En cherchant à préciser et vérifier la généalogie des cibouriens Billac,
Carnets d’un curieux
En cherchant à préciser et vérifier la généalogie des cibouriens Billac,
C’est non sans difficulté qu’il a fallu se déprendre de l’erreur de localisation – ainsi à la page 169 de son « Ravel – Portraits basques » (seconde édition de juillet 2016), Etienne Rousseau-Plotto présente-t-il une photo de la maison située à l’angle de la rue Gambetta et de la rue Bague, légendée « La maison des Gaudin, 41 rue Gambetta à Saint-Jean-de-Luz« , sans s’être avisé du changement de numérotation de cette rue Gambetta advenu dans les années 30… – , rue Gambetta, à Saint-Jean-de-Luz, de la demeure identifiée dans les divers actes d’etat-civil de la famille – naissances et décès – comme le 41 de la Grand-Rue, puis 41 rue Gambetta, suite à des modifications de la numérotation des maisons de cette rue Gambetta de Saint-Jean-de-Luz…
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Et c’est le désir de photographier maintenant et présenter les demeures, et à Ciboure, et à Saint-Jean-de-Luz – et produire aussi des photos anciennes, quand nous pouvons en retrouver… – , où sont nés ou décédés, ou bien ont séjourné – d’après des témoignages présents et retrouvés dans des correspondances conservées… – divers cousins de la cibourienne Marie Delouart (1940 – 1917) et son fils Maurice Ravel (1875 – 1937), pour le livre à paraître cet automne aux Editions Jakintza,
qui nous a conduit, Guy Lalanne et moi-même, à chercher à vérifier le plus « scientifiquement possible« – preuves à l’appui – ce que nous allions asserter dans ce travail sur ce que j’ai qualifié – très tôt en ma recherche débutée au mois de mars 2019 – de « les cousinages cibouro-luziens de Maurice Ravel« .
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La première idée de formulation de cette expression qui deviendra frappante à propos de ces cousinages basques demeurés jusqu’ici complètement méconnus (!), car Maurice Ravel n’avait pas de cousins identifiés comme tels jusqu’alors, du très simple fait que sa mère Marie Delouart (1840 – 1917) était fille et petite-fille de deux filles-mères : Sabine Delouart (1809 – 2874) et Marie Delouart (1782 – 1855) – pour rencontrer le nom du premier ancêtre masculin officiellement reconnu et avéré du côté Delouart de la mère de Maurice Ravel, il faut en effet remonter à l’aïeul Gratien Delouart (Ciboure, 1er mai 1748 – Ciboure, 21 août 1798)… – ,
cette première idée de formulation, donc, de « cousinages cibouro-luziens » de Maurice Ravel, m’est venue le 7 avril 2019, en mon article « Autres petites questions factuelles sur l’ascendance cibourienne au XIXéme siècle de Maurice Ravel« , à propos de ce que j’avais qualifié d’abord de « cousinages cibouriens de Maurice Ravel » ; et mon article se concluait par la phrase : « et je poursuis mes recherches sur les cousinages cibouriens du compositeur« … ; et le 20 mars 2019, mon article s’intitulait encore « Les parentés cibouriennes de Maurice Ravel : les Delouart, les Billac, les Goyenague… » ; en revanche, mon article du 13 mai suivant s’intitulait, lui : « Un éclairage sur le cousinage luzien Hiriart-Gaudin de Maurice Ravel » ;
et le tout premier titre de mes articles à comporter expressément cette expression singulière de « cousinages cibouro-luziens » appliquée à la parenté basque de Maurice Ravel – et que je retiendrai désormais, définitivement – est celui de l’article en date du 19 août 2019 : « Pour commenter mes toutes récentes recherches sur le contexte familial (des Hiriart-Gaudin) des cousinages cibouro-luziens de Maurice Ravel » : « cibouro-luziens« , voilà l’expression un peu frappante désormais énoncée ;
et une expression sur laquelle je désirais mettre expressément l’accent du fait de l’ignorance constatée jusqu’alors de cette descendance luzienne des cibouriens Delouart, via des Etcheverry, des Hiriart et des Gaudin ; et voir ici le questionnement de mon article crucial, en date du 11 octobre 2021, pas sur une simple ignorance de parenté, mais carrément sur sur un étrange déni – très assumé – de parenté avec Maurice Ravel de la part de son cousin Edmond Gaudin (1903 – 1988), le fils unique de la cousine de Ravel Magdelaine Hiriart (1875 – 1968) : « Pour être un peu plus précis sur le déni de reconnaissance, par Edmond Gaudin (1903 – 1988), de son cousinage effectif avec Maurice Ravel (1875 – 1937), une ébauche de quelques pistes à explorer…« …
