Étiquette : Arnold Schoenberg

  • De nouvelles pistes de recherche à propos des rapports de Maurice Ravel et les Gaudin, amis (Marie) comme cousins (Magdeleine, Edouard, etc.)…

    Voici le courriel de réflexions à propos de pistes de nouvelles recherches à mener à propos des fréquentations luziennes de membres de la famille Gaudin, de Maurice Ravel

    que je viens d’adresser ce matin à l’ami Manuel Cornejo :

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    Cher Manuel,

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    Au fur et à mesure de ma découverte de cette très enrichie Correspondance de Maurice Ravel de 2934 pages qui paraît maintenant (dans la collection Tel des Editions Gallimard, en deux volumes),
    je découvre – forcément ! – beaucoup de nouvelles choses passionnantes,
    dont, au passage, deux nouvelles références aux travaux et découvertes publiées sur mon blog « En cherchant bien »,
    en l’occurrence, ce jour, aux pages 2477 et 2638,
    en complément de celles déjà repérées – le 2 mars dernier – des pages 2924 et 2926-27.
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    « Et Manuel Cornejo me fait l’amitié de me citer deux fois, aux pages 2924 et 2926-27, parmi la liste de ceux qu’il remercie (aux pages 2917 à 2928) :
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    une première fois, à la page 2924,  au titre de « chercheur » :
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    « Francis Lippa, qui a effectué depuis 2019 d’importantes recherches généalogiques sur les ascendants maternels de Maurice Ravel mises en ligne sur http://blogamis.mollat.com/encherchantbien » – cf mon article récapitulatif en date du 14 décembre 2024 : « Bref historique de la découverte-révélation des cousinages cibouro-luziens de Marie Delouart (Ciboure, 1840 – Paris, 1917) et son fils Maurice Ravel (Ciboure, 1875 – Paris, 1937) : une lecture hyper-attentive, un questionnement incisif, une démarche patiente et ses paliers jouissifs, et leurs fruits pour la connaissance… » –, ainsi que sur de nombreux détails concernant le contexte et les circonstances des séjours successifs, au long des années, à Ciboure et Saint-Jean-de-Luz, de Maurice Ravel,
    par exemple, et au passage, ce détail-ci :
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    le fait que les dames Anchochoury qui tenaient la pension Anchochury, 28 rue Quai à Ciboure, où Maurice Ravel et sa mère résidèrent l’été 1911, n’étaient pas sœurs, mais en fait belles-sœurs : Marie-Dominique Anchochury (Ciboure, 11 août 1840 – Ciboure, 16 octobre 1918) et Isabelle Dithurbide (Ascain, 18-janvier 1858 – Ciboure, 4 janvier 1932), épouse _ à Ciboure, le 2 juillet 1878 _ du frère cadet de Marie-Dominique, Grégoire Anchochury (Ciboure, 2 mars 1853 – Ciboure, 15 octobre 1918) – cf mon article révisé ce jour en date originairement du 27 mars 2019 : « En poursuivant mes recherches sur les parentés cibouriennes, via sa mère, de Maurice Ravel… » ; et je remarque au passage que le frère et la sœur, Grégoire et Marie-Dominique Anchochury, sont décédés (à leur domicile du 28 rue du Quai à Ciboure) deux jours consécutifs, les 15 et 16 octobre 1918, probablement de la grippe espagnole qui sévissait alors ; des faits que j’ai pu asserter lors de ma consultation des actes de décès conservés aux archives de la mairie de Ciboure, le mercredi 9 octobre 2024… – ;
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    ou, encore, l’identité précise du prêtre, nommé Lissarague, qui a baptisé le petit Maurice Ravel sur les fonts baptismaux de l’église saint-Vincent, de Ciboure, le petit Joseph-Maurice Ravel, né le 7 mars précédent, rue du Quai, n° 12 : ce prêtre ayant apposé sa signature, Lissarague, au bas de l’acte de baptême de l’enfant, était originaire d’Hasparren ; mais quel était donc son prénom ? – cf mon article en date du 4 novembre 2024 : « Qui donc est ce vicaire, signant Lissarrague, qui a baptisé, à l’église Saint-Vincent de Ciboure, le petit Joseph-Maurice Ravel le 13 mars 1875 ? » – ;
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    et une seconde fois, aux pages 2926-27, au titre de « ravelophile » – passionné de musique que je suis, en effet, aussi : l’ami Manuel Cornejo, lecteur fidèle des articles de mon blog « En cherchant bien« , m’a adressé aussi une série de précieux et même rares CDs Ravel qui ne figuraient pas jusqu’alors en ma collection personnelle…
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    Une distinction – chercheur / ravelophile – à laquelle je suis évidemment très sensible – mais que peut bien être une recherche dépourvue de passion ? Une recherche universitaire ? Je plaisante…
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    Or ma lecture attentive de ce magistral travail que nous livre maintenant Manuel Cornejo avec les 2934 pages de ces deux volumes, n° 958 et 959 de la collection Tel des Editions Gallimard, me fait découvrir que deux autres références à mes patients et très détaillés travaux de recherche – et leurs découvertes – apparaissent dans ce nouvel important ouvrage de Manuel Cornejo, voilà ce que vient de me révéler ma lecture patiente et plus exhaustive :
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    _ d’une part, en la note de bas de page n°2, à la page 2477, dans l’Annexe I qu’est la « Table des correspondants de Maurice Ravel » (pages 2427 à 2578), dans la notice détaillée consacrée à Magdeleine Gaudin née Hiriart (1875-1968), cette mention-ci :
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    « Il existe un lien de cousinage au 3e degré entre elle et Maurice Ravel justifiant que les deux correspondants s’appellent « cousin » « cousine » dans leur correspondances connues de 1910 et 1914 » – à l’occasion de courriers de condoléances (de Maurice) et réponse (de Magdeleine) pour les décès de Charles Gaudin, le mari de Magdeleine, en 1910, et de Pierre et Pascal Gaudin, ses deux beaux-frères, en 1914.
