Étiquette : audace

  • Barbara Strozzi (1619 – 1677), icône présente de la création musicale féminine en 3 récents CDs : « Barbara Strozzi – A portait in Five Acts – Duets for Two Sopranos », par Romina Lischka (enregistré en 2021), « Il Segreto delle Muse », par Raphael Garrido (enregistré en 2022), et « Virtuosissima Sirena – Barbara Strozzi », par Riccardo Doni (enregistré en 2024) ; ou une rafale de parutions discographiques à la gloire de la première grande compositrice amplement publiée par ses soins de son vivant…

    Barbara Strozzi (Venise, 6 août 1619 – Padoue, 11 novembre 1677) – et élève à Venise de Francesco Cavalli (Crema, 14 février 1602 – Venise, 14 janvier 1676) : mais Barbara Strozzi n’a pas composé, elle, d’opéras ; seulement des airs, madrigaux, et cantates … – ,  constitue présentement une icône pionnière, aujourd’hui multi-célébrée, de la création musicale féminine, en 3 récents intéressants CDs consacrés à sa gloire :

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    _ « Barbara Strozzi – A portait in Five Acts – Duets for Two Sopranos« , un CD cpo  555 510-2 dirigé par Romina Lischka, avec Dorothee Mields et Hana Blazikova – enregistré à Brême du 14 au 17 août  2021 – ,

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    _ « Barbara Strozzi – Arie et Duetti – Il Segreto delle Muse« , un CD Pan Classics PC 10453 dirigé par Raphael Garrido, avec Florence Susant et Marie-Laure Coenjaerts  – enregistré à Montfrin du 21 au 27 novembre 2022 – ,

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    _ « Virtuosissima Sirena – Barbara Strozzi« , un CD Arcana A 589 dirigé par Riccardo Doni, avec Laura Catrani – enregistré à Vigevano, du 4 au 7 février 2024 – ; écoutez ici « La Vendetta« , Op. 9 n°1 (2′ 32) à la plage 3 de ce CD de Riccardo Doni,

    comme à la plage 19 du CD de Romina Lischka,

    et à la plage 11 du CD de Gabriel Garrido ;

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    soit une brillante rafale de parutions discographiques récentes à la gloire de la première grande compositrice amplement publiée, par ses soins, de son vivant : Barbara Strozzi…

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    Ce jeudi 26 février 2026, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Et un autre superbe CD consacré à l’audacieuse Barbara Strozzi (Venise, 1619 – Venise, 1677) : le CD « Virtuosissima Sirena – Barbara Strozzi », de Laura Catrani avec l’Accademia dell’Annunciata de Riccardo Doni…

    En forme de suite à mon article de jeudi dernier 18 février « Un très beau CD « Barbara Strozzi – Il Segreto delle Muse – arie e duetti », par Gabriel Garrido… » consacré au CD Pan Classics PC 10453 « Barbara Strozzi – arie e duetti – Il Segreto delle Muse » de Gabriel Garrido – enregistré à Montfrin du 21 au 27 novembre 2022 – ,

    m’enchante, à nouveau, le tout nouveau CD Arcana A 589 « Virtuosissima Sirena – Barbara Strozzi » de la soprano Laura Catrani avec l’Accademia dell’Annunciata, sous la direction de son chef Riccardo Doni – enregistré à Vigevano du 4 au 7 février 2024… – qui vient tout juste de paraître ;

    et qui permet de venir compléter un peu le très grand plaisir de savourer l’œuvre superbement interprétée de cette très audacieuse, singulière et originale compositrice et chanteuse vénitienne, Barbara Strozzi (Venise, 6 août 1619 – Venise, 11 novembre 1677)…

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    L’Accademia dell’Annunciata, dirigée par son chef Riccardo Doni, nous offre ici un superbe portrait de Barbara Strozzi, artiste extraordinaire qui fut sans doute la plus grande compositrice italienne de tous les temps.

    La figure de Barbara Strozzi, compositrice et chanteuse vénitienne qui vécut entre 1619 et 1677, apparaît en effet comme une perle rare dans le paysage musical italien du XVIIe siècle. Fille adoptive ou peut-être naturelle de Giulio Strozzi (Venise, 1583 – Venise, 31 mars 1652), homme de lettres appartenant à l’illustre famille florentine, elle refuse à la fois le mariage et le couvent pour se consacrer entièrement à son unique et profonde passion : la musique. Et contrevenant aux codes de l’époque, elle n’entendait pas s’imposer comme simple interprète, mais aussi et surtout comme autrice. En l’espace de vingt ans, elle publie rien moins que plus de cent vingt cantates pour voix seule, un nombre qui n’a été atteint par aucun de ses contemporains… Wow !