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Il s’agit donc bien des « cousinages cibouro-luziens » de Maurice Ravel,
via sa mère, Marie Delouart, et les descendances cibouriennes mais aussi luziennes des deux sœurs nommées elles aussi, touts deux, comme leur sœur aînée, Marie Delouart (1782 – 1855) – d’où, ici, une malencontreuse erreur du valeureux Jean-Noël Darrobers, qui a confondu deux de ces sœurs, et n’a donc pas pu tenir compte, pour l’avoir complètement ignorée, de la descendance luzienne de la sœur née en 1784… – , Marie Delouart (1784 – 1842 – épouse, à Saint-Jean-de-Luz le 17 août 1814, du cibourien Jean Etcheverry (1777 – 1841)) – , et Marie Delouart (1786 – 1872 – épouse, à Ciboure le 28 février 1821, du cibourien Michel Goyenague (1790 – 1849)) – ainsi que la descendancec du frère, Jean Delouart (1788 – 1872 – époux à Ciboure le 30 avril 1823 de la cibourienne Marguerite Larrea (1798 – 1844)), tous des Delouart donc, frère et sœurs de l’arrière-grand-mère de Maurice Ravel, la cibourienne Marie Delouart (1782 – 1855)…
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Et ce sont les maisons – elles-mêmes, si elles ont continué d’exister ; ou bien celles qui, à leur emplacement, leur ont succédé – et à Ciboure et à Saint-Jean-de-Luz, de résidence de ces divers cousins basques – de Maurice Ravel – méconnus jusqu’ici, qu’après les avoir identifiées, et puis localisées précisément – eu égard aux changements de numérotation des rues, ou de noms ayant varié, au cours du temps, de ces maisons – , que nous désirons, Guy Lalanne et moi-même, présenter en photos dans notre livre à venir, dans l’espace et le temps de Ciboure et Saint-Jean-de-Luz…
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Trop d’erreurs ont marqué jusqu’ici les recherches ravéliennes au pays basque, faute de rigueur suffisante, et de vraie recherche de vérification de ce qui a été seulement repris tel quel – par simple copié-collé – , d’un chercheur à l’autre…
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A suivre : c’est passionnant !
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Ce samedi 3 mai 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa
A propos de 2 articles portant sur 2 CDs consacrés tous les deux à CPE Bach et l’ère Sturm und Drang, parus ce même jour, jeudi 13 mars 2025,
l’un sur le site Discophilia et signé Jean-Charles Hoffelé : « Direction perdue« ,
et l’autre sur le site de Crescendo Magazine et signé Jean-Christophe Steyne : « CPE Bach, les symphonies hambourgeoises par Arte dei Suonatori : un théâtre bien appris« ,
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il m’amuse de leur comparer ici même, sur ce blog, et tout de suite, les articles de mon blog « En cherchant bien » mis en ligne
l’un à la date du mardi 14 janvier 2025, l’article « Découvrir et s’émerveiller au nouveau CD « The Age of Extremes » de Francesco Corti et Il Pomo d’Oro : avec des acmés de tendresse sublimes…« ,
et l’autre à la date du jeudi 22 août 2024, l’article « Découverte ce jour d’une interprétation nouvelle des merveilleuses Symphonies hambourgeoises Wq. 182 du cher Carl-Philipp-Emanuel Bach : le CD Bis « Instrumental theatre of affects – CPE Bach – Hamburg Symphonies & Fantasias » de l’Ensemble Arte dei Suonatori sous la direction de Marcin Swiatkiewicz…« …
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Entre les ultimes folies du Baroque et l’empire de la raison du Classicisme, une tentation exista, qui par l’espressivo entendait briser la forme, ou du moins l’asservir ; le nouvel album de Francesco Corti et de ses amis d’il Pomo d’Oro, illustre cette parenthèse, le claveciniste sortant tout juste d’un saisissant récital Scarlatti où le même sujet était abordé par un angle différent (voir ici).