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    Fait de cousinage entre Maurice et Magdeleine que j’ai effectivement découvert : cf mon article « Un éclairage sur le cousinage luzien Hiriart-Gaudin de Maurice Ravel » en date du 13 mai 2019) – un cousinage que retient donc tout spécialement, et met en évidence, en son magistral travail, Manuel Cornejo, et qui élargit considérablement la connaissance jusqu’ici très partielle (dans les travaux du regretté chercheur luzien Jean-Noël Darrobers) de la généalogie de la famille maternelle Delouart de Maurice Ravel, et de ce que j’ai très vite qualifié, sur mon blog « En cherchant bien« , de « cousinages cibouro-luziens » de Maurice Ravel, puisque j’ai tout de suite désiré découvrir le détail le plus précis possible de ces cousinages basques de Maurice Ravel (à Ciboure, via les Delouart, les Goyenague, les Cerciat, les Passicot, mais aussi à Saint-Jean-de-Luz, via les Hiriart et ceux des Gaudin qui sont issus du mariage, le 28 septembre 1901 à Saint-Jean-de-Luz, de Magdeleine Hiriart et Charles Gaudin, pour la branche « luzienne » des descendants Delouart qui elle-même est issue du mariage, à Saint-Jean-de-Luz le 17 août 1814, entre Marie-Baptiste Delouart (Ciboure, 17 juin 1784 – Saint-Jean-de-Luz, 30 janvier 1842) et Jean Etcheverry (Ciboure,  15 septembre 1777 – en mer, 15 novembre 1841) ;
    cette branche luzienne donc des descendants Delouart que Jean-Noël Darrobers (par confusion entre deux des trois sœurs Delouart toutes trois, il est vrai, prénommées « Marie« ), n’avait pas repérée… ;
    puisque j’ai tout de suite désiré découvrir le détail le plus précis possible de ces « cousinages cibouro-luziens » de Maurice Ravel auxquels assez étrangement jusqu’ici nul ne s’était avisé de prêter attention ; et cela au-delà de la fréquentation, dès l’enfance et l’adolescence du petit Maurice, de la famille luzienne des Gaudin, depuis ses séjours, enfant puis adolescent, auprès de sa chère tante (et marraine) Gracieuse (Gachoucha) Billac (Ciboure, 15 mai 1824 – Saint-Jean-de-Luz, 17 décembre 1902), la très présente domestique-gouvernante des 7 enfants Gaudin, au 41 de la rue Gambetta à Saint-Jean-de-Luz… ; et ce sont Charles (« capitaine au long cours« ) et Pierre Gaudin (« employé« ) qui sont allés déclarer à la mairie, à onze heures du matin, le décès, à quatre heures du matin, au domicile des Gaudin 41 rue Gambetta, de leur chère nounou (« domestique« , est-il administrativement inscrit sur l’acte de décès…), Engrâce Billac… – ;
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    et c’est ainsi que le 29 mai suivant cet article du 13 mai 2019, à 11h 21, j’ai adressé à Maylen Lenoir-Gaudin, luzienne, un courriel lui faisant part du cousinage très effectif de sa grand-mère paternelle, Magdeleine Hiriart-Gaudin, née à Saint-Jean-de-Luz le 11 mars 1875, avec Maurice Ravel, né à Ciboure le 7 mars 1875 – à seulement quatre jours de différence… – ;
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    courriel auquel ma correspondante a répondu le soir même par ces aimables mots-ci :
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    « Cher Monsieur, Merci de votre mail que j’ai lu avec beaucoup d’attention et de plaisir. Vous m’apprenez beaucoup de choses sur ma famille, j’ignorais absolument ces liens familiaux avec Maurice Ravel, et j’en suis d’ailleurs très étonnée. En effet mon père, Edmond Gaudin nous avait toujours dit qu’il – Maurice Ravel, donc – appelait ma grand-mère «  cousine » parce qu’il l’aimait bien !! C’était une forme amicale… Je serai ravie de vous rencontrer lors d’un de vos prochains voyages à Saint Jean de Luz, je suis très curieuse de savoir comment vous avez pu trouver toutes ces informations. Encore merci, Recevez, cher Monsieur mes meilleures salutations, Maylen Lenoir« … ;
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    et depuis, Maylen Lenoir-Gaudin et moi-même sommes en relations suivies (nous avons conversé, pour la première fois, et longuement, à son domicile, à Saint-Jean-de-Luz, le vendredi 12 juillet suivant, en 2019 ; et notre plus récente rencontre, toujours à Saint-Jean-de-Luz, date du samedi 18 mai 2024 : une agréable conversation d’une bonne heure sur la terrasse ensoleillée du Bar de la Marine, Place Louis XIV, à Saint-Jean-de-Luz ;
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    et le courriel le plus récent – et passionnant par ce qu’il peut ouvrir de nouvelles connaissances ! – de Maylen Lenoir est en date du 3 mars dernier, 2025 :
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    « Merci, cher Monsieur, pour vos mails, qui, comme toujours, m’ont beaucoup intéressée. J’ai noté que vous parlez de Lily Pavlovsky (Lily de Binder) que j’ai très bien connue car j’ai habité pendant 2 ans chez elle et avec elle rue Jouffroy à Paris pendant mes études ; c’était une personnalité extrêmement intéressante et sympathique. Bonne continuation dans vos recherches ; et encore merci de me les donner à partager »… :
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    _ et d’autre part, et surtout, à la page 2638, dans la présentation générale par Manuel Cornejo de l’Annexe VII des « Actes d’état-civil et faire-part » (pages 2638 à 2651), cette autre mention-ci :
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    « Nous invitons les lecteurs curieux d’en savoir plus sur la généalogie de Maurice Ravel de consulter (…) les importantes recherches récentes de Francis Lippa sur la branche maternelle à Ciboure et Saint-Jean-de-Luz divulguées sur son blog hébergé par la Librairie Mollat de Bordeaux ( http://blogamis.mollat.com/encherchantbien ) «  – cf là-dessus mon commode article récapitulatif « Bref historique de la découverte-révélation des cousinages cibouro-luziens de Marie Delouart (Ciboure, 1840 – Paris, 1917) et son fils Maurice Ravel (Ciboure, 1875 – Paris, 1937) : une lecture hyper-attentive, un questionnement incisif, une démarche patiente et ses paliers jouissifs, et leurs fruits pour la connaissance…« , en date du 14 décembre 2024…
     
