai de petite synthèse, après mes 3 articles précédents :

    …

    _ « « , le 30 juillet dernier ; 

    …

    _ « « , le 31 juillet ; 

    …

    _ « « , le 1er août.

    …

    …

    Qu’est-ce donc qui distingue musicalement, et comme chef, Frans Brüggen (Amsterdam, 30 octobre 1934 – Amsterdam, 13 août 2014) de ses collègues baroqueux contemporains Gustav Leonardt (‘s Graveland, 30 mai 1928 – Amsterdam, 16 janvier 2012) et Nikolas Harnoncourt (Berlin, 6 décembre 1929 – Sankt Georgen in Attergau, 5 mars 2016) ;

    puis, à la génération suivante, Sigiswald Kuijken (Dilbeek, 16 février 1944), Ton Koopman (Zwolle, 2 octobre 1944), Philippe Herreweghe (Gand, 2 mai 1947), etc.

    …

    Brüggen est d’abord et fondamentalement un flûtiste ;

    …

    alors que Gustav Leonhardt est au départ un claveciniste et organiste ;

    Nikolaus Harnoncourt, un violoncelliste ;

    Sigiswald Kuijken, un violoniste ;

    Ton Koopman, un claveciniste et organiste ;

    Phillippe Herreweghe, un chef de chœur… 

    …

    …

    C’est donc la recherche de la merveilleuse fluidité, la plus naturelle et élégante et expressive possible du souffle, que Frans Brüggen a désiré prolonger et avec fidélité amplifier, de la virtuosité naturelle de la flûte à bec retrouvée et réinventée par lui, à la conduite d’un orchestre élégantissime merveilleusement fluide et splendidement confondant de naturel, comme est son magnifique « Orchestra of the Eighteenth Century« , fondé par lui, à Amsterdam, en 1981.

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    …

    Tel est ainsi le secret du formidable succès musical de chef d’orchestre Frans Brüggen,

    tel qu’on peut en jouir sublimement cet été 2024 en son coffret de 9 CDs Glossa GCD 921135  « A Life with Mozart – Frans Brüggen – Orchestra of the Eighteenth Century« , 

    …

    comme nous avons pu jouir, en 2018, de son absolument rayonnant coffret de 4 CDs Glossa GCD 921125 « Jean-Philippe Rameau – Orchestral Suites – The complet Philips & Glossa recordings » _ cf l’enthousiasme de mon très bref article du 30 décembre 2018 : « « …

    …

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    Ou comment être passé de la flûte à bec de la Renaissance et du XVIIe siècle à l’orchestre du XVIIIe siècle, le splendide parcours musical de Frans Brüggen :

    …

    sur les ailes et dans l’empyrée du souffle…

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    Avec un legs discographique merveilleux, for ever.

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    Ce vendredi 2 août 2024, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Et pour faire un tout petit peu mieux connaissance aussi avec Samson Tsoy…

    Dans la continuité de mes articles de vendredi 19 et dimanche 21 juillet à propos du tout simplement merveilleux CD Harmonia Mundi HMM 902716 « Franz Schubert – Leonid Desyatnikov » de Pavel Kolesnikov et Samson Tsoy,

    «  »

    et «  »  ;

    …

    et en découvrant ce lundi matin sur le site du Monde ce commentaire louangeur-ci de Pierre Gervasoni :

    …

    • Pavel Kolesnikov et Samson Tsoy
      Franz Schubert – Leonid Desyatnikov
      …
    • Franz Schubert : Divertissement à la hongroise, Fantaisie en fa mineur. Leonid Desyatnikov : Trompe-l’œil. Pavel Kolesnikov et Samson Tsoy (piano)
    Pochette de l’album « Franz Schubert – Leonid Desyatnikov », de Pavel Kolesnikov et Samson Tsoy. oui !
    …
    Pochette de l’album « Franz Schubert – Leonid Desyatnikov », de Pavel Kolesnikov et Samson Tsoy. HARMONIA MUNDI