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Le disque s’ouvre et se ferme par deux Concertos de Georg (Jiri Antonin) Benda où se lit déjà la veine sensible qui, chez Mozart, dynamitera le Classicisme. Mozart justement l’admirait pour son art du cantabile, et son goût des surprises les plus épicées : écoutez la furia du Finale du Concerto en fa mineur : on attend l’entrée d’un ténor réchappant d’une tempête.
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Aussi spectaculaires que soient les deux opus du Bohémien, les vraies saveurs de l’Empfindsamkeit se dévoilent dans les opus des fils Bach, caprices plus inquiétants que fulgurants des Folies d’Espagne de Carl Philipp, cycle de variations qui referme la carrière d’un thème célèbre transformé en un cabinet de curiosité à force d’écritures contournées, surtout l’espressivo si désarmant, si décontenançant du Concerto de Wilhelm Friedemann, plus encore que de sa Sinfonia, musique si prompte à changer de direction, si perdue dans l’aparté, si chantournée qu’on perd la tête, cette déraison du cœur semblant comme le miroir inversé tendu à la raison du père.
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Georg Benda (1722-1795)
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Concerto pour clavecin, cordes et basse continue en fa mineur
Concerto pour clavecin, cordes et basse continue en si mineur
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Carl Philipp Emanuel Bach(1714-1788)
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Les Folies d’Espagne, Wq. 118/9 (Variations)
Sonatine pour clavecin, cordes et basse continue en ut majeur, Wq. 103, H. 457 (extrait : II. Andante)
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Wilhelm Friedemann Bach (1710-1784)
Adagio e Fuga (Sinfonia) en ré mineur, F. 65
Concerto pour clavecin, cordes et basse continue en ré majeur, F. 41
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il Pomo d’Oro
Francesco Corti, clavecin, direction
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Un album du label Arcana A573
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Photo à la une : le claveciniste Francesco Corti –
Photo : © DR…
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Et sur ce même CD Arcana A573, mon article du 14 janvier 2025 :
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Me frappent, et même m’éblouissent, sous les doigts décidément magiques de l’immense Francesco Corti, en ce CD Arcana 4573 « The Age of Extremes« ,
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tout spécialement, et surtout,
la Sinfonia Fk 65 de Wilhelm-Friedmann Bach (Weimar, 22 novembre 1710 – Berlin, 1er juillet 1784) _ son Adagio est d’une tendresse sublime ! _,
et l’Andante (extrait de la Sonatina Wq 103) de Carl-Philipp-Emanuel Bach(Weimar, 8 mars 1714 – Hambourg, 14 décembre 1788) _ second sommet (méditatif !) de tendresse stupéfiante de ce CD ! _ :
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infiniment sensibles et touchantes ainsi touchées par le merveilleux Francesco Corti…
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Mais je remarque aussi combien les deux Concertos pour clavecin en fa mineur et en si mineur de Georg Benda (Benátky nad Jizerou, 1722 – Bad Köstritz, 1795) qui encadrent le programme de ce CD, doivent au style des années berlinoises de Carl-Philipp-Emanuel Bach _ qui demeura en poste à la cour de Berlin de 1738 à 1768)…
Et eux aussi sont admirables !!!