    Dans ses œuvres majeures, elle conjugue l’originalité absolue des architectures formelles à une poétique des affects extraordinairement intense et flamboyante. Son écriture vocale ne se compare qu’à celle du plus grand compositeur italien de son siècle, Claudio Monteverdi (1567 – 1643).

    À une époque où la scène musicale était presque exclusivement masculine, Barbara Strozzi a su se forger une place unique, devenant l’une des figures les plus fascinantes de la musique du XVIIe siècle : voilà !

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    Écoutez-ici, par exemple, « La Vendetta« , Op. 2 n°9 (2′ 09)…

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    Ce dimanche 22 février 2026, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Un assez original et in fine probant CD « Un Tombeau pour Ravel » par le jeune Dario Cervera, au clavecin principalement, d’après le modèle du sublime ravélien « Le Tombeau de Couperin » : la vertu de rafraîchir nos admirations par d’un peu audacieuses et renouvelées (et justes !) interprétations…

    C’est ce titre accrocheur de « Un Tombeau pour Ravel » qui d’abord m’a fait écouter, chez mon disquaire – le CD figurait bien visible sur la table des nouveautés… –, ce CD Passacaille 1162 – enregistré au Conservatoire National Supérieur de Paris, du 28 au 31 octobre 2024 –,

    qui, sans immédiatement m’enthousiasmer vraiment par ses performances, sur divers clavecins (un Marc Ducornet de 1994, le Pleyel de Wanda Landowska de 1929, et un Emile Jobin, d’après Tibaut de Toulouse, de 1996) – et la première pièce du programme, un arrangement pour clavecin de la « Pavane de la belle au bois » de « Ma Mère l’Oye » M.62, interprétée ici sur le clavecin archi-ferraillant et bruyantissime (de 1929) de Wanda Landowska (l’écouter donc ici !), n’était certes pas pour rien dans cette approche pour le moins désarçonnée et plutôt répulsive pour moi, placée ainsi  en ouverture (provocatrice ?) de ce CD !.. ; même si, à l’écoute de ce CD, nous voici, et c’est bien sûr là un des buts de cet intéressant et intriguant CD, immédiatement plongés dans ce que Maurice Ravel lui-même pouvait, de son vivant, entendre-percevoir des clavecins accessibles de son temps (1875 – 1937)… – ainsi qu’un piano Erard de 1903 – choisi par Dario Cervera pour la pièce conclusive du programme de ce CD : l’arrangement pour piano seul (réalisé par Jacques Charlot pour la version pour ballet de « Ma Mère l’Oye« ) : il s’agit ici de l’ »Apothéose : Le jardin féérique » de ce « Ma Mère l’Oye » (l’écouter ici  : quelle tendresse… ; et c’est très émouvant !) ; Jacques Charlot (Paris, 13 septembre 1885 – col de La Chapelotte, 3 mars 1915), neveu de l’éditeur préféré de Ravel Jacques Durand, et mort pour la France, est le dédicataire du merveilleux « Prélude » du « Tombeau de Couperin« … –, m’a cependant assez intrigué pour néanmoins me le procurer, et pouvoir à loisir le déguster-critiquer – et éventuellement chroniquer, pour ce 150e anniversaire de la naissance de Maurice Ravel, à Ciboure, le 7 mars 1875… – plus en détails et avec plus de confort de justesse, sereinement, chez moi, sur ma platine…

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    Et le CD – au programme composé (et adapté-transposé pour un jeu au clavecin par l’interprète, le jeune Dario Cervera Jorda, natif de Valence, en Espagne) sur le modèle du sublime ravélien « Le Tombeau de Couperin«  – comporte aussi en son livret une page d’ »Introduction » de l’ami Manuel Cornejo :