    …

    …

    Clé de voûte de ce programme aux subtiles correspondances, la célèbre Fantaisie en fa mineur, de Franz Schubert, est naturellement placée en dernière position. Avouons toutefois que l’on n’a pas respecté l’ordre choisi par les interprètes pour ce CD aux allures d’escape game, et que l’on a commencé _ à l’audition première de ce CD, déclare ici Pierre Gervasoni _ par la Fantaisie à quatre mains pour apprécier au mieux le duo londonien constitué par ces deux Russes de 35 ans. Sublime ! _ c’est dit ! Leur version est incomparable _ oui ! _, quoique la discographie de l’œuvre soit _ en effet _ d’une grande richesse. Sur le ton de la confidence comme sur celui de la déclamation, les musiciens offrent à chaque note un modelé idéal, entre verre et velours _ oui. C’est en effet fabuleux ! La plénitude de leur interprétation _ oui _ apparaît jusque dans les silences, espaces de réflexion _ méditation _ plutôt qu’éléments de séparation _ c’est très juste. Le _ génial ! _ Divertissement à la hongroise ouvre le parcours avec une suprême élégance _ voilà ! _, et le Trompe-l’œil, de Leonid Desyatnikov _ d’après une commande ad hoc des deux interprètes  qui l’ont créé à Aldeburgh _ , extension prismatique de la Fantaisie de Schubert, s’impose dans un magistral dépassement des notions de consonance et de dissonance.

    …

    Pierre Gervasoni

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    je désire ce jour faire un peu mieux connaissance aussi avec le partenaire du magnifique Pavel Kolesnikov au sein de ce splendide Duo Kolesnikov & Tsoy :

    Samson Tsoy

    …

    _ regardez pour commencer cette brève vidéo de présentation de Samson Tsoy (d’une durée de 4′ 59) ;

    ainsi que celle-ci, très intéressante, avec Pavel Kolesnikov à la recherche de lieux atypiques de concerts, à Amsterdam, en mars 2022 (d’une durée de 4′ 23) ;

    et aussi celle-ci, encore plus brève, et très poétique, avec leurs voix, à Gand, au mois de mars 2024 (de 1′ 00)…

    …

    …

    À propos de ce Duo Kolesnikov & Tsoy, en mon article de samedi,

    j’avais placé, en une modeste et trop rapide incise, ces quelques précisions-ci _ en anglais _ glanées sur le web :

    …

    …

    « Praised for the “electrifying intimacy” _ belle et ô combien juste formulation ! _ of their playing (The Guardian), pianists Pavel Kolesnikov and Samson Tsoy have been performing as a duo since 2009 _ voilà ! _ in addition to their flourishing solo careers « , lit-on en présentation d’un concert _ dont voici, je l’ajoute ce lundi, le détail du programme : STRAVINSKY The Rite of Spring for Piano Four Hands ; LEONID DESYATNIKOV Trompe-l’œil (US Premiere) ; SCHUBERT Fantasie in F Minor, D. 940 ; et Encores : RAVEL « Le jardin féerique » from Ma mère l’oye ;  J. S. BACH Sonatina from Gottes Zeit ist die allerbeste Zeit, BWV 106 (transcr. for piano four hands by Kurtág) _ ayant eu lieu le 13 février dernier au Carnegie Hall à New-York, sur le site du Carnegie Hall _ qui ajoute aussi ceci, de passionnant :

    …

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    Bios

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    Pavel Kolesnikov and Samson Tsoy

    …

    …

    In their 2023–2024 season, pianists Pavel Kolesnikovand Samson Tsoy make their duo debut _ voilà ! _ at New York’s Carnegie Hall, Rotterdam’s De Doelen, Ghent’s De Bijloke _ à Gand, en Belgique _, and Konzerthaus Berlin, as well as their return to Wigmore Hall _ à Londres.

    …

    …

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    et le 10 février précédent, un article du New-York Times intitulé « Two Pianists Make a Life Out of an Intimate Art Form« , déclarait aussi :

    …

    …

    « Pavel Kolesnikov and Samson Tsoy, partners onstage and off, began to play as a duo in school _ à Moscou. Now, they are dedicating their careers to it «  ;

    …

    …

    mais surtout le site Interartists consacrant une notice au Duo « Kolesnikov Tsoy Ensemble« nous apprend plus précisément que « Pavel Kolesnikov and Samson Tsoy, partners onstage and off, began to play as a duo at the Moscow Conservatoire _ voilà ! en 2009… They came to London in 2011 _ voilà !  _, to continue their studies at the Royal College of Music » ; et développe ce qu’a été à partir de là leur carrière internationale…

    …

    …

    Et voici donc maintenant le détail de ce que je me contentais alors seulement d’annoncer :

    …

    …

    « The duo often dreamed of a stripped down and candid environment for genuine music making. They tried several spots in London _ voilà ! _ and in 2019 they found the Ragged School Museum _ c’est bien sûr à noter… _ ; and the first Ragged Music Festival was born. Together with their music friends they have established 3 editions of the festival in London _ voilà _, and the concept became quite popular. While the museum was closed for renovation, they brought the spirit and the concept to Muziekgebouw aan het IJ in Amsterdam _ voilà ! _ in the spring 2023. Not trying to replicate they made it in a site-specific way – something that could only really happen there, at that moment.

