Étiquette : arcanes

  • Approfondir la jouissance de la mélodie « Nahandove » qui ouvre les « Chansons madécasses » de Maurice Ravel…

    Louée soit la passionnante séance du « Labo du chanteur » de Thomas Dolié avant-hier samedi,

    …

    à laquelle j’ai consacré mon article détaillé d’hier dimanche 12 mai « « ,

    et qui m’a si heureusement permis de prêter enfin toute l’attention qu’elle mérite à cette sublime mélodie « Nahandove » qui ouvre de sa si bouleversante sensualité le recueil des 3 « Chansons madécasses » (en 1925-26), cet absolu chef d’œuvre,

    que j’avais jusqu’ici, assez étrangement, négligé, à la différence

    des 3 mélodies _ « Asie« , « La Flûte enchantée » et « L’Indifférent » _ de « Shéhérazade » (en 1903),

    des 5 mélodies _ « Le Paon« , « Le Grillon« , « Le Cygne« , « Le Martin-pêcheur » et « La Pintade »  _ des « Histoires naturelles » (en 1906),

    des 3 mélodies _ « Soupir« , « Placet futile » et « Surgi de la croupe et du bond » _ des « Poèmes de Mallarmé » (en 1913),

    ou des 3 mélodies _ « Chanson romanesque« , « Chanson épique » et « Chanson à boire » _ de « Don Quichotte à Dulcinée » (en 1932-33),

    ces recueils aussi sublimes les uns que les autres, en la différence de leur très forte géniale singularité, chaque fois,

    que je connaissais et appréciais mieux jusqu’ici :

    …

    faute de cette attention extrêmement détaillée que nous a fait partager le magnifique travail patient de mise en place de ce « Labo du chanteur« …

    …

    …

    Grâce soit ainsi rendue à Thomas Dolié _ et à Stéphane Trébuchet, au piano _ de nous avoir ainsi permis de pénétrer d’un peu plus près, et surtout plus profondément, en le détail de ses arcanes, la splendide teneur poétique et musicale vraiment extraordinaire de cette bouleversante et géniale « Nahandove« …

    …

    …

    Je voudrais aussi citer au passage l’exergue magnifique _ de Jean Cocteau, en son « Le Secret professionnel« … _ que Marcel Marnat a placé en en-tête de son merveilleux « Maurice Ravel« , en 1986 :

    …

    « Aidé par les musiciens, je pourrais éblouir les lecteurs crédules. Mais, outre que les musiciens, tiennent les articles de techniciens pour incompréhensibles, je ne suis pas technicien et cherche avant tout à me faire bien comprendre. « On ne peut aimer une musique, me disait M. Marnold, sans savoir à fond le contrepoint et l’harmonie. » C’est prétendre qu’on ne peut jouir d’un arbre sans connaître la nature de ses fibres, d’un plat sans être cuisinier« .

    …

    Voilà.

    …

    Mais écouter les musiciens éclairer leur composition, ou ici interprétation, de l’expérience partagée, ainsi que de l’explicitation tatonnante, de leur très précis et très patient travail de « mise en place« , et cela jusqu’au résultat final lui aussi donné à partager, en bout de course, et reçu par notre propre écoute un peu plus et un peu mieux alors éclairée et jouissive _ et elle-même, cette écoute ainsi mieux attentive, un peu mieux elle-même ainsi « mise en place«  par toute cette riche et complexe expérience, peu à peu, lentement et aussi par éclairs soudains de conscience, assimilée et ingérée, et partagée, c’est important et même crucial : écouter devenant alors presque, restons bien sûr et forcément modestes !, l’équivalent amateur et passionné, un rang en dessous tout de même, ne nous leurrons pas !, d’un métier (celui de musicien professionnel) lui-même en perpétuel chantier et progrès (work in progress) ; l’affaire d’une vie assez longue pour s’enrichir, step by step, de ces divers progrès musicaux-là… _ par une telle séance de « Labo du chanteur« , comme celle de ce samedi,

    grandit aussi, en commençant par les considéables infimes progrès de précision d’attention de notre écoute, la jouissance éprouvée au résultat final, devenu évident et fluide, de leur efficace et très beau travail de musiciens, comme miraculeusement effacé alors des stigmates et traces de leurs patients et continus très exigeants efforts de dépassement d’eux-mêmes, en cette performance ainsi partagée avec nous, qui les avons, jouissivement aussi, écoutés servir le mieux possible, en nous l’offrant ainsi, au final de la séance, l’œuvre elle-même, ici « Nahandove« , ce chef d’œuvre _ mal connu encore _ du compositeur, ici Maurice Ravel…