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    « Aussi, en reliant des influences éclectiques, Dario Cervera rend un hommage original – pour le moins, en effet ! Cf encore l’hommage très original lui aussi, rendu à Ravel, à l’occasion de ce 150e anniversaire de sa naissance, par le très brillant Bertrand Chamayou, en son CD « Ravel fragments« , dont j’ai commencé une première assez prudente approche tout au final de mon récent article « De nouvelles pistes de recherche à propos des rapports de Maurice Ravel et les Gaudin, amis (Marie) comme cousins (Magdeleine, Edouard, etc.)…« , en date du vendredi 7 mars dernier : un CD à l’abord désarçonnant lui aussi à la première approche, maistout à fait  passionnant aux successives nécessaires ré-écoutes : j’y reviendrai, forcément !..  – à Maurice Ravel dans son CD en faisant dialoguer quatre pièces pour piano de Ravel – deux extraites de « Ma Mère l’Oye » M.62, puis la « Fugue » extraite du « Tombeau de Couperin »  M.68 (écoutez-la ici), et enfin « Trois beaux oiseaux du paradis« , extraits de « Trois chansons » M.69 (écoutez-les ici…) –, dont trois sont interprétées, chose très rare – bien sûr ! –, au clavecin et non au piano, d’une part avec des œuvres pour clavecin de compositeurs français du XVIIIe siècle – et XVIIe aussi : Louis Couperin (1626 – 1661), et écoutez donc ici ce très surprenant et déstabilisant-ci (wow !) « Tombeau de M. de Blancrocher » (une œuvre que je vénère ! cf, par exemple, cet article-ci « Musiques de joie : la sublime jubilatoire sublimation du deuil brutal d’un ami : le « Tombeau » sur la mort de Monsieur Blancrocher, de Johann-Jakob Froberger, par Gustav Leonhardt, et/ou Bob van Asperen« , en date du jeudi 21 mai 2020…), réalisé ici sur le clavecin Emile Jobin de 1996, d’après Tibaut de Toulouse ! ; Antoine Forqueray (1672 – 1745) ; François d’Agincourt (1684 – 1758) et François Couperin (1668 – 1733) –, d’autre part avec des œuvres de compositeurs contemporains de Ravel – Francis Thomé (1850 – 1909), Erwin Schulhoff (1894 – 1942) –, dont son professeur Eugène Anthiome – (1836 – 1916) – et son ami Manuel de Falla – (1876 – 1946) -« .
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    Un CD original donc, qui réclame assurément plusieurs écoutes, et hyper attentives même, pour ces œuvres – sublimes certaines – toutes d’intimité,

    afin d’être, de ma part, au-delà des premières déstabilisantes surprises d’interprétation, avec un peu mieux de justesse reçues – ainsi que, ce CD, modestement chroniqué ! – …

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    Et les ré-écoutes par nous des 16 pièces de ce CD se révèlent, peu à peu, et in fine, tout à fait probantes :

    le charme de leur interprétation par Dario Cervera sur ces très très divers claviers, est en effet tout à fait opérant une fois nos oreilles, d’abord, sinon brutalisées, du moins au moins déstabilisées, un peu mieux apprivoisées en de nouvelles écoutes un peu scrupuleuses ;

     

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    Car les interprétations justes et honnêtes savent aussi se lancer et renouveler, et rafraîchir nos admirations pour les œuvres – ainsi retrouvées et parfois rendues à leur plus vif pour nous qui les ré-écoutons ainsi ! – des compositeurs…

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    Ce dimanche 16 mars 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Pénétrer vraiment la substantifique mœlle de très précieuses œuvres de Chostakovitch et Silvestrov : une nouvelle reconnaissance de l’exceptionnelle et attachante personnalité créatrice de Valentin Silvestrov dans le magique CD PDD041 « Shostakovich – Silvestrov » du constamment merveilleux Palais des Dégustateurs d’Eric Rouyer…

    Comme en écho un peu tardif à mes articles « La magie de l’œuvre pour alto et piano de Valentin Silvestrov sublimement servie par l’alto d’Ettore Causa et le piano de Boris Berman, en un somptueux mélancolique CD « Shostakovich – Silvestrov » du toujours exigeant Palais des Dégustateurs, d’Eric Rouyer : une méditation intense aux franges du silence… » et « Avancer dans la connaissance (et la jouissance) de l’œuvre, au moins discographique, de Valentin Silvestrov : une sidération !.. » des 27 et 28 décembre derniers (2024) sur ce blog « En cherchant bien« ,

    voici que je découvre ce petit matin à mon réveil ce bel article de reconnaissance du magique CD « Shostakovich – Silvestrov » d’Ettore Causa, alto, et Boris Berman, piano – soit le CD PDD041 du Palais des Dégustateurs de mon ami Eric Rouyer –, ce bel article suivant, sous la plume de Jean-Luc Caron et paru hier 5 mars sur le site de ResMusica, intitulé « Ettore Causa et Boris Berman dans les mondes singuliers de Chostakovitch et Silvestrov » – et dont je relève tout de suite la belle et juste expression de « mondes singuliers » appliquée à ces deux très grands compositeurs : oui, c’est bien cela ! –,

    que je m’empresse de bien volontiers reproduire ici :

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    Après plusieurs enregistrements – déjà – très remarqués – oui ! – pour le label Le Palais des dégustateurs, l’altiste et le pianiste défendent avec brio des pièces précieuses – merveilleuses, sublimes : des chefs d’œuvre !.. – de Chostakovitch et Silvestrov dont ils pénètrent – par la profonde justesse d’inspiration de leur interprétation – la substantifique mœlle – voilà !

