Pour faire un point sur mes nouvelles découvertes aux archives d’état-civil de Ciboure et Saint-Jean-de Luz vendredi 20 septembre,
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ceci,
soit un courriel adressé à Manuel Cornejo :
Carnets d’un curieux
Pour faire un point sur mes nouvelles découvertes aux archives d’état-civil de Ciboure et Saint-Jean-de Luz vendredi 20 septembre,
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ceci,
soit un courriel adressé à Manuel Cornejo :
Les archives Adolfo Bioy – Silvina Ocampo déposées à la Biblioyhèque Nationale d’Argentine
commencent à livrer leurs secrets,
nous informe ce jour un bien intéressant article d’El Pais :
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Los secretos de las cajas 26 de Bioy Casares y Ocampo
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En 1999, la biblioteca de los escritores argentinos Adolfo Bioy Casares y Silvina Ocampo quedó huérfana. Al morir Bioy Casares, cinco años después que su mujer, el librero Alberto Casares dividió los 17.000 volúmenes en diez lotes. Uno por heredero. Incluyó 33 cajas en cada lote y las más valiosas eran las número 26, guardianas de las joyas de la colección. Pero nunca llegaron a repartirse. En 2017, la biblioteca íntegra fue adquirida por patrocinadores por 400.000 dólares y donada a la Biblioteca Nacional de Argentina. Después de meses de restauración y estudio, los secretos de las diez cajas 26 fueron desvelados hoy : está la prueba de galeras del cuento El jardín de senderos que se bifurcan, de Jorge Luis Borges ; primeras ediciones corregidas a mano que dieron pie a nuevas reediciones, una carta de Gabriel García Márquez dirigida a Bioy Casares y una respuesta manuscrita de Silvina Ocampo a Alejandra Pizarnik, entre otras maravillas.
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AMONTONADOS EN UN DEPÓSITO « CON BICHOS DE TODO TIPO«
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Borges fue durante años el invitado más asiduo a la vivienda del matrimonio. El genial lector y cuentista llevaba libros para comentar con su amigo Bioy Casares y los dejaba allí, lo que explica todo el material borgeano presente en la colección. « Los libros muestran los vínculos entre Bioy Casares y Borges y son un testimonio más para conocer sus procesos de escritura« , declaró el director de la sala del Tesoro, Juan Pablo Canala, en la presentación. Entre los ejemplares seleccionados figuran dos ediciones, una en inglés y otra en alemán, de Las mil y una noches, uno de los libros favoritos del autor de El Aleph. Borges leyó las dos versiones y las confrontó – llenándolas de notas con su minúscula caligrafía – para preparar el ensayo Los traductores de las mil y una noches.
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Los investigadores Laura Rosato y Germán Álvarez rastrean desde hace años los vínculos literarios borgeanos para reconstruir su universo creativo y se nutrirán de los hallazgos localizados entre los 17.000 volúmenes. « Borges imaginó en el cuento de El Congreso un grupo de gente que hace una enciclopedia del universo. Fallan. Esta va a ser una enciclopedia de la obra de Borges y no va a fallar« , dijo el director de la Biblioteca Nacional, Alberto Manguel, ante la titánica tarea que tienen por delante.
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Las cajas 26 muestran también las amistades literarias que la pareja tejió a lo largo de sus vidas. En una carta fechada en México, en junio de 1991, el premio Nobel Gabriel García Márquez se dirige a su « querido Adolfo« . « Mi asombro por tu resistencia descomunal ante los embates de once discursos« , comienza la misiva, en la que habla de una « cena inolvidable » junto a su mujer, Mercedes Barcha. « Mercedes – que amaneció queriéndote más que a mí – no me perdona mi heterodoxia« , le dice a Bioy Casares.
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En un ejemplar dedicado de La soledad de América Latina, el colombiano escribe : « Para Adolfo Bioy Casares, con el terror compartido por los discursos (dichos y oídos); y la admiración y la amistad« . El libro de García Márquez es su escrito de aceptación del Nobel de Literatura en 1982 y debía conocer muy bien el rechazo del autor de La invención de Morel a dar entrevistas y su temor a hablar en público. « Cuando le concedieron el Cervantes, pasó meses preparando ese texto aterrado porque pensaba que todo eran lugares comunes« , recuerda Manguel.
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Es posible leer también una carta de Silvina Ocampo a la poeta argentina Alejandra Pizarnik como respuesta al libro en francés La mort, de George Bataille, que le había prestado. « Querida Alejandra : escatológica. Qué horrible libro. Me da miedo tenerlo en mi cuarto porque nunca como dulce de leche« , le dice la menor de las hermanas Ocampo a Pizarnik. Admite que « es bueno conocer cosas repugnantes » y le asegura que se dará cuenta en un poema suyo « muy próximo« . « En los diarios de Pizarnik también se aprecian estos intercambios, le gustaba provocar« , cuenta Rosato.
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De la biblioteca nacerán decenas de investigaciones que arrojarán luz sobre la biografía de estos dos grandes escritores y de otros cercanos, asegura Álvarez. Entre los libros infantiles que Ocampo conservó estaba Gollywogg, de Florence Kate Upton, publicado en 1895 y considerado hoy un ejemplo de racismo. El título, que da nombre también al protagonista, se ha convertido en un insulto para referirse a personas de origen africano, pero los estudiosos creen que ayuda a entender la formación literaria de esa generación de las élites porteñas.
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Los investigadores se han asomado a las 345 cajas que quedan por abrir. En ellas hay, por ejemplo, las guías Michelín que consultaban Bioy Casares y Ocampo en sus paseos por Europa y las revistas francesas que la poeta traía de vuelta a casa, que servirán para reconstruir esos viajes. También una colección completa de la revista Sur. Álvarez está convencido de que aguardan ocultas grandes sorpresas: « Hemos visto el 1%, el tesoro dentro del tesoro. Creemos que puede haber cartas, manuscritos, correcciones… Son 17.000 volumenes de expectativas« .
