Étiquette : Bartok

  • Un éblouissant idoinement idiosyncrasique CD Szymanowski par Szymon Nehring, au piano, et Marin Alsop dirigeant le Polish National Radio Symphony Orchestra, avec la Symphonie n°4 concertante Op. 60 et un choix de 10 Mazurkas de l’Op. 50 : une révélation magique !

    C’est proprement une révélation subjuguante pour nos oreilles de mélomane amoureux fou de l’œuvre de Karol Szymanowski (Tymochivka, 6 octobre 1882 – Lausanne, 29 mars 1937), que cet éblouissant idoinement idiosyncrasique CD Szymanowski par Szymon Nehring, au piano, et Marin Alsop dirigeant le Polish National Radio Symphony Orchestra – un CD renversant, comportant la Symphonie n°4 concertante Op. 60, ainsi qu’un choix de 10 Mazurkas extraits de l’Op. 50, qui en comporte 20 – que vient nous proposer le label Rubicon RCD 1215 – enregistré d’une part à Katowice au mois de mars 2025 pour la Symphonie concertante, et d’autre part à Varsovie au mois de mai 2022 pour les Mazurkas – , dont j’ai découvert l’existence le 20 juin dernier par un article intitulé « Dans les Tatras » de Jean-Charles Hoffelé paru ce jour-là,

    et que je me suis empressé d’aller illico presto commander à mon disquaire préféré, et ai reçu hier 2 juillet : un éblouissement enchanteur dès la première écoute de ses 52′ 38 – dont voici, et à défaut d’extraits disponibles de ce CD, une trop brève (et frustrante) vidéo de présentation (de 53′)…

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    Voici donc d’abord ce précieux et remarquable article « Dans les Tatras » de Jean-Charles Hoffelé,

    qui m’a fait connaître et commander ce magique CD :

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    DANS LES TATRAS

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    Au centre de son premier disque, enregistré alors qu’il n’avait que 22 ans, tout l’art de Szymon Nehring s’employait – déjà – à son meilleur dans les Variations, Op. 3 (voir ici),  après un album Chopin (voir ici) et un autre consacré à des partitions pour piano et orchestre de compositeurs minimalistes, il fallait bien qu’il revienne à Szymanowski.

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    Pas Métopes ni Masques, mais la Symphonie concertante – où il tient le piano – et un grand bouquet – de piano seul, cette fois – pris dans les Mazurkas, Op. 50, une immersion dans l’autre Szymanowski, celui qui, à compter d’Harnasie – un superbe ballet, Op. 55, créé en 1923 – , assume une langue devenue plus rude – voilà… – incarnée dans les idiomes stylisés d’un certain folklore, garant comme chez Bartók d’une radicalisation de la syntaxe, d’une épure des rythmes – voilà, voilà : c’est là très justementt perçu.

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    Le début de la Symphonie concertante – de 1932 – semble émaner de l’étoffe des songes, l’art si subtil – oui – du pianiste, ses colorations irisées – oui, oui, oui – font entendre la petite mélodie de berger comme jadis l’évoquait Arthur Rubinstein – dédicataire de cette œuvre pour piano et orchestre, créée à Poznan le 9 octobre 1932, avec Karol Szymowski au piano… L’élégie atmosphérique de l’Andante est elle aussi rêvée, et les danses du Finale – dont la partie centrale sonne avec une poésie introuvable ailleurs (et pourtant Leif Ove Andsnes, Louis Lortie, Ewa Kupiec) – évite l’effet bruitiste, la raideur qui souvent empèsent l’œuvre d’ailleurs dès son premier mouvement : Marin Alsop évitera même le charivari de la coda, rendant lisible l’effervescence du piano – tout cela est en effet splendide…

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    Magique !  – voilà !!! – , comme les dix Mazurkas de l’Opus 50 – de 1924- 26 – , dites avec une élégance nostalgique – oui – , sans appui mais pas sans vertige – oui, oui, oui – , très façon Bartók – absolument ! Szymon Nehring sait bien qu’elles sont les chefs-d’œuvre les plus délaissés du piano de Szymanowski, d’ailleurs les dix autres auraient pu tenir – eh oui ! – sur le disque, absence qui – bien évidemment – avive les regrets.