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    La Sonate pour alto et piano op.147, dernier chef-d’œuvre – oui : c’est en effet là son mot de la fin, son œuvre ultime et splendide… – du Russe qui y porte le point final le 5 juillet 1975, est dédiée au fameux altiste du Quatuor Beethoven Fiodor Droujinine. Le compositeur souffrant et épuisé – oui, il est au bout de sa vie, et de son œuvre… – peine à venir à bout de cette pièce puissante qui contient plusieurs réminiscences – en effet – et constitue une manière d’adieu déchirant à la vie – voilà ! L’altiste d’origine italienne  et le pianiste russe en offrent une lecture exempte de tout pathos, évitant une excessive mélancolie et défendant un tonus créateur digne du vaste catalogue de Chostakovitch qui s’éteint le 8 août 1975. Cette exigence de véracité – oui ! –  infiltre les trois mouvements de la Sonate. Le Moderato initial est marqué par un courant sonore tonique enrichi d’élans exacerbés et la présence d’interrogations sans réponses précises que les musiciens contrôlent efficacement dans les toutes dernières mesures. Le deuxième mouvement, Allegretto, se veut dès l’entrée davantage sautillant et ne dédaigne pas l’expression d’un certain optimisme renouant une ultime fois avec la rythmique si spécifique et tellement appréciée du compositeur – en effet. Énergie et vitalité – oui – que le duo Causa et Berman traduit magnifiquement, ne négligeant pas la proximité – électrique ! – d’un esprit enflammé et d’un corps meurtri. Le final, un long Adagio d’une quinzaine de minutes, se concentre sur une méditation impressionnante – voilà, voilà – , toutefois dénuée d’effusion romantique palpable, offrant un sentiment douloureux de beauté, de dignité – oui – et de rappels de musiques antérieures dont il évoque le souvenir non sans une certaine modestie – c’est une musique toute d’intimité, pour soi… On repère ainsi des souvenirs de la Sonate Au clair de lune de Beethoven, du Concerto pour violon « à la mémoire d’un ange » d’Alban Berg, des évocations de la Symphonie n° 5 « du destin » de Beethoven, mais encore des passages s’appuyant sur la Symphonie n° 4 de Tchaïkovski, sans oublier des emprunts à Rachmaninov, à Wagner et à certains de ses propres opus.

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    Récemment redécouvert (2017), le très bref Impromptu pour alto et piano op. 33, une pièce de 1931, montre la distance existant entre le créateur mature et singulier et le jeune musicien, alors âgé de 25 ans, encore très perméable à l’esprit du romantisme.

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    , obligé de quitter son Ukraine natale en 2022 – pour les terribles raisons que l’on ne sait que trop !, tout particulièrement ces terribles jours-ci d’effroyable trahison… -, est défendu ici avec un engagement puissant et brillant par Causa et Berman, ce dernier connaissant personnellement le compositeur -oui. Aujourd’hui internationalement apprécié – oui -, Silvestrov a élaboré un très copieux catalogue riche d’authentiques chefs-d’œuvre – mais oui ! – aux grands écarts esthétiques inspirés – absolument…

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    Causa interprète seul et en première gravure mondiale Élégie, dédiée elle aussi à Fiodor Droujinine. Musique quasiment athématique, presque aphoristique, expressive, s’achevant par une seule note en suspens. Avec les Trois Intermezzi pour piano seul, pièce récente (2022) dédiée au pianiste , on constate un retour à la mélodie et au beau son, un climat de méditation apaisée et douce – oui, telle une berceuse.

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    Le tout récent Triptych pour alto et piano, 2023, en trois très brefs mouvements, totalise une dizaine de minutes. L’Intermezzo adopte un rythme de marche non conventionnel, la Sérénade a été qualifiée de « chant sans paroles » – à la Mendelssohn – et Moment musical – à la Schubert -, à l’avancée légère, mais aux intrications sonores complexes des deux interprètes, permet d’évoquer de grands créateurs romantiques du passé – en effet.

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    et Boris Berman, grâce à cette interprétation de haut vol et leur souci de véracité rare – oui, oui ! – , défendent l’exceptionnelle et attachante personnalité créatrice de  – tout cela est très juste.

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    Dmitri Chostakovitch (1906-1975) : Sonate pour alto et piano, op.147 ; Impromptu pour alto et piano, op.33 ; Valentin Silvestrov (né en 1937) : Elegy pour alto ; Epitaphium (L.B.) ; Three Intermezzi pour piano forte ; Triptych pour alto et piano. Ettore Causa, alto ; Boris Berman, piano. 1 CD Le Palais des Dégustateurs PDDO41. Enregistrement réalisé du 7 au 9 juin 2024 au Couvent des Jacobins, Beaune, France. Notice bilingue : français et anglais. Durée : 67’40

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    Une belle reconnaissance qui devrait élargir le cercle des amoureux de la musique de Valentin Silvestrov, ainsi que celui des amateurs des superbes réalisations discographiques du vaillant Palais des Dégustateurs, de cet admirable défricheur – et partageur généreux de splendides beautés musicales – qu’est, par son label discographique audacieux et très probe, Eric Rouyer…

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    Ce jeudi 6 mars 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa