Étiquette : Aranjuez

  • Les questions qu’ouvre la photo de Marie Delouart (prise à Madrid en 1870 ?…) que m’a montrée avant-hier à Ciboure Guy Lalanne, concernant la datation du voyage à Madrid de celle-ci et de sa rencontre consécutive, là-bas, avec son futur époux Pierre-Joseph Ravel : une datation encore ambiguë…

    Mon article d’hier vendredi 25 juillet «  » a soulevé bien des questions sur la datation du voyage à Madrid de celle-ci – en quelle année ? 1870 ? 1871 ? 1872 ? c’est encore ambigu !.. – et de sa rencontre, là-bas – à Madrid ? ou peut-être dans les jardins de Palais-Royal d’Aranjuez ? Et l’année d’après celle de son arrivée à Madrid ? .. – , avec son futur époux Pierre-Joseph Ravel :

    une rencontre connue seulement par un très vague récit – à allure légendaire… – de Maurice Ravel, d’une part, ainsi que par les récits oraux – guère précis hélas… – transmis dans la famille Gaudin, d’autre part, selon lesquels Marie Delouart aurait accepté de remplacer Annette Bibal cette fois-là pour accompagner à Madrid la célèbre modiste parisienne Madame Félix (amie de Victoire Dupous-Bibal, la mère d’Annette), qui à chaque voyage annuel de Paris à Madrid faisait une halte opportune à Saint-Jean-de-Luz, à mi-chemin entre les deux capitales, et chez son amie Victoire Dupous-Bibal, en allant présenter là-bas en Espagne sa collection annuelle d’articles de mode ; cette fois-là – en 1870 ? en 1871 ? en 1872 ?.. – , Annette Bibal avait préféré demeurer à Saint-Jean-de-Luz afin de tenir compagnie à son fiancé Edmond Gaudin, et aider à le soigner de blessures reçues lors de la guerre entre la France et la Prusse – a-t-il été dit… – : une guerre ayant eu lieu entre le 19 juillet 1870 et le 29 janvier 1871, et marquée, notamment, par les batailles de Gravelotte le 18 août 1870, et de Sedan, le 1er septembre…

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    Mais j’ignore le lieu et la date des blessures reçues par le soldat Edmond Gaudin, ainsi que la durée des séquelles dont il aura souffert, et qui ont pu solliciter la présence auprès de lui à Saint-Jean-de-Luz de sa fiancée Annette Bibal…

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    En conséquence de quoi, la photo de Marie Delouart prise peut-être en 1870 – cette date de 1870 figurant bien sur la légende accompagnant la photo sur le site de la BnF… – au Studio Muñoz y Goutelle à Madrid, oblige à se poser quelques questions sur les dates de ce voyage à Madrid de Marie Delouart (1840-1917) – ainsi que de son séjour madrilène : un séjour de 20 mois, a-t-il même été prétendu : en l’article « Notes sur Ravel » de Manuel de Falla, publié en 1939 par la Revue musicale, Manuel de Falla évoque la mère de Maurice Ravel, dont « l’exquise conversation, toujours en excellent espagnol, me ravissait, quand elle évoquait devant moi ses années de jeunesse passées à Madrid » (sic) ; ce qui vient confirmer l’hypothèse d’un tel séjour madrilène de Marie Delouart ayant duré un peu plus qu’une année…Une chronologie qui mériterait assurément d’être précisée… – ;

    de même que l’existence, aussi, d’une photo de la tante Gracieuse Billac, prise probablement en même temps – en 1870 ? – , et en tout cas en ce même Studio Muñoz y Goutelle à Madrid – avec une posture et un décor identique pour les deux très voisins « retratos de identidad« … – :

    Gracieuse Billac aurait-elle donc ainsi accompagné sa nièce, et participé, elle aussi, au voyage madrilène, cette année-là, en 1870, de la modiste parisienne Madame Félix ?..

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    Gracieuse Billac(1824-1897), dont la sœur Gachucha Billac (1819 – 1902) était la domestique-gouvernante des enfants au service de Victoire Dupous (1822-1903), veuve Bibal, au moins depuis 1862, et peut-être même 1855… 

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    Telles sont les questions que je me pose désormais sur les dates de la présence madrilène de Marie Delouart, fort mal identifiées jusqu’ici…

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    Et ce n’est certes pas son fils Maurice Ravel qui aurait cherché à poser des questions là-dessus à sa mère, pas davantage qu’à son père...

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    Quant aux récits qui auraient pu être recueillis de la bouche d’Annette Bibal-Gaudin (1845-1936) à propos des circonstances de ses fiançailles – et leur durée – avec Edmond Gaudin (1845-1920), nul non plus ne semble s’être avisé de s’intéresser à les préciser…

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    D’où l’existence de ces tâches aveugles persistantes dans l’histoire – une micro-histoire ! – de ces couples, tant celui de Marie Delouart et Pierre-Joseph Ravel (mariés à Paris le 3 avril 1873), que celui d’Annette Bibal et Edmond Gaudin (mariés à Saint-Jean-de-Luz le 27 janvier 1875)…

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    Une recherche à creuser…

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    Ce samedi 26 juillet 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Quelques réflexions à propos des silences de Marie Delouart sur la période de sa vie de jeunesse passée à Ciboure (1840 – 1872), ajoutés à l’absence de curiosité de Maurice Ravel à l’égard de la généalogie familiale de sa mère, ainsi que son extrême discrétion sur sa propre vie privée…

    Voici quelques réflexions à propos des silences de Marie Delouart sur la période de sa vie de jeunesse passée à Ciboure (1840 – 1872), ajoutés à l’absence de curiosité assumée de Maurice Ravel à l’égard de la généalogie familiale de sa mère, ainsi que son extrême discrétion sur sa propre vie privée…

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    Nous sommes en effet réduits à pas mal de conjectures sur les fréquentations familiales, au pays basque – essentiellement à Ciboure et Saint-Jean-de-Luz – , de Maurice Ravel, avec les parents Delouart et Billac (ainsi que les divers cousins) basques de sa mère Marie Delouart-Ravel.
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    Du double fait :
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    _ d’une part, du silence de sa mère Marie Delouart (comme en témoigne la quasi totale absence de correspondance de celle-ci) :  Marie Delouart, comme la plupart des membres de sa famille Delouart et Billac, était analphabète : une réalité bien sûr infiniment douloureuse, que son fils très aimant s’est toujours efforcé de cacher avec la plus extrême délicatesse – Maman est trop fatiguée pour vous écrire elle-même… ; ou même, « elle a la flemme« … – à ses divers correspondants. Et il s’avère en effet que les actes d’état-civil concernant les Delouart et les Billac au XIXe siècle ne sont, pour la plupart, pas signés d’eux, faute tout simplement pour eux de savoir écrire… ;
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    _ et d’autre part, du fait aussi de l’extrême discrétion et pudeur de Maurice Ravel lui-même, toute sa vie durant, à propos de sa vie intime personnelle, et de son incuriosité très assumée à l’égard de l’histoire de la famille des Delouart et Billac (et ses cousins collatéraux – tant cibouriens que luziens – ), par profond respect filial pour les silences douloureux de sa mère…
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    C’est en cela que l’extraordinaire travail de recension que mène depuis des années – et de par le monde entier – Manuel Cornejo, de la Correspondance – du moins celle qui n’a pas été détruite, mais demeure, collectionnée en divers lieux plus ou moins longtemps cachés de par le vaste monde… – de Maurice Ravel, nous offre un irremplaçable témoignage, qui est souvent à décrypter, à partir de quelques petits indices qu’elle peut – indirectement – livrer, mais qu’il faut, chaque fois, apprendre à contextualiser, de la vie, au jour le jour, de Maurice Ravel – qui ne tenait pas de journal intime (!) : la composition ultra-minutieuse de son œuvre de musique étant son exclusive et très jalouse priorité ! Le temps lui étant quasi en permanence compté… – ;
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    et cela du moins à dater de la première lettre (ou carte) conservée et retrouvée de Maurice Ravel : celle du 11 juillet 1895 ; les premières lettres vraiment un peu consistantes connues jusqu’ici de Maurice Ravel datant des années 1899 (au nombre de 3) – 1900 (3) – 1901 (4) – 1902 (9) – 1903 (5) – 1904 (4) – dont 6 sont adressées à l’amie luzienne Jane Gaudin (aux dates des 2 août 1901, 16 octobre 1902, 30 novembre 1902, 16 mai 1903, 17 mai 1903, 11 septembre 1903).
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    A partir de l’année 1905, les lettres conservées de Maurice Ravel – et publiées dans le recueil rassemblé par Manuel Cornejo – sont beaucoup plus nombreuses : au nombre de 55 l’année 1905 – dont 5 sont adressées cette année-là à Jane Gaudin ; et toujours à Jane Gaudin, une lettre le 8 février 1906, une autre le 28 juillet 1906, et une autre encore le 16 août 1907… Puis, d’un coup, plus de lettres à Jane Gaudin, qui épouse Henri Courteault le 22 avril 1908, et devient à son tour parisienne…
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    A partir de l’année 1908, la correspondante de Maurice Ravel avec les Gaudin de Saint-Jean-de-Luz sera désormais  Marie Gaudin – cf la très éloquente lettre à Marie Gaudin du 22 juin 1911, la première des lettres conservées de Maurice Ravel à Marie Gaudin : beaucoup d’autres ayant hélas disparu, prêtées et non rendues… – ;
    Marie Gaudin, la grande amie de toute la vie de Maurice Ravel.
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    Ce que nous savons des séjours de Maurice Ravel – né à Ciboure le 7 mars 1875 – en son pays basque natal au cours de son enfance et de son adolescence, disons jusqu’en 1902 – Ravel a alors 27 ans – et plus précisément au domicile de la maison familiale des Dupous-Bibal-Gaudin, à Saint-Jean-de-Luz (au 41 rue Gambetta),
    nous le savons seulement par les récits transmis oralement dans la famille Gaudin ; et ils concernent les visites rendues par le petit Maurice à sa grand-tante Gachucha Billac, la domestique-gouvernante des 7 enfants Gaudin (nés entre le 14 novembre 1875, Charles, et le 23 février 1886, Louis), après avoir été auparavant – et c’est très important – la domestique-gouvernante des 9 enfants Bibal (nés entre 7 février 1844, Jean-Baptiste, et le 22 août 1855, Bernardine ; le père des 9 enfants Bibal, Pierre Bibal, étant décédé à Saint-Jean-de-Luz le 12 septembre 1855, et laissant alors la charge de sa nombreuse famille à sa veuve, Victoire Dupous – et c’est possiblement alors que la cibourienne Gachucha Billac rendit un très grand service à Victoire Dupous, veuve Bibal, en devenant la domestique-gouvernante des enfants de Victoire Dupous-Bibal, au 41 de la rue Gambetta à Saint-Jean-de-Luz ! pour l’aider à s’occuper très activement de sa nombreuse progéniture… – ,
    bien sûr du vivant de Gracieuse-Gachucha Billac (Ciboure, 2 juin 1819 – Saint-Jean-de-Luz, 17 décembre 1902), la domestique-gouvernante des Bibal puis des Gaudin,
    et du vivant de Victoire Dupous-Bibal (Saint-Jean-de-Luz, 9 juin 1822 – Saint-Jean-de-Luz, 16 juin 1903), la maîtresse de cette maison – et mère d’Annette Bibal-Gaudin qui, au décès de sa mère, étant l’aînée des enfants Bibal survivants, lui succèdera à la tête de cette belle maison du 41 rue Gambetta…
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    Cette absence de correspondance entre Marie Delouart-Ravel, devenue parisienne en 1972-73 par son mariage (le 3 avril 1873 à la mairie de Montmartre) avec Joseph-Pierre Ravel – rencontré en Espagne, à Madrid ou peut-être Aranjuez… – , et son oncle et ses tantes Billac, – je les nomme ici : Pierre-Jacques Billac, l’oncle de Marie Delouart, est né à Ciboure le 25 juillet 1821 ; en 1840, il réside à Ciboure ; mais j’ignore le lieu et la date de son décès (de même que si il a eu ou pas une descendance…) ; Marie-Baptiste Billac, née à Ciboure le 17 novembre 1815, est décédée, célibataire, à Ciboure le 18 août 1855, Maison Lamacenia (où décède aussi le 23 août de la même année Marie-Baptiste Delouart, veuve Billac, la mère des membres de cette fratrie Billac (et de Sabine Delouart), et la grand-mère de Marie Delouart) ; Gracieuse Billac, la marraine du petit Maurice à l’église Saint-Vincent de Ciboure le 13 mars 1875, et née à Ciboure le 15 mai 1824, est décédée, célibataire elle aussi, à Ciboure le 24 décembre 1897 ; quant à la tante Gracieuse-Gachucha Billac, celle qui reçoit lors de vacances le jeune Maurice Ravel au domicile de ses patrons Gaudin au 41 de la rue Gambetta à Saint-Jean-de-Luz, celle-ci est née à Ciboure le 2 juin 1819, et elle décèdera à Saint-Jean-de-Luz, au domicile des Gaudin, le 17 décembre 1902 ; et c’est probablement grâce aux Gaudin, lettrés, qu’une correspondance a pu être établie et maintenue entre Gachucha Billac et sa nièce Marie Delouart, et les Ravel parisiens ; et permettre le contact à distance, à une époque où n’existe pas encore le téléphone… –
    ainsi qu’avec le reste de sa parenté les cousins luziens Etcheverry-Hiriart-Dargaignaratz, ainsi que les cousins cibouriens Goyenague-Passicot, et les cousins cibouriens Delouart-Cerciat-Etchepare,
    a eu pour conséquence que Maurice Ravel lui-même était assez peu au fait – du moins il n’en fait jamais vraiment part dans sa Correspondance : il ne cherche pas à les rencontrer… – de ses propres relations de cousinage à Ciboure et à Saint-Jean-de-Luz ;
    même s’il savait fort bien – cf l’échange des correspondances « Ma chère cousine » et « Mon cher Maurice – Votre cousine Madeleine » des 8 octobre 1910 et 24 novembre 1914 – que l’épouse – à Saint-Jean-de-Luz le 28 septembre 1901 – du fils aîné des Gaudin, Charles (né le 19 novembre 1875), Magdeleine Hiriart (née le 10 mars 1875), était bien sa cousine au troisième degré…
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    On ignore donc, semble-t-il jusqu’ici, si jamais Joseph-Pierre Ravel et son épouse Marie Delouart ont fait ou pas le voyage – en train ou en automoblle : Joseph Ravel, remarquable ingénieur, en possédait une – de Paris à Saint-Jean-de-Luz, ne serait-ce que pour accompagner le petit Maurice au domicile des Gaudin, où résidait la tante de Marie Delouart la domestique Gracieuse-Gachucha Billac, celle de ses tantes Billac avec laquelle Marie Delouart avait maintenu – par lettres écrites de la main d’autres personnes qu’elles deux… – le lien de fait le plus solide, au point de lui adresser à plusieurs reprises, pour des vacances, son fils Maurice, au 41 rue Gambetta à Saint-Jean-de-Luz – au point que Marie Gaudin dira qu’elle considérait que Maurice Ravel était le cinquième de ses frères, avec Charles (1875 – 1910), Pierre (1878 – 1914), Pascal (1883 – 1914) et Louis Gaudin (1886 – 1899)…
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    Et cela, en sachant aussi tout ce que Marie Delouart devait personnellement à Victoire Dupous-Bibal (1822 – 1903), et à sa fille Annette Bibal-Gaudin (1845 – 1936), que Marie Delouart avait remplacée, en 1872 – ou 1871 : Annette Bibal désirait en effet rester à Saint-Jean-de-Luz, soigner son fiancé Edmond Gaudin (1844 – 1920 : leur mariage aura lieu à Saint-Jean-de-Luz le 27 janvier 1875), qui se remettait difficilement d’une blessure reçue à la guerre contre la Prusse en 1870… – , pour accompagner à Madrid la modiste parisienne Madame Félix – son magasin, à Paris, était situé 15 rue Faubourg-Saint-Honoré, à l’angle de la rue Boissy d’Anglas : cette boutique parisienne de mode était célèbre : c’est là que fut formée un peu plus tard (1880 – 1885) la célèbre Jeanne Lanvin (1867 – 1946)…  – , amie – j’ignore dans quelles circonstances… – de Victoire Dupous-Bibal ;
    Madame Félix – qui faisait chaque fois halte à Saint-Jean-de-Luz, à mi-chemin de son trajet entre Paris et Madrid – que plusieurs années précédentes Annette Bibal avait accompagnée à Madrid, pour l’assister dans la présentation annuelle, là-bas, de la dernière collection de chapeaux de cette célèbre modiste parisienne…
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    A suivre…
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    Ce dimanche 29 juin 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa
  • Ce qui attend Saint-Jean-de-Luz le 21 août prochain pour l’ouverture du Festival Ravel 2024, avec le concert « L’Espagne de Ravel » par les Siècles…

    L’article détaillé, hier 27 mai, de l’excellent Pierre Carrive « Ravel et l’Espagne » par Les Siècles : des couleurs et du théâtre sur le très intéressant site de Crescendo, commentant le concert « Ravel et l’Espagne » donné par Les Siècles au Théâtre des Champs-Élysées, à Paris, le 22 mai dernier _ Adrien Perruchon remplaçant in extremis, au pied levé, François-Xavier Roth à la direction de l’orchestre… _,

    permet de se faire une idée un peu précise de ce que sera le concert inaugural, le 21 août prochain, du Festival Ravel 2024 de Saint-Jean-de-Luz et ses alentours, tel qu’il a été annoncé par Bertrand Chamayou le 21 mai dernier _ juste avant qu’éclate, le lendemain 22 mai (!), le scandale ayant conduit le soir même de ce 22 mai François-Xavier Roth a laisser sa baguette de chef à Adrien Perruchon pour ce concert « Ravel et l’Espagne » au théâtre des Champs-Élysées… _

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    ce concert à venir à Saint-Jean-de-Luz le 21 août prochain, dont m’avait avisé Thomas Dolié (le Ramiro de cette splendide « Heure espagnole » _ revoir encore et encore, jusqu’à plus soif !,  la merveilleuse vidéo de son final en apothéose (« Un financier et un poète« , d’une durée de 3′ 20) saisie lors de l’enregistrement, les 23 et 24 mars 2021, du CD Harmonia Mundi HMM 905361 « L’heure espagnole – Bolero«  !!! _ à Bordeaux le samedi 11 mai, à la fin de son passionnant « Labo du chanteur » consacré aux deux premières des trois « Chansons madécasses » de Maurice Ravel,

    que j’ai chroniqué en mon article «  » du 12 mai dernier… 

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    Sur cette dérangeante _ à bien des égards, à commencer par l’avenir désormais en suspens de ces magnifiques « Siècles«  de François-Xavier Roth… _ et très désolante « affaire« , je renvoie aussi à l’article mesuré « Confidences et confidentialité » _ avec ses divers très riches liens, à consulter, eux aussi… _ de Jean Pierre Rousseau sur son très riche blog…

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    Voici donc le détail de cet article d’hier de Pierre Carrive, sur Crescendo, bien intéressant aussi par ce qu’il permet d’anticiper sur le concert « Ravel et l’Espagne » du 21 août, à 20h, en l’église Saint-Jean-Baptiste de Saint-Jean-de-Luz, par Les Siècles _ à nouveau sans François-Xavier Roth, désormais en retrait… _ :

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    « Ravel et l’Espagne » par Les Siècles : des couleurs et du théâtre

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    LE 27 MAI 2024 par Pierre Carrive
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    Ce concert risque malheureusement de rester dans les mémoires davantage comme étant le premier que François-Xavier Roth aura été contraint de renoncer à diriger _ voilà _, par suite de l’article « Un chef d’orchestre qui mène son monde à la braguette » paru le matin même dans Le Canard Enchaîné, que pour son contenu musical propre, pourtant réel _ certes !..

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    Qui n’aurait pas su tout cela ne l’aurait sans doute pas soupçonné lors de ce concert. Les Siècles ont été fondés _ par François-Xavier Roth _ en 2003. Les musiciens, inévitablement bouleversés (ne serait-ce que parce que cela fragilise grandement _ oui, forcément… _ leur avenir professionnel), étaient souriants, particulièrement avenants vis-à-vis d’Adrien Perruchon (qui malgré une brillante carrière ne fait pourtant pas toujours l’unanimité auprès des instrumentistes qu’il dirige). Sans doute lui étaient-ils reconnaissants d’avoir pu assurer ainsi, au pied levé _ voilà _, la direction de ce concert, sans en changer le programme, et surtout en donnant une impression d’aisance remarquable _ oui, en convenance avec l’esprit preste et leste de ce bijou enchanteur d’esprit français… _ étant donné le contexte. Et, en effet, il faut saluer cette performance _ dont acte.

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    Ravel et L’Espagne, donc. L’idée est on ne peut plus pertinente _ oui _, quand on sait à quel point ce pays a influencé le compositeur _ à partir de sa propre histoire familiale, d’abord, avec ses légendes fantasmées par Maurice Ravel : je pense ici au récit de ses parents se rencontrant par hasard et faisant connaissance dans les jardins enchanteurs du Palais d’Aranjuez ; et je renvoie ici à la série de mes articles de recherche concernant la généalogie de la branche basquaise (Delouart – Del Huarte…) de Maurice Ravel... À vrai dire, il faudrait plutôt parler de l’idée qu’il s’en faisait _ oui, en effet _, à travers, notamment, les très nombreux musiciens espagnols _ et pas seulement Ricardo Viñes… _ qui venaient en France à cette époque. Car Ravel n’est _ semble-t-il _ allé _ de fait _ en Espagne qu’à l’approche de la cinquantaine _ il arrive à Madrid le 29 avril 1924 pour une tournée de concerts… _, bien après avoir écrit presque toutes les œuvres de ce concert (à l’exception du Bolero).

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    La première partie, purement instrumentale, commençait par Alborada del Gracioso. Les cordes, très présentes, donnent une sonorité un peu massive à la pièce. Malgré la plus extrême liberté laissé au basson dans ses solos, cette « Aubade du bouffon » a un peu de mal à décoller.

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    Adrien Perruchon et Les Siècles trouvent des couleurs nettement plus personnelles dans les quatre parties de la Rapsodie espagnole. Après un Prélude à la nuit subtilement mystérieux, les contrastes de Malagueña ne manquent pas de caractère. Le statisme relatif de la Habanera apporte un suspens qui se résout avec une Feria dans laquelle les musiciens s’amusent sans retenue, et qui nous prépare aux outrances _ délicieusement débridées de « L’Heure espagnole« … _ de la deuxième partie du concert.

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    Mais avant cela, et pour terminer la première partie, le célébrissime Bolero… mais dans une instrumentation inhabituelle, dont la différence la plus frappante est qu’à la place de la seule caisse claire qui joue 169 fois le même rythme, il y a deux tambours qui se passent théâtralement la parole. Adrien Perruchon prend un tempo assez rapide. Les solos mettent en avant les particularités instrumentales (ce qui ne pouvait être autrement, avec cette recherche _ passionnante _ de retrouver les timbres que voulait Ravel – et il s’y connaissait !) _ car tel est bien le projet musical de fond, dès leur fondation en 2003 par François-Xavier Roth, des Siècles… Les cordes en boyau sont soyeuses, mais de moins en moins au fur et à mesure que la tension monte, ce qui la rend fort spectaculaire. D’autant que l’accompagnement reste, jusqu’à la fin, toujours aussi percutant. La modulation libératrice de la fin n’est pas spécialement mise en valeur : l’effet en est réservé pour les toutes dernières mesures.

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    En deuxième partie, L’Heure espagnole, avec là aussi des innovations – ou plutôt des retours aux sources – instrumentales (le sarrussophone à la place du contrebasson, par exemple). Cette « comédie musicale en un acte » _ sur un texte de Franc-Nohain _ est une sorte de farce abracadabrantesque _ mais oui ! _ digne du théâtre de boulevard le moins complexé ! Tout se passe dans le magasin d’un horloger, dans lequel, en son absence, sa femme reçoit ses amants, qui se voient contraints de se cacher dans des horloges, lesquelles vont être déplacées, par un muletier imprévu, d’un étage à l’autre au gré des caprices de la belle dont le but est de se retrouver seule avec l’un de ses amants.

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    Sans mise en scène, il n’était pas facile de faire comprendre tout cela. Pari cependant plutôt réussi. Les chanteurs ne rentrent que lors de leur première intervention, et disparaissent de la scène quand ils sont censés être dans la chambre à l’étage ou dans les horloges. La distribution reprend en partie celle de l’enregistrement réalisé pour Harmonia Mundi en 2021. Seuls les deux amants _ de cette fois : Benoît Rameau, en Gonzalve, et Nicolas Cavallier, en Don Iñigo Gomez _ n’en faisaient pas partie _ ils remplacent donc Julien Behr et Jean Teitgen du CD.

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    Isabelle Druet, qui l’avait déjà enregistrée en 2016 sous la direction de Leonard Stalkin _ en effet _, incarne une Concepción assez complexe, loin de toute exagération. Ses registres théâtraux sont variés, et elle est capable de passer de la fierté d’une danseuse de flamenco à la douleur d’une femme inapaisée. Et puis, la voix est superbe ! _ oui !!! Thomas Dolié, dans le rôle du muletier Ramiro, n’a pas vraiment le physique du rôle _ il est mince _, puisque c’est lui qui est censé déménager les horloges habitées. Mais sa carrure artistique est largement à la hauteur _ oui ! C’est donc lui qui finit par gagner les faveurs de Concepción _ « C’est la morale de Bocacce :  entre tous les amants, il arrive un moment, dans les déduits d’amour, Ah!, où le muletier a son tour !« … _ ; si, dans le texte, il le doit à ses muscles, ce soir-là c’est plutôt sa voix puissante et juvénile _ oui ! _ qui a séduit la belle.