    … 

    For the Aldeburgh Festival 2023, the duo created several new duo productions for specific festival sites. Other 2023 highlights took place at Wigmore Hall _ cf ici la vidéo (de 17′ 40) de leur interprétation sur cette scène londonienne de la « Fantaisie en Fa mineur » D. 940, Op. 103 de Franz Schubert… _ and London’s Southbank and Barbican Centres – the latter in Poulenc’s Concerto for Two Pianos with the City of Birmingham Orchestra as part of Europe’s first Classical Pride Concert. 2024 Duo dates included their Carnegie Hall debut _ le 13 février 2024 _ and recitals at Konzerthaus Berlin, Rotterdam’s De Doelen, Ghent’s De Bijloke and Brussels’ BOZAR. They recorded Schubert’s Fantasie as part of a digital installation at the MoMu in Antwerp.

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    June 2024 Harmonia Mundi will release their first album _ HMM 902716 _, including Schubert’s Fantasie. »

    …

    …

    Voilà.

    …

    …

    Et maintenant c’est sur le parcours musical personnel de Samson Tsoy _ né au Kazakhstan le 24 octobre 1988 _ que je désire me pencher…

    …

    …

    Voici d’abord, sur le site du Wigmore Hall, à Londres, un lien permettant d’accéder à une série de concerts donnés en ce lieu, sur cette scène, du 2 décembre 2019 au 14 mars 2024, par Samson Tsoy _ avec aussi, à plusieurs reprises, en Duo avec Pavel Kolesnikov, mais aussi d’autres musiciens amis invités…

    Et on pourra en rechercher des vidéos.

    …

    …

    Voici aussi un tout premier aperçu _ datant de février 2017 _ sur la carrière personnelle de Samson Tsoy, découvert sur le site du Château Mercier, à Sierre, en Suisse, à l’occasion d’un concert que celui-ci y donnait : 

    …

    …

    Samson Tsoy, piano

    …

    12 février 2017 – 11:00

    …

    Au programme

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    Œuvres de Schubert et Schumann

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    « Son jeu est très naturel et raffiné. Sous ses mains, le piano a une sonorité merveilleuse et obéit à toutes les sollicitations de l’interprète. » Elisabeth Leonskaja

    …

    Né en 1988 _ le 24 octobre _ au Kazakhstan _ j’ignore en quelle ville _, Samson Tsoy _ qui a vécu en Russie à partir de 1996, avant de gagner Bruxelles, puis Londres, où il s’est installé en 2011… _ a étudié au Conservatoire Tchaikovsky de Moscou, puis auprès de Maria Joao Pires à Bruxelles, ainsi que de Norma Fisher au Royal College of Music (RCM) à Londres. En 2016 il a obtenu un Master de soliste sous la houlette de Vanessa Latarche. Actuellement _ en 2017, donc _, Samson Tsoy parfait sa formation à Bâle avec le prof. Filippo Gamba. Il jouit également du soutien important de ses mentors Elisabeth Leonskaja et Imogen Cooper.

    …

    En 2012 Tsoy était demi-finaliste au concours international de piano de Santander Paloma O’Shea. Une année plus tard il fut lauréat du concours «Società Umanitaria» de Milan et fut nommé pour le prix Vendôme au Festival de Verbier.

    …

    En 2015 il gagnait le Premier Prix au concours international de piano de Campillo (Espagne).

    …

    Samson Tsoy fut désigné par un jury de prestigieux musiciens pour recevoir le soutien de la „City Music Foundation“ ce qui lui procure de nombreux concerts dans les plus grandes salles.

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    Il s’est produit dernièrement au Wigmore Hall à Londres sur invitation d’Elisabeth Leonskaja. D’autres concerts l’ont conduit à Paris (Salle Gaveau), Berlin (Konzerthaus) etc.