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A la ré-écoute, de nouveau, de ce nouveau très très beau travail de Francesco Corti,
je constate que c’est peut-être la formidable tendresse et phénoménale douceur de son interprétation de cette musique si vivement contrastée de l’Empfindsamkeit, qui culmine et bouleverse, fait fondre…
Chapeau l’artiste !
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Ce mardi 14 janvier 2014, Titus Curiosus – Francis Lippa
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Puis sur le CD Bis SACD 2459 :
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Instrumental theatre of affects. Carl Philipp Emanuel Bach(1714-1788) : Symphonies en sol majeur, si bémol majeur, ut majeur, la majeur, si mineur, mi majeur Wq 182/1-6. Fantaisies pour clavier en ut mineur Wq 63/6:III, en fa majeur WQ 59/5, en sol mineur WQ 117/13. Arte dei Suonatori, Marcin Świątkiewicz, clavecin, pianoforte. 2022. Livret en allemand, anglais, français. 84’27’’. SACD BIS-2459
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Carl Philipp Emanuel Bach revient régulièrement dans les concerts de l’ensemble Arte dei Suonatori, qui a eu l’occasion de se produire dans les dix-huit symphonies léguées par le second fils de Johann Sebastian. Par exemple les quatre WQ 183, jouées mi-décembre 2023 au festival Actus Humanus de Gdansk. C’est l’intégralité des symphonies WQ 182 que nous propose cet album. Elles furent commandées par l’ambassadeur autrichien Gottfried van Swieten, six ans après que le compositeur se fut installé à Hambourg, d’où l’appellation toponymique que l’on prête à ce corpus.
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Le baron van Swieten avait donné toute licence à l’auteur, qui ne s’en priva pas pour délivrer des partitions qui rivalisent d’audace, malgré une nomenclature limitée aux cordes et au continuo. Suivant la même coupe tripartite que les huit « berlinoises », les six « hambourgeoises » repoussent pourtant les limites expressives, exhaussent encore l’intensité, le contraste dynamique et rythmique, l’impulsivité, l’excentricité, en alliant la sensibilité de l’Empfindsamkeit au Sturm und Drang le plus farouche.
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Plusieurs fois rééditées depuis leur parution, ces œuvres « ont pu bénéficier d’une tradition d’exécution ininterrompue jusqu’à nos jours » précise le livret de l’album. Au disque, les bonnes adresses n’ont jamais manqué. Parmi les enregistrements qui ont fait leurs preuves, on citera Christopher Hogwood et son Academy (L’Oiseau Lyre, mars 1977), fin et élancé, délicatement coloré, qui tire ces pages vers un hédonisme raffiné. Presque à l’opposé, Hartmut Haenchen et son Kammerorchester (Capriccio, octobre 1985) tendaient à un robuste préclassicisme fermement architecturé. Entre ces pôles, toutes les intentions restent possibles.
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Dans sa note de présentation, Marcin Świątkiewicz signale que son approche a été guidée par l’univers de l’opéra, justifiant le sous-titre « théâtre instrumental des affects ». L’ordre des symphonies se trouve réagencé (5e, 3e, 2e, 4e, 6e, 1e) et peut s’entendre comme deux actes, séparés par la symphonie en si bémol majeur, et structurés par quatre Fantaisies pour clavier (dont une improvisée) en guise de récitatif. Pourquoi pas ? Plus singulièrement, le continuo alterne clavecin (Christian Fuchs d’après Johannes Ruckers) et pianoforte (un modèle d’après Johann Andreas Stein). On sera plus sceptique face à l’affirmation selon laquelle cet opus relèverait « de la musique de chambre intime. C’est pourquoi nous avons décidé de les interpréter dans une formation qui rappelle un quatuor à cordes élargi ». De fait, un pionnier comme Trevor Pinnock et son English Concert (Archiv, 1979, reparu en SACD chez Pentatone) prônait une vingtaine d’archets. Tout récemment, Alexander Janiczek & Orchestra of the Eighteenth Century (Glossa) en ajouta encore quelques-uns.
