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  • Question : lesquels des « Tirages Fresson » de Bernard Plossu, sont ceux que je préfère ?.. Et en venir enfin aux images d’intérieurs

    Pour _ presque _ terminer _ peut-être en secrète beauté, du moins pour moi, au plus intime et chaleureux de ce dont se réjouit mon for intérieur.. _le petit panorama de mes 13 images préférées

    _ choisir, hiérarchiser, ne serait-ce que très subjectivement, est une nécessité pragmatique permanente, et cela pour tout un chacun, et vis-à-vis de tout, sans la moindre exception : eu égard à l’urgence souvent ultra-pressante du présent (non extensible) de l’action, et plus largement de la vie (non perpétuelle), qui commande… _

    parmi les 80 de ce « Tirages Plossu » de septembre 2020, aux Éditions Textuel,

    …

    j’en viens maintenant aux images d’intérieurs,

    de l’ami Bernard Plossu

    _ et ce mot d’« Intérieurs«   n’est pas sans m’évoquer irrésistiblement le film très émouvant, et de tonalité grave, de Woody Allen, en 1978…

    en ce magique album :

    …

    pour lui, déjà, à sa table de travail,

    opérer le choix, ainsi que la compatibilité de mise en page _ ou en espace _, de ses images

    est, chaque fois, très littéralement, crucial…

    …

    …

    J’ai donc ici choisi 4 images de ma liste première de 13 images préférées

    _ cf mon article du 5 novembre dernier : … _ :

    …

    …

    page 17, « Giverny, France, 2011« 

    …

    page 27, « Livourne, Italie, 2014« 

    …

    page 43, « Chez les Mirabel, Ardèche, France, 2012« 

    …

    pages 64-65, « Jumièges, France, 2017« 

    …

    …

    auxquelles je rajouterai deux autres :

    …

    d’une part,

    l’image qui faisait partie de ma liste complémentaire de 22

    …

    page 19 , « Livourne, Italie, 2014« 

    …

    et d’autre part,

    l’image qui ne faisait partie ni de ma liste des 13 préférées, ni de ma liste complémentaire des 22 autres,

    page 57, « Milan, 2008« .

    …

    …

    Assez étrangement,

    de ce photographe voyageur invétéré marcheur-randonneur,

    et de par diverses contrées très lointaines du monde (et de chez lui),

    …

    ce sont en effet ces images-là d’intérieurs

    _ mais le plus souvent des « intérieurs«  situés ailleurs que chez lui, en son domicile (même si en existent, tout de même aussi, quelques exceptions, par exemple page 34 : « La Ciotat, France, 2014« , voire page 84 : « La Ciotat, France, 2014« ) ; des « intérieurs«  seulement de passage, pour lui ; et assez souvent des chambres, anonymes, de halte rapide inconséquente (récupérer un peu, dormir…), notamment et surtout dans des hôtels de très brefs passages ; et assez souvent, aussi, ailleurs qu’en France, au cours de ses randonnées passionnées (et souvent éreintantes) de quêtes photographiques « sur le terrain« , quel qu’il soit… ; et donc lors de moments un peu creux, où, normalement, il n’y aurait pas d’image intéressante à saisir ! Tel est donc le paradoxe brûlant de ces si intensément poétiques, et profondément attachantes, images d’« intérieurs« -là… :

    probablement leur faut-il, en effet, à ces images d’« intérieurs«  qui vont être saisies, un très puissant quotient viral d’étrangèreté propre, voilà !, pour que le réel entr’aperçu, l’espace d’un éclair, de son regard iconique assez infaillible, ait pu susciter, de la part du photographe qu’est très fondamentalement (et quasi en permanence ! voilà : quasiment sans relâche…) Bernard Plossu, le déclic décisif quasi instantané de la prise de vue (et ne perdons pas non plus de vue que ce déclic donne aussi lieu, de fait, à dix mille prises, qui se révèleront, in fine, la très grande majorité d’entre elles, du moins, très pauvres en un quelconque intérêt iconique ; même si c’est aussi seulement à la revoyure hyper-attentive de ses milliers d’images encore dormantes en planches-contact que se découvrira presque miraculeusement l’image a priori ratée qui se révèlera, alors, à l’acuité extraordinaire du regard si formidablement incisif de l’« artiste«  (il n’aime pas ce mot) une très étonnante merveille (à la façon de la découverte patissière des sœurs Tatin à Lamotte-Beuvron ; même si ce n’est là qu’une légende…) ;

    et je renvoie à nouveau ici à la très étrange image (« abstraite« …), prise chez lui, à La Ciotat, de la page 84… _

    qui me surprennent, m’attirent, me retiennent, et me touchent le plus, par cette charge même d’étrangèreté au cœur le plus profond du plus proche et du plus intime _ mais toujours avec une extraordinaire pudeur ! _,

    saisies, donc, en des lieux de pause relative, d’instants voués à un certain repos photographique, au cours du voyage de quête d’images, en ces lieux d’a priori plus faible intensité de rencontre du surprenant, ces lieux calmes où l’on va pouvoir cesser de rechercher des images « à saisir« , et puis pouvoir fermer les yeux et dormir, ou tranquillement se restaurer un peu, pour reprendre des forces, et repartir demain, d’un bon pied, en sa quête… 

    …

    …

    L’image légendée « Giverny, France, 2017 » de la page 17

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    ;..