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Ce mercredi 6 juin 2018, Titus Curiosus – Francis Lippa
C’est avec une très profonde et vraie joie
que je me réjouis de m’entretenir mardi 13 octobre prochain, au 91 de la rue Porte-Dijeaux, à Bordeaux, à 18 heures, et sur ma proposition, avec l’excellent historienne Bénédicte Vergez-Chaignon
_ auteur, notamment, du très remarquable, et essentiel même, Les Vychisto-Résistants _ de 1940 à nos jours, et l’année dernière, d’un passionnant Pétain, entre autres très éclairants travaux _
à propos de son tout récent Les Secrets de Vichy, aux Éditions Perrin….
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Installé, comme leurre et comme aide, dans les bagages des Occupants nazis vainqueurs d’un très efficacement mené blitzkrieg de quelques semaines seulement (en mai et juin 1940),
le régime de l’État français, du Maréchal Pétain,
qui s’empresse, dès le 12 juillet 1940, et dans la salle de théâtre du casino de Vichy, de faire supprimer le régime de la République,
de cette République proprement assommée par le coup de massue de cette si étrange défaite _ pour reprendre l’expression, quasiment sur le champ, de Marc Bloch _, et de le faire remplacer, sous des formes s’efforçant de se draper le mieux possible des apparences de la stricte légalité, par un nouveau régime _ auto-proclamé l’État français _ qui n’est rien moins qu’une dictature, le maréchal Pétain s’octroyant à lui-même rien moins que la totalité des pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire ;
le nouveau régime s’installe donc tant bien que mal, au sein de la zone non-occupée _ que lui laissent benoîtement le soin et la charge d’administrer les vainqueurs _, dans une station balnéaire d’été, Vichy, qui offre au moins l’abondance de ses hôtels (et casinos, et salles de spectacle) : pour un provisoire qui va durer bien au-delà de l’automne et de l’hiver de 1940, quand la plupart de ses chambres d’hôtel de station balnéaire sont dépourvues de moyens de de chauffage…
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Or, cet État français va se montrer on ne peut plus sourcilleusement jaloux de sauver le plus et le mieux possible la moindre des apparences _ et tout le decorum (politique et diplomatique), se voulant imposant, qui va avec _, de ce que l’Occupant paraît lui concéder officiellement de souveraineté,
suite à l’imposition unilatérale des termes très brutaux de l’Armistice, donné à signer, le fusil sur la tempe, à Rethondes…
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Car cette apparence de souveraineté officielle est rien moins que sa première raison d’être _ celle qui fonde son pouvoir de fait _,
et qui va se trouver au fur et à mesure de l’évolution de la guerre _ en particulier après l’occupation de la zone dite jusqu’alors non-occupée, le 11 novembre 1942 _ de plus en plus rongée par l’évidence de son irréalité de fait !
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Ce que le général de Gaulle s’efforçait de démontrer et faire comprendre dès le 18 juin 1940,
mais si difficilement, longtemps,
et aux Français de France _ et de l’Empire français, et réfugiés dans le monde entier : à Londres, à New-York, et ailleurs… _,
et aux Alliés, et au reste du monde…
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Remarquons bien qu‘un secret n’est pas un mystère :
un secret est forgé, soutenu, entretenu de manière à être, d’abord, le moins possible perçu (ni même, d’abord, soupçonné) en sa réalité même de secret ourdi et gardé,
afin de ne pas être, ensuite, percé, révélé, mis au jour, et ainsi dénoncé.
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Et le régime (non démocratique, ô combien !) de Vichy
va ainsi cultiver à plaisir l’art très subtil _ et si pernicieusement maléfique _ des faux-semblants, double-jeux, demi-mensonges et mensonges les plus cyniquement éhontés…
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Là résidait aussi le leurre, immédiatement, puis longtemps assez efficace, du Maréchal Pétain lui-même,
à la tête de cet État français, et de sa pseudo souveraineté de façade, vis-à-vis de l’Occupant nazi,
mais vis-à-vis aussi du monde entier, dans le jeu diplomatique ;
au-delà du rôle très effectif que le maréchal Pétain avait à jouer en France et dans l’Empire français auprès des Français eux-mêmes…
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C’est le travail patient et précis d’analyse des archives _ longtemps difficilement accessibles, et dispersées, pour ce qui concerne les archives publiques ; d’autre part, beaucoup d’archives privées dorment encore (dans des malles) chez des particuliers, qui finiront peut-être à la poubelle, lors de nettoyages de caves ou de greniers… _, qui permet d’éventer peu à peu le brouillard dont ont su s’envelopper, longtemps après les événements, ces secrets de Vichy, aidés par tous ceux qui encore aujourd’hui y tiennent encore tant…
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Et ce sont quelques uns de ces secrets d’État que, avec le recul du temps, et le travail patient et très précis sur les archives, se voient ici éclaircis par la sagacité patiente et méthodique, et proprement lumineuse, de la chercheuse passionnante qu’est l’historienne Bénédicte Vergez-Chaignon, en ce très riche et passionnant Les Secrets de Vichy...
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Titus Curiosus, ce mercredi 30 septembre 2015
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P.s. :
voici un lien utile permettant d’écouter le podcast de cet entretien (de 59′) du 13 octobre dernier.
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De plus, le lien au livre de Bénédicte Vergez-Chaignon, Les Secrets de Vichy, permet d’accéder commodément aux divers liens au podcast de cet entretien du 13 octobre : cf la case « A écouter dans« .