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Au-delà du débat sur l’effectif en jeu, c’est plutôt l’esthétique qui pose question. On apprécie certes la palette de nuances défendue par l’équipe fondée en 1993, mais son optique da camera ne se traduit pourtant pas par une extrême précision de diction, ce qui évite du moins la sécheresse. Il manque surtout ce zeste d’imprévisibilité, ce grain de témérité, un zèle de clair-obscur qui surprendrait l’écoute. Ce qui n’ôte rien à quelques intéressants travaux de texture (les soufflets dans l’Allegro assaï de la 4e) dont les harmoniques bénéficient d’une subtile moirure en mode SACD. Cependant, même dans cette lecture haute définition, la transparence et la dynamique ne sont pas optimales par rapport aux standards audiophiles. Plutôt sages, les tempos n’enthousiasment pas plus que de raison, et se propulsent sur des basses plus limpides que puissantes. Ce qui n’empêche pas le Presto de la 5e de s’activer avec une fougue à peu près sans rivale dans la discographie, mais pour un résultat lustré, bien loin du relief torrentiel d’Ophélie Gaillard & Pulcinella (Aparté).
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On résumerait en disant qu’Arte dei Suonatori grave une eau-forte qui se laisse admirer par la souple acuité de son graphisme, ses éclairages crus alla Pinnock, mais le tableau y semble filtré par un artifice nous éloignant de la vie authentique que réclament ces instantanés. Puisque le projet se revendique du théâtre, on conclura que ses acteurs y assurent un texte bien appris, peaufiné avec un soin de tout instant, mais qui se cantonne à une mince initiative autour des rôles. Tel quel, le spectacle s’en tient à une rhétorique qui nous rappelle toute la distance entre grammaire et instinct dramatique, celui qui transparaît avec force dans le récent CD de l’Akademie für alte Musik (Harmonia Mundi) proposant de quatre symphonies une exécution de haut vol. Lâcher la bride, libérer l’invention, désinhiber l’effet de scène : la prime de risque aurait placé la proposition polonaise parmi les plus émoustillantes.
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Christophe Steyne
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Son : 8 – Livret : 8,5 – Répertoire : 9 – Interprétation : 8
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Er maintenant mon article en date du 22 août 2024 :
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C’est l’article d’hier 22 août « Naissance de la symphonie » de l’avisé Jean-Charles Hoffelé qui m’a fait découvrir l’existence d’un CD assez étrangement demeuré inaperçu jusqu’ici de ma part, d’un compositeur que j’apprécie énormément, Carl-Philipp-Emanuel Bach, le CD Bis 2459 – SACD « Instrumental theatre of affects – CPE Bach – Hamburg Symphonies & Fantasias« , enregistré à Varsovie du 7 au 10 août 2022 par l’Ensemble Arte dei Suonatori, sous la direction de Marcin Swiatkiewicz…
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J’aime énormément ces fantasques et très dynamiques « Symphonies hambourgeoises » du très cher CPE Bach, dont ma discothèque personnelle possède d’assez nombreuses interprétations ;
cf par exemple mes articles « La contagieuse vitalité jubilatoire des merveilleuses « Symphonies de Hambourg » de Carl-Philipp-Emanuel Bach, en 1773 » du 17 mars dernier,
et « Musiques de joie : l’allégresse enivrante de Carl Philipp Emanuel Bach (1714 – 1788) » du 21 mai 2020…
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Et voici donc l’intéressant article d’hier de Jean-Charles Hoffelé « Naissance de la symphonie » :
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Le coup d’œil de l’Akademie _ en le CD Harmonia Mundi HMM 903317 « From Berlin to Hamburg » de l’Akademie für Alte Musik Berlin, en registré à Berlin en janvier 2023 que Jean-Charles Hoffelé chroniquee ici pour commencer… _ est large, englobant les années Berlin, où le langage de Carl Philipp Emanuel Bach mêle encore les styles, balance entre galant et Empfindsamkeit, ce que l’ensemble étoffé fait entendre avec une foule de nuances, et l’atelier des Six Symphonies hambourgeoises, qui reste toujours aussi surprenant _ oui _ par ses imaginations, ses foucades _ fantasques…
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L’Akademie les replace dans une perspective où l’on voit à l’horizon Haydn lui-même, façon de clore en majesté leur intégrale du corpus symphonique, même si l’on devra chercher l’ultime œuvre du cahier dans un volume précédent.