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    À côté de son activité solistique, Tsoy forme depuis 2009 un duo pianistique avec Pavel Kolesnikov, duo qui se produit internationalement avec grand succès.

    …

    …

    Et forcément, bien sûr, à suivre……

    …

    Ce lundi 22 juillet 2024, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Marie Leonhardt nous a quittés le 23 juillet dernier : un échange de courriels avec l’ami Jean-Paul Combet…

    À propos du bien triste événement qui nous a touchés, la mort de Marie Leonhardt, le 23 juillet dernier à Amsterdam,

    cet échange-ci de courriels, ce jeudi 28 juillet 2022, avec l’ami Jean-Paul Combet _ l’éditeur (Alpha) des derniers merveilleux CDs de Gustav Leonhardt…

    …

    …

    « Apprenant ce matin _ « Décès d’Alice Harnoncourt et de Marie Leonhardt, une page qui se tourne dans la musique ancienne« … _ le décès de Marie Leonhardt,

    je me souviens de ce superbe CD, Chaconnes & Passacailles, avec l’Ensemble Mateus, que tu as publié.
     
    Je me souviens aussi de sa présence au repas au restaurant La Tupina rue Porte-de-la-Monnaie à Bordeaux _ le 14 juin 2001 _,
    pour conclure l’enregistrement _ du 10 au 13 juin _ du CD de Gustav Leonhardt sur le Dom Bedos de l’abbatiale Sainte-Croix _ le CD Alpha 017 _,
    autre CD évidemment mémorable.
     
    En dehors des mémoires personnelles qui passeront avec nous,
    restent quelques beaux « Tombeaux » de divers genres,
    susceptibles de durer un peu plus que nos corps…
     
    J’espère que tu te portes bien, ainsi que les tiens _ peut-être es-tu grand-père ? _ ;
    et que tes projets te donnent satisfaction…
     
    Francis » 7h 22
    …
    …
    « Cher Francis,
     je suis heureux de recevoir ton message. C’est une drôle d’année, les 10 ans de la mort de Gustav _ le 16 janvier 2012 _, celle de la mort de Marie. Tu sais, je suis presque soulagé pour elle, sa fin de vie ayant été assez triste : plus de mari, plus de musique, plus la belle maison du Herengracht mais une horrible chambre de maison de retraite. J’espère qu’elle avait un peu perdu la tête pour que ces pertes ne l’aient pas trop fait souffrir à la fin. Une fin longue finalement, plus de 8 ans… Son mari est mort très vite, la décision a été prise en quelques jours. Je les ai vus chez eux le 26 décembre 2011, il m’a alors annoncé qu’il serait sédaté définitivement le lundi suivant et le corps a lâché le 16 janvier. Lorsqu’il est parti de chez lui, la maison était remplie d’objets d’art, c’était un musée qu’il avait constitué au fil des années, pour lui seul finalement car ni Marie ni ses filles n’étaient concernées. Et tout a disparu en quelques heures lors de la vente chez Sotheby’s. Marie avait donc tout perdu de la mémoire de sa vie, même son violon, vendu à Sophie Gent. Bien étrange destinée, non ?
    Non, je ne suis pas grand-père, aucune perspective de ce côté pour le moment.
    Je me suis beaucoup amusé cette année à donner une série de 10 conférences sur les Variations Goldberg, que je travaille au clavecin depuis 2 ans. J’en suis venu à bout, avec beaucoup de difficulté au début et de moins en moins en avançant. Ce qui me semblait infaisable est juste devenu difficile. J’ai décortiqué la construction de chaque variation et abordé des thématiques plus générales, techniques ou philosophiques. Bref, j’ai beaucoup appris. C’était parfois difficile à exprimer de façon compréhensible, car le public d’aujourd’hui n’a quasiment plus de contact avec la pratique musicale. J’aimerais bien redonner ce cycle de temps en temps, mais qui a encore la patience aujourd’hui de consacrer 10 séances à une chose unique, alors qu’on attend que tout se résume à un post Facebook de 30 secondes ?
    Peu de choses m’apportent de la satisfaction : le « Guerre »  de Céline, un très chouette livre intitulé « Beyond Bach », revoir « les 400 coups ». C’est déjà bien.