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    C’est donc ainsi que je compte maintenant rechercher plus avant non seulement les raisons pour lesquelles Edmond Gaudin (1903 – 1988) a étrangement dénié auprès de ses enfants Charles-Paul et Maylen le cousinage effectif de sa mère Magdeleine Hiriart-Gaudin avec Maurice Ravel,
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    ou encore les raisons pour lesquelles Pierre Courteault (Paris, 21 avril 1910 – Ascain, 15 décembre 2006) – le fils de Jane Gaudin (Saint-Jean-de-Luz, 16 octobre 1880 – Saint-Jean-de-Luz, 28 mars 1979) et son époux Henri Courteault (Paris, 26 août 1869 – Saint-Jean-de-Luz, 2 novembre 1937) –, semble avoir détruit, peu avant de décéder, nombre de correspondances de membres de sa famille avec Maurice Ravel, dont il se trouvait être le détenteur, selon le témoignage de sa cousine Maylen Lenoir-Gaudin ; un fait qui n’avait certes pas manqué de totalement me surprendre !.. – que pouvait-il donc bien se cacher sous une telle si invraissemblable destruction ?.. – ;
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    mais surtout, aussi – et c’est seulement maintenant que je m’en avise… –, les raisons pour lesquelles Maurice Ravel lui-même semble avoir été davantage affectivement lié à sa très fidèle amie Marie Gaudin (1879 – 1976) qu’à la belle-sœur de celle-ci, qui était pourtant, elle, sa cousine (au 3e degré), Magdeleine Hiriart-Gaudin (1875 – 1968) – du moins dans ce que pourraient nous en livrer certaines correspondances si elles ont bien été conservées, et si elles nous devenaient accessibles… –, une personne particulièrement avenante, ouverte, aimable et volubile, comme me l’a indiqué aussi sa petite-fille Maylen…
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    Et cela alors que Maurice a beaucoup fréquenté
    – et cela est bel et bien attesté dans la décisive note de bas-de-page n°1, à la page 1931 (dont voici ce qui concerne en propre Edmond Gaudin : « lors d’une corrida à Saint-Sébastien où Edmond Gaudin emmena Ravel, celui-ci cherchant machinalement quelque chose dans ses poches, fut incapable d’exprimer oralement qu’il souhaitait fumer ; ce n’est que quand Edmond Gaudin sortit des cigarettes et que Ravel s’empara de l’une d’elles, que l’on comprit ce qu’il souhaitait« ), cette note de bas-de-page de la page 1931, mentionnant donc un incident advenu au mois d’août 1932 – possiblement le 28 août : ce jour là, en effet, Maurice Ravel assiste, en présence de Manuel de Falla, à un concert de ses œuvres donné au Teatro Gran Kursaal de Saint-Sébastien (cf la mention qu’en donne la « Chronologie de Maurice Ravel« , à la page 110) ; soit un récit que Manuel Cornejo reprend des confidences qu’Etienne Rousseau-Plotto a recueillies des témoignages directs de la famille Gaudin – notamment de Charles-Paul (1938 – 2006), fils d’Edmond Gaudin (1903 – 1988) et son épouse Angela Rossi (1905 – 1999), et frère aîné de Maylen – et dont Etienne Rousseau-Plotto a fait état en son « Ravel – Portraits basques » (2016, pages 256-257) ; même si Edmond Gaudin lui-même ne figure pas dans la « Table des correspondants de Maurice Ravel« , du fait qu’aucun courrier de sa main n’a été retrouvé, ni peut-être même été conservé : ainsi cet Edmond Gaudin-ci (1903 – 1988) ne fait-il pas partie des Gaudin (Marie Gaudin, Annette Gaudin née Bibal, et Magdeleine Gaudin née Hiriart : soient respectivement la tante, la grand-mère paternelle et la mère de cet Edmond Gaudin-ci) figurant, à la page 2477, au nom de Gaudin dans cette « Table des correspondants de Maurice Ravel » ;
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    d’autre part, je relève que si dans l »Index onomastique » figure bien, à la page 2823, le nom d’Edmond Gaudin, avec 9 entrées, il se trouve que seule celle se rapportant à la page 1931 concerne bien l’Edmond Gaudin (1903 – 1988) qui est le fils de Magdeleine Gaudin-Hiriart et Charles Gaudin, car toutes les autres entrées figurant à ce nom d’Edmond Gaudin, page 2823, concernent en fait, son grand-père paternel Edmond Gaudin (Saint-Jean-de-Luz, 17 novembre 1844 – Saint-Jean-de-Luz, 28 décembre 1920) ; le grand-père et le petit-fils portant ce même prénom d’Edmond : d’où cette unique entrée au nom d’Edmond Gaudin, page 2823, pour deux personnes en réalité différentes… Fin ici de l’incise –
    à Saint-Jean-de-Luz le fils de cette cousine Magdeleine Hiriart-Gaudin, Edmond Gaudin (Saint-Jean-de-Luz, 30 mai 1903 – Saint-Jean-de-Luz, 29 décembre 1988), lors de ses séjours – de vacances surtout en ces années-là… – à Saint-Jean-de-Luz et en son cher pays basque, à la fin des années 20 et au début des années 30, quand le jeune Edmond lui servait de chauffeur pour de nombreuses virées en voiture en Euzkadi-Sud, voire en Aragon limitrophe (cf là-dessus les très intéressants détails que donne Etienne Rousseau-Plotto en son « Ravel – Portraits basques« )…