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    est pour moi une merveille absolue _ de mouvements : à notre tour, nous sommes gentiment invités à nous avancer (avec infiniment de respect ! pas du tout en voyeurs indiscrets et malotrus…) de pièce en pièce de la maison _,

    tant par la douce flamboyance _ pardon de l’oxymore ! _ du bleu céleste des deux merveilleusement lumineuses grandes portes en enfilade, dans la maison de Monet, et aussi l’angle de vue légèrement oblique de cette image, qui nous invite bien poliment à pénétrer un peu plus avant, par-delà les successifs tapis, vers la pièce au sol rouge (s’agit-il une nouvelle fois d’un tapis ? peut-être… ; et là est le cœur même de la force de l’image !) dont on n’appréhende, sur l’image, qu’un étroit oblong rectangle rouge _ mondrianien ? _, par l’entrebâillement de la seconde des grandes portes bleues, et qui débouche sur encore une autre porte, à peine perceptible, elle aussi, en un nouvel étroit rectangle, cette fois-ci verdâtre, au-dessus du rectangle rouge du sol de la pièce qui la précède..,

    que par ce qu’elle nous perpétue, aussi, bien sûr, de l’intimité même, chez lui, du peintre Monet (Paris, 14 novembre 1840 – Giverny, 5 décembre 1926), en sa demeure enchantée de Giverny.

    …

    Cf, bien sûr cette merveille qu’est le « Monet intime » de Bernard Plossu, en la co-édition Filigranes et Musée des Impressionismes, en 2012 : un autre chef d’œuvre absolu de Plossu !

    …

    Cette image me rappelle aussi, plus personnellement, une image qui m’est familière, en son intime étrangèreté, à elle aussi :

    une superbe toile du peintre bordelais Guillaume Alaux (1856 – 1912), comportant, elle aussi, une enfilade de portes, en un intérieur de campagne ; mais dépourvue, elle, du moindre bleu…

    …

    …

    « Wow » ! dirait l’ami Plossu…

    Cette image est fascinante !

    …

    …

    L’image légendée « Livourne, Italie, 2014« , de la page 27, est-elle aussi un chef d’œuvre absolu.

    …

    …

    Bernard Plossu à la galerie arrêt sur l’image galerie

     

    …

    …

    qui pourrait même, et à la perfection, signifier l’étrangèreté absolue de l’intimité plossuienne, réduite ici au minimal d’une exigüe, et a priori terne, assez anonyme chambre d’hôtel, avec son mobilier élémentaire, sinon rudimentaire, en attente d’occupation très éphémère… :

    …

    un petit lit _ pas encore défait : le voyageur découvre seulement la chambre _, un fauteuil, une petite table,

    et une fenêtre protégée de rideaux légers filtrant une lumière un peu vive _ possiblement celle du jour _ :

    …

    cette fois-ci en cette ville portuaire, elle-même déjà un peu étrange _ avec son port assez important, et un notable très ancien quartier juif : qu’en reste-t-il désormais ?.. _, et assez peu toscane,

    qu’est Livourne,

    où a vécu l’étrangissime Amedeo Modigliani (Livourne, 12 juillet 1884 – Paris, 20 janvier 1920).

    …

    On sait aussi le goût affirmé de Bernard Plossu pour la peinture italienne de la première moitié du XXe siècle _ Fabien Ribéry, en son superbe article « Michel Fresson, le traducteur, par Bernard Plossu, photographe« , citait les noms (« avis aux chercheurs« , ajoutait-il !..) de Telemaco Signorini, Stefano Bruzzi, Raffaelo Sernesi, Angiolo Tommasi, Cesare Bertolotti et Giovanni Fattori…

    …

    …

    Ce camaïeu de gris, ici pris en couleur,

    est lui aussi, en ce somptueux « tirage Fresson« ,

    proprement sublime.

    …

    …

    Re-wow !!

    …

    …

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    …

    …

     

    La troisième image, à la page 43 de ce trésor de « Tirages Fresson« ,

    d’entre les 13 de mon premier choix préférentiel,

    est, elle aussi, proprement admirable, 

    de lumineuse minimalité splendide.