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Marcin Świątkiewicz et ses Suonatori _ eux, chroniqués à la suite… _ envisagent l’ensemble hambourgeois sous un autre angle et le propose au complet _ des 6 Symphonies Wq. 182 _ : non plus l’orchestre conséquent _ de 27 instrumentistes _ choisi par l’Akademie, mais une formation chambriste, en fait un quatuor élargi, six violons, un alto, un violoncelle à quoi s’ajoute une contrebasse _ soit 9 instrumentistes seulement ici.
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Les œuvres y gagnent une volatilité, une fantaisie, une clarté _ indispensables, les trois ! _ dans les audaces harmoniques qui soulignent leur caractère expérimental. Fascinant _ oui _, par la qualité du son, la précision des attaques _ qualités (chambristes) qui me vont personnellement droit au cœur ! _, l’aspect novateur des inventions de Carl Philipp jaillissant littéralement.
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Entre certaines des symphonies, Marcin Świątkiewicz retrouve clavecin ou pianoforte pour quatre « Fantaisies » dont le discours est placé pour faire miroir, célébrant le théâtre des affects _ voilà _ qui nomme leur spectaculaire album.
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Carl Philipp Emmanuel Bach (1714-1788)
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Symphonie en ut majeur,
H. 649, Wq. 174
Symphonie en ré majeur,
H. 651, Wq. 176
Symphonie en mi mineur,
H. 652, Wq. 177
Symphonie en sol majeur,
H. 657, Wq. 182/1
Symphonie en ut majeur, H. 659, Wq. 182/3
Symphonie en la majeur, H. 660, Wq. 182/4
Symphonie en si mineur, H. 661, Wq. 182/5
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Akademie für Alte Musik, Berlin
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Un album du label harmonia mundi HMM902317
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Instrumental Theatre
of Affects
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Carl Philipp Emmanuel Bach (1714-1788)
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Symphonie en si mineur,
H. 661, Wq. 182/5
Sonate pour clavier en fa mineur, H. 75, Wq. 63/6
Symphonie en ut majeur,
H. 659, Wq. 182/3
Fantaisie pour clavier en fa majeur, H. 279, Wq. 59/5
Symphonie en si bémol majeur, H. 658, Wq. 182/2
Symphonie en la majeur, H. 660, Wq. 182/4
Symphonie en mi majeur, H. 662, Wq. 182/6
Fantaisie pour clavier en sol mineur, H. 225, Wq. 117/13
Symphonie en sol majeur, H. 657, Wq. 182/1
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Arte dei Suonatori
Marcin Świątkiewicz, direction, clavecin, pianoforte
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Un album du label BIS Records 2459
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Photo à la une : le claviériste Marcin Świątkiewicz – Photo : © DR
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Mais j’adore aussi et surtout la virevoltante et presque folle vie que l’Orchestra of the Eighteenth Century a su mettre dans son interprétation sublimissime (!!!) de ces 6 Symphonies hambourgeoises WQ 182, sous la dirction d’Alexander Janiczek, en son miraculeux CD Glossa 921134 « Carl-Philipp-Emanuel Bach – The Hamburg Symphonies Wq 182 » _ enregistré à Amsterdam en mai 2021 et septembre 2022 _ qui m’enthousiasme toujours autant depuis l’écoute dont témoigne l’enthousiasme de mon article « La contagieuse vitalité jubilatoire des merveilleuses « Symphonies de Hambourg » de Carl-Philipp-Emanuel Bach, en 1773 » du 17 mars 2024…
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Une musique parfaite de joie !!!
