Étiquette : anniversaire

  • Revenir approfondir la recherche des cousinages cibouro-luziens de Maurice Ravel, via diverses lignées de parenté de sa mère, la cibourienne Marie Delouart (1840 – 1917)…

    L’hommage à Maurice Ravel (Ciboure, 7 mars 1875 – Paris, 28 décembre 1937) auquel vont procéder à l’occasion du 150e anniversaire de la naissance de celui-ci, les municipalités de Ciboure et Saint-Jean-de-Luz, pourra être enrichi par l’apport inédit de mes recherches et découvertes personnelles, menées depuis le 14 mars 2019 _ ce dont témoigne mon tout premier article d’alors «  »… _,  à propos de ce que j’ai très vite décidé de nommer « les cousinages cibouro-luziens » de Maurice Ravel (1875 – 1937), via les diverses lignées de parenté de sa mère,  Marie Delouart (Ciboure, 24 mars 1840 – Paris, 5 janvier 1917), sa grand-mère Sabine Delouart (Ciboure, 11 septembre 1809 – Ciboure, 24 décembre 1874), son arrière-grand-mère Marie-Baptiste Delouart (Ciboure, 29 juin 1782 – Ciboure, 28 août 1855), ainsi que l’aïeul Gratien Delouart (Ciboure, 1er mai 1748 – Ciboure, 21 août 1798) et son épouse Sabine Latxague (Ciboure, 1758 – Ciboure, 30 avril 1823)…
    …
    …
    C’est la lecture exhaustive des 1770 pages de l’Intégrale de la Correspondance de Maurice Ravel rassemblée par Manuel Cornejo, le président de l’Association des Amis de Maurice Ravel, et publiée en octobre 2018 aux Éditions du Passeur, qui a déclenché ma recherche patiente et poursuivie depuis lors des cousinages basques de Maurice Ravel (et ses divers ancêtres Delouart),
    ainsi qu’en témoignent la remarque inaugurale de mon article «   » en date du 17 mars 2019 :
    « Je m’interroge sur les parentés de Ravel à Ciboure – Saint-Jean-de-Luz » ; ainsi que les pistes ouvertes dés l’article suivant, en date du 20 mars 2019, «  », dans lequel je me demandais très précisément déjà  « Est-ce donc entre les Hiriart et les Delouart qu’existait quelque parenté ? »…
    …
    …
    Dans mon article précédent, celui du 17 mars 2019 , je me demandais en effet pourquoi Maurice Ravel, au sein de la famille luzienne de ses amis Gaudin, qualifiait de « chère cousine » Magdeleine Gaudin-Hiriart (Saint-Jean-de-Luz, 11 mars 1875 – Saint-Jean-de-Luz, 15 juin 1968) _ la veuve de Charles Gaudin (Saint-Jean-de-Luz, 11 novembre 1875 – Bimbo, 13 septembre 1910), l’aîné de la fratrie des sept enfants Gaudin-Bibal _ ; et pas ses pourtant très proches amies (et correspondantes de toute sa vie !), Jane Courteault-Gaudin (Saint-Jean-de-Luz, 16 octobre 1880 – Saint-Jean-de-Luz, 28 mars 1979), et Marie Gaudin (Saint-Jean-de-Luz, 3 mars 1879 – Saint-Jean-de-Luz, 8 décembre 1976), belle-sœurs de Magdeleine, la veuve de leur frère aîné Charles Gaudin (Saint-Jean-de-Luz, 19 novembre 1875 – Bimbo, 13 septembre 1910) »…
    …
    …
    Mais c’était bien, en effet avec les Hiriart, et pas avec les Gaudin, que Maurice Ravel était très effectivement cousin de sang…
    …
    …
    Ensuite, plus tard, existera un déni assumé de cette parenté effective de sang de la part d’Edmond Gaudin (Saint-Jean-de-Luz, 30 mai 1903 – Saint-Jean-de-Luz, 28 décembre 1988), le fils unique de Charles Gaudin (1875 – 1910) et son épouse Magdeleine Hiriart-Gaudin (1875 – 1968), et qui servit maintes fois de chauffeur à Maurice Ravel lors de ses séjours de vacances à Saint-Jean-de-Luz, pour de multiples randonnées automobiles par tout le pays basque à la fin des années 20 et début des années 30… ; déni paradoxal auquel j’ai consacré d’interrogatifs articles significatifs, en 2021 et 2022…
     
    …
    De retour hier de Ciboure – Saint-Jean-de-Luz, et retrouvant mes archives de recherche de ces cinq dernières années, je reviens m’intéresser de plus près aux parentés des Delouart avec les Hiriart ainsi que les Larrea, tant ceux de Ciboure, que ceux de Saint-Jean-de-Luz (et, plus en amont, aussi ceux d’Urrugne pour les Hiriart).
    …
    …
    À suivre, donc.
    …
    …
    Ce jeudi 17 octobre 2024, Titus Curiosus – Francis Lippa
  • « Elizabethan Organ Music » : un CD inédit In Memoriam Gustav Leonhardt, pour les dix ans de sa disparition…

