Étiquette : Bilbao

  • Et Benjamin Alard à nouveau au pays basque : après son merveilleux programme Bach à Ciboure le 6 octobre dernier, à Bilbao demain pour un « Carnaval imaginaire » comique (Bach, Corette, Saint-Saëns)…

    En quelque sorte en complément à mon article enchanté du 16 octobe dernier « « ,

    …

    ces deux annonces de concert-ci de Benjamin Alard à l’orgue,

    …

    …

    l’une, retrospective du fabuleux concert Bach à l’église Saint-Vincent de Ciboure du dimanche 6 octobre dernier :

    …

    …

    MUSIQUE POUR ORGUES

    …

    …

    L'organiste Benjamin Alard de retour au Pays Basque ce dimanche 6 octobre (église de Ciboure)

    …
    …

    02/10/2024 14:34 | Baskulture/Alexandre de La Cerda

    …

    …

    L’organiste Benjamin Alard de retour au Pays Basque ce dimanche 6 octobre (église de Ciboure)

    …

    …

    Le cycle FestiOrgues est de retour à Ciboure ! Le soutien de la Ville de Ciboure permet d’accueillir un concert par an sur son bel orgue, de style baroque, construit en 2014 par Dominique Thomas. Et dimanche 6 octobre à 18h, l’église de Ciboure accueillera le récital de Benjamin Alard.

    …

    …

    Ce concert festif permettra au public de découvrir un des plus grands spécialistes actuels de l’œuvre de Bach pour clavier ; Benjamin Alard la pratique à la fois à l’orgue, mais aussi au clavecin et au clavicorde, autant d’instruments anciens qu’il manie à la perfection.

    …

    …

    Depuis toujours, son univers est celui de la musique de Jean-Sébastien Bach. Et c’est cette connivence musicale que le jury du célèbre Concours international de clavecin de Bruges récompensa d’un premier prix, en 2004.

    …

    …

    Et je me souviens avec un brin de nostalgie – et d’émerveillement – de ces magnifiques concerts de Benjamin Alard auxquels il m’avait été donné de goûter lorsque ce jeune et si talentueux musicien avait enregistré (en 2005) ses deux premiers disques à l’église de Baïgorry, sous l’égide de l’Association créée autour du bel orgue de Rémy Mahler, et que l’on a pu entendre l’année suivante, lors du Festival de Basse Navarre. On y avait déjà apprécié ses qualités d’interprète tant à l’orgue qu’au clavecin !

    …

    …

    Il y a une vingtaine d’années, Benjamin Alard émerveillait le Pays Basque.

    …

    …

    B. Alard à l'orgue de Baïgorri.jpg
    …
    B. Alard à l’orgue de Baïgorri ©

    …

    …

    C’était à l’automne, par vent du Sud, j’avais été profondément séduit par les notes échappées de la pénombre recueillie enveloppant la nef de l’église Saint-Etienne de Baigorri lorsque j’assistais à l’enregistrement du premier disque de ce jeune prodige ! Car, à peine âgé de vingt ans, médaille d’or du conservatoire de Rouen à l’orgue et déjà lauréat du premier prix du Concours international de clavecin de Bruges qui n’a été attribué que quatre fois en plusieurs décennies _ mazette ! _, Benjamin Alard venait de remporter (premier nommé) celui organisé par l’Archevêché de Paris afin de pourvoir le poste d’organiste titulaire de l’église Saint-Louis-en-l’Ile. Et il avait interrompu ses cours de perfectionnement à l’orgue et au clavecin à la Schola Cantorum Basiliensis (Bâle) afin de venir enregistrer pendant une semaine à Baïgorri pour « Hortus », un des principaux labels discographiques français .

    …

    …

    B. Alard au clavecin.jpg
    …
    B. Alard au clavecin ©

    …

    …

    Sa grande assurance en matière de goût et d’aspiration artistique était d’ailleurs à l’image d’une étonnante et remarquable maîtrise du clavier : « J’aime la musique ancienne et je préfère un instrument comme celui de Baïgorri aux orgues romantiques, symphoniques… J’aime aussi l’ambiance intime qui émane de cette église dont les galeries en bois me font penser à certains temples protestants suisses » .