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    LE DISQUE DU JOUR

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    Karol Szymanowski
    (1882-1937)

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    Symphonie No. 4, Op. 60
    « Symphonie Concertante »

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    Mazurkas, Op. 50 (10 extraits : No. 1. Sostenuto ;
    No. 2. Allegramente ;
    No. 3. Moderato ;
    No. 4. Allegramente ;
    No. 11. Allegretto ; No. 6. Vivace ; No. 13. Moderato ; No. 18. Vivace ; No. 17. Moderato ; No. 16. Allegramente)

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    Szymon Nehring, piano
    Polish National Radio Symphony Orchestra
    Marin Alsop, direction

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    Un album du label Rubicon RCD 1215
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    Photo à la une : le pianiste Szymon Nehring, avec Marin Alsop –
    Photo : © DR

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    Karol Szymanowski est bien présent, incarné, dans ce si merveilleux CD – contrasté et varié, et subtil… – de Szymon Nehring et Marin Alsop dirigeant l’idiosyncrasique Polish National Radio Symphony Orchestra…

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    Une excellente entrée, donc, à la magie complexe et tellement prenante de l’œuvre bouleversante et si sensuelle – mais pas que – , de Karol Szymanowski…

    Un très grand disque !

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    Ce vendredi 3 juillet 2026, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Aujourd’hui 19 février 2026, le magnifique György Kurtag fête ses 100 ans en préparant la création à Budapest dans quelques jours de son second opéra « Die Stechardin »….

    Le Figaro de ce matin m’apprend ceci de passionnant et merveilleux concernant le magnifique György Kurtag (né à Lugoj le 19 février 1926) :

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    Pour ses 100 ans, le Hongrois György Kurtag compose un nouvel opéra, Die Stechardin

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    « La musique de Kurtag rayonne d’intensité », à 100 ans le compositeur hongrois György Kurtag à repris l’écriture de pièces et l’enseignement.

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    Le compositeur hongrois György Kurtag, figure aussi majeure que farouchement discrète de la musique contemporaine, fête ses 100 ans ce jeudi et offre, pour l’occasion, un – merveilleux – cadeau aux mélomanes : son deuxième opéra, qui sera créé à la fin du mois à Budapest.

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    Kurtag, qui se déplace aujourd’hui en fauteuil roulant, confiait dans une rare interview à un hebdomadaire hongrois en 2017 que le travail de composition pouvait s’avérer « pénible ». Mais il n’a rien perdu de sa vivacité d’esprit ni de sa passion pour la musique, selon son entourage. « Il n’entend plus très bien. Mais en contrepartie, il ressent encore davantage, il perçoit encore plus le monde et la musique », s’émerveille Andras Keller, chef d’orchestre et directeur de Concerto Budapest, lors d’une répétition début février du nouvel opéra en un acte de Kurtag, Die Stechardin. Le livret, inspiré par les écrits et la correspondance du philosophe et physicien allemand Georg Christoph Lichtenberg (1742-1799) – lire ses extraordinaires « Brouillons« , parus en traduction française en avril 2025… – , raconte comment le penseur s’est épris d’une jeune marchande de fleurs de 12 ans, qu’il a d’abord éduquée avant que leur relation ne devienne intime. Maria Dorothea Stechard meurt à 17 ans en 1782, marquant profondément Lichtenberg. Autour de cette histoire véridique Kurtag a composé un opéra-monologue en quatre parties dans lequel l’héroïne retrace son amour, son bonheur et sa fin tragique.

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    Après la mort en 2019 de la pianiste Marta Kurtag, son épouse depuis 1947 et interprète-clé de son œuvre, certains proches de Kurtag ont craint pour lui, explique Laszló Göz, tromboniste et directeur du Budapest Music Center, où réside désormais György Kurtag. Mais il s’est remis à composer, « écrivant des pièces de plus en plus vastes et complexes ; il a repris l’enseignement, et aujourd’hui, à 99 ans, il a écrit son deuxième opéra, qui est une sorte de message à Marta » – voilà ! – , ajoute Göz.

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    À lire aussi Avec György Kurtag, Fin de partie de Beckett s’essaie à l’opéra

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    « Maître des formes miniatures »

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    Né le 19 février 1926 à Lugoj – aujourd’hui – en Roumanie, Kurtag, magyarophone – voilà – , s’est illustré par ses compositions de forme brève et fragmentée, et son goût pour les mélodies populaires – oui, comme Bartok, Kodaly, et aussi Ligeti… Il a commencé à apprendre le piano enfant, et étudié à Timisoara, avant de rejoindre Budapest après la guerre, où il est admis à l’Académie Franz-Liszt (Zeneakadémia) en 1946. Il y suit des cours de piano, notamment avec Pal Kadosa, de composition avec Sandor Veress et Ferenc Farkas et de musique de chambre avec Leo Weiner.