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    Il me semble en effet que par rapport aux divers membres de cette famille Gaudin, Maurice Ravel a, de fait, toujours – assez étonnamment pour moi… – continué de se ressentir et se représenter en sa situation auprès de la famille des Gaudin davantage comme le petit-neveu de leur domestique – gouvernante de leurs 7 enfants –, Gachoucha Billac – Ciboure, 15 mai 1824 – Saint-Jean-de-Luz, 17 décembre 1902 –, qu’il était en effet en ces moments luziens, 41 rue Gambetta, de son enfance et adolescence, pour les Gaudin, que comme le cousin effectif – qu’il était bien pourtant aussi !, du moins à partir du 28 septembre 1901, quand sa cousine Magdeleine Hiriart devint l’épouse de Charles, le fils aîné des Gaudin-Bibal… – de Magdeleine Hiriart-Gaudin et de son fils Edmond Gaudin…
    Maurice Ravel était non seulement ainsi perçu, mais se percevait aussi lui-même, comme un ami fidèle, et non pas pas comme le parent – un cousin… -, qu’il était pourtant aussi, de ces Gaudin luziens…
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    Ce qui semble pouvoir se déduire de quelques correspondances jusqu’ici connues – mais beaucoup d’entre celles qui n’ont assurément pas manqué d’exister, manquent hélas à l’appel pour nous jusqu’ici !.. – de Maurice Ravel avec les divers membres de la famille Gaudin de Saint-Jean-de-Luz…
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    Et là-dessus, il me faudra bien sûr revenir interroger plus précisément non seulement Maylen Lenoir-Gaudin – la fille d’Edmond Gaudin et son épouse Angela Rossi –,
    mais aussi son cousin Pascal Courteault – le fils aîné de Pierre Courteault et son épouse Jeannine Mérigault –, qui possède de très nombreux et passionnants documents familiaux, et certains concernant en propre Maurice Ravel lui-même (dont de nombreuses photos), comme j’ai pu en avoir un premier aperçu lors de mon amicale visite (de 2 heures) à sa demeure d’Ascain, le jeudi 4 août 2022…
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    Voilà pour ce matin d’anniversaire ravélien de ce 7 mars 2025…
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    Autre ravelienne chose – mais musicale et discographique celle-là – :
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    je vais aussi consacrer un article à mes premières écoutes – assez étonnées et surprises ! – du très singulier (et tout à fait passionnant !) CD Erato 5021732601230 « Bertrand Chamayou – Ravel fragments », que je me suis procuré hier :
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    des interprétations ravéliennes absolument décapantes !, pour ce que je qualifierai(s) d’un en quelque sorte « Ravel expérimental », quasi schoenbergien même, oui ! – et c’est quelque chose de vraiment grandiose ! –, 
    dans la droite ligne, il est vrai, des précédents déjà très réussis CDs Erik Satie (« Letters to Erik Satie« ) et John Cage (« Cage 2 » – c’est-à-dire Cage au carré ! – ) de Bertrand Chamayou – tous ces derniers CDs ayant été enregistrés, je le relève, au même Studio Miraval, à Correns, dans le Var, en avril 2023 et décembre 2024 : un Studio rouvert en 2022 par Brad Pitt, le propriétaire du Domaine de Miraval, et le producteur français Damien Quintard… –,
    dont le parcours d’interprète est en effet passionnant !
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    Ecoutez donc ici le podcast (de 12′ 58) de cette un peu anguleuse – ici – « Valse », notamment – ça dépote !! et nous sommes ici à mille lieues de l’interprétation succulente et pleine de charme d’un Martin James Bartlett (écoutez ici le podcast de cette même « Valse » de Ravel, par Bartlett : il dure 11′ 35), en ce très joli CD « La Danse » qui m’avait beaucoup plu et charmé, ainsi qu’en témoigne l’enthousiasme chaleureux de mon article du 31 janvier 2024 : « Un pianiste bien mieux que prometteur : Martin James Bartlett, dans Ravel, Reynaldo Hahn, et Debussy, Rameau et François Couperin : son enchanteur CD « La Danse »… » : et la confrontation, à l’oreille, de ces deux interprétations-ci de « La Valse« , est vraiment édifiante !!! Essayez-là ! – ;
    même si j’ai un peu de mal à anticiper ce que vous penserez, cher Manuel, de ce jeu, profond et très intense – à cœur et à sang ! –, de Bertrand Chamayou, vous qui aimez mettre l’accent sur les racines viennoises de l’époque – romantique… – de François-Joseph (et Elisabeth) – loin des atrocités de la Grande Guerre de 14-18, dont on pourrait entendre peut-être aussi, cependant, quelques vertigineux échos, même si assourdis, en la chute de cette vertigineuse viennoise « Valse« … –,  en la genèse de cette sublime « Valse » de Maurice Ravel, d’abord très effectivement intitulée « Wien« …
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    En tout cas, un hommage très original, ce CD « Bertrand Chamayou – Ravel fragments », de la part de cet insigne interprète ravélien qu’est décidément Bertrand Chamayou, pour cet anniversaire « Ravel 2025  » de ce 7 mars, du 150e anniversaire de la naissance de Maurice Ravel à Ciboure !
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    A suivre donc, cher Manuel,
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    Francis,
    toujours bien trop bavard, en sa manie des détails à rallonges ! – ou « allongeail« , dirait notre cher Montaigne…
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    Ce vendredi 7 mars 2027, Titus Curiosus – Francis Lippa
  • Le sublime bouquet final de l’Emerson String Quartet, avec Barbara Hannigan (et le piano de Bertrand Chamayou, pour un « Infinite Voyage », le CD Alpha 1000…