    Pour célébrer dans la beauté de la musique les dix ans de la disparition du regretté Gustav Leonhardt, le 16 janvier 2012, à Amsterdam,

    _ cf mon article «  » du 28 juillet dernier _,

    …

    le label Paradizo de l’excellent claviériste qu’est Skip Sempé

    vient nous offrir un superbe CD inédit de musique élizabétaine sous les doigts du maître à l’orgue Schnitger de Zwolle, en Hollande, en 1962 _ il y a donc soixante ans _ :

    …

    le CD de 48′ 34 intitulé « Elizabethan Organ Music » _ PA0019…

    …

    …

     

    …

    …

    Ce mercredi 3 août 2022, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • 2021, année Saint-Saëns : le très riche coffret-anniversaire Warner (de 34 CDs) du « Camille Saint-Saëns Edition » de Warner : à l’heureuse diposition de notre curiosité musicale

    La tradition commerciale des rétrospectives-anniversaires, nous a valu, à nous discophiles passionnés et curieux, à la fin de l’année 2021 (du 100e anniversaire du décès, à Alger, le 16 décembre 1921, de Camille Saint-Saëns _ né à Paris le 9 octobre 1835 _),

    un splendide et très riche et fort intéressant coffret anthologique Warner _ Warner Classics 019029674048 _ de, sinon une intégrale _ certaines des œuvres de Camille Saint-Saëns ne sont toujours pas encore enregistrées au disque ; même si le Palazzetto Bru-Zane n’y ménage pas ses beaux efforts… _, du moins une très riche collection d’enregistrements _ certains rares, anciens, et même très anciens ; et très difficiles à dénicher ; et beaucoup d’entre eux du meilleur choix … _ d‘œuvres très variées _ et le prodigieux Saint-Saëns a touché à quasiment toute la gamme des genres musicaux ! _ enregistrées au disque de Camille Saint-Saëns.

    …

    …

    Voici l’article que, pour Crescendo, à la date du 13 octobre 2021, et sous le titre de « Saint-Saëns en édition« , Pierre-Jean Tribot a consacré à ce très riche coffret Warner de 34 CDs :

    …

    …

    Saint-Saëns en édition

    …

    …
    LE 13 OCTOBRE 2021 par Pierre Jean Tribot
    …
    …

    …

    …

    Camille Saint-Saëns Edition. 1904-2018. Livret en français, angais et allemand. 1 coffret de 34 CD Warner Classics. 0190296 74048.

    …

    …

    Avec l’anniversaire Saint-Saëns _ du 16 décembre 2021 _, Warner ne pouvait pas faire abstraction d’une nouvelle boîte thématique tant ses catalogues regorgent _ voilà ! _ de grandes interprétations _ le plus souvent par de grands interprètes français, mais pas seulement : la renommée de Saint-Saëns, ce très grand voyageur aussi, a été mondiale… _ des œuvres du compositeur. Bien évidemment, le coffret n’est pas une intégrale, mais une très large sélection à laquelle sont _ très heureusement _ adjointes plusieurs galettes de gravures historiques majeures.

    …

    Bien évidemment, Warner recycle des enregistrements connus : Symphonies par Jean Martinon, Concertos et œuvres pour piano et orchestre par Jean-Philippe Collard et André Previn, Concertos pour violon par Ulf Hoelscher, Samson et Dalila sous la direction de George Prêtre, ou le Carnaval des Animaux sous la direction de Louis Frémeaux à Birmingham _ une interprétation splendide ! Mais on est également très heureux de retrouver des raretés _ en effet _ : les poèmes symphoniques (Danse Macabre, La Jeunesse d’Hercule, Phaeton, le Rouet d’Omphale) sous la direction racée et flamboyante _ tout à fait ! _ du grand Pierre Dervaux au pupitre de l’Orchestre de Paris, album qui ne fut jamais régulièrement réédité en dehors de quelques extraits pour compilation et des marchés asiatiques. Ce généreux disque est complété par l’imposant poème symphonique La Foi enregistré à Toulouse par Michel Plasson et l’Orchestre National du Capitole. Du côté du concertant, Warner remet en lice toute une série de belles œuvres pour solistes et orchestre comme l’Odelette pour flûte ou la Tarentelle pour flûte clarinette et orchestre, et d’autres petites merveilles enregistrées par Jean-Jacques Kantorow _ excellent ! _ et l’Ensemble Orchestral de Paris avec une belle brochette de solistes. Autre merveille, _ oui _  l’intégrale de l’œuvre pour orgue par Daniel Roth, là encore une réédition bienvenue tant cette somme enregistrée à l’orée des années 80 est une merveille ! Michel Plasson et Jean-Jacques Kantorow poursuivent notre bonheur symphonique avec des raretés comme la Suite pour orchestre, Une Nuit à Lisbonne ou Cyprès et Laurier pour orgue et orchestre.