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Ce jeudi 22 août 2024, Titus Curiosus – Francis Lippa
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Comparer est toujours intéressant,
et surtout à propos d’interprétations d’œuvres que l’on chérit…
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Ce jeudi 13 mars 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa
En poursuivant dans le sillage de mon article d’hier 21 août « En continuant à creuser autour des liens à préciser entre Adriaen Willaert, Hippolyte II d’Este, Matthias Werrecore, Peter Schöffer-le-fils, et Ferrare, Milan, Strasbourg, ainsi que Pierre Cadéac et Auch, à propos de la publication, en 1539, à Strasbourg, de l’étrange recueil de 28 Motets « Cantiones quinque uocum selectissimae » (et du CD « The mysterious Motet Book 1539″), quelques premières avancées de recherche…« ,
ainsi que dans la résilience à ma double déception de ce jour de l’impossibilité présente :
d’une part, de commander le livre de Daniel Trocmé-Latter « The Strasbourg Cantiones og 1539 – Protestant City, Catholic Music » _ absent pour l’instant de la liste des livres disponibles sur le site de leur éditeur, the Boydell Press, à Woodbridge, m’a-t-il été indiqué ; il me faudra donc patienter… _,
ainsi, d’autre part, de parvenir à joindre, par courriel, l’auteur, Daniel Trocmé-Latter : il est encore en vacances cette semaine..,
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je me suis rabattu sur la recherche, dans le désordre des rangées et piles de ma discothèque personnelle, de CDs d’œuvres de Cipriano de Rore (Renaix, ca. 1515 – Parme, 1565),
le disciple et successeur, à la direction de la chapelle de la basilique Saint-Marc, à Venise _ les années 1563 et 1564 _, d’Adriaen Willaert (Roeselare, ca. 1490 – Venise, 1562)…
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Et là,
voilà que je suis tombé, à ma grande surprise, sur un CD,
le CD Deutsche Harmonia Mundi RD 77994 « Johannes Passion », enregistré à Louvain du 28 au 30 octobre 1988 _ cela fait donc 35 ans ! _ par le Huelgas Ensemble sous la direction de Paul van Nevel,
de cette « Passio Domini Nostri Jesu Christi secundum Johannem« , attribuée, donc, en ce CD, à Cipriano de Rore _ à écouter ici en ce podcast de 67′ 18 _ ;
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œuvre que le CD Evil Penguin Classic EPRC 0054, « Adriano 4« , de l’Ensemble Dionysos Now ! sous la direction de Tore Tom Denys _ à écouter ici en ce podcast de 49′ 28 _
attribue, lui à Adriaen Willaert !! _ sur ce CD « Adriano 4« , cf l’enthousiasme de mon article du 3 août dernier « Ecouter Adriaen Willaert (ca. 1490 – 1562) grâce à une sublime « Passion selon Saint-Jean » du CD « Adriano 4″ de l’ensemble vocal Dionysos Now ! de Tore Tom Denys, découvert presque par hasard… » ; enthousiasme déclencheur de la série d’articles et recherches qui ont suivi, depuis ce 3 août dernier, autour d’Adriaen Willaert, Hippolyte II d’Este, le recueil de Motets « Cantiones quinque uocum selectissimae« de 1539, l’auscitain Pierre Cadéac, le strasbourgeois Peter Schöffer-le-Jeune, le milanais Matthias Werrecore, le CD « The mysterious Book of Motet 1539″, le musicologue à Cambridge Daniel Trocmé-Latter, la cour des Este à Ferrare, et les cités de Venise, Milan, Strasbourg, Auch, etc.
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À suivre…
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Ce mardi 22 août 2023, Titus Curiosus – Francis Lippa