    Pour ses adieux, après 47 ans de magnifiques concerts et disques,

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    l’Emerson String Quartet nous offre, avec le CD Alpha 1000, un somptueux « Infinite Voyage » _ regardez et écoutez cette brève vidéo (de 2′ 36) de présentation… _,

    en compagnie de la toujours merveilleuse soprano Barbara Hannigan (accompagnée aussi pour la « Chanson perpétuelle » Op. 37, d’Ernest Chausson, par le pianiste Bertrand Chamayou),

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    avec un programme idéal et absolument parfait pour eux, constitué _ aussi _ du Quatuor à cordes Op. 3 d’Alban Berg, du Quatuor à cordes n°2 Op. 10 d’Arnold Schoenberg, et de la peu courue très belle « Melancholie » Op. 13 de Paul Hindemith.

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    C’est l’article de Jean Lacroix dans Crescendo le 16 octobre dernier qui a accru mon intérêt pour ce marquant CD du Quatuor Emerson :

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    Le Quatuor Emerson : la fin d’un parcours de près de cinq décennies

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    LE 16 OCTOBRE 2023 par Jean Lacroix
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    Infinite Voyage.

    Paul Hindemith (1895-1963) : Melancholie op. 13 ;

    Alban Berg (1885-1935) : Quatuor à cordes op. 3 ;

    Ernest Chausson (1855-1899) : Chanson perpétuelle op. 37 ;

    Arnold Schoenberg (1874-1951) : Quatuor à cordes n° 2 en fa dièse mineur op. 10.

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    Quatuor Emerson ; Barbara Hannigan, soprano ; Bertrand Chamayou, piano.

    2022.

    Notice en anglais, en français et en allemand. Textes des mélodies en langue originale, avec traductions en deux langues.

    72’55’’.

    Un CD Alpha 1000.

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    Toute histoire a une fin, mais dans la vie, chaque fin annonce un nouveau départ, dit un adage populaire, qui peut s’appliquer à la décision du Quatuor Emerson de mettre fin à 47 ans de carrière avec ce dernier enregistrement proposé par Alpha. On a du mal à y croire, tant ses membres sont inscrits dans le paysage de la musique de chambre depuis leur fondation à New York en 1976, avec une équipe stable pendant quatre décennies (Eugene Drucker et Philip Setzer aux violons -ils ont alterné régulièrement leur poste-, Lawrence Dutton à l’alto et David Finckel au violoncelle, remplacé en 2013 par Paul Watkins). Les Emerson, c’est des dizaines d’albums couvrant toute l’histoire du quatuor, de Haydn et Mozart jusqu’à Chostakovitch, en passant par Beethoven, Brahms, Mendelssohn, Debussy, Ravel, Bartók et maints autres, répertoire américain du XXe siècle compris _ et, à sa parution, en 2016, je n’avais pas manqué de me procurer leur coffret de 52 CDs « Complete Recordings on Deutsche Grammophon » 00289 479 5982. C’est aussi une série de créations : Adès, Previn, Rihm, Rorem, Harbison, Schuller… liste non limitative. En 2016, à l’occasion de leur quarantième anniversaire, le label DG avait publié un cube de 52 disques _ le voilà… _ qui retrace leur formidable carrière et fait la démonstration d’un son beau, sculptural et moelleux, comme l’a un jour défini un critique. Nul doute que les mélomanes ne cesseront de se référer encore et encore à leurs multiples interprétations.