    …

    …

    Et le travail sur la musique, tant celui de réalisation de la part des interprètes, que celui d’écoute de la part des mélomanes, va bien sûr se poursuivre, il n’est jamais achevé : l’un comme l’autre constituant un perpétuel, infini, et profond, très heureux chantier ; vital même, par-delà les péripéties en tous sens d’une vie, de nos vies : à dimension rien moins que d’éternité…

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    Ce lundi 13 mai 2024, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Le modeste mais exigeant pari du partage de l’intelligence du meilleur de la culture vraie : les passionnants très riches entretiens vidéo-et-podcastés de Francis Lippa – Titus Curiosus sur son blog Mollat « En cherchant bien », une nouvelle réactualisation d’une précieuse bibliothèque d’Entretiens

    Ceci, ce mercredi 6 avril 2022, est une simple _ mais nécessaire _ ré-actualisation – mise à jour du catalogue _ infiniment riche et très précieux ! _ des Podcasts et Vidéos des Entretiens que j’ai, Francis Lippa _ Titus Curiosus sur mon blog Mollat « En Cherchant bien« … _, personnellement, et en toute liberté, pu mener et réaliser, en l’indispensable institution à Bordeaux qu’est la Librairie Mollat _ du moins pour ceux des Entretiens qui ont été enregistrés, et ainsi si précieusement conservés ; bien d’autres, en effet, avaient déjà eu lieu auparavant, mais ne bénéficiaient pas, jusqu’en l’année 2009, d’enregistrements… _, à dater du 13 octobre 2009.

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    Et cela, à partir  d’une précédente réactualisation, déjà, réalisée, elle, le 11 juin 2019, qui comportait une liste de 39 Entretiens :

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    allant du podcast de l’Entretien avec Yves Michaud, dans les salons Albert-Mollat, le 13 octobre 2009, pour son « Qu’est-ce que le mérite ?« ,

    jusqu’à la vidéo _ absolument merveilleuse ! _ de l’Entretien  à la Station Ausone, le 23 mai 2019, avec cette envoûtante extraordinaire magicienne qu’est Hélène Cixous, à propos de son « 1938, nuits » :

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    un Entretien assez stupéfiant, lui-même, vraiment,

    qui, surtout sur la fin, nous laisse, en effet, approcher et même pénétrer un peu _ et c’est réellement magique ! _, les arcanes secrets de son très dense travail de remémoration-création (cf ainsi son admirable tout récent et indispensable « Rêvoir« , publié le 22 septembre 2021).

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    Il me faut donc rajouter ici à ce précieux catalogue rétrospectif deux nouveaux liens

    aux plus récents de mes Entretiens qui ont eu lieu à la Station Ausone :

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    le premier _ pour l’ouverture de la saison 2019-2020 de la Société de Philosophie de Bordeaux, dont je suis vice-président _, au podcast de mon Entretien avec Denis Kambouchner, le 26 novembre 2019 ;

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    et le second _ et sur initiative et proposition de Karol Beffa lui-même, présent alors à Bordeaux pour diriger l’enregistrement, à l’Auditorium, de son « Concerto pour accordéon et orchestre« , avec l’excellent Félicien Bru, pour un CD à paraître en fin d’année chez Warner… _ à la vidéo de mon Entretien avec Karol Beffa, ce 25 mars 2022 ;

    et c’est absolument merveilleux !!! :

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    40) Denis Kambouchner, Quelque chose dans la tête & Vous avez dit transmettre (62′), le 26-11-2019

    41) Karol Beffa, L’Autre XXe siècle musical (53′), le 25-3-2022 

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    Nouvelle actualisation du catalogue des Podcasts et Vidéos des Entretiens de Francis Lippa à la Librairie Mollat

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    11JUIN

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    Ce mardi 11 juin 2019,

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    voici une nouvelle réactualisation

    du listing des podcasts (et vidéos) de mes divers entretiens enregistrés avec d’excellents auteurs