    …

    …

    image

    …

    …

    Son référencement est assez peu précis géographiquement (« Ardèche« ),

    mais très précis, en revanche, en mode d’amitié : « Chez les Mirabel » (Annie et Bernard) :

    …

    assez probablement au Pont d’Aleyrac, commune de Saint-Pierreville.

    …

    …

    L’image, simplissime,

    nous présente le départ, vers l’étage, d’un tout simple escalier de bois, tout noir, et rectiligne,

    dont paraît, quasi frontalement, l’élancement des six premières marches ;

    en appui sur du noir, un noir bleuté, qui s’enfonce dans l’ombre, et colonise quasi entièrement la partie en bas à droite de l’image…

    …

    Les dominantes de couleur sont, outre le somptueux noir bleuté de l’escalier et de son appui jusqu’au sol,

    le jaune ocré du mur de fond de ce rez-de-chaussée, 

    ainsi que le bleu-vert qui, de sa diagonale ascendante, suit la montée de l’escalier, et mange rectilignement l’important jaune ocré du mur jusqu’à _ pour l’image saisie _ la hauteur approximative de la rampe de l’escalier.
    Le sol, au premier plan, lui, est gris.

    …

    …

    Ici encore, nous nous trouvons devant l’invite de l’image à un mouvement, ici ascendant,

    vers l’étage…

    L’image n’a rien de statique.

    …

    …

    L’image que j’ai choisie ensuite, la quatrième,

    en cette section d’images d’ »Intérieurs » plossuiens,

    ne concerne pas, cette fois, un intérieur habitable, dans lequel se loger et résider, ne serait-ce qu’un court moment,

    non.

    …

    …

    Car l’image légendée « Jumièges, France, 2017« , aux pages 64-65,

    concerne cette fois l’assez vaste dépôt d’un musée,

    dans lequel  cohabitent, en un certain désordre _ non accessible, d’ordinaire, aux visiteurs _, les vestiges précieux et émouvants de quelque statues gothiques de l’abbaye _ en ruines _ de Jumièges, en Normandie.

    …

    …

    Cette image,

    à dominante ocre jaune,

    et dynamisée par des lignes verticales,

    valorise le contraste entre le chaleureux éclairage du jour, dans les deux pièces du premier et du second plans,

    et,

    d’une part, le gris de la pierre des statues déposées ici,

    et, d’autre part et surtout, le fond noir central de la pièce du fond,

    qui recèle diverses précieuses têtes, pieusement conservées, qu’on y aperçoit, lointainement…

    …

    Un bel hommage _ lumineux ! _ au travail humble et indispensable de la conservation patrimoniale,

    dans les Musées… 

    …

    …

    Ma cinquième image d’ »intérieur » fait, elle, partie de ma liste complémentaire de 22 ;

    …

    et elle ne concerne pas une pièce d’habitation, mais, comme pour l’image « Chez les Mirabel, Ardèche, France, 2012« ,

    un escalier.

    …

    …

    Mais, en cette image de la page 19, légendée « Livourne, Italie, 2014« 

    _ autre merveille minimale absolue ! _

    il s’agit très probablement cette fois-ci d’un escalier d’hôtel ;

    …

    et peut-être même de l’escalier modern’ style _ un peu à la Mallet-Stevens… _ de cet hôtel où se situait aussi la chambre de la sublime image de la page 27,

    semblablement légendée _ je le souligne au passage _ « Livourne, Italie, 2014 » …

    …

    Ainsi ces deux images, toutes deux saisies à Livourne en 2014, faisaient-elles possiblement partie de la même planche-contact…

    …

    …

    Prise au niveau d’un palier d’un étage,

    s’ouvrant lui-même sur un couloir,

    dont on ne discerne pas très clairement sur quoi ce dernier vient assez vite buter _ quelque chose (?), là-bas, au fond, brille d’un éclat métallique… _,

    …

    l’image,

    prise cette fois à nouveau d’un très léger biais,

    nous offre une vue sur quatre des volées de ce large escalier modern’ style,

    possiblement de béton, et tout blanc :

    …

    la volée de l’étage même où est prise l’image

    _ mais, étant donné l’angle de la prise de vue, donnant le sentiment d’avancer, et presque, déjà, de monter un étage plus haut… _ ;

    l’amorce d’une volée descendante, au bas à droite de l’image ; 

    et deux volées montantes _ vers un étage supérieur _,

    la seconde de ces deux volées montantes -là occupant le coin en haut à droite de l’image.

    …

    La rampe, sans la moindre aspérité, et qui semble en aluminium, brille.

    …

    Et cette fois encore, l’image nous donne le sentiment d’un mouvement de déplacement, ici ascensionnel,

    de ce très fonctionnel, large et moderne, escalier d’hôtel…

    …

    La couleur qui domine est un tout simple blanc, net,

    parfois teinté de rose dans ce qui résulte d’effets d’éclairage sur trois des volées de cet escalier…

    …

    …

    Une image marquante, oui,

    d’un lieu on ne peut plus normal et banal _ dépourvu du moindre pittoresque anecdotique _,

    qu’a su saisir, de son cadrage à la fois dynamique et éminemment pondéré, le regard (et le geste) photographique(s) de Plossu :

    une merveille de poésie de la presque banale normalité ;

    …

    à laquelle la couleur de ce « tirage Fresson« 

    vient apporter son nimbe de poésie vraie, au sein de la plus pure quotidienneté

    d’une modernité qui cependant dure, ne vieillit pas.

    …

    Quel regard !

    …

    …

    Enfin,

    je me suis permis d’ajouter une sixième image « d’Intérieur« ,

    alors que je ne l’avais retenue ni dans ma première liste de 13,  ni dans ma liste complémentaires de 22 ;

    …

    et, de plus,

    alors que celle-ci ne concerne pas, elle non plus, un intérieur dans lequel se loger et résider un certain moment,

    mais, cette fois, l’intérieur d’un café, ou d’un restaurant _ c’est difficile à discerner : un café, plutôt ; on y passe un court moment… _, à Milan.

    …

    Mais l’image impose incontestablement sa puissante présence

    au regardeur, qui finit par vraiment s’y attacher _ une image peut ainsi s’imposer…
    …

    …

    L’image « Milan, Italie, 2008« , page 57 _ inédite, probablement : elle non plus, en couleurs, ne fait pas partie des images exclusivement en noir et blanc du catalogue de l’exposition milanaise de 2008, « Attraverso Milano« … _, est, comme presque toujours chez Plossu, minimalement légendée

    _ puisque cela suffit amplement au repérage mémoriel de Plossu : il s’agit, je le répète, d’un repérage que Plossu effectue seulement pour lui-même, pour son archivage mémoriel rudimentaire mais efficace, et en rien (ou si peu !) pour le regardeur de l’image ; l’image, pour Plossu, doit (et c’est même impératif pour lui !) en quelque sorte se suffire (iconiquement) à elle-même, et ne rien détourner d’elle le regard du spectateur ; même si une image photographique a nécessairement la majeure partie de sa provenance, à l’exception de l’idiosyncrasie du regard singulier propre du photographe, dans le réel extérieur visible (à peu près commun, au départ), auquel accède la photographie que celui-ci « prend«  ; une photographie ne peut jamais être totalement « abstraite« , même parcourue (et charpentée) qu’elle est d’une « abstraction invisible« … Et même si ce qui intéresse surtout Plossu est bien l’« ambiance«  à capter, par cette image sienne, du réel à l’instant même croisé, et dont une part de vraie « poésie«  un peu secrète, discrète, humble, pudique,  a été, en un éclair, décelée à révéler, avec douceur, sans jamais de violence, par la simple grâce de la capacité de l’image du réel entr’aperçu, à, d’un geste (photographique) immédiat, fulgurant, réussir à réaliser ensuite, secondairement, et sur une surface sensible : la pellicule, puis, au tirage, le papier, pour l’image iconique qui en résultera… _ :

    …

    « Milan, Italie, 2008« .

    …

    …

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    …
    …

    L’image,

    mise en tension par quelques lignes obliques, eu égard à la position et l’angle de prise de vue du photographe par rapport à la configuration du lieu même de ce café _ ou peut-être restaurant : café, plutôt… _,

    est animée surtout par les puissantes lignes verticales des larges rayures rouge vif et blanc des banquettes,

    et le rouge framboise de la sorte de nappe _ en est-ce bien une ? c’est difficile de se prononcer… _, au premier plan.

    …

    Nous sommes ici, en partie du moins _ voire à moitié _, déjà dans la puissante veine « abstraite« , qui a une certaine prédilection de Bernard Plossu,

    quand le réel qui se présente, ainsi que l’angle et le cadrage de la prise de la vue, se prêtent bien à offrir de telles puissantes et consistantes images…

    …

    Et peut-être pourrait-on généraliser davantage

    ce trait de la façon de procéder de Bernard Plossu :

    …

    ce serait à lui de le confirmer, ou infirmer…

    …

    …

    Mais pour ce qui me concerne, je demeure viscéralement attaché aux images figuratives du réel,

    avec la qualité _ disons géographico-historique, civilisationnelle _ de leur ancrage…

    …

    J’aime savoir _ et apprendre, pas à pas _ où ont à se mettre les pieds : aussi bien ceux du photographe que ceux des regardeurs de l’image,

    car nous sommes alors sous le charme poétique intense d’une télétransportation…

    …

    …

    Voilà :

    …

     de ce « Tirages Fresson » de Bernard Plossu,

    qui vient de paraître, ce mois de septembre, aux Éditions Textuel,

    …

    je viens successivement de me pencher ici

    sur mes images personnellement préférées :

    …

    de « nature« ,

    de « villages« ,

    de « villes« ,

    d’ »avec vue sur la mer« ,

    et aujourd’hui d’ »intérieurs« .