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    Leur histoire commune s’achève donc en ce début d’automne, avec une affiche qui confirme ce que déclare Eugene Drucker dans la notice : Au fil des décennies, nous nous sommes continuellement intéressés au répertoire exigeant et intellectuellement enrichissant de l’école de Vienne _ oui. Mais nous n’avons joué le Deuxième Quatuor de Schoenberg qu’une seule fois, au milieu des années 1980, avant d’y revenir en 2015 pour un concert avec Barbara Hannigan au Festival de Berlin. Depuis lors, chaque fois que nous collaborions, nous nous disions qu’il nous faudrait un jour ou l’autre enregistrer ce chef-d’œuvre. Voilà chose faite _ dont acte. Le présent album, dont le titre, Infinite Voyage, illustre aussi la longue amitié des Emerson avec la soprano canadienne _ Barbara Hannigan, donc _, propose cette partition du Viennois, qui provoqua un scandale lors de sa création dans la cité natale du compositeur en décembre 1908 et dont la caractéristique est l’utilisation de la voix dans les deux derniers mouvements. Nous allons y revenir.

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    Suivons le programme tel qu’il est proposé. Il s’ouvre par la peu enregistrée Melancholie de Paul Hindemith, quatre lieder que le compositeur dédie à un ami mort au front en 1918, sur des textes tirés du recueil homonyme du poète Christian Morgenstern, traducteur d’Ibsen et de Strindberg, mort de la tuberculose (1871-1914). En moins de quinze minutes, l’auditeur est transporté dans un univers poignant, à la fois ésotérique et mystérieux, au sein duquel les douleurs sont familières, malgré les primevères qui fleurissent, où le tissage de la brume répond à la sombre goutte de la mort (titre du troisième poème) et où la forêt est immobile et silencieuse, entre l’oiseau dont l’œil se voile et la lune qui s’élève avec un chœur d’étoiles. Ces petits bijoux qui égrènent la tristesse et la morosité ont été bien servis par Christiane Oelze et l’Ensemble Villa Musica (MDG, 1995) ou par Barbara Höfling et le Quatuor Helian (NDR/Dreyer Gaido, 2015). Barbara Hannigan, en pleine complicité avec les Emerson, y déploie la sensibilité qu’on lui connait, portée par des cordes qui distillent la science de leur art avec une émotion qui enlace la voix _ oui.

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    Le Quatuor op. 3 d’Alban Berg, créé à Vienne le 24 avril 1911, est la seule page purement instrumentale que les Emerson se sont ici réservée _ en ce magistral CD conclusif. Quelques jours après la première, le compositeur épouse la jeune femme qu’il aime, Hélène Nakowski, conquise de haute lutte malgré l’opposition du père de l’élue ; le quatuor lui est dédié. Les dissonances de la partition, libérée du système tonal, s’accompagnent d’un lyrisme qui sait se révéler éperdu et d’une sensualité qui s’insinue entre les lignes. Les deux mouvements, traduits par les Emerson avec une effusion contrôlée, à la fois tendre et incisive _ voilà ! _, révèlent dans leur approche toute l’expressivité que Berg y a mise, entre amour pour la bien-aimée et intensité du langage, sans effusion immodérée, mais avec souffle.

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    La Chanson perpétuelle d’Ernest Chausson, pour laquelle Bertrand Chamayaou rejoint la soprano et le quatuor, est tragique dans l’évocation de cette femme désespérée que son bien-aimé a délaissée et qui se prépare au suicide. Ce poème à la perfection formelle est extrait du recueil de Charles Cros (1842-1888), Le coffret de santal, dont la version définitive a été publiée en 1879. Il a été proposé en trois versions par Chausson, tout à la fin de sa trop courte existence : avec piano, avec orchestre, ou pour voix, piano et quatuor. Les vers, que le compositeur n’utilise pas dans leur totalité -ce qui leur donne peut-être encore plus de force-, inscrivent la solitude, l’infinie douleur et l’appel de la mort, entre symbolisme et expressionnisme _ voilà. Jessye Norman en a laissé une version bouleversante et inoubliable avec Michel Dalberto et le quatuor de la Philharmonie de Monte Carlo (Erato, 1983). D’autres voix (Andrée Esposito, Brigitte Balleys, Sandrine Piau) ont bien servi cette page dramatique. Dans un registre d’une finesse qui laisse la désespérée peu à peu se diriger vers l’étang où elle va (se) couler, Barbara Hannigan, soutenue par le piano discret de Chamayaou et les cordes chantantes des Emerson, exprime toute la résignation sans issue avec une réelle pudeur.

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    Le Quatuor n° 2 de Schoenberg, composé entre mars 1907 et juillet 1908, est dédié à son épouse, malgré les difficultés que le couple rencontre alors, Mathilde, sœur de Zemlinsky, ayant, avec le peintre Richard Gerstl (1883-1908), une liaison qui finira par le suicide du jeune artiste. Dans la notice, Nicolas Derny rappelle que des historiens ont parlé pour cette partition d’un quatuor à cinq voix. Le chant, phénomène rare _ en effet _, s’invite en effet dans les deux derniers mouvements, sur des textes du recueil Le Septième anneau (1907) du poète allemand Stefan George (1868-1933), que l’on peut situer dans le mouvement symboliste et qui se présente comme un pont entre le style de la fin du XIXe siècle et le modernisme. C’est le moment où le langage musical de Schoenberg est en pleine mutation et marque sa tendance à passer de la tonalité à la non-tonalité. Si le premier mouvement exprime une forte tension, le scherzo qui suit cite une chanson viennoise dans laquelle presque tous les couplets répètent Alles ist hin (Tout est fichu), ce qui déclencha l’hilarité des premiers auditeurs. On relira à ce sujet ce qu’en dit Alain Poirier dans l’Arnold Schoenberg qu’il a signé conjointement avec Hans Heinz Stuckenschmidt (Fayard, 1993). La spécificité des deux derniers mouvements, lents tous les deux, est donc de leur associer la voix. Stefan George parle de deuil et de douleur, mais aussi d’amour à ôter et de désir de bonheur dans Litanei, puis d’aspiration à la transcendance dans Entrückung (Ravissement), le premier (troisième mouvement) étant construit comme thème et variations, avec des traces postwagnériennes, le second adoptant une liberté de langage dans laquelle la voix semble être attirée vers une autre « planète », celle du passage vers la série des douze sons. Les Emerson en offrent une interprétation toute en décantation et en profondeur, respectueuse de la construction et de la structure. Lorsque la voix de Barbara Hannigan vient s’insérer dans le processus, on se prend à entrer dans un espace qui serait en suspension. C’est à la fois beau et émouvant, L’osmose est totale _ oui _ entre la soprano et les cordes. Une vraie réussite, digne résultat du travail commun des cinq artistes.