    Si ça t’amuse, je joins le fichier du texte qui sera publié en hommage à Leonhardt dans le programme du festival d’août. Merci de ne pas le diffuser et de le garder pour toi _ c’est fait : Arques le découvrira très bientôt ; et c’est excellent !.. J’aimerais partir de ce texte pour en dire plus sur la musique ancienne et sur la musique en général, mais l’écriture me pèse tant, je n’y trouve aucun plaisir.

    J’espère moi aussi que tu te portes bien.

    Amitiés,

    Jean-Paul » 11h 34
    …
    …
    « Rien à retrancher à ton texte pour Arques si juste…
    Oui, les «
    Goldberg « sont un incontournable insurpassé !
    On ne peut pas s’en lasser. Et il faut bien le « 
    Quodlibet « , puis le retour de l´ « Aria « , pour accepter de quitter ces « Goldberg « …

    Tes remarques sur l’avisibilité de la musique me conviennent admirablement, de même que la méfiance à l’égard de l’interprétation…

    Humilité foncière nécessaire de celui qui lit et joue ce que la partition nous transmet, en attente de sonner.

    Toute une éthique du jeu musical…

    Pour le reste, Gustav Leonhardt était tout braise en l’intensité très exigeante de son jeu : j’ai eu la chance  de l’entendre souvent jouer ainsi en concert à Bordeaux.

    Le public présent se contentant d’assister lui aussi humblement à l’avènement sonore de la splendide, musique.

    À suivre…

    Francis » 14h 28

    …
    …
    « oui, plus je côtoie les Variations, plus je ressens ce qu’écrivait Jankélevitch dans L’irréversible et la Nostalgie. Insouciance de quitter le port pour parcourir le monde, voyage jalonné d’épreuves et désir de retrouver son foyer. Mais le retour à Ithaque est à la fois une joie et une tristesse, comme le retour de l’Aria initiale. Bach a visé juste dans sa connaissance de l’humain, une fois de plus…
    JP » 14h 35
    …
    …
    Ce jeudi 28 juillet 2022, Titus Curiosus – Francis Lippa
  • Le violon de braise (et de velours) de Théotime Langlois de Swarte dans Leclair, Vivaldi (et Locatelli), avec Les Ombres (de son frère Sylvain Sartre)…

    Juste paru le vendredi 18 février dernier,

    un électrisant _ de braise et de velours _ CD Vivaldi – Leclair – Locatelli du brillantissime violoniste Théotime Langlois de Swarte,

    avec Les Ombres, l’ensemble que co-dirige _ avec Margaux Blanchard _ le frère de Théotime, Sylvain Sartre _ leur mère est Bertille de Swarte, née entre 1956 et 1961 ; Sylvain Sartre est né le 28 août 1979, à Périgueux ; et Théotime Langlois de Swarte, est né en 1995 (sans davantage de précision jusqu’ici) à Céret ; cf mon article du 22 juin 2021 : « « … _ :

    …

    le CD Harmonia Mundi HMM 902649, intitulé « Violin Concertos« , comportant deux Concertos _ RV 179a et RV 384 _ d’Antonio Vivaldi (1678 – 1741), deux Concertos _ opus 7 n° 5, en la mineur, et opus 10 n°3, en ré majeur _ de Jean-Marie Leclair (1697 – 1764), et un Concerto _ opus 3 n°8 _ de Pietro Locatelli (1695 – 1764) ;

    en un enregistrement d’avril-mai 2021, dans la Grande Salle de l’Arsenal de Metz.

    …

    …

    Il est intéressant de comparer l’interprétation, ici, en ce CD, avec l’ensemble Les Ombres, de Théotime Langlois de Swarte, des deux Concertos pour violon, op. 7 n°5 et op. 10 n°3, de Jean-Marie Leclair,

    avec celle de Leila Schayegh, avec son ensemble La Cetra Barockorchester Basel, dans les CDs que celle-ci a consacrés à l’intégrale _ en 3 volumes _ des 12 Concerti per violino , op. 7 et op. 10, de Jean-Marie Leclair,

    en l’occurrence, dans le volume III, pour le premier cité (op. 7 n°5), et dans le volume II, pour le second (op. 10 n°3) _ cf mes deux articles des 5 février 2022  et 9 mars 2020 :  «  » et « «  ; des enregistrements effectués à Bâle en mai 2019 et juin 2020… _ :

    des enregistrements qui m’avaient énormément séduit.