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    Diplômé en piano et musique de chambre en 1951, puis en composition, il reçoit rapidement des distinctions nationales, avant un séjour déterminant à Paris en 1957-1958, où il travaille avec Marianne Stein et fréquente les classes de Darius Milhaud et Olivier Messiaen. De retour en Hongrie, il est répétiteur de la Société philharmonique de Budapest à partir de 1960, puis enseigne à la Zeneakadémia le piano et la musique de chambre. Parmi ses élèves figurent plusieurs interprètes devenus incontournables, dont – les merveilleux pianistes –  Andras Schiff et Zoltan Kocsis.
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    Héritier d’un autre Hongrois, Béla Bartók – oui ! bien sûr... – , proche par certains aspects de l’austérité et de la tension de l’Autrichien Anton Webern, il a fait de la miniature un territoire majeur, notamment avec la série – extraordinaire ! – Jatekok (Jeux) pour piano, à la fois laboratoire, carnet intime et matériau pédagogique – absolument ; là-dessus cf mes propres articles enthousiastes « Du CD « Ligeti – Violin, Piano and Romanesc Concertos » au double CD « Kurtag – Jatekok – Pierre-Laurent Aimard : la présence commune de « Aus der Ferne – hommage à Alfred Schlee » de György Kurtag…« , du 12 juin 2025 ; « L’extraordinaire d’intimité bouleversante « Lines of lines – Schubert – Kurtág » de Benjamin Appl et György Kurtag : un sublime bijou tout de sobriété, pour nous accompagner à aller à l’essentiel, nous aussi, de nos vies…« , du 22 mars 2025 ; et « Retour sur le marquant CD « Lines of life – Schubert and Kurtag », de Benjamin Appl, György Kurtag, Pierre-Laurent Aimart et James Baillieu…« , du 27 avril 2025, pour de magnifiques CDs auxquels a tenu à participer György Kurtag… Son univers est aussi profondément littéraire : il met en musique poètes et écrivains (Janos Pilinszky, Jozsef Attila, Franz Kafka, Samuel Beckett…), et devient célèbre à l’international avec des œuvres vocales et chambristes, dont Les Messages de feu la demoiselle R. V. Troussova, créés en 1981. Installé près de Bordeaux – mais oui – , en France, à partir de 1993 – où vit son fils – , il revient en Hongrie en 2015.

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    « La musique de Kurtag rayonne d’intensité, même dans ses moments les plus silencieux et raffinés », explique à l’AFP Gergely Fazeakas, historien de la musique. « György Kurtag est souvent qualifié de maître des formes miniatures. Il est vrai que nombre de ses pièces ne saisissent que quelques minutes, voire moins, d’un fragment d’éternité », dit-il encore lors d’une cérémonie début février à l’Académie Liszt, où Kurtag a reçu un doctorat honorifique avant de diriger une répétition publique de Die Stechardin. Pour rendre hommage au centenaire, qui a un fils également compositeur, György Kurtag Jr. – qui vit, donc, à Bordeaux… – , Budapest accueille une série de célébrations – concerts, projection de documentaires, création audiovisuelle – qui entendent dessiner le portrait d’un artiste dont l’œuvre exigeante a – considérablement – marqué la musique européenne des dernières décennies – absolument !

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    Et regardez cette vidéo d’une répétition de ce opéra « Die Stechardin » en date du 7 février dernier, en présence ultra-attentive de György Kurtag…

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    Et encore lire le bel hommage que rend ce jour d’anniversaire à Kurtag Dominique Adrian sur le site de ResMusica,

    intitulé « Kurtág, cent ans de musique jusqu’au cœur de la note » :

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    Kurtág, cent ans de musique jusqu’au cœur de la note

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    Le monde de la musique célèbre un anniversaire hors du commun, pour un parcours de vie, marqué par la Shoah et la dictature, qui ne l’est pas moins.