    à la Librairie Mollat (et un peu ailleurs aussi, à Bordeaux : au Théâtre-du-Port-de-la-Lune, à la Cité du Vin…)

    enregistrés depuis le 13 octobre 2009,

    disponibles _ et accessibles universellement à l’écoute ! _ par podcasts, et aussi vidéos, sur les sites de la librairie Mollat

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    reprenant et complétant les listes précédemment données en quelques uns des articles de mon blog « En cherchant bien » :

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    celui du 22 octobre 2015 : 6 ans d’ entretiens d’un curieux, Francis Lippa, à la librairie Mollat _ et comment accéder à leur écoute

    celui du 11 février 2016 : Actualisation du listing des entretiens de Francis Lippa à la librairie Mollat, à la date du 11 février 2016 

    celui du 10 avril 2017 : Nouvelle actualisation du listing des entretiens avec Francis Lippa à la Librairie Mollat à la date du 10 avril 2017

    et celui du 27 novembre 2017 : 

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    1)  Yves Michaud, Qu’est-ce que le mérite ? (52′) le 13-10-2009

    2)  Jean-Paul Michel, Je ne voudrais rien qui mente dans un livre (62′) le 15-6-2010

    3)  Mathias Enard, Parle-leur de rois, de batailles et d’éléphants (57′) le 8-9-2010

    4)  Emmanuelle Picard, La Fabrique scolaire de l’histoire (61′) le 25-3-2010

    5)  Fabienne Brugère, Philosophie de l’art (45′) le 23-11-2010

    6)  Baldine Saint-Girons, Le Pouvoir esthétique (64′) le 25-1-2011

    7)  Jean Clair, Dialogue avec les morts & L’Hiver de la culture (57′) le 20-5-2011

    8)  Danièle Sallenave, La Vie éclaircie _ Réponses à Madeleine Gobeil (55′) le 23-5-2011

    9)  Marie-José Mondzain, Images (à suivre) _ de la poursuite au cinéma et ailleurs (60′) le 16-5-2012

    10) François Azouvi, Le Mythe du grand silence (64′) le 20-11-2012

    11) Denis Kambouchner, L’École, question philosophique (58′) le 18-9-2013

    12) Isabelle Rozenbaum, Les Corps culinaires (54′) le 3-12-2013

    13) Julien Hervier, Ernst Jünger _ dans les tempêtes du siècle (58′) le 30-1-2014

    14) Bernard Plossu, L’Abstraction invisible (54′) le 31-1-2014

    15) Régine Robin, Le Mal de Paris (50′) le 10-3-2014

    16) François Jullien, Vivre de paysage _ ou l’impensé de la raison (68′) le 18-3-2014

    17) Jean-André Pommiès, Le Corps-franc Pommiès _ une armée dans la Résistance (45′) le 14-1-2015

    18) François Broche, Dictionnaire de la collaboration _ collaborations, compromissions, contradictions (58′) le 15-1-2015

    19) Corine Pelluchon, Les Nourritures _ philosophie du corps politique (71′) le 18-3-2015

    20) Catherine Coquio, La Littérature en suspens _ les écritures de la Shoah : le témoignage et les œuvres & Le Mal de vérité, ou l’utopie de la mémoire (67′) le 9-9-2015

    21) Frédéric Joly, Robert Musil _ tout réinventer (58′) le 6-10-2015

    22) Ferrante Ferranti, Méditerranées & Itinerrances (65′) le 12-10-2015

    23) Bénédicte Vergez-Chaignon, Les Secrets de Vichy (59′) le 13-10-2015

    24) Frédéric Martin, Vie ? ou Théâtre ? de Charlotte Salomon (61’) le 25-11-2015

    25) Marcel Pérès, Les Muses en dialogue _ hommage à Jacques Merlet (64’) le 12-12-2015

    26) Yves Michaud, Contre la bienveillance (64′) le 7-6-2016

    27) Karol Beffa et Francis Wolff, Comment parler de musique ? & Pourquoi la musique ? (32′) le 11-10-2016

    28) Etienne Bimbenet, L’Invention du réalisme (65′) le 6-12-2016

    29) Olivier Wieviorka, Une Histoire des Résistances en Europe occidentale 1940-1945 (54′) le 8-3-2017

    30) Michel Deguy, La Vie subite _ Poèmes, biographies, théorèmes (75′) le 9-3-2017

    31) Frédéric Gros, Possédées (58′) le 6-4-2017

    32) Sébastien Durand, Les Vins de Bordeaux à l’épreuve de la seconde guerre mondiale (55′) le 6-6-2017 _ non diffusable publiquement, hélas, pour des raisons techniques : l’entretien est tout à fait passionnant ! Que l’on lise son livre « Les Vins de Bordeaux à l’épreuve de la seconde guerre mondiale«  (paru aux Éditions Memoria) ; ou que l’on regarde cette très brève vidéo (de 3′ 28) de l’auteur présentant son livre

    33) François Jullien, Dé-coïncidence (61′) le 17-10-2017

    34) René de Ceccatty, Enfance, dernier chapitre (52′) & La Divine comédie (30′), de Dante (traduction), le 27-10-2017

    35) Marie-José Mondzain, Confiscation _ des mots, des images et du temps(65′), le 7-11-2017, au Théâtre du Port-de-la-Lune : une vidéo.

    36) Pascal Chabot : L’Homme qui voulait acheter le temps (49′), le 20-9-2018

    37) Goliarda Sapienza : Carnets (49′), le 29-4-2019

    38) Jean-Paul Michel : « Défends-toi, Beauté violente ! » & « Jean-Paul Michel « La surprise de ce qui est«  » & « Correspondance 1981-2017 » avec Pierre Bergounioux  (82′), le 3-5-2019 : une vidéo

    39) Hélène Cixous : 1938, nuits (62′), le 23-5-2019 : une vidéo 

    …

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    40) Denis Kambouchner, Quelque chose dans la tête & Vous avez dit transmettre (62′), le 26-11-2019

    41) Karol Beffa, L’Autre XXe siècle musical (53′), le 25-3-2022 

    …

    À suivre…

    …

    Le lien à l’article de mon blog du 27 avril 2017 Deux merveilleux entretiens à l’Auditorium de la Cité du Vin, à Bordeaux, avec Nicolas Joly et Stéphane Guégan

    donne accès, lui, à deux très riches vidéos d’entretiens s’étant déroulés, eux, à la Cité du Vin de Bordeaux :

    …

    le premier, le 17 janvier 2017, avec Nicolas Joly, et Gilles Berdin, à propos du livre La Biodynamie (94′) ;

    et le second, le 28 mars 2017, avec Stéphane Guégan, à propos de la passionnante exposition à la Cité du Vin Bistrot ! De Baudelaire à Picasso (96′)…

    …

    …

    Bonnes écoutes !

    Et en prenant bien le temps : les moindres détails sont passionnants…

    …
    …

    Une telle bibliothèque sonore et visuelle de cette qualité rare

    est sans prix :

    …

    elle représente, en effet, une victoire sur le temps, mais aussi dans le temps, et plus encore _ il ne faut surtout pas faire preuve d’ingratitude ! _ grâce au temps et à la vie,

    et aux rencontres et aux œuvres ;

    …

    car cette bibliothèque de podcasts et de vidéos comporte d’irremplaçables joyaux,

    demeurant hic et nunc disponibles _ pour tout écouteur un tant doit peu curieux _ à l’oreille _ et à la vue, pour ce qui concerne les vidéos _,

    et à l’intelligence, surtout, de la culture la plus juste et la plus vraie.

     

    …

    …

    Ce mardi 11 juin 2019, Titus Curiosus – Francis Lippa

    …

    …

    Donc acte.

    …

    …

    Connaître, apprendre, partager

    _ au double sens de diffuser et de recevoir, dans le plus pur désintéressement, mais passionné ! _,

    et mieux encore comprendre _ et un peu aider, modestement et humblement, sans se pousser du col, à faire un peu mieux comprendre _ un tout petit peu mieux,

    constituant un enjeu civilisationnel décisif _ et universel _ on ne peut plus crucial…

    …

    …

    Ce mercredi 6 avril 2022, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Quelques pas dans les arcanes de l’écrire d’Hélène Cixous : l’entretien du 23 mai à la Station Ausone à propos de l’admirable « 1938, nuits »

    S’entretenir _ en live, d’une façon totalement ouverte  _

    avec Hélène Cixous

    est une grâce absolue.
    …

    …

    Le jeudi 23 mai dernier,

    un tel entretien _ irremplaçable _ est survenu,

    62′ durant,

    à Bordeaux,

    à la Station Ausone de la librairie Mollat ;

    …

    à propos _ et à partir de la lecture (au pluriel, bien sûr), mienne _

    de son merveilleux 1938, nuits,

    paru le 24 janvier dernier aux Éditions Galilée.

    …
    …

    En voici ce que donne à ressentir _ quelques silences compris, aussi _ le podcast.

    …
    …

    Et la voix _ ainsi que son chant _ est bien sûr essentielle.

    …
    Une magie est là

    et s’entend parfaitement.

    …

    …

    À la suite de la magie

    de son écriture,

    …

    elle-même fruit succulent

    de l’écrire sorcier qui lui arrive

    _ en sa maison d’écriture océanique

    ainsi que de forêt (celle de l’Eden) d’Arcachon – les Abatilles ;

    écoutons-là nous le confier ici _ :

    …

    les fantômes étant là,

    conversant.

    …
    De même qu’est aussi là l’Histoire,

    de grands pans de l’Histoire

    humaine-inhumaine,

    en toute sa grandeur tragique _ en même temps que hautement risible ;

    relisons Shakespeare.

    …

    A la fin de l’entretien,

    qui a creusé assez profond,

    …

    Hélène aborde _ on l’entendra avec pas mal d’émotion _

    le point éminemment sensible

    de son affrontement _ personnel : c’est aussi, bien que calme au final, une forme de lutte… _

    avec les résistances,

    …

    comme marque _ et gage _ de quelque chose

    de probablement assez important

    en matière de découverte

    lente, patiente, aventureuse

    _ courageuse, voilà, à travers cet écrire si physique,

    corporel _

    d’une vérité :

    …

    Hélène demeure toujours prudente,

    et n’est jamais dogmatique ni définitive, en ses incontestables avancées,

    œuvre après œuvre,

    livre après livre,

    et au regard _ impitoyable _ de l’Histoire générale, aussi.

    …
    …

    Je rappelle au passage

    ici

    l’historique

    de mes propres lectures successives _ ou entretiens avec le livre lui-même _ de ce 1938, nuits :

    …

    le 4 février 2019 : 

    le 6 février 2019 : 

    le 7 février 2019 : 

    le 8 février 2019 : 

    …

    …

    Un infini merci à Hélène Cixous,

    si généreuse en son écrire _ à lire, bien sûr _,

    comme en son parler _ à écouter, à l’occasion…

    …

    …

    Ce mercredi 5 juin 2019, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Autres petites questions factuelles sur l’ascendance cibourienne au XIXéme siècle de Maurice Ravel

    En poursuivant mes recherches – cf mes articles :  ;  ; et  – sur les parentés cibouriennes de Maurice Ravel – et alors même que je m’interrogeais sur les divers cousinages, existant là, du compositeur, sur lesquels je poursuis mes recherches… – , je me suis trouvé aussi face à des questions sur l’ascendance maternelle directe du compositeur, en les personnes de la grand-mère maternelle de sa mère, Marie Ravel-Delouart (1840-1917), je veux dire Marie-Baptiste Delouart (Ciboure, 29 juin 1782 – Ciboure, 28 août 1855), et de sa sœur cadette – du moins la seconde des deux autres portant ce même prénom de Marie : j’allais le découvrir bientôt ! – , née Marie Delouart (Ciboure, 7 août 1786 – après le 23 avril 1853 – où celle-ci assiste au mariage de son fils Jacques Goyenague (1823-1886) avec Catherine Larrea (1832-1895) – , et peut-être 1872 – date donnée par Jean-Noël Darrobers ; en fait cette dernière est effectivement décédée à Ciboure le 15 décembre 1872 (ajout du 18 octobre 2024) – ).

    …
    Car la Marie Delouart, veuve Etcheverry qui décède le 3 janvier 1842, à Saint-Jean-de-Luz –  ainsi que l’indique explicitement l’acte d’état civil dressé lors du mariage, à Saint-Jean-de-Luz, le 27 août 1851 de sa fille Marie Etcheverry, avec Bernard Dargaignaratz, maître au cabotage), si elle bien, elle aussi, et c’est à relever ! (et important pour notre recherche…), fille de Gratien Delouart, marin, et Sabine Laxague – est née à Ciboure le 17 juin 1784 ;
    alors que la Marie Delouart, épouse puis veuve de Michel Goyenague, fille des mêmes parents Gratien Delouart et Sabine Laxague, est née, elle, à Ciboure le 17 août 1786.
    …
    …
    Existent donc bien – au moins : je deviens plus prudent... – trois sœurs Marie Delouart – Marie- Baptiste (née en 1782), Marie-Baptiste (née en 1784) et Marie (née en 1786) Delouart ; et c’est bien là une découverte majeure, qui a complètement échappé à Jean-Noël Darrobers, puis à son lecteur très fidèle Etienne-Rousseau Plotto !.. – , filles des mêmes parents, Gratien Delouart et Sabine Laxague :
    l’une (née en 1882, le 29 juin), épouse de Jacques Billac, marin – à Ciboure, le 14 septembre 1814 – ,
    la seconde (née en 1884, le 17 juin), épouse de Jean Etcheverry, mari – à Saint-Jean-de-Luz, le 17 août 1814 – ,
    et la troisième (née en 1886, le 17 août), épouse de Michel Goyenague, marin – à Ciboure, le 28 février 1821.
    …
    …
    Jusqu’ici – c’est-à-dire cette date du 7 avril 2019 – , je n’avais nulle part accédé à cette connaissance de l’existence de ces trois sœurs portant le même nom de Marie – ou Marie-Baptiste – Delouart.
    …
    Et leur frère, Jean Delouart, lui, est né à Ciboure le 27 août 1788, marin : il épousera Marguerite Larrea – à Ciboure, le 30 avril 1823.
    …
    …
    D’abord mère célibataire de sa fille aînée Sabine Delouart (née à Ciboure le 11 mars 1809, de père inconnu), Marie-Baptiste Delouart épousa cinq ans et six mois plus tard, le 14 septembre 1814, toujours à Ciboure, Jacques Billac (né à Ciboure le 5 septembre 1772 –  le jour de son mariage, le 14 septembre 1814, à Ciboure, le marié, alors âgé de 42 ans, affirmait être âgé de 40 ans – ; et il est décédé à Ciboure le 11 mars 1839) ; son épouse, puis veuve, décèdera à Ciboure le 28 août 1855 – elle est une des victimes, de même que sa fille Marie-Baptiste Billac (Ciboure, 17 novembre 1815 – Ciboure, 17 août 1855), de l’épidémie de choléra qui a sévi alors au pays basque ; toutes deux sont décédées en la Maison Lamacenia, n° 137, quartier de la Place… (ajout du 9 juillet 2025) – ;
    …
    de son mari Jacques Billac, Marie-Baptiste Delouart eut au moins quatre enfants :
    _ Engrace Billac (née le 2 juin 1919, et décédée le lendemain – non ! c’est là une grossière erreur ! Engrace-Gachucha Billac est décédée le 17 décembre 1902, à Saint-Jean-de-Luz, 41 rue Gambetta, au domicile de ses employeurs Gaudin (ajout du 9 juillet 2025) – ),
    _ Pierre-Jacques Billac (peut-être né en 1821 – oui : le 25 juillet 1821 ! – ; à moins que ce ne soit le 29 mai 1818… _ mais peut-être s’agit-il là de deux frères portant le même prénom… _),
    _ Gracieuse Billac (la chère tante Gachuch de Maurice Ravel – non, ici j’avais confondu cette Gracieuse Billac avec son autre sœur Engrace Billac, celle que Maurice Ravel appelle « Tante Gachuch« , née elle à Ciboure le 2 juin 1819, et qui décèdera à Saint-Jean-de-Luz, au domicile des Gaudin, 41 rue Gambetta, le 17 décembre 1902 – ), née à Ciboure le 15 mai 1824,
    _ et aussi une autre sœur, Marie-Baptiste Billac – née à Ciboure le 17 novembre 1815, au n° 118 de la rue Pocalette – , décédée, célibataire, à Ciboure le 17 août 1855, onze jours avant sa mère Marie Delouart – toutes les deux, la fille et la mère, sont décédées au même domicile, Maison Lamacenia, n° 137, au quartier de la Place, à 6 jours de différence, lors de l’épidémie de choléra… : toutes ces données demandant à être étayées sur des sources objectives vérifiées ; mais elles le seront au fur et à mesure des avancées de la recherche !..