    …

    …

    Benjamin Alard est désormais reconnu par ses pairs et vous l’entendez souvent sur France Musique, tout comme dans les grands festivals baroques internationaux.
    Titulaire depuis 2005 de l’orgue Bernard Aubertin de l’église Saint-Louis-en-l’Île à Paris, il y donne régulièrement des récitals centrés sur la musique du Cantor. Il a commencé en 2017 à enregistrer _ pour Harmonia Mundi _  l’intégrale de l’œuvre d’orgue de son compositeur fétiche : un travail qui se déroulera sur dix ans… et dont il vient nous faire profiter. Il présentera d’ailleurs lui-même les œuvres qu’il interprétera, avec la simplicité _ oui ! _ et l’érudition qui témoignent de son talent d’homme de communication.

    …

    …

    Son récital parcourt différents aspects de la musicalité de Bach et de Vivaldi qui l’inspira : le dynamisme, la joie communicative, mais aussi la tendresse, la nostalgie, transparaissent tant dans les sonates en trio (que Bach composa pour éduquer ses enfants), que dans un concerto, ou une toccata et fugue destinée au culte. Un récital qui mettra en valeur toutes les facettes de l’orgue de Ciboure, pour notre plus grand plaisir !

    …

    …

    S’agissant du seul concert d’orgue programmé à Ciboure cette année _ c’est bien dommage _, les mélomanes sont vivement encouragés à ne pas rater cette belle occasion d’entendre un musicien hors normes _ absolument ! _ dans une si belle église baroque. D‘autant plus que la retransmission des images sur un grand écran situé dans le chœur permettra au public de suivre au plus près _ et émerveillé par tant de virtuosité au service du plus évident et merveilleux naturel ! _ les détails de l’interprétation.

    …

    …

    Renseignement, Billetterie :  https://festiorgues.org/
    Les Orgues d’Urrugne 05-59-26-92-71 / contact@orgues-urrugne.org 
    Plein tarif : 18€ – Tarif réduit : 14€ – gratuit jusqu’à 18 ans
    Billets aussi en vente aux guichets et sur le site de Offices de Tourisme du Pays Basque

    …

    …

    l’autre, d’un concert demain dimanche 20 octobre, à 19h,  au Palais Euskalduna, à Bilbao :

    …

    …

    MUSIQUE POUR ORGUES

    …

    …

    Bilbao : l'organiste Benjamin Alard lance le 25ème anniversaire du Palais Euskalduna

    …

    …

    14/10/2024 23:06 | Baskulture/Alexandre de La Cerda

    …

    …

    Bilbao : l’organiste Benjamin Alard lance le 25ème anniversaire du Palais Euskalduna

    …

    …

    Après son concert à Ciboure, c’est à Bilbao, au Palais Euskalduna que le talentueux organiste Benjamin Alard poursuivra sa tournée au Pays Basque le dimanche 20 octobre à 19h.
    L’Euskalduna de Bilbao continue ainsi la célébration de son 25ème anniversaire en proposant une série de concerts d’orgue sur le bel instrument de Karl Schuke (2001) à l’Auditorium.

    …

    …

    Benjamin Alard sera accompagné de Karmele Jaiora qui accompagnera le récital avec des textes en basque et en castillan, illustrant ainsi les pièces de Bach et de compositeurs français.

    …

    …

    Le programme du concert s’intitule « Carnaval imaginaire » et crée un spectacle avec des œuvres qui s’adaptent parfaitement à un instrument aussi caractéristique que l’orgue. La « Sonate en ré majeur BWV 963 s’achevant sur une fugue humoristique « avec thème all imitatio gallina cucu » (imitation de la poule et du coucou) de Bach fait office d’ouverture, avant de laisser la place au « 25ème concerto comique » de Michel Corette. Le morceau final et principal du concert est « Le Carnaval des animaux » de Camille Saint-Saëns, une de ses compositions les plus célèbres liant les vieilles chansons du pays jusqu’à sa tout aussi fameuse « Danse macabre »…

    …

    …

    Information et réservation :  https://www.euskalduna.eus/es/detalle/ORGANO1@Janto_KB/PAEU1

    …

    …

    …

    À très bon entendeur, salut !..