    …

    …
    Pour ajouter encore un peu plus à cette comparaison d’interprétations de ces deux violonistes éminemment virtuoses,

    …

    on peut aussi regarder et écouter cette vidéo (de 60′) d’un concert Leclair – Vivaldi (intitulé « De Venise à Paris« ) de Théotime Langlois de Swarte avec ces deux mêmes Concertos pour violon de Jean-Marie Leclair, mais, cette fois, avec l’Opera Orchestre national de Montpellier Occitanie, en une prise de vue enregistrée un peu plus tôt dans l’année 2021 : le 21 janvier…

    …

    …

    Eh bien, pour ces deux Concertos-là de Jean-Marie Leclair,

    j’opte pour l’alternance délicate et splendide de la braise et du velours de Théotime…

    …

    …

    De même qu’en la comparaison, pour le Concerto opus 3 n°8 (extrait de L’Arte del violino) de Pietro Locatelli, avec l’enregistrement d’Elizabeth Wallfisch avec les Raglan Baroque Players sous la direction de Nicholas Kraemer _ en un coffret de 3 CDs Hyperion CDA 66721/3) _, en 2010, le jeu de Théotime et des Ombres, est, cette fois encore, c’est très net, mille fois plus vivant, souple, dense, profond…

    …

    …

    En ajoutant que les précisions historiques données dans le livret par la notice d’Olivier Fourès, intitulée « Histoires de familles« ,

    sont particulièrement intéressantes en montrant comment les parcours des trois compositeurs choisis pour ce superbe et passionnant CD, Antonio Vivaldi (Venise, 4 mars 1678 – Vienne, 28 juillet 1741 _ fils de Giovanni-Battista Vivaldi (Brescia, 1655 – Venise, 14 mai 1736) _), Jean-Marie Leclair (Lyon, 10 mai 1697 – Paris, 22 octobre 1764 _ fils d’Antoine Leclair (passementier et musicien lyonnais) _) et Pietro Locatelli (Bergame, 3 septembre1695 – Amsterdam, 30 mars 1764), se sont très effectivement croisés, et pas seulement physiquement, et à plusieurs reprises…

    …

    On voyageait beaucoup en cette Europe du XVIIIe siècle…

    …

    …

    À Turin, depuis 1701 jusqu’en 1703, le jeune Antonio Vivaldi est élève du violoniste Francesco-Lorenzo Somis, dit Ardi (Turin, 13 mars 1663 – Turin, 15 janvier 1736) ; dont le fils Giovanni-Battista Somis (Turin, 25 décembre 1686 – Turin, 14 aoît 1763) sera quelques années plus tard, toujours à Turin, le maître de violon de Jean-Marie Leclair.

    …

    De même qu’à Rome, en 1724, le vénitien Antonio Vivaldi, alors au faîte de sa brillante carrière, rencontre le jeune violoniste bergamasque Pietro Locatelli _ qui fut à Rome élève d’Arcangelo Corelli (Fusignano, 17 février 1653 – Rome, 8 janvier 1713) _, qui ne tardera pas, bientôt, de venir rejoindre à Venise Antonio Vivaldi, avant son établissement définitif à Amsterdam, en 1729.

    …

    Et en 1728, alors que le lyonnais Jean-Marie Leclair vient se fixer définitivement à Paris, il a l’occasion, cette même année-là, de rencontrer à la cour de Kassel, le très brillant Pietro Locatelli.

    …

    Ensuite, ce dernier, fixé définitivement, donc, à Amsterdam à partir de 1729, recevra de régulières visites de Jean-Marie Lclair, venant l’écouter en concerts…

    …

    …

    À travers leurs très notables _ et bien connues _ différences de composition et de jeu, et la variété des formations de chacun d’eux,

    Vivaldi, Leclair et Locatelli ont ainsi eu, au cours de leur vie et carrière de par l’Europe, de fructueux échanges, et influences réciproques, au travers des singularités reconnaissables de leurs idiosyncrasies.

    …

    …

    Et c’est un peu toute cette subtilité-là que nous donne à très judicieusement percevoir et ressentir, par son choix _ et les délicates et nettes nuances de son jeu musical _ de ces 5 concertos de violon,

    ce très brillant musicien qu’est Théotime Langlois de Swarte

    en ce superbe CD enrgistré pour Harmonia Mundi.

    …

    …

    Ce mercredi 23 février 2022, Titus Curiosus – Francis Lippa