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    a cent ans ! Et sa créativité reste intacte, même s’il est désormais privé du soutien précieux de son épouse Márta, décédée en 2019 après presque soixante-dix ans de vie commune. Pendant longtemps, la musique – beaucoup d’intimité – de Kurtág n’était qu’un secret d’initiés ; s’il est devenu aujourd’hui le plus prestigieux des compositeurs, c’est un peu le privilège du grand âge qui en fait le seul survivant de cette génération d’exception qui a bouleversé la vie musicale européenne après 1945 – certes – , mais c’est d’abord parce que sa musique nous parle – oui ! – , ses pièces les plus récentes comme celles qu’il a composées pendant des décennies dans l’anonymat, n’intéressant ni les autorités communistes hongroises, ni l’Europe occidentale qui n’avait guère les moyens de découvrir sa musique, ni beaucoup d’intérêt pour son artisanat modeste et radical – voilà, voilà : tout ce que personnellement j’aime : sans esbroufe d’estrade…

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    Kurtág a toujours écrit lentement, dans la douleur. Mais son vaste – oui – catalogue le prouve, il n’a jamais cessé d’écrire, jour après jour – au quotidien des jours, en effet ; et sans rechercher l’approbation des foules… – , loin des modes, loin des ivresses théoriques de l’après-guerre, mais encore plus loin des complaisances éclectiques d’aujourd’hui. Les Játékok (Jeux), courtes pièces pour piano constituant un work in progress depuis des décennies, sont une image de cette écriture au jour le jour – oui ! – , qui prend son sens par la continuité d’un parcours : ce qui affleure dans ces courtes pièces n’est pas étranger à ce que font voir les formes plus grandes, des Kafka-Fragmente (1987) à cet aboutissement de toute une vie qu’est son opéra Fin de Partie (2018).

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    On pourra trouver des évolutions, des périodes dans sa production, ne serait-ce que parce que sa célébrité tardive lui ouvre la voie à des moyens, grand orchestre ou opéra, que des décennies de marginalité lui interdisaient. Mais Stele, sa première pièce pour grand orchestre, composée au début des années 1990 avec le luxe que lui offrait le Philharmonique de Berlin, montre bien que l’essence de sa musique ne s’en est pas trouvée changée, toujours tournée vers l’intime – voilà – , vers la réduction à l’essentiel – voilà, voilà – , quand bien même elle prend des dimensions presque cosmiques.

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    Solitaire, discret, peu soucieux de placer sa personne au cœur de l’attention médiatique – que de vertus humaines trop rares – , Kurtág n’en est pas moins au carrefour de réseaux d’influences et d’amitiés qui dépassent toutes les frontières. Si sa carrière d’interprète est restée confinée à l’interprétation au piano de ses Játékok et de quelques transcriptions de Bach – aussi, en effet – , son art de l’interprétation a essaimé par son enseignement, de ses élèves de Budapest (András Schiff, Zoltán Kocsis, Miklós Perényi…) aux jeunes musiciens qui continuent à venir travailler avec lui (Benjamin Appl, Anna Prohaska…). Ses amitiés avec les grands compositeurs de son temps, Holliger ou Ligeti, sont une chose, les dizaines d’Hommage à Kurtág que lui ont dédiés des compositeurs de toutes les générations après lui témoignent de la fécondité de son œuvre.

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    Commençant son œuvre à un moment où la tentation de la tabula rasa était forte, Kurtág n’a jamais vu sa pratique artistique autrement que dans la continuité de toute la tradition musicale, Webern, Bartók, Bach, mais peut-être plus que tout Beethoven. Lui qui, né en Roumanie dans une famille juive de culture hongroise – comme Bartok ou Ligeti… – , a passé l’essentiel de sa vie en Hongrie – sauf un passage en France, à Bordeaux, auprès de son fils, György Kurtag Junior – , où il est aujourd’hui logé dans les locaux mêmes de l’Académie Liszt, mais en plus du hongrois et du roumain, il a aussi mis en musique des textes en français, allemand, russe, latin et anglais. Sans être pour autant un artiste cosmopolite, il incarne sans doute plus que personne un certain esprit d’Europe centrale – oui – , et même d’Europe tout court – oui, oui – , sans se laisser arrêter par les frontières que notre monde semble si désireux de reconstruire.

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    Crédits photographiques : © Szerzői jogok Huszti István / BMC

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    György Kurtag : un musicien vivant considérable !!!

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    Et on rêve à ce qu’auraient pu donner Mozart et Schubert et Mendelssohn et Bartok, s’ils avaient pu vivre eux aussi jusqu’à ces 100 ans...

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    Ce jeudi 19 février 2026, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Julien Libeer (Suite 2) : son CD « Bach-Bartok-Julien Liber », à propos du genre de la Suite…

    Et maintenant, au tour de l’écoute du CD HMM 902651 « Bach-Bartok-Julien Liber«  – enregistré à Villefavard, en Limousin, du 25 au 27 juin 2019… – paru en 2020,

    et consacré au genre de la suite, tant pour Bach – « Suite française n°5 » BWV 816 et « Partita n°2 » BWV 826… – que pour Bartok – « En plein Air » Sz81/BB89 et « Suite » Op. 14 Sz62/BB70…

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    Ce dimanche 2 novembre 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Pour compléter, au chapitre crucial de l’Histoire, ma première esquisse de CV…

    Comme en prolongation, absolument nécessaire, de complément à ma toute première esquisse de CV, « Pour une esquisse de sorte de CV de mon parcours de chercheur-déchiffreur-défricheur-découvreur passionné d’approches et apports divers, variés et multiples de la culture et des arts, et du philosopher vraiment… » entamée, dans l’urgence, lundi 20 janvier dernier,
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    ee dimanche 26 janvier 2025, ces considérations suivantes, adressées à l’éditeur de CDs du Palais des Dégustateurs, Eric Rouyer :
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    Oui, cher Eric, j’ai bien reçu le double CD PDD 040 Brahms – Beethoven…
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    En ce moment, je suis plutôt stressé par des négociations un peu compliquées pour obtenir la réalisation effective à Saint-Jean-de-Luz – Ciboure d’un entretien qui me tient très à cœur avec Manuel Cornejo au mois d’avril prochain, dans une salle et avec un public qui conviennent, et en un calendrier permettant l’alignement des diverses disponibilités (dont celle de Manuel Cornejo, qui est lillois et très occupé) – une vidéo d’un entretien d’une heure avec lui, sur sa nouvelle édition (en Tel Gallimard, en 2 volumes) de son édition de la Correspondance intégrale de Maurice Ravel, sera réalisée à Bordeaux le 17 avril prochain à la Station Ausone de la librairie Mollat, mais sans public : voilà c’est ce que j’ai pu obtenir de la librairie Mollat : et j’en suis très heureux et reconnaissant – ;
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    et cela alors même que j’ai reçu, pour cet entretien à réaliser avec Manuel Cornejo à Saint-Jean-de-Luz, l’aval des Affaires culturelles de la mairie de Saint-Jean-de-Luz ; mais c’est la disponibilité d’une salle adéquate qui coince pour le moment…
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    Et en novembre prochain, la très dynamique, compétente et efficace Association Jakintza, dont le siège se trouve dans la superbe maison de naissance de Maurice Ravel, Quai Ravel, à Ciboure (!), publiera le fruit de mes recherches, entreprises depuis 1919, sur les cousins basques « cibouro-luziens » de Maurice Ravel, auxquels personne étrangement – au moins pour moi – ne s’était interessé jusqu’ici (!!!) : probablement du fait que Marie Delouart (1840 – 1917), la mère de Maurice Ravel, était fille et petite-fille de deux filles-mères : Marie Delouart (1882 – 1855) et Sabine Delouart (1809 – 1874). D’où la transmission de ce nom de Delouart de l’ancêtre cibourien Gratien Delouart (1748 – 1798) à la mère de Maurice Ravel Marie Delouart (1840- 1917) : via les filiations féminines Delouart…
    Maurice Ravel ne s’étant jamais vraiment interessé pour sa part – et il l’a lui-même écrit – à cette généalogie basquaise de sa branche maternelle : et sa mère ne s’en vantant probablement pas non plus…
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    Avec, en plus, un vraiment étrange déni de parenté du cousin Edmond Gaudin (1903 – 1988), qui n’a pas manqué, bien sûr, de susciter, au-delà de mon étonnement, ma curiosité !
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    Ce qui fait que la fille de celui-ci, Maylen Gaudin-Lenoir (née en 1942), luzienne très aimable, et avec laquelle je suis en correspondance régulière, a appris ce cousinage bien effectif des Gaudin-Hiriart avec Ravel, de ma révélation le 19 mai 2019 :
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    « Cher Monsieur,
    Merci de votre mail que j’ai lu avec beaucoup d’attention et de plaisir . Vous m’apprenez beaucoup de choses sur ma famille, j’ignorais absolument ces liens familiaux avec Maurice Ravel et j’en suis d’ailleurs très étonnée. En effet mon père, Edmond Gaudin nous avait toujours dit qu’il appelait ma grand-mère «  cousine » parce qu’il l’aimait bien !! C’était une forme amicale …
    Je serai ravie de vous rencontrer lors d’un de vos prochains voyages à Saint Jean de Luz, je suis très curieuse de savoir comment vous avez pu trouver toutes ces informations »…
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    A la question « A quoi pourriez-vous attribuer cette amnésie segmentaire familiale ?  » que vous m’aviez posée, cher Eric, le 9 octobre 2021, j’avais répondu précisément ceci : 
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    Et figurez-vous, cher Eric, que je dois rédiger dare-dare un CV 
    pour, sollicité par un ami, formuler comme il convient ma candidature à l’Académie Nationale des Sciences, Belles Lettres et Arts de Bordeaux (créée le 5 septembre 1712 par lettres patentes de Louis XIV !),
    qui comporte, comme l’Académie française, 40 membres résidents (à Bordeaux) !
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    Quémander quoi que ce soit est la dernière chose qui me plaît ou m’amuse !!!
    Et mon profil assez atypique de chercheur gourmand et passionné, mais en rien institutionnel – je ne suis pas un universitaire  -, n’ayant pas grand chose de vraiment académique à présenter en un CV un peu officiel…
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    Mais il se trouve que le présent président de cette prestigieuse Académie, pour cette année 2025, est mon ami le Pr Joël Dehais, excellent rhumatologue (proche du magnifique Pr Raoul Tubiana), qui a spécialement soigné certaines maladies professionnelles des musiciens, et qui pratique lui-même, pour son plaisir, la viole de gambe et le hautbois, désire, pour son année 2025 de présidence de cette belle Académie, permettre à l’Académie de mettre un focus tout spécial sur la musique – en particulier en sa riche histoire à Bordeaux – ;
    et qu’il se trouve aussi que, et alors que sont présentement à élire 4 nouveaux membres résidents bordelais, manque présentement à cet auguste aréopage un philosophe !
    Et philosophe viscéralement je suis !
    Socratique, montanien : conférant…
    …
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    Outre mes recherches et lectures personnelles – je suis en train de lire avec jubilation les délicieux « Changements d’adresse – Une philosophie du déménagement » et « Petit traité de la ponctualié » du philosophe Thibaut Sallenave : lieux et temps, sont mes ancrages de prédilection au réel et au bien vivre ! -,
    il se trouve que je suis aussi un actif vice-président de la Société de Philosophie de Bordeaux – fondée en 1927 -, pour laquelle je m’entretiens – j’adore le conférer jouissif ! dont s’enchantait Montaigne, et avec son humour malicieux : mon philosohe préféré… – régulièrement avec d’éminents et brillants collègues philosophes à la Station Ausone de la librairie Mollat,
    dont les derniers en date, et que j’ai tout spécialement choisis – tous, comme par hasard, sont très mélomanes et ont écrit magnifiquement sur la musique ! -, sont :
    le lillois Bernard Sève pour son « Les Matériaux de l’art » ,
    le new-yorkais François Noudelmann pour son « Les Enfants de Cadillac »,
    le bruxellois Pascal Chabot pour son « Avoir le temps _ essai de chronosophie »,
    etc…
    …
    … 
    J’ai donc commencé à rédiger une première esquisse de CD
    mais je n’y avais encore rien mentionné de mes recherches et découvertes en Histoire (!), importantes pourtant, et même cruciales, mais demeurées discrètes, impubliées ailleurs que sur mon blog confidentiel… :  je répugne en effet à devoir me soumettre aux desirata d’un éditeur, l’entière liberté de ma fantaisie m’étant considérablement plus chère, et l’expression sur mon discret blog « En cherchant bien » – il porte doublement bien son nom ! – me suffisant : les vrais lecteurs curieux des sujets pointus que j’y aborde pouvant y accéder par Internet ; prudent, je ne recherche pas de consécration universelle sur des sujets assez pointus, donc, n’intéressant a priori pas grand monde ; et donc peu vendeurs pour des éditeurs…
    …
    Voici par exemple un message tout récent, en date du 8 janvier dernier, sur mes recherches de la généalogie en Algérie d’un des neveux, Amédée Ducos du Hauron (Agen, 1867 – Alger, 1935), de l’inventeur de la photographie de couleurs, à Lectoure en 1868, Louis Ducos du Hauron (Langon, 1837 – Agen, 1920, époux à Orléansville de Marie-Louise Rey (Orléansville,1879 – Agen, 1933) – cf mon article du 27 février 2024 : «  » -, des recherches rendues difficiles du fait principalement de la destruction des archives d’état-civil d’Orléansville lors des deux tremblements de terre ayant ravagé la ville et sa région, le 10 septembre 1954, puis le 10 octobre 1980 – Orléansville s’appelle désormais El Asnam – :
    « Posté par Villanova Mélanie,
    descendante des Bonopera d’Orléansville, liés aux Rey et Ducos du Hauron.
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    Bonjour Monsieur,
    Je vous écris après être tombée par hasard sur vos articles alors que je faisais une recherche sur mon arrière grand mère Aimée Villanova, puis Riquier.
    Je n’ai pour l’instant pas eu la possibilité de tout lire, tant vos écrits sont nombreux et détaillés.
    Auriez-vous la grande sympathie de me contacter. Je suis particulièrement curieuse de connaître les raisons de vos recherches et serais ravie de pouvoir échanger avec vous à ce sujet.
    Bien cordialement. Mélanie
     »..

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    Parmi les recherches historiques que j’ai publiées sur mon blog « En cherchant bien »,
    celles-ci :
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    _ sur les Groupes de Travailleurs Etrangers (GTE), notamment ceux du camp de Gurs, dont je suis devenu de facto LE spécialiste ! – dixit Claude Laharie, le spécialiste du camp de Gurs, qui ignorait jusqu’alors l’existence des GTE, dont ceux du camp de Gurs… –
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    _ sur le parcours géographique en partie méconnu jusqu’ici de Hannah Arendt (1906 – 1975) en France entre 1939 et 1941, son passage d’internement au camp de Gurs (1939-1940), son passage à Lourdes où elle rend visite à Walter Benjamin, et son séjour à Montauban avant de réussir à parvenir à passer en Espagne et au Portugal, pour gagner les USA : j’ai pu localiser le petit appartement où elle et son mari Heinrich Blücher (1899 – 1970) se sont cachés à Montauban, au dessus du Studio d’un photographe…
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    _ sur la généalogie de la famille de René Cassin (1887 – 1976), dont certains des membres (les parents et la sœur et le frère aînés de Barbara Cassin – née, elle, après la guerre rt l’Occupation, en 1947 -), résidèrent à Navarrenx, proche du camp de Gurs, de 1940 à 1943, prohégés par Henriette Verdalle (1896 – 1988), la fille du maire et conseiller général de Navarrenx, Paul Verdalle (1860 – 1948) : je suis ami de Gilbert Cassin (né en 1929), le dernier neveu vivant de René Cassin…
    …
    _ sur le cercle de résistants autour du Pr Georges Portmann, le grand ORL dont mon père a été l’assistant à la Faculté de Médecine de Bordeaux entre 1939 et 1942, et qui a permis à mon père d’échapper aux griffes de la Gestapo au mois de juin 1942 (mon père se faisant arrêter fin juin 1942 par la police de Vichy, et étant intégré alors, comme apatride, à divers GTE, dont un au camp de Gurs !) : cf mon important article «   » ; et j’ajoute que jusqu’ici aucun travail majeur n’a été consacré à la carrière de ce très grad bordelais qu’a été Georges Portmann (1890 – 1985), qui a fini sa brillante carrière politique au poste de vice-président du Sénat ; je suis en contact avec le Dr Didier Portmann, le petit-fils de Georges…
    …
    …
    Tous ces travaux et découvertes sont les fruits indirects de ma recherche du parcours de mon père, le Dr Benedykt Lippa (Stanislaus, 1914 – Bordeaux, 2006) entre juin 1942 et septembre 1944,  une recherche patiente et minutieuse dont j’ai publié les démarches et résultats successifs dans divers articles de mon blog « En cherchant bien », dont l’un, décisif, est le suivant, et a été salué, en date du 21 avril 2015, par ce commentaire de Denis Peschanski :  «   ». 
     
    «  Cher Monsieur,
     
    C’est à une enquête exemplaire que vous vous livrez
    et, ainsi, vous éclairez, par une histoire singulière, un pan important de l’histoire de la France des années noires.
    Simple détail que vous connaissez bien sûr: les ponctions massives dans les GTE ont commencé dès 1941.
     
    Bonne continuation
     
    Bien amicalement
    ——————–
    Denis Peschanski
     »…
     
    …
    …
    Mon père, taiseux et à jamais blessé, n’aurait jamais répondu à nulle question sur son histoire familiale, question que, d’abord, nous n’aurions jamais pu oser lui poser ;
    et deux fois seulement une très vive émotion l’a submergé et fait nous évoquer certains éléments toujours à vif de son passé :
    …
    _ en 1962, sur le chemin entre Saint-Jean-de-Luz et Oloron, où nous allions rendre visite à un cousin Bioy de ma mère, nous nous sommes arrêtés à la lisière de l’ancien camp de Gurs, et avons marché jusqu’à l’ancien cimetière du camp, qui, racheté par la communauté des Juifs du Land de Bade, venait d’être nettoyé et réaménagé. Là, mon père a clairement parlé de son séjour au camp de Gurs. Et la forêt qui en occupe aujourd’hui la surface, n’avait pas encore poussé : mon père montrait le terrain nu où se situait le baraquement où il avait vécu plus d’une année, en 1942-43. Mais il n’en avait pas donné les raisons ; ou du moins je ne m’en souviens pas… L’étrange est que ni ma mère, ni mon frère, tous deux pourtant dotés d’une excellente mémoire, ne se souviennent de ce discours de mon père, sur le terrain du camp de Gurs, qui m’a personnellement très puissamment marqué, et donné lieu au tout début de mes recherches sur son parcours sous l’Occupation, à son décès en janvier 2006 ;
    …
    _ l’autre fois, c’était l’été 1967, à Karlo-Vivary – Karlsbad, lors d’un voyage comme mon père aimait beaucoup les faire vers l’Europe centrale, la nuit était tombée sur la ville thermale située dans une gorge, et là, au bord des flots noirs de la rivière, adossé à un muret, mon père, très ému, s’est souvenu d’avoir accommpagné là sa mère, vers la fin des années 20, pour une cure de trois semainede celle-ci s à Karlsbad, sa mère Fryderika,, décédée peut-être à Vienne ou bien à Stanislawow, d’un cancer, en 1938 : imon père, Bendykt, était peu avant venu depuis Bordeaux où il était étudiant en médecine, lui rendre une dernière visite à Stanislawow, en Galicie alors polonaise : ils s’étaient dit Adieu…
    _ 
     
    Voilà pour le côté d’Europe centrale et orientale  –  qui me fascine toujours, notamment via la musique qui me touche tout particulièrement : Szymanowsky, Weinberg, Tansman, Janacek, Martinu, Bartok, Kodaly, Enescu, etc. – de mon père.
     
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    Le coté de ma mère, née Marie-France-Bioy (Tarbes, 1918 – Bordeaux 2018), étant celui des racines béarnaises (Oloron-Sainte-Marie) de la famille Bioy, avec ses très notables excroissances en Argentine, où des Bioy se sont très tôt installés, dès la décennie 1820 :
    le cousin gerrmain de mon grand-père Paul Bioy (Oloron, 1878 – Bordeaux, 1954 – c’est lui, et je l’aimais beaucoup, qui m’a appris à lire et écrire, et avec lequel j’ai pris le goût des cartes et Atlas de géographie : lieux et temps me passionnent ! -) étant Adolfo Bioy Domecq (Pardo, 1882 – Buenos Aires, 1962), ministre des Affaires Etrangères d’Argentine en 1930-31, puis représentant de l’Argentine à l’ONU après la chute de Peron ;  
    et dont le brillant fils, Adolfo Bioy Casares (Buenos-Aires, 1914 – Buenos-Aires, 1999), est le très grand écrivain, ami le plus proche de Jorge-Luis Borges ;
    il est l’auteur du célèbre récit fantastique « L’Invention de Morel » et d’un extraordinaire – paru posthume – « Borges », soit la collection des articles de son Journal personnel comportant le nom de Borges (un travai magistral, mais non traduit en français), et qui, pour l’ensemble de son œuvre, a reçu, en 1990, le prestigieux prix Cervantes à Madrid…
    …
    …
    On découvre un mieux ainsi la polyvalence – pour commencer géographique, mais historique et artistique aussi, bien sûr – des curiosités en divers azimuts de celui qui s’est donné le pseudonyme de « Titus Curiosus » sur son blog.
    …
    Mon QI, testé 151 quand j’avais 10 ans : peut-être une des raisons de mes curiosités ouvertes et indépendantes, parfois rétives au carcan un peu trop raboteur de conventions trop étroites.
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    Mais je suis fondamentalement un gourmand de la vie, de tempérament optimiste et heureux, et partageur de mes curiosités et passions ;
    et comblé par des rencontres magnifiques, via particulièrement des œuvres d’art, mais aussi via de jubilatoires amitiés admiratives :
    cf mon « Pour cébrer la rencontre » : «  »…
    …
    A suivre,
    …
    …
    Ce dimanche 26 janvier 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa