Étiquette : Andrea De Carlo

  • La collection Alessandro Stradella d’Andrea De Carlo dirigeant l’Ensemble Mare Nostrum s’enrichit d’un intéressant CD « Un Angelo del Paradiso – The Orrigani Songbook »…

    Sans avoir été totalement charmé,

    c’est avec cependant une curiosité assouvie que je me suis procuré de CD Arcana « Alessandro Stradella – Un Angelo del Paradiso – The Orrigani Songbook« , d’Andrea De Carlo dirigeant son Ensemnble Mare Nostrum…

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    L’article de Cécile Glaenzer « Un angelo del Paradiso : un florilège d’airs de Stradella« , paru tout juste hier sur le site de ResMusica, rend mieux compte que moi de la richesse de ce nouveau CD Stradella d’Andrea De Carlo,

    un florilège d’airs composés par Stradella pour le castrat Marc’Antonio Orrigani (ou Origoni) :

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    Un angelo del Paradiso : un florilège d’airs de Stradella

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    L’ et la soprano nous proposent ici une anthologie d’airs extraits d’opéras d’Alessandro Stradella.

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    poursuit avec bonheur l’enregistrement de son « Stradella Project » (qui en est à son huitième volume _ voilà ! _) de manière originale, autour _ cette fois _ de la figure du castrat Marc’Antonio Orrigani. Il reconstitue un Songbook imaginaire qui réunit des airs de six opéras et d’un oratorio que Stradella a composés pour son interprète préféré. Orrigani, castrat soprano au service du duc de Modène, était qualifié par Stradella lui-même d’ « ange du paradis ». Entre les airs, symphonies et danses instrumentales servent de ritournelles pour constituer un programme d’une belle cohérence aux enchaînements très fluides, qui met en avant les qualités dramatiques du compositeur.

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    On avait déjà remarqué dans le CD consacré à Il Trespolo tutore en 2021 que Stradella était maître dans l’art de la veine burlesque, précurseur de l’opera buffa. C’est encore ce qui ressort à l’écoute de ces extraits variés, mais pas seulement. La voix très théâtrale de la soprano italienne passe avec aisance de la légèreté comique aux accents désespérés de la tragédie. Dans l’air d’Antico en forme de bataille, l’appel aux armes étonne par des aigus volontairement forcés. Le contraste avec le grand air de désespoir de Susanna, dans l’oratorio éponyme, est saisissant, et les chromatismes de l’écriture viennent nous surprendre. Tous ces effets théâtraux sont parfaitement soulignés par des intermèdes instrumentaux dégageant une belle énergie. Malgré un effectif relativement réduit (deux violons et une basse continue), l’ donne l’impression de disposer de tout un orchestre grâce à l’inventivité d’un pupitre de basses très fourni, à l’instrumentarium varié. Les symphonies guerrières, nombreuses dans ce programme (« où battent autant de coups que de notes »), sont soulignées par des basses aux allures de percussion, et il nous semble entendre l’appel des trompettes dans le jeu des violons. Dans les ballets, les instrumentistes font preuve d’une dynamique contagieuse. Un programme exemplaire qui offre de bien belles découvertes  _ voilà qui est excellemment dit.

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    Un angelo del Paradiso. The Orrigani songbook. Alessandro Stradella (1643-1682). Airs, symphonies et ballets.

    Silvia Frigato, soprano. Ensemble Mare Nostrum. Andrea De Carlo, direction.

    1 CD Arcana. Enregistré en août 2021 et août 2023 à Viterbe.

    Notice de présentation en français, anglais, italien.

    Durée : 67:40

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    Ce lundi 16 décembre 2024, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Le parcours discographique d’Andrea De Carlo dans l’oeuvre musical d’Alessandro Stradella (1643 – 1682)

    Le compositeur Alessandro Stradella (Bologne, 3 juillet 1643 – Gênes, 25 février 1682) est superbement servi au disque, depuis quelques années,

    par le label Arcana,

    par Andrea De Carlo à la tête de son Ensemble Mare Nostrum.

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    Ce samedi 17 février 2024, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Ce que j’apprends, en temps de patience écoulé entre son enregistrement, en juin 1015, et sa parution, en novembre 2023, à la lecture instructive du concis et sobre livret du CD de ces merveilleuses « Sonatae a Viola da Gamba et Cembalo Obligato » de Johann-Sebastian Bach sous les doigts inspirés et parfaitement accordés d’Andrea De Carlo et Luca Guglielmi _ ou l’italianité heureuse de Bach…

    Quand j’ai rédigé, avant-hier jeudi 18 janvier, mon article « « ,

    je ne possédais pas encore le CD Fineline Classics FL72415 de ces « Sonatæ a Viola da Gamba et Cembalo Obligato« ,

    écouté seulement, et intégralement tout de même, via le site Internet de youtube (« écoutez ici… »)…

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    Mais ce matin,

    je me suis rendu chez mon disquaire préféré, et en ai trouvé deux exemplaires, nichés au sein des étagères du rayon Bach ;

    et me le suis donc procuré…

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    Et la lecture des quatre pages, pourtant concises, de texte du livret de ce très beau CD _ dont une demi-page de présentation, à la page 4, sous la plume du gambiste Andre De Carlo _ m’apprend pas mal de choses non accessibles sur les divers sites du web concernant ce CD…

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    D’abord,

    que le projet musical dont est issu ce CD, enregistré du 22 au 24 juin 2015, à la Dorfkirsche de Frankenstein, en Allemagne,

    est né d’une toute première rencontre _ « the very first meeting« … _ entre Andrea De Carlo et Luca Giglielmi, la nuit précédant un concert à Genève _ la date n’en est pas donnée ; probablement ce fut le 5 juillet 2014, la veille de deux Concerts donnés par eux à l’église Saint-Germain, à Genève : « 6 et 7 juillet 2014, Andrea De Carlo et Luca Guglielmi, Viole de gambe et pianoforte : Sonates de J.-S. Bach et C.P.E. Bach pour viole de gambe et pianoforte « … _,

    « quand, à travers la musique de J. S. Bach, une vraie affinité tant humaine que musicale, se révéla _ entre eux ces deux interprètes _, qui n’avait pas besoin de mots, ni de regards«  _ je traduis de l’anglais…   

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    Ensuite,

    « à la distance du temps d’évidence parfaitement fluide des heures d’écoute des pistes enregistrées de ce CD,

    je m’aperçois _ poursuit sa concise et sobre présentation Andrea De Carlo _ que nous nous sommes parfaitement rencontrés et trouvés en la profonde italianité de Bach _ voilà ! _, dans le caractère chantant des mélodies qui font danser son contrepoint, dans l’ondulation rythmique de son écriture, mais par dessus tout dans l’humanité et la dimension d’éternité de la spiritualité de ce compositeur » _ voilà.

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    Enregistré, donc en un temps « de températures polaires » (!), du 22 au 24 juin 2015 à la Dorfkirsche de Frankenstein en Allemagne _ découvre-t-on aussi à la page 7 du livret _,

    ce très poétique CD a tout de même dû patienter jusqu’au 24 novembre 2023 pour voir enfin sa parution discographique,

    soit rien moins que 8 années et 5 mois… 

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    Pour quelles raisons un tel délai de patience pour une telle interprétation aussi réussie d’une telle merveilleuse musique ?..

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    Ce samedi 20 janvier 2024, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Le défi réussi de renouveler vraiment l’interprétation de Bach : l’exemple d’intimité parfaitement réalisée du CD des « Sonatae a Viola da Gamba et Cembalo Obligato » d’Andrea De Carlo et Luca Guglielmi…

    C’est, ce jeudi 18 janvier 2024, l’article « Paysagé » de Jean-Charles Hoffelé sur son passionnant site Discophilia,

    qui m’a fait découvrir l’existence du CD « Sonatae a Viola da Gamba et Cembalo Obligato – Johann Sebastian Bach » _ à écouter ici… _ du gambiste Andrea De Carlo et du claviériste Luca Guglielmi,

    le tout à fait remarquable CD Finaline Classics FL 72415.

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    PAYSAGÉ

    Les trois Sonates pour cet instrument que Bach, destinant ses Suites au tout jeune violoncelle, ne considérait pas pour obsolète, la viole de gambe _ voilà donc cet einstrument expréssément choisi ici par Bach… _, héros du Grand Siècle français dont il goûtait tant les compositeurs, sont les chefs-d’œuvre intimes _ un terme assurément crucial… _ les plus touchants coulés de cette plume intarissable _ qui est celle du Cantor de Leipzig : ces Sonates ont été vraisemblablement composées à Leipzig au tournant des années 1730-1740, d’après les recherches les plus récentes des musicologues (cf Richard D. P. Jones (2013) « The Creative Development of Johann Sebastian Bach, Volume II : 1717–1750 : Music to Delight the Spirit« . Oxford University Press)…

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    Andrea de Carlo _ né à Rome en 1963 _ et Luca Guglielmi _ né à Turin en 1977 _ les paysagent, le second touchant le clavecin pour la 2e (le sublime Michael Mietke du château de Charlottenbourg), un orgue signé Gottfried Silbermann pour la 3e ou pour la Sonate en sol majeur un pianoforte du même facteur, ensemble plaçant entre chaque Sonate Introitus et Postludium, ou au seul clavier, clavecin puis orgue, deux Préludes.

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    Le dialogue entre la viole si chantante d’Andrea de Carlo (superbe copie d’une Pellegrino Michel signée Sergio Marcello Gregorat) et son claviériste est plus épanoui face au clavecin pour la Sonate en ré majeur, si sereinement déployée, qu’avec l’orgue choisi pour la Sonate en sol mineur, comme si une distance les dépareillait parfois, surtout lorsque leurs lignes sont parallèles.

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    La mariage avec le pianoforte est savoureux _ voilà. Comme il nous change le visage sonore de la Sonate en sol majeur ! Soudain plus intime encore, quasiment de la musique « domestique » _ voilà : pour soi ; et pas pour le concert ; écoutez ici le sublime Andante de cette Sonate BWV 1027 sous les doigts d’Andrea De Carlo et Luca Guglielmi… _, perle d’un disque attachant _ oui… _ que tout amoureux des trois opus ne voudra pas laisser de côté.

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    LE DISQUE DU JOUR

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    Johann Sebastian Bach(1685-1750)

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    An Wasserflüssen Babylon, BWV 653 (version pour viole de gambe et orgue)
    Sonate pour clavecin obligé et viole de gambe No. 3 en sol mineur, BWV 1029 (version avec orgue)
    Partita pour clavier No. 4 en ré majeur, BWV 828 (extrait : IV. Sarabande)
    Sonate pour clavecin obligé et viole de gambe No. 2 en ré majeur,
    BWV 1028

    Variations Goldberg, BWV 988 – Aria
    Sonate pour clavecin obligé et viole de gambe No. 1 en sol majeur,
    BWV 1027 (version avec pianoforte)

    Prélude et Fugue en sol mineur, BWV 885 – Prélude (Das wohltemperierte Klavier II)
    Sonate pour flûte et clavecin en la majeur, BWV 1032 (extrait : II. Largo e dolce ; version pour viole de gambe et orgue)

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    Andrea de Carlo, viole de gambe
    Luca Guglielmi, clavecin, orgue, pianoforte

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    Un album du label Fineline Classics FL72415
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    Photo à la une : le musicien Andrea de Carlo – Photo : © Cristina Rezzi

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    Renouveler de façon touchante l’interprétation du répertoire musical déjà bien couru de pas mal d’interprètes, parfois brillants,

    est un défi pour chaque nouvelle génération de musiciens-interprètes _ dans le numéro 729 de janvier 2024 du magazine Diapason, à la page 75, de ce beau CD Fineline 72415 d’Andrea De Carlo et Luca Guglielmi, le critique Jean-Philippe Pucek écrit  : « L’audace et la qualité de la proposition méritent l’attention des amateurs du Cantor. Pour eux, le détour s’impose. Les autres retourneront, pour les sonates, entre autres, à Jordi Savall et Ton Koopman (EMI, puis Alia Vox _ le CD AV 9812 a été enregistré à Cardona en janvier 2000 _) ou Lucile Boulanger et Arnaud De Pasquale (Alpha _ 161, enregistré en 2012 _, Diapason Découverte)« …

    Voici aussi ce que Jean-Christophe Pucek écrit en particulier de l’interprétation d’Andrea De Carlo et Luca Guglielmi de la Sonate BWV 1027 n°1, en sol majeur : « Dès l’ Adagio de la BWV 1027 _ écoutez ici  _, le timbre chaleureux de la viole et la clarté mate du clavier fusionnent à merveille : portés par un élan commun, les deux partenaires s’écoutent, se répondent, comme en témoigne l’allure parfaite de l’Allegro ma non tanto _ écoutez ici. La profondeur qu’atteint le sentiment  dans l’Andante _ écoutez-ici _ laisse pantois » _ oui, absolument ! ; et voici aussi de quoi écouter l’Allegretto moderato final de cette Sonate BWV 1027, par Andrea De Carlo et Luca Guglielmi…

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    Et voilà qui fait rédécouvrir vraiment à l’oreille des mélomanes des œuvres qu’ils pensaient assez bien connaître pourtant jusqu’alors…

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    Ce jeudi 18 janvier 2024, Titus Curiosus – Francis Lippa