    …

    Soient les 5 articles successifs suivants :

    …

    …

    …

    après une première série de 5 premiers :

    …

    …

    …

    Il me faudra maintenant me relire,

    et méditer une petite synthèse commode de tout cela…

    …

    …

    Ce jeudi 12 novembre 2020, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Question : lesquels des « Tirages Fresson » de Bernard Plossu, sont ceux que je préfère ?.. Et maintenant, les images de villes

    Aujourd’hui,

    c’est aux images de villes, de grandes cités, parmi mes « Tirages Fresson » préférés (au nombre de 13 pour la liste principale, et de 22 pour la liste complémentaire),

    que l’amateur de villes que je suis, moi aussi, va consacrer son attention.

    …

    …

    Bernard Plossu, en effet, n’est pas seulement

    un infatigable marcheur de montagnes, déserts et campagnes les plus diverses _ cf mon article d’avant hier :  _, 

    et un amoureux passionné de découvertes de sublimes villages un peu perdus _ cf mon article d’hier :  _,

    il est aussi un magnifique arpenteur _ inépuisable : si intenses sont l’appétit et l’ouverture photographiques permanente de son insatiable curiosité iconique _ de villes,

    de grandes villes, de par le monde _ et en Europe tout particulièrement ; et cela, qu’il s’agisse de commandes qui lui ont été passées, ou pour le pur plaisir d’images à saisir et puis réaliser.

    …

    Ainsi qu’en témoignent,

    et parmi bien d’autres qui, à coup sûr, m’échappent

    _ étant encore loin de connaître la totalité des albums de Plossu ; même si, assez souvent, il prend soin de me faire part de certaines de ses nouvelles sorties… _,

    les superbes albums d’images consacrés spécifiquement aux villes suivantes :

    …

    Marseille (« Marseille Plossu au tournant du siècle 1991 – 2011« , en 2012),

    Paris (« Paris« , en 2018),

    Rome (« Roma _ 1979 – 2009« , en 2019),

    Milan (« Attraverso Milano« , en 2008),

    Bari (« Bari/Porto« , en 2012),

    Valence (« Ciudades y paisajes« , avec Marcelo Fuentes, en 2006 ; « En Valencia« , avec Luis Baylon, en 2008 ; « Valencia in colour, live« , en 2010 _ cf un tout à fait excellent article de fond, de Jacques Terrasa, en 2019 : « Madrid et Valence Deux villes au cœur de l’œuvre espagnole de Bernard Plossu« … _,

    Barcelone (« Barcelona, 1974« , en 2012),

    Almería (« Almería« , en 2018),

    Lisbonne (« Lisbonne Portugal : ceci n’est pas une carte, mais un voyage photographique« , en 2017),

    Le Havre (« Le Havre en noir et blanc« , en 2015),

    Hyères (« L’Étrange beauté de la ville d’Hyères« , en 2007 _ cf aussi « L’Improbable destin de la villa Noailles« , en 2010 ; « La Villa Noailles : une aventure moderne« , en 2001 ; « La Villa Noailles« , en 2003 _),

    etc. :

    …

    la production éditoriale de Bernard Plossu est si riche, profuse, généreuse,

    ainsi que si merveilleusement variée _ et sous de très multiples formats, qui plus est… _,

    que bien d’autres ouvrages consacrés à des villes ont échappé _ et échappent _ à mon attention…

    …

    …

    Du regard urbain _ sur lequel je désire ici me pencher _ de Bernard Plossu,

    je retiens ici, parmi mes 13 images préférées de ce sublime « Tirages Fresson« ,

    deux fascinantes images d’Italie :

    …

    d’abord, à la page 18,

    l’image référencée « Palerme, Italie, 2008« ,

    déjà montrée, au sein d’un chapitre intitulé « Still life 19665 – 2013″, à la page 117 du très riche « Couleurs Plossu _ séquences photographiques 1956 – 2013 » de 2013, aux Éditions Hazan ;

    et déjà référencée « Palerme, Italie, 2008 » _ le référencement n’étant rien de plus que celui de Bernard Plossu à destination de lui-même…