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    Cet ultime album des Emerson, enrichi de jolies photographies en couleurs, est un bel hommage qui leur est rendu et qu’ils se rendent à eux-mêmes. On le thésaurisera _ oui _ comme un précieux cadeau offert aux mélomanes _ voilà. Chaque membre du quatuor va maintenant se diriger vers d’autres voies. Le titre de la notice Au revoir, mais pas adieu, est porteur d’un avenir, où l’on espère encore pouvoir les rencontrer.

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    Son : 9  Notice : 10  Répertoire : 10  Interprétation : 10

    Jean Lacroix

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    Un CD absolument superbe !!!

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    Ce lundi 23 octobre 2023, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Le génie au sommet d’un interprète : Stéphane Degout dans la partie de baryton de la version pour orchestre de chambre par Arnold Schoenberg (en 1920) du « Chant de la Terre » (1908) de Gustav Mahler…

    Un bien intéressant article intitulé « Un éclair de lucidité » signé par Emmanuel Dupuy en ouverture, page 4 du n° 712 de ce mois de juin 2022 de Diapason,

    et en commentant une tribune du compositeur Raphaël Cendo (né en 1975) parue dans Le Monde du 1er mai dernier,

    fait le constat _ consterné ! _ de l’ »état de mort cérébrale« _ au moins depuis « trois bonnes décennies » ; voire même « à partir des années 1950« … _ de la musique contemporainr française ;

    et « déplore le divorce durable entre la musique d’aujourd’hui et la foule des mélomanes« 

    _ cf le livre si lucide de Karol Beffa « L’Autre XXe siècle musical«  (aux Éditions Buchet-Chastel) ; ainsi que le très éclairant entretien que j’ai eu avec Karol Beffa à propos de ce travail magnifique à la Station Ausone le 25 mars dernier (cf ici sa vidéo) _ ;

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    mélomanes dont la passion de la musique _ ainsi contrariée en sa curiosité et contrainte par pareille impasse de la création contemporaine de la musique française (issue, principalement, de Pierre Boulez : « non pas  Boulez, ce « visionnaire », mais ses « disciples » qui, prisonniers de son influence, en poste dans les institutions, n’ont pas su s’adapter ! Résultat : un immobilisme total de la pensée musicale dans les institutions censées justement l’encourager. (…) Il devient urgent de nous poser la seule question qui vaille : remplissons-nous toujours notre mission, celle de produire des œuvres novatrices, mais qui s’adressent à tous, nous parlent de nous et du présent ? J’en doute« , s’inquiétait le compositeur Raphaël Cendo)… _ s’est trouvée amenée à se tourner vers les répertoires de musique du passé, 

    ainsi que les renouvellements _ désirés, et qui soient passionnément révélateurs à juste titre, forcément, pour ne pas être, sinon, tout simplement vains, comme c’est trop souvent le cas… _ des interprétations de ces œuvres,

    au concert comme au disque…

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    Et voici que le merveilleux Stéphane Degout vient nous enchanter une fois de plus au disque _ après le concert (c’était à Saint-Denis le 2 juillet 2020) _,

    aujourd’hui avec une interprétation proprement géniale de la partie de baryton du « Chant de la Terre » de Gustav Mahler,

    ici dans la version-transcription pour orchestre de chambre qu’en a proposée en 1920 Arnold Schoenberg, et achevée en 1963 par Rainer Riehn…

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    En un extraordinaire (!!!) CD B-Records LBMO42,

    par l’Ensemble Le Balcon, sous la direction de Maxime Pascal ; et avec Kévin Amiel pour la partie de ténor ;

    enregistré en concert à la Basilique de Saint-Denis, lors du Festival de Saint-Denis le 2 juillet 2020.

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    Une interprétation phénoménale de beauté et profondeur…

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    Bravo l’artiste !

    Et merci à la captation de ce concert si inspiré !

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    Ce jeudi 2 juin 2022, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Découvrir la version restaurée de La Petite Sirène d’Alexander von Zemlinsky dans l’interprétation dirigée par Marc Albrecht

    Ce jour,

    sous le titre de Sombre Sirène, 

    en sa chronique Discophilia,

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    Jean-Charles Hoffelé

    nous invite à écouter une nouvelle interprétation au disque

    _ par Marc Albrecht dirigeant le Netherlands Philharmonic Orchestra ;

    soit le CD Pentatone PTC 5186740 _,

    de la version restaurée par Anthony Beaumont _ en 2013 _

    de Die Seejungfrau, fantaisie pour orchestre d’après Andersen,

    _ composée en 1902-1903, la première eut lieu à Vienne en 1905 ; mais Zemlinsky ne l’inscrivit pas dans le catalogue de ses œuvres !  _

    d’Alexander von Zemlinsky (Vienne, 14 octobre 1871 – New-York, 15 mars 1942).