    …

    …

    Les albums de musique de chambre sont plus bigarrés _ oui… _, mais on relève les Quatuors n°1 et n°2 par le Quatuor Viotti, reprise du catalogue Erato ; le Quintette avec piano par le Groupe Instrumental de Paris et le Quatuor avec piano par le Quatuor Kandinsky (une rareté _ oui ! _ du label Fnac Music où il était couplé avec le Quatuor avec piano d’Alexis de Castillon. Outre ces gravures plus ou moins anciennes et souvent très oubliées, le coffret ne pouvait pas faire abstraction _ hum, hum… _ de la dream team actuelle de Warner : Renaud Capuçon, Gautier Capuçon, Bertrand Chamayou et Edgar Moreau, que l’on retrouve tantôt en dialogues avec l’orchestre, tantôt en chambristes et parfois en solo _ j’aurais préféré moi aussi des enregistrements un peu plus anciens…

    …

    …

    Les œuvres pour piano font appel à une belle sélection de piano : François-René Duchâble, Aldo Ciccolini, Jean-François Heisser, Georges Pludermacher… tout comme les mélodies sont présentées par une large palette de solistes _ qu’il aurait fallu peut-être un plus étoffer… Un seul opéra est présenté dans son intégralité : le Samson et Dalila de légende avec John Vickers et Rita Gorr sous la baguette de Georges Prêtre au pupitre des forces de l’Opéra de Paris _ oui.

    …

    …

    Du côté anecdotique mais sympathique pointent des galettes de transcription et d’arrangements, c’est un peu fourre-tout, mais attachant. On y trouve des arrangements de Saint-Saëns lui-même, mais aussi ceux d’autres compositeurs, sans oublier du très pittoresque comme le Concerto pour violoncelle n°1 dans une version pour bugle et orchestre à créditer à l’incroyable Sergei Nakariakov. Comme quoi, la facilité mélodique _ voilà ! _ du compositeur le rend intéressant _ mais oui _ quel que soit le vecteur instrumental !

    …

    …

    Du côté des gravures historiques, ce coffret est une grande réussite _ c’est très juste ! _ : on retrouve évidemment le compositeur au piano _ voilà ! _ pour une série d’enregistrements qui nous plongent dans l’archéologie de la technique ! Ainsi, les premiers enregistrements sur rouleau datent de 1904. Mais le must de cette série réside dans l’intégrale des Concertos pour piano par la formidable Jeanne-Marie Darré, avec l’Orchestre National de la Radiodiffusion française sous la baguette de Louis Fourestier, l’une des plus grandes réussites dans ces cinq concertos ! _ à comparer avec les 2 extraordinaires, stupéfiants et merveilleux CDs d’Alexandre et Jean-Jacques Kantorow, avec le Tapiola Sinfonietta, chez Bis ; cf mon article si enthousiaste du 21 juin dernier : «  « . Les grands chefs et solistes de la place parisienne des années 1930 à 1950 sont également présents _ oui, et c’est parfaitement bienvenu ! _ pour ces sessions historiques : Charles Munch, Piero Coppola, André Cluytens, Philippe Gaubert, Henry Merckel , Eugène Bigot, Alfred Cortot, André Navarra, ou encore Jean Fournet. On passe même la Manche avec le légendaire Jascha Heifetz dans l’Introduction et Rondo Capriccioso et la Havanaise, bien secondé par Sir John Barbirolli au pupitre de phalanges londoniennes _ deux merveilles d’interprétation qui n’ont pas pris une ride, bien sûr !

    …

    …

    On aime _ beaucoup aussi _ les pochettes qui représentent des œuvres de peintres contemporains _ voilà ! _ du compositeur : du romantisme d’un Delacroix _ vraiment ? _ aux lumières d’un Monet _ et d’un Caillebotte. Cela montre picturalement la longévité _ mais oui ! _  d’un artiste qui aura traversé les modernités même s’il s’en éloignait de plus en plus. La notice de présentation de Marie-Gabrielle Soret est certes synthétique, mais juste et pertinente.

    …

    …

    La boite est bien belle _ oui _ et le contenu est du plus grand intérêt artistique ! _ voilà… La rareté de quelques gravures concertantes, symphoniques et chambristes justifient l’achat de ce _ très riche _ beau coffret _ en effet !