    …

     et ensuite, à la page 26, l’image référencée « Milan, Italie, 2009« ,

    une image peut-être cette fois inédite _ datée de 2009, cette image ne peut bien sûr pas avoir déjà paru, en 2008, en l’album « Attraverso Milano » (que je possède), paru chez Mondadori Electa, et pour la couverture duquel, le 4 juillet 2008, j’avais publié sur mon blog En cherchant bien, qui naissait tout juste à peine alors (la veille, le 3 juillet !), l’article  ; et de fait l’album milanais de 2008, exclusivement en noir et blanc, ne comportait pas, et pour cause, cette admirable image couleur, en tirage Fresson !.. Plossu était donc retourné arpenter les rues de Milan l’année suivante…

    …

    …

    La sublime image palermitaine _ une merveille absolue ! _, en 2008,

    peut-être prise _ comme parfois c’est le cas ; et, ici, légèrement en oblique par rapport au tracé de la rue qui traverse l’image de ses pointillés _ de la fenêtre de quelque chambre d’hôtel qui aurait surplombé la scène nocturne _ Bernard m’a offert un tirage d’une sublime vue nocturne de Rome, prise d’une chambre d’hôtel situé tout à côté de Sant’Eustachio (et non loin du Panthéon)… _

    à dominante ocre,

    donne à contempler le vaste _ large, ouvert _ espace béant d’une rue _ marquée par des pointillés blancs sur le sol _, que vient manger, sur toute la partie gauche de l’image, l’obscurité envahissante de la nuit ; alors qu’est, éclairée, d’une lumière blafarde, au premier plan, sur plus du quart de l’image, en bas et à droite, une zone totalement vide, jeaunâtre d’aspect.

    Au plein centre de la photo, se tient la toute petite silhouette dressée d’un homme, bien campé sur ses jambes, et possiblement les bras derrière le dos ;

    alors que tout en bas de l’image, sur la droite, mais presque totalement mangée par le bord inférieur de l’image, qui la coupe, se distingue à peine _ on ne l’aperçoit pas tout de suite _ la tache minuscule du haut de la silhouette d’un autre homme, dont ne se perçoivent que la tête et les épaules.

    Qui sont-ils ? Que font-ils là, à cette heure de la nuit ?

    La partie supérieure droite de l’image, et de l’autre côté de la rue présentement déserte d’autres personnes que ces deux silhouettes-là, présente _ toujours en léger oblique par rapport au cadrage de l’image _ deux grilles d’entrée, en continuité l’une de l’autre, mais légèrement dissemblables _ une clôture ajourée sépare les deux propriétés _, avec, juste posée sur le pilier qui leur sert de séparation, la tache lumineuse d’un éclairage.

    …

    Cette scène muette m’évoque étrangement quelque chose de la poésie assez énigmatique du sublime cinéma d’Antonioni,

    du temps de « L’Avventura » (tourné en Sicile), « L’Eclisse » (tourné à Rome) et « La Notte » (tourné à Milan)…

    …

    Voilà, en tout cas, un pur chef d’œuvre de Plossu, en 2008, à Palerme.

    …

    …

    L’image milanaise de 2009,

    est d’une tout autre veine,

    peut-être, disons, moderniste _ avec des lignes géométriques bien marquées _ ;

    et elle est dépourvue, elle, de personnages, ne serait-ce que sous forme de silhouettes pressées…

    …
    Il s’agit d’une vue de rue _ où ont lieu des travaux _, centrée sur un immeuble qui occupe _ jusqu’au haut de cette image _ plus de la moitié gauche de l’image ; et s’ouvre sur deux vastes bâtiments industriels _ le premier bas et long, recouvert d’un toit de tuiles ; et l’autre plus haut, et cubique, en béton _ qu’on aperçoit, par dessus un mur bas, sur la partie droite de cette image, laissant entrevoir aussi un peu d’un ciel d’un bleu passablement brumeux…

    Milan est une cité du Nord, et assez industrielle. 

    …

    …

    Bien sûr, cette image me rappelle l’article que j’avais consacré, le 4 juillet 2008, au magnifique carton d’invitation à la mostra « Attraverso Milano« ,

    dont voici un lien : …

    …

    …

    Et je sais bien que pour ces images de ville,

    Bernard Plossu a plus que l’embarras du choix…

    …

    Que d’images de lui, dans le trésor de son immense réserve, attendent la chance d’une publication en album !