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    Quant à Marie Delouart, la seconde des deux sœurs cadettes – et de ces trois sœurs Delouart – de Marie-Baptiste l’aînée, et future épouse Goyenague,
    certains documents d’état-civil la disent – en fait il s’agissait là d’une confusion de lecture avec la précédente de ses sœurs ! – avoir épousé à Ciboure le 17 août 1814 Jean Etcheverry (né à Ciboure le 6 août 1786 ; et marin – Jean, fils naturel de Jeanne Curutchet, et dit Jean Etcheverry, pour des raisons que j’ignore – ), dont elle aurait eu, à Saint-Jean-de-Luz, le 20 novembre 1824, une fille – mais pas seulement une seule fille : nous l’apprendrons bientôt… – : Marie Etcheverry – une précédente Marie Etcheverry étant née à Saint-Jean-de-Luz, aussi, le 21 juin 1817, et future épouse, le 10 novembre 1846, de Jean-Baptiste Hiriart… – ; laquelle épousera à Saint-Jean-de-Luz le 27 août 1851 Bernard Dargaignaratz, maître au cabotage ; né, celui-ci, à Saint-Jean-de-Luz le 17 juin 1815 – un document explicitant cela, semble être demeuré inaperçu de la plupart des chercheurs qui se sont penchés sur la généalogie et les parentés cibouriennes de Maurice Ravel…
    Et les choses se compliquent, puisque, nous le verrons bientôt, de ce Jean Curutchet, dit Jean Etcheverry, et de cette seconde Marie-Baptiste Delouart, est déjà née – voilà – , à Saint-Jean-de-Luz, une première Marie Etcheverry, le 21 juin 1817 ; ainsi, auparavant, qu’un premier fils, Jean-Baptiste Etcheverry, né le 15 juin 1815, mais décédé à l’âge de 5 ans, le 26 septembre 1819… La mortalité infantile faisait alors des ravages… Ce couple de Jean Etcheverry et Marie-Baptiste Delouart, auront à Saint-Jean-de-Luz cinq enfants :
    Jean-Baptiste (1815 – 1819) ; Marie (née le 21 juin 1817 ; future épouse de Jean-Baptiste Hiriart le 10 novembre 1846 ; et qui décèdera à Saint-Jean-de-Luz le 27 décembre 1850) ; Charles (né le 12 août 1819) ; Jean (né le 22 février 1822) ; et Marie (née le 20 novembre 1824 ; future épouse de Bernard Dargaignaratz le 27 août 1851 ; et qui décèdera à Saint-Jean-de-Luz le 30 novembre 1900). Fin de l’incise.
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    Mais une meilleure lecture des documents d’état civil indique que cette Marie Delouart-là – en fait la troisième des trois sœurs portant même nom, Delouart, et même prénom, Marie ; celle-ci était née à Ciboure le 6 août 1786 – épousa, à Ciboure le 28 février 1821, Michel Goyenague (fils de Simon Goyenague, marin, décédé à Ciboure le 12 novembre 1800, et de son épouse Catherine Dargaignaratz, décédée à Ciboure le 27 février 1814), marin, lui aussi, dont elle eut – au moins – trois enfants :
    _ Simon Goyenague (Ciboure, 21 novembre 1821 – Ciboure 18 avril 1890) – le futur presque parrain de Maurice Ravel, le 13 mars 1875 ; et c’est bien sûr à remarquer ! – ,
    _ Jacques Goyenague (Ciboure, 16 octobre 1823 – Ciboure, 22 novembre 1886),
    _ et Marie Goyenague (Ciboure, 26 juillet 1827 – Buenos Aires, après 1898 ; et future épouse de Martin Passicot).
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    À Ciboure,
    Simon Goyenague épousa, le 15 novembre 1853, Josèphe Joachine Albistur – née à Fontarabie le 4 février 1828 – ;
    son frère Jacques épousa, le 23 avril 1856, Catherine Larrea – d’une vieille famille cibourienne – ;
    et leur sœur Marie épousa, le 17 juillet 1850, Martin Passicot – né à Urrugne, mais habitant Ciboure.
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    Michel Goyenague, leur père, né à Ciboure le 11 janvier 1790, était décédé à Ciboure le 20 novembre 1849.
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    Et parmi les témoins à ce mariage Delouart-Goyenague, à Ciboure le 28 février 1821,
    de Michel Goyenague et Marie Delouart,
    je note que figure un Jean Etcheverry, âgé de 24 ans selon ses dires, et forgeron – et non pas marin, lui…
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    Qu’en déduire ? Que le nom d’Etcheverry, assez répandu en pays basque, ne préjuge pas nécessairement de parentés…
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    Il nous revient donc de préciser de quels parents sont issus ces deux Jean Etcheverry, le marin (né à Ciboure le 6 août 1786), et le forgeron (né à Ciboure le 8 janvier 1797) :
    Jean Etcheverry le forgeron est fils de Betry Etcheverry et son épouse Jeanne Etcheverry, ainsi qu’en témoigne l’acte de son mariage avec Jeanne Etchelouz, à la mairie de Ciboure le 25 novembre 1829 ;
    et Jean Etcheverry le marin, lui, est fils, sans père connu, de Gana Curutchet, ainsi qu’en témoigne l’acte de son mariage avec notre Marie-Baptiste Delouart (née le 17 juin 1784), à la mairie de Saint-Jean-de-Luz le 17 août 1814… C’est dans un document (daté du 18 novembre 1842) d’attribution à sa veuve d’une pension (pour ses services de quartier maître de manœuvre, à 36 francs, que j’ai découvert la date de naissance (le 6 août 1786) de ce Jean (fils de Gana Curutchet), dit Jean Etcheverry… En remarquant, au passage, que cette Marie Delouart (n°2), veuve, venait elle aussi de décéder : le 3 janvier 1842 à Saint-Jean-de-Luz…
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    Et le pére de la seconde Marie Etcheverry – en fait de ces deux sœurs toutes deux nommées Marie Etcheverry, nées le 21 juin 1817 et le 20 novembre 1824 (ajout du 9 juillet 2025) –
    dont une des trois Marie Delouart – la seconde des trois sœurs filles de Gratien Delouart et Sabine Laxague – est la mère, le 20 novembre 1824, à Saint-Jean-de-Luz,
    Jean Etcheverry, marin, lui – et non pas forgeron – ,
    est décédé, noyé, au large d’Hendaye, dans la nuit du 14 au 15 novembre 1841…
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    Un sort assez fréquent parmi les ascendants et cousins masculins cibouriens de Maurice Ravel…
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    Voilà donc quelques questions – à propos de la généalogie maternelle cibourienne de Maurice Ravel – qui demeurent encore pendantes, de même que celles qui concernent la grand-tante du compositeur, Gracieuse Billac.
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    Bien sûr,
    on comprend que ces données factuelles de l’histoire familiale de Maurice Ravel soient demeurées – y compris pour le compositeur lui-même, qui de son propre aveu ne cherchait pas du tout  à approfondir la connaissance de la généalogie de sa mère, Marie Delouart (1840 – 1917) – dans l’ombre – même pour le chercheur patient et scrupuleux qu’a été le professeur de collège luzien le cibourien Jean-Noël Darrobers – ;
    et d’abord parce que tout cela concerne – pour les mélomanes et les musicologues – d’assez loin – mais qui sait? tellement sont complexes et riches les arcanes de l’imageance créative… – l’idiosyncrasie de sa musique…
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    Pour le reste, je poursuis mes recherches sur les cousinages cibouriens du compositeur… – à la relecture ce lundi 14 juillet 2025, l’écriture de cet article m’apparaît terriblement lourde ; mais j’en étais, ce 7 avril 2019, au stade de mes premiers tâtonnements de recherche ; même si je compris immédiatement que cette découverte d’une troisième sœur Delouart, demeurée inaperçue de Jean-Noël Darrobers, m’ouvrait un champ fécond de découvertes généalogiques au sein de la parenté basque de Maurice Ravel que je désirais éclaircir…
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    Ce dimanche 7 avril 2019, Titus Curiosus – Francis Lippa