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    Loïc Félix est un très subtil _ oui _ horloger Torquemada, tout autant comme comédien _ en effet ! _ que comme chanteur _ oui. Benoît Rameau, en Gonzalve, poète obsédé de création littéraire, a une belle voix, se montre naïf et émerveillé… au grand dam de sa maîtresse, qui aimerait des preuves plus concrètes de son attachement. Elle ne sera pas davantage comblée avec le riche Don Iñigo Gomez, chanté avec une certaine auto-dérision par Nicolas Cavallier.

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    Tout cela est rondement mené _ comme cela se doit en cette « comédie musicale en un acte«  : tout doit y être preste, enlevé avec le plus vif esprit, et vire-voltant… Les chanteurs interagissent avec les musiciens, et le chef (dont on sent l’expérience de l’opéra) avec les chanteurs _ bien, bien. Le public réagit aux multiples allusions sexuelles (en son temps, on avait parlé de « vaudeville pornographique » _ mais oui ! _). Et l’on se dit que Ravel ne devait pas être, au moins intérieurement, aussi chaste que ce qu’il a donné à voir dans sa vie de célibataire quasi monacale _ et je me suis fait exactement la même réflexion à propos de l’érotisme brûlant des pas assez courrues et pourtant si merveilleuses « Chansons madécasses«  : Ravel savait être discret et même remarqueblement secret sur sa vie personnelle.

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    Paris, Théâtre des Champs-Élysées, 22 mai 2024

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    Pierre Carrive

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    Crédits photographiques :  OH JOONG SEOK

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    Voilà de quoi préciser plus en détails ce concert intitulé lui aussi « Ravel et l’Espagne » du mercredi 21 août, à 20h, à l’église Saint-Jean-Baptiste de Saint-Jean-de-Luz, dont m’avait informé _ de l’existence programmée _ le 11 mai dernier, à Bordeaux, Thomas Dolié, l’excellent Ramiro de cette désopilante et profondément ravelienne _ d’esprit si français ! _, magnifique et parfaitement inspirée, « Heure espagnole » des Siècles…

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    Ce mardi 28 mai 2024, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Maurice Ravel et François-Perico Ribera se sont-ils croisés, Quai Maurice Ravel, à Ciboure ?

     

    Voici le courriel que,

    poursuivant mon exploration des ressources qu’offre le richissime magnifique numéro 94

    que la revue Jakintza, de Ciboure, consacre à l’histoire de la « Rue du Quai » de Ciboure,

    je viens d’adresser à l’ami Manuel Cornejo, le Président de la dynamique et fertile Association des « Amis de Ravel » :

     …

    …

    Cher ami,

    …
    le passionnant n° 94 de la revue Jakintza consacré à la « Rue du Quai » à Ciboure,
    magnifiquement riche d’informations détaillées sur les maisons de ce Quai Maurice Ravel, et surtout leurs propriétaires,
    vient très à propos relancer ma recherche des cousinages cibouriens de Maurice Ravel…
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    Ainsi, j’apprends, page 32, que des Etchepare ont possédé la Maison « Pouchain baita »,
    qui était située à l’emplacement sur lequel a été édifiée l’actuelle « Periko baita » (au 39 du Quai Maurice Ravel),
    soit une maison située à six portes de la maison natale de Maurice Ravel (au 27 du Quai Maurice Ravel)…
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    D’où 2 directions de recherche pour moi :
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    _ la première concernant l’essai d’identification des domiciliations _ dans ce quartier de Pocalette _ des divers membres de la famille Etchepare apparentés à Marie Delouart et Maurice Ravel, suite au mariage (à Ciboure, le 30 avril 1823) entre Jean Delouart (Ciboure, 27 août 1788 – Ciboure, 24 septembre 1872) et son épouse Marguerite Larrea (Ciboure, 18 décembre 1898 – Ciboure, 30 juin 1844),
    dont deux des enfants, Marie Delouart (Ciboure, 30 juin 1827 – ?) et Jean Delouart (Ciboure, 1833 – Ciboure, 25 novembre 1888), ont épousé, chacun un membre de la famille cibourienne des Etchepare, le 21  décembre 1853 et le 13 novembre 1861 :
    en l’occurrence, Guilhen Etchepare (Ciboure, 8 juillet 1826 – Ciboure, 22 mai 1872), pour Marie Delouart, et Dominique Etchepare (Ciboure, 13 décembre 1828 – Ciboure, 16 avril 1897), pour Jean Delouart… ;
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    _ et la seconde est la question de savoir si a existé, ou pas, quelque rencontre (ou correspondance) entre Maurice Ravel et François-Perico Ribera (Madrid, 2 décembre 1867 – Ciboure, 1949),
    peintre bien connu de l’école dite de Ciboure, et  propriétaire de la maison « Periko Baita » ;
    dont la construction, Quai Maurice Ravel, s’est réalisée (lire page 31 de ce numéro 94 de Jakintza) en partie sur l’emplacement de la maison « Pouchain Baita » des Etchepare, démolie pour cette nouvelle construction des Ribera (dont ont hérité ensuite les Légasse)…
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    Car on sait que Ravel ne pouvait pas ignorer que le père de François-Perico Ribera, ingénieur des chemins de fer espagnols,
    est probablement celui qui a facilité la rencontre initiale, à Madrid (ou à Aranjuez..) de l’ingénieur Joseph Ravel et l’assistante-modiste Marie Delouart ;
    prélude à leur mariage, le 3 avril 1873, à Paris…
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    Cf, dans le magnifique entretien _ et l’entretien tout entier est superbe ! Notamment pour ses très précieuses remarques musicales, de la part de Ravel… _ de Maurice Ravel avec Andrès Révèsz __ entretien réalisé le 30 avril 1924, dans la chambre du Grand Hôtel de Paris, à Madrid, où le compositeur logeait ; et publié, sous le titre « El gran músico Mauricio Ravel habla de su arte« , par le journal ABC (de Madrid) le 1er mai 1924 _, que vous donnez aux pages 1490 à 1493 de votre édition de la Correspondance de Maurice Ravel,
    ces mots de Ravel même :
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    « sans Madrid probablement je n’existerais pas. C’est à Madrid que mes parents se sont rencontrés. Mon père était ingénieur des chemins de fer, de nationalité française, et ma mère, une Basque de Saint-Jean-de-Luz… »
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    Il est difficile de penser que Ravel ait pu jamais oublier le nom de famille de cet ingénieur Ribera, qui aimait beaucoup séjourner au pays basque,
    et se fit construire, sur le Quai, à Ciboure, cette « Periko Baita », à laquelle il a donné le prénom de son fils, François-Perico, né le 2 décembre 1867 à Madrid…
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    Jakintza date de 1850 _ sans plus de précisions _ l’achat et le rehaussement de la maison voisine, « Monsegur Baita », et des travaux de construction de la nouvelle maison qui prendrait le nom de « Periko Baita » après la naissance du fils de l’ingénieur Ribera, François-Perico Ribera, à Madrid, le 2 décembre 1867 ;
    la maison « Pouchain Baita » ayant été, elle _ mais à quelle date ? _, « démolie et reconstruite (sic) pour édifier « Periko Baita »  » _ le déroulé et la datation de ces diverses opérations (de destruction, construction, rehaussement…) demanderaient un bien utile complément d’informations... _ ;
    mais, pour ce qui concerne plus précisément cette famille Etchepare qui s’est déssaisie de sa maison « Pouchain Baita », la date et les circonstances de cette vente de leur maison demanderaient à être vérifiées, confirmées et précisées, pour nous faciliter la connaissance des diverses domiciliations, à Ciboure, de cette famille cibourienne des Etchepare, doublement apparentée, en 1853 et 1861, aux Delouart, par les mariages de Marie Delouart et Guilhen Etchepare, le 21 décembre 1853, et de Jean Delouart et Domininique Etchepare, le 13 novembre 1861…
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    Et, de plus, il se trouve que le peintre François-Perico Ribera (1867 – 1949) et le compositeur Maurice Ravel (1875 – 1937) sont d’exacts contemporains !…
    Ils ont au moins pu se croiser sur le Quai, à Ciboure…
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    À suivre donc,
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    Francis Lippa, à Bordeaux
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    Ce vendredi 12 novembre 2021, Titus Curiosus – Francis Lippa