    …

    …

    Ce mardi 10 novembre 2020, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Question : lesquels des « Tirages Fresson » de Bernard Plossu, sont ceux que je préfère ?.. Pour continuer, les images de villages

    Pour ma seconde journée d’exploration de mes 13 images préférées du magnifique « Tirages Fresson » de Bernard Plossu,

    que viennent de publier ce mois de septembre les Éditions Textuel,

    …

    je vais me consacrer maintenant aux admirables (!!!) images de villages

    _ Bernard Plossu appréciant tout particulièrement ces tranquilles villages, un peu perdus, sommeillant bienheureusement à l’écart des grandes routes, et surtout des circuits touristiques, qui les abiment tellement, et détruisent si vite leur plus subtile vraie poésie, au profit de misérables clichés vendeurs !!!.. _

    de cet album ;

    …

    images qui sont au nombre de trois,

    pour ce qui est mon tout premier choix de 13 :

    …

    …

    1) à la page 68 : « Purroy, Aragon, Espagne, 2018« 

    …

    …

    …

    …

    3) aux pages 90-91 : « Île de Capraia, Italie, 2014 » 

    …

    …

    …

    …

    …

    …

    …

    …

    auxquelles j’adjoindrai une quatrième,

    issue, elle, de ma liste complémentaire de 22 autres images admirées :

    …

    …

    à la page 92 : « Obón, Espagne, 2013« .

    …

    XYPflEVA

    …

    …

     

    Bernard Plossu aime spécialement saisir de tendres _ le plus souvent, mais pas toujours ; il est aussi de plus rudes ! _ images de villages anciens, aux humbles mais solides architectures vernaculaires,

    et presque chaque fois vierges de toute figure humaine _ les habitants, pour l’heure de la saisie de l’image, sont demeurés chez eux, ou ailleurs que dans ces petites rues ou placettes… _,

    dont il sait nous montrer, à l’occasion, l’admirable « ambiance » de sérénité heureuse ;

    …

    ainsi que la beauté obstinément résistante d’architectures vernaculaires _ que la modernité n’a pas trop touchées _,

    présentées parfois

    (« Purroy, 2018 » _ aux admirables couleurs pastel : le bleu tendre d’une porte couleur de ciel ; le rose un peu délavé des tuiles des toits ; et le léger déglingué dansant des formes des bâtiments, posés là de bric et de broc, au gré du relief montueux de ce petit village si délicieusement pentu et accueillant… : quel absolu chef d’œuvre ! ici encore une merveille de couverture possible pour ce si beau « Tirages Fresson« … _,

    « Capraia, 2014 » _ autre merveille,

    qui, tant par ses formes (celles chères aux peintres-cubistes) que par ses étranges couleurs, n’est pas sans me rappeler étrangement la fantastique ruelle en impasse, à l’intérieur du château de Prague, où Franz Kafka se rendait pour écrire au calme, en une minuscule maisonnette, à flanc de rempart… _)

    dans ce que ces images captées peuvent offrir de formes appréciées des cubistes,

    voire des abstraits (« ) ;

    …

    ou en une atmosphère voisine de l’univers à la fois paisible et bien tenu, de Chardin (« Bourgogne, 2010« 

    _ encore une autre admirable composition (et encore un absolu chef d’œuvre !), très française, ici, et splendide en son humilité un peu cossue (nous sommes ici en l’opulente, Bourgogne, et pas dans le très pauvre Aragon de la province de Huesca, pour l’admirable (!!!) « Purroy, 2018« …), qui ne se pousse, en tout cas, pas du col, dans un splendide camaïeu tendre de nuances d’ocre rose pour les maisons, solidement ancrées sur le sol, en une sorte de sublime puzzle un peu anguleux, plutôt à la Cézanne… ;

    et sans précision supplémentaire de localisation, pour ce village de parfait équilibre (à la Poussin, ou à la Couperin ; avec juste, et à peine, les infimes menues dissonances harmoniques qui manqueraient, sinon !..) ;

    une précision géographique qui n’intéresse pas outre mesure le saisisseur de l’image : le nom de la Province, « Bourgogne« , lui suffisant largement ; et probablement pas mal d’autres villages de cette assez riche contrée pourraient-ils lui fournir d’assez voisines images, avec un coefficient assez apparenté de pure poésie… _ ),

    ou du solide aixois Cézanne _ nous sommes assurément bien là en France…

    …

    …

    Ce lundi 9 novembre 2020, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Question : lesquels des « Tirages Fresson » de Bernard Plossu, sont ceux que je préfère ?.. La question du choix de l’image de la couverture de cet album « Tirages Fresson »

    Et encore avant de me plonger dans la contemplation, une par une, des 13 images auxquelles va ma prédilection en ce sublime « Tirages Fresson » de l’ami Bernard Plossu,

    …

    un tout dernier questionnement-réflexion préalable :

    celui à propos du choix de l’image de la couverture de cet album de 2020, aux Éditions Textuel,

    …

    qui est aussi l’image inaugurale de l’album, page 13,

    légendée « Ardèche, France, 2012 » :

    …

    …

    Bernard Plossu : tirages Fresson

    …

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    …

    …

    …

    …

    …

    …

    …

    Soit une image qui ne fait partie,

    ni de ma sélection des 13 images préférées,

    ni même de la liste des 22 autres que j’aime aussi beaucoup…

    …

    …

    À flanc de montagne, sur le bord de ce qui pourrait être un vague sentier, mal tracé _ probablement parce que guère fréquenté, en ces contrées cévenoles de montagne, à plus de 1700 mètres d’altitude… _, sur lequel est en train de cheminer le photographe,

    et juste avant la pente vertigineuse qui sépare cette montagne d’une autre,

    recouverte, elle, d’un touffu manteau vert sombre, presque noir, d’une très étendue forêt uniforme, sur laquelle s’étend, surplombante et plutôt menaçante, une épaisse nuée grise lourde d’orages à venir,

    parmi des herbes d’un vert déjà jaunissant, dressées _ vent aidant, sur ces sommets _ vers le ciel, et magnifiquement éclairées, elles _ en un premier plan qui occupe la moitié de l’image, du coin à gauche en bas, jusqu’au coin en haut à droite _ par quelque rayon d’un soleil peut-être automnal,

    la touffe, large, drue et bien ronde, à peu près au centre de l’image, d’un buisson, lui, bien vert _ et d’un vert bien foncé, pas du tout jaunissant…

    …

    …

    Je dois dire que ni par ses couleurs, ni par ses formes, cette image ne retient mon attention…

    …

    …

    Alors pourquoi cette image a-t-elle été choisie comme emblématique de cet album _ très (et très heureusement !) divers, comme toujours chez Plossu… _,

    plutôt que d’autres mille fois plus poétiques, du moins à mon regard de spectateur, moi qui ne suis pas un marcheur-randonneur de sentiers de montagnes ?

    …

    …

    J’ai _ par courriel _ posé la question à l’ami Plossu ;

    dont voici la _ très courte _ réponse avant-hier, à 10h 42 :

    …

    « on a eu bien du mal à choisir, avec les gens de textuel, la bonne couv  !« …

    …

    …

    Peut-être, me dis-je, l’intérêt éditorial d’une thématique vaguement écologique…

    …

    À moins qu’il ne s’agisse d’un très bon souvenir personnel _ de l’auteur de l’image photographique _ de randonnée en Ardèche ;

    une randonnée de montagne cévenole peut-être à partir de la maison des amis Bernard et Annie Mirabel, de Bernard Plossu, au Pont d’Aleyrac…

    …

    …

    Et il se trouve que mon intuition est assez bonne !!! :

    …

    cette même image en couleur _ et associée à la même, mais cette fois en noir et blanc, à la page 129 _,

    et cette fois légendée « Aux environs du mont Mézenc« ,

    se trouve en effet à la page 128 de l’extraordinairement merveilleux « Le Pays des petites routes _ en Ardèche« ,

    paru en 2011, en co-édition :

    aux Éditions Yellow now (de l’excellent Guy Jungblut)

    et La Fabrique du Pont d’Aleyrac (de Bernard et Annie Mirabel)…

    …

    …

    Le pays des petites routes en Ardèche

    …

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    …

    …

    Et à ce propos,

    fait, elle, bien partie de mon choix des 13 images préférées ici, 

    la fabuleusement puissante image _ d’un tout simple escalier noir, en bois, à l’intérieur d’une maison (probablement située, elle, au Pont d’Aleyrac, en Ardèche : environ à mi-chemin entre le Mont Mézenc et La Voulte-Sur-Rhône) _, page 43,

    légendée « Chez les Mirabel, Ardèche, France, 2012 » :

    …

    quelle étonnante force d’emprise cette image a sur nous !..

    …

    …

    image

    …

    …

    je la commenterai bien sûr un peu plus tard…

    …

    …

    Alors que j’adore, que dis-je, je vénère, j’idolâtre,

    les images _ du sublimissime « sofa rouge de Carlos Serrano, à Madrid, 1975« , qui se trouve à la page 95 de l’album de 2007 ; et des plus que fascinantes, magiques !, « clés de Zanot, Milan, Italie, 2009« , à la page 93 de l’album de 2013… _ choisies idéalement (!) pour les couvertures

    du « Plossu Couleurs Fresson« , de 2007, pour l’exposition, à Nice, au Théâtre de la Photographie et de l’Image

    …

    …

    Plossu couleur Fresson : exposition, Nice, Théâtre de la photographie et de l'image, 21 déc. 2007-16 mars 2008

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    et du « Couleurs Fresson« , de 2013, aux Éditions Hazan

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    Couleurs Plossu : séquences photographiques 1956-2013

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    …

    Deux merveilleux fabuleux albums

    de précédents recueils de ces si extraordinairement poétiques « tirages Fresson » en couleurs…

    …

    …

    Bien sûr, à suivre…

    Cela n’était qu’un énième hors d’œuvre…

    …

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    Ce samedi 7 novembre 2020, Titus Curiosus – Francis Lippa