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    Voici donc cet article :

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    SOMBRE SIRÈNE

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    Au catalogue discographique des opus d’Alexander von Zemklinsky, Die Seejungfrau serait-elle en passe de supplanter la _ merveilleuse _ Symphonie lyrique ? Les chefs de la jeune génération _ tiens, tiens ! _ se passionnent pour cette partition où le mystère le dispute à l’éclat _ oui _, où Zemlinsky tord le cou à l’orchestre straussien _ voilà ! qui dominait sur la scène européenne en ces années d’ouverture du XXe siècle… _ en y faisant entrer et l’impressionnisme français _ oui _ et les tentations modernistes _ oui, oui _ de ce qui allait devenir _ en effet _ la nouvelle Ecole de Vienne _ autour de Schoenberg.

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    Zemlinsky fut d’ailleurs injuste avec son chef-d’œuvre de jeunesse _ Zemlinsky entamait alors sa trentaine _, il le retira de son catalogue, ne le mentionnant même plus _ rien que cela !!! _, donnant le manuscrit du premier mouvement à une amie, Marie Pappenheim, n’emportant dans son exil aux Etats-Unis que les deux autres mouvements pour mieux les oublier _ voilà ! _ au fond d’une valise.

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    L’œuvre attendra les années 1980 pour voir ses trois parties _ enfin _ réunies par les efforts conjugués de plusieurs musicologues ; ce sera le disque _ oui _ qui fera sa fortune, et plus encore depuis qu’Anthony Beaumont aura publié en 2013 son édition de la version originale : on découvrit alors un chef-d’œuvre à l’exact étiage du Pelleas und Melisande de Schoenberg _ l’œuvre fut écrite à Berlin entre juillet 1902 et février 1903 ; et elle fut créée au concert, à Vienne, conjointement à la Die Seejungfrau de Zemlinsky, en 1905. Thomas Dausgaard s’empara de l’œuvre (il l’enregistrera deux fois _ pour Chandos, en 1998 et pour Da Capo, en 2006 _, sans y revenir pourtant depuis l’édition d’Anthony Beaumont), ouvrant la voix à James Judd _ pour le label Naxos, en 2009 _, John Storgårds (qui signa le premier enregistrement _ en 2015 _ de la version originale _ pour le label Ondine, et avec le Helsinki Philharmonic Orchestra : l’écouter ici ! _), mais ce fut Cornelius Meister (CPO) qui en réalisa la gravure la plus saisissante _ pour le label CPO, en 2010 _ le 28 mai 2010, s’en tenant à l’état de l’œuvre avant le travail de Beaumont.

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    Marc Albrecht lui offre aujourd’hui _ pour le label Pentatone, spécialement renommé pour l’excellence de ses prises de son ! _ une réponse aussi éloquente avec une captation également en concert de la version Beaumont qui fait entendre toute la touffeur _ voilà ! _ d’un orchestre saturé de couleurs sombres, enchevêtré de motifs mahlériens, aux crescendo tsunami dévastateurs _ oui.

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    Secret des réussites de ces deux versions _ celle de Marc Albrecht, aujourd’hui, comme celle de Cornelius Meister, en 2010 _ : elles sont avant tout des narrations _ voilà ! _, Zemlinsky avait en effet pensé cette fantaisie orchestrale comme une pantomime virtuelle _ voilà. Marc Albrecht, si versé dans les œuvres de la Seconde Ecole de Vienne fait entendre les audaces d’une partition soudain visionnaire _ oui _ là où Cornelius Meister, encore dépendant de la version non corrigée, celle que l’on joua à compter des années 1980 (Peter Gülke en fut le divulgateur), immergeait son orchestre dans un postromantisme plus univoque. Mais peu importe, Meister ou Albrecht mettent chacun à leur façon en lumière ce conte _ musical d’après le conte d’Andersen : voilà… _ aux abysses aveuglants _ oui _, la prise de son _ parfaite _ des ingénieurs de Pentatone donnant à ce dernier un certain avantage.

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    LE DISQUE DU JOUR

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    Alexander von Zemlinsky(1871-1942)

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    Die Seejungfrau (édition de la version originale dans l’appareil critique d’Anthony Beaumont)

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    Netherlands Philharmonic Orchestra
    Marc Albrecht, direction

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    Un album du label Pentatone PTC5186740
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    Photo à la une : © D

     

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    Ou comment la recherche musicologique

    et l’interprétation de grands chefs pour le disque

    concourent

    à la résurrection de chefs d’œuvre un temps malmenés _ voire démembrés… _ par l’Histoire…

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    Ma discothèque comporte au moins trois interprétations de cette Die Seejungfrau d’Alexander von Zemlinsky,

    un compositeur que j’apprécie tout particulièrement :

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    celle par James Conlon, avec le Gürzenich-Orchester Kölner Philharmoniker, pour le label EMI, en 1996 ;

    celle par James Judd, avec le New-Zealand Symphony Orchestra, pour le label Naxos, en 2009 ;

    et celle par Emmanuel Krivine, avec l’Orchestre Philharmonique du Luxembourg, pour le label Alpha, en 2016…

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    Ce samedi 25 juillet 2020, Titus Curiosus – Francis Lippa