    …

    …

    Son : entre 6  et 10 – Livret : 9 – Répertoire : 10 – Interprétation : 10

    …

    …

    Pierre-Jean Tribot

    …

    …

    J’ajoute aussi que, pour célébrer ce centenaire 2021 de Camille Saint-Saëns,

    le magazine Diapason a consacré un coffret de sa très remarquable collection « Les indispensables » à une sélection de 11 CDs choisis d’interprétations parmi les plus réussies de la plupart des œuvres maîtresses de Saint-Saëns ;

    …

    dont voici une présentation, en date du 26 novembre 2021, sous la plume de François Laurent, intitulée « Les chefs d’œuvre de Saint-Saëns, Volume XXIII de notre Discothèque idéale » :

    …

    …

    Les chefs-d’œuvre de Saint-Saëns, Volume XXIII de notre Discothèque idéale

    – Publié le 26 novembre 2021 à 11:12
    …
    …

    …

    …

    Ce lundi 27 juin 2022, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • « Ce qu’on peut savoir ou supposer des circonstances de l’assassinat de Pasolini », quarante-sept ans après la nuit de la Toussaint 1975 : un lucidissime chapitre complémentaire à la biographie de Pier-Paolo Pasolini (1922 – 1975) par René de Ceccatty, en ouverture de l’année du centenaire de la naissance de cet artiste majeur

    En ouverture de l’année Pasolini,

    pour le centenaire de la naissance, le 5 mars 1922 à Bologne, du cinéaste, romancier, poète, théoricien de l’art et de la littérature qu’a été Pier-Paolo Pasolini (Bologne, 5 mars 1922, Ostie, 2 novembre 1975),

    …

    en _ et par _ la _ très bienvenue _ réédition en la collection « Biographies » de la collection Folio, de son « Pasolini« , qui paraitra le 17 février prochain,

    René de Ceccatty vient nous offrir, en complément-supplément à son texte parfait de 2005, un magistral nouveau chapitre de 39 pages, intitulé « Une ordalie » _ aux pages 241 à 279 de cette nouvelle édition _,

    qui vient faire un lumineux point sur « ce qu’après quarante-sept ans d’enquête et d’approfondissements journalistiques ou judiciaires on peut savoir ou supposer des circonstances _ encore non complètement, et c’est bien peu dire !, élucidées ; et cela pour de multiples et complexes raisons, magistralement démêlées, une à une, ici, en cet extraordinairement lumineux nouveau chapitre… _ de l’assassinat de Pasolini« .

    …

    …

    Ce chapitre est lui-même précédé par une très courte présentation, de 15 lignes,

    que je me permets de reproduire ici _ et en sa brièveté, on y reconnaîtra l’intelligence-perspicacité de son auteur à démêler et éclairer lucidissimement les plus embrouillées des complexités _ :

    …

    …

    « Depuis 2005, où a paru cette biographie, de nombreux éléments nouveaux _ oui ! _ ont _ peu à peu _ été _ effectivement, au fil des ans et des questionnements posés, et des diverses recherches menées, par les uns et par les autres _ découverts _ voilà ! _ sur les circonstances _ à absolument préciser, débrouiller, tant demeure décidément encore bien épais et lourd de confusions leur embrouillamini… _ de la mort de Pasolini _ voilà : la nuit du 1er au 2 novembre 1975, en un parcours allant d’un dîner le soir dans une trattoria du quartier San Lorenzo, de Rome, au cadavre découvert à l’aube sur un boueux terrain vague d’Ostie  _ par des journalistes, des avocats, des enquêteurs de toutes sortes.

    Nous avons souhaité faire le point _ voilà : le plus complet, honnête et clair possible _ sur ces convictions, hypothèses ou questions qui ont été formulées dans des articles, des livres, des émissions de radio et de télévision, des blogs, des films.

    Ces suppositions _ faute de certitudes matérielles absolument conclusives _, plus ou moins argumentées _ et c’est déjà extrêmement intéressant à découvrir et éclairer, repenser _, ne modifient pas radicalement le récit de la vie de Pasolini, mais jettent une lumière différente _ voilà ! ; et tout à fait passionnante en ces lucidissimes efforts de démêlement de ces très complexes imbroglios… _ (que nous ne pouvons toutefois pas déclarer définitive _ tant que demeurent tant de mystères à élucider, tant de mensonges à percer, et tant de flous, parfois volontaires et malveillants, à dissiper, faute d’éléments factuels décisifs restant encore à découvrir, pour parvenir à la recomposition enfin satisfaisante et objectivement conclusive, de cet assez extraordinaire puzzle… _) sur ses dernières lettres ou même ses derniers mois.« 

    …

    …

    Soit un nouveau travail _ de nature, encore, biographique : complémentaire, et passionnant _ magnifique.

    …

    …

    Ce samedi 12 février 2022, Titus Curiosus – Francis Lippa