    …

    …

    Ce samedi 19 octobre 2024, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Un premier effet de ma conversation téléphonique inattendue de jeudi 14 avril dernier autour de certains des cousins et amis de Maurice Ravel à Saint-Jean-de-Luz et Ciboure : la découverte du lieu et de la date du décès du peintre luzien Pascal Bibal : à Bilbao, le 2 avril 1898…

    La recherche est quasiment sans fin ; elle procède par à-coups, détail après détail, chaque détail dégagé faisant fonction d’indice pour, déjà, ouvrir _ et par audace d’imageance _ quelque nouvelle piste un peu précise, déjà, mais ouverte, bien ouverte, de questionnement et d’enquête à s’engager à mener.

    …

    Il y faut donc aussi de la patience, de la ténacité, et une capacité de sagacité _ et sérendipité _ à connecter entre eux _ et en leur disparate présent _ avec fécondité, espère-t-on, divers éléments épars déjà en place, le plus souvent, mais qui demeuraient muets faute d’un angle pertinent et performant d’attaque du questionnement et de connection adéquate de ces éléments disparates du puzzle assemblé…

    …

    …

    La conversation-surprise et éminemment positive de jeudi dernier 14 avril a débuté par un focus immédiatement porté sur la distinction _ très factuelle et matérielle ! _ des signatures des peintres Bibal luziens, le père, Pascal Bibal, et son fils aîné, François-Ignace Bibal…

    …

    …

    Ce qui m’a amené très vite à revenir me pencher sur cette famille luzienne des Bibal, et le constat _ renouvelé, mais maintenant propédeutique pour un nouvel élan de démarche de recherche un peu méthodique _ que continuait à me manquer le lieu _ possiblement, et même probablement, la conjonction de plusieurs indices y aidant : Bilbao... _ et la date _ entre 1896 et 1898, en étais-je alors resté… _ du décès de Pascal Bibal ;

    qui ne figurait pas _ pas encore du moins… _ sur le listing des décès accessibles de l’état-civil de la commune de Saint-Jean-de-Luz.

    …

    Ce qui me laissait supposer, avec les indices fournis par _ et relevés sur _ les livrets militaires de ses trois fils, François-Ignace, Grégoire, Philippe-Joseph, que ce décès ne s’était vraisemblablement pas produit à Saint-Jean-de-Luz, mais peut-être, possiblement, voire probablement, à Bilbao…

    Encore fallait-il en obtenir une indubitable preuve factuelle.

    …

    …

    Or voici que, suite à l’impulsion _ d’énergie ; et il en faut ; joyeuse, voire enthousiaste ; et c’est un combustible nécessaire de la recherche méthodique et ouverte sur de l’encore inconnu à découvrir et révéler… _ du coup de fil-surprise du 14 avril,

    ma nouvelle consultation du listing disponible _ et encore incomplet : il se complète peu à peu… _ des décès Bibal advenus à Saint-Jean-de-Luz, comportait, cette fois, un ajout, concernant, justement, et pour l’année 1898, le nom de Pascal Bibal, né à Saint-Jean-de-Luz, le  12 juin 1847, par une transcription, réalisée en date du 21 juin 1898, d’un document du Consulat de France à Bilbao en date, lui, du 23 mai 1898, indiquant une déclaration de décès réalisée, elle, le 3 avril 1898, à 11 heures du matin, d’un décès survenu à Bilbao, au n°6 de la Calle Arbolancha _ à l’adresse du domicile du défunt _ la veille, le 2 avril 1898, d’un nommé Pascual Bibal y Dupous, natif de Saint-Jean-de-Luz, âgé de 51 ans, par suite d’une pneumonie grippale.

    Et cela, en la présence de son épouse, Dorotea Iburuzqueta y Zabala, native de Zarauz, et de leurs 5 enfants encore mineurs : François, Marie, Grégoire, Elise et Joseph Bibal.

    …

    Avec aussi la mention de la localisation du lieu de la sépulture de Pascal Bibal, à Bilbao : au cimetière de Mallona.

    …

    Ainsi que l’indication de l’ignorance de l’adresse des parents du défunt :

    son père, Pierre Bibal, étant depuis longtemps _ le 12 septembre 1855 _ décédé ;

    Mais sa mère, née Victoire Dupous demeurant, elle, bien vivante : c’est le 16 juin 1903, et en son domicile du 41 de la rue Gambetta, à Saint-Jean-de-Luz, qu’elle décèdera. 

    …

    …

    Voilà donc un premier effet tangible et fécond _ et une première découverte _ de la remise en chantier de ces éléments de recherche laissés un certain temps, jusqu’ici, faute d’élément décisif de preuve, en jachère ; c’est-à-dire en attente et espérance _ non illusoire mais sérieuse et réaliste : rationnelle _ de découverte…

    …

    …

    La recherche devant donc se poursuivre aussi sur les autres éléments et questions qu’a abordés et soulevés mon aimable et très compétent correspondant luzien…

    …

    …

    J’ai donc pu aussi rectifier _ en rouge _ les données alors incertaines _ voire erronnées : à absolument corriger ! _ de mon article du 8 novembre 2019 : , pour ce qui y concernait mon ignorance d’alors, désormais enfin résolue grâce à l’apport décisif du listing luzien des décès concernant, à un titre ou un autre, des personnes ou bien décédées à Saint-Jean-de-Luz, ou bien liées _ à quelque titre que ce soit : ici la naissance en cette ville _ à cette ville, à propos, ici donc, du lieu et de la date du décès du natif de Saint-Jean-de-Luz, le 12 juin 1847, au n° 22 de la Grand Rue _ jumeau d’une sœur, Marie, précocement décédée, elle, le 18 mars 1849 _, le luzien Pascal Bibal _ ou Pascual Bibal y Dupous, ainsi que noté le 3 avril 1898 à Bilbao…

    …

    …

    Ce mardi 19 avril 2022, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • A la recherche de précisions sur les Bibal, père et fils, peintres luziens

    Afin d’essayer d’obtenir d’éventuelles précisions sur les peintres luziens Pascal Bibal Dupous, le père, et François-Ignace Bibal Iburuzqueta _ j’écris leurs noms à l’espagnole _,

    sur l’œuvre de chacun, ainsi que leurs vies respectives,

    …

    je m’adresse à l’auteur de La peinture basque : œuvres choisies des collections publiques et privées

    publié aux Éditions Pimientos en 2009,

    sur la recommandation de mon cousin bayonnais,

    qui le connaît bien.

    …

    …

    Voici le courriel que je viens de lui adresser,

    et qui s’efforce d’aller à l’essentiel 

    de ce que recherche

    et de ce que j’ai déjà découvert.

    …

    …

    Monsieur,
    …
    François Bioy, mon cousin bayonnais, a eu la gentillesse de me faire connaître votre compétence à l’égard des peintres basques,
    et notamment luziens et cibouriens.
    …
    Pour aller d’emblée à l’essentiel,
    ce sont les signatures sur leurs tableaux respectifs de Pascal Bibal, le père, et de François-Ignace Bibal, le fils,
    qui me paraissent constituer un élément intéressant pour la recherche concernant leurs œuvres respectifs,
    dont je désire approfondir la connaissance.
    …
    Ainsi aimerais-je établir une amorce de catalogue des œuvres de Pascal Bibal,
    certaines demeurant en possession de membres de sa famille :
    Madame Maylen Lenoir-Gaudin, arrière petite-nièce de Pascal Bibal, m’en a parlé,
    mais je dois lui demander des précisions ; je dois la revoir à Saint-Jean-de-Luz…
    …
    Les commissaires priseurs de Côte basque Enchères, M. Arnaud Lelièvre et son épouse Florence Lelièvre-Cabarrouy, 
    ont vendu cet été, un Apprenti-boucher, signé Bibal et datant d’août 1895, réalisé à Saint-Jean-de-Luz,
    qu’ils ont attribué à Pascal Bibal, et non à son fils François-Ignace,
    essentiellement en fonction de la date présente sur le tableau : 1895,
    m’a indiqué Arnaud Lelièvre…
    …
    …
     
    …
    …
    Et en regardant de plus près l’inscription-signature située en bas et à droite de ce tableau, 
    je me suis penché sur les particularités de cette signature de Pascal Bibal, à Saint-Jean-de-Luz, en 1895.
    …
    Et à partir de là je me suis intéressé aux signatures présentes sur les tableaux du père et du fils Bibal,
    en remarquant bien le L majuscule clôturant le nom BibaL sur les signatures des tableaux de Pascal Bibal, le père.
    Par exemple celle figurant au dos de son Portrait de dame Basque.
    …
    …
     PASCAL BIBAL : PORTRAIT D'UNE DAME BASQUE
    …
    …
    …
    Cf mon article du 15 novembre dernier :
    …
    …
    De Pascal Bibal,
    outre L’Apprenti boucher (de 1895)
    et ce Portrait de dame basque,
    …
    je connais une troisième toile de lui :
    le Portrait de son ami peintre de Zarautz Sabino Sabino Iceta Amezti :
    …
    …

     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
    …
    …
    Il me semble, cher Monsieur, que vous êtes une personne idoine pour m’aider à avancer dans cette recherche concernant Pascal Bibal, en son œuvre,
    et en sa vie.
    …
    En sa vie aussi, puisque j’ignore encore le lieu (pas à Saint-Jean-de-Luz ; probablement à Bilbao)
    et la date (dans la dernière décennie du XIXème siècle, et peut-être après la signature, à Saint-Jean-de-Luz, au mois d’août 1895, de L’Apprenti boucher,
    si cette toile est bien de lui, et pas de son fils… ; et avant 1898).
    …
    Un document militaire concernant François-Ignace Bibal, au moment de son conseil de révision, en 1898,
    nous apprend en effet que son père Pascal Bibal, qui résidait avec son épouse Dorotea Iburuzqueta, à Bilbao _ sans plus de précision hélas _,
    était déjà décédé alors ;
    …
    …
    Voilà
    …
    …
    C’est dans le cadre de recherches sur la généalogie maternelle de Maurice Ravel, et de ses cousinages cibouro-luziens
    _ une recherche pas vraiment entreprise jusqu’ici, par quiconque, sinon par les travaux demeurés partiels de Jean-Noël Darrobers,
    à la suite des travaux assez superficiels du chanoine Narbaitz (dont M. Darrobers a voulu rectifier les erreurs et imprécisions) ;
    travaux qui s’intéressaient essentiellement aux ancêtres Delouart des XVIIème et XVIIIème siècles, à Ciboure,
    en amont de Gratien Delouart (Ciboure, 1er mai 1748 – Ciboure, 21 août 1798),  le premier ancêtre masculin connu des ascendants cibouriens de Marie Delouart (Ciboure, 24 mars 1840 – Paris, 5 janvier 1917), la mère de Maurice Ravel (Ciboure, 7 mars 1875 – Paris, 28 décembre 1937) ;
    et pas aux cousins de Ravel (et de sa mère née Marie Delouart, en 1840) des XIXème et XXème siècles ! _,
    que je m’intéresse aux peintres luziens Pascal et François-Ignace Bibal
    _ dont j’ai eu le vif plaisir, je dois dire, de faire la connaissance des œuvres…
    …
    …
    Je suis aussi en relation amicale avec Madame Maylen Lenoir-Gaudin,
    fille d’Edmond Gaudin et Angela Rossi
    et petite fille de Charles Gaudin et Magdeleine Hiriart,
    qui m’a reçu à plusieurs reprises chez elle à Saint-Jean-de-Luz ; et je dois retourner la rencontrer à nouveau à Saint-Jean,
    et consulter d’un peu près ses archives familiales…
    …
    …
    Alors que par sa grand-mère paternelle Magdeleine Hiriart (Saint-Jean-de-Luz, 11 mars 1875 – Saint-Jean-de-Luz, 19 juin 1968),
    Maylen Lenoir-Gaudin descend de celle que je nomme Marie-Delouart n°2 (Ciboure, 17 juin 1784 – Saint-Jean-de-Luz, 3 janvier 1842)
    et qui était la sœur cadette de celle que je nomme Marie Delouart n°1 (Ciboure, 29 juin 1782 – Ciboure, 28 août 1855), qui est l’arrière-grand-mère de Maurice Ravel :
    …
    c’est ainsi que Maylen Lenoir se trouve être une cousine effective de Maurice Ravel, alors qu’elle l’avait ignoré jusqu’alors !!! 
    (cf mes articles du 26 et du 28 mai dernier :
    du fait que Magdeleine Hiriart,
    fille de Dominique Hiriart (Saint-Jean-de-Luz, 28 janvier 1849 – Saint-Jean-de-Luz, 20 décembre 1926),
    et petite-fille de Marie Etcheverry (Saint-Jean-de-Luz, 21 juin 1817 – Saint-Jean-de-Luz, 27 décembre 1850),
    était l’arrière-petite-fille de cette Marie Delouart n°2 (Ciboure, 17 juin 1784 – Saint-Jean-de-Luz, 3 janvier 1842) ;
    et donc l’arrière-petite-nièce de la Marie Delouart n°1 (Ciboure, 29 juin 1782 – Ciboure, 28 août 1855), l’arrière-grand-mère
    _ via Sabine Delouart, la grand-mère (Ciboure, 11 mars 1809 – Ciboure, 22 décembre 1874), et Marie Delouart, la mère (Ciboure, 24 mars 1840 – Paris, 5 janvier 1917) _,
    de Maurice Ravel.
    …
    …
    Par son grand-père paternel Charles Gaudin (Saint-Jean-de-Luz, 19 novembre 1875 – Bimbo, Congo français, 13 septembre 1910),   
    Maylen Lenoir-Gaudin est l’arrière-petite-fille d’Annette Bibal (Saint-Jean-de-Luz, 28 avril 1846 – Saint-Jean-de-Luz, 21 novembre 1936),
    épouse d’Edmond Gaudin (Saint-Jean-de-Luz, 17 novembre 1844 – Saint-Jean-de-Luz, 28 décembre 1920)
    et sœur aînée du peintre Pascal Bibal (Saint-Jean-de-Luz, 12 juin 1847 – ?),
    dont je n’ai pas découvert jusqu’ici le lieu et la date du décès, probablement dans les années 90 du XIXe siècle ; et ailleurs qu’à Saint-Jean-de-Luz : probablement à Bilbao…
    Pascal Bibal avait épousé, à Zarautz, Dorotea Iburuzqueta le 23 janvier 1877 ;
    et lui et son épouse ont été domiciliés à certains moments à Bilbao…
    Maylen Lenoir est ainsi l’arrière-petite-nièce du peintre Pascal Bibal.
    …
    …
    D’où mes recherches sur cette famille Bibal ;
    dont certains des membres, émigrés à Cuba dans la première décennie du XXe siècle, firent fortune là-bas :
    ainsi Grégoire Bibal, architecte, a-t-il construit l’opéra de La Havane en 1928,
    et son frère Joseph a été un banquier et entrepreneur très en vue dans l’oligarchie cubaine jusqu’à la révolution castriste…
    Mais je n’ai pas encore découvert les lieux _ à Cuba probablement _ et dates de décès de Grégoire et Joseph Bibal, ces deux frères cadets de François-Ignace Bibal.
    …
    Alors que j’ai découvert que François-Ignace Bibal était décédé,
    non pas à Ainhoa comme il est mentionné dans les notices le concernant (et sans date précise : seulement en 1944), 
    mais « à son domicile », à Saint-Jean-de-Luz, le 26 mai 1944, 5 Place du Maréchal Foch…
    …
    Là même où était décédée l’année précédente, ai-je découvert _ et « à son domicile« , elle aussi : elle semble ainsi lui avoir légué son appartement luzien… _, sa tante Bernardine Bibal (Saint-Jean-de-Luz, 22 août 1855 – 28 février 1943) :
    …
    celle que Ravel, en ses lettres à son amie luzienne Marie Gaudin, nomme au moins à trois reprises (le 20 octobre 1921, le 15 août 1930 et le 3 janvier 1933 ) « Tante Bibi » ;
    expression que l’auteur de Ravel, portraits basques, sans vérifier de dates (!), a cru s’appliquer à la grand-tante Gachucha Billac de Maurice Ravel (qui était décédée le 17 décembre 1902 !) ;
    erreur qu’aura à rectifier, m’a-t-il confié, Manuel Cornejo quand sera rééditée sa magnifique édition de la Correspondance (connue à ce jour) de Maurice Ravel…
    …
    Bernardine Bibal, soit la dernière survivante de la fratrie des Bibal _ dont Annette et Pascal _, 
    les 9 enfants de Pierre Bibal (Saint-Jean-de-Luz, 5 septembre 1806 – Saint-Jean-de-Luz, 12 septembre 1855)
    et son épouse Victoire Dupous (Saint-Jean-de-Luz, 9 juin 1822 – Saint-Jean-de-Luz, 16 juin 1903).
    …
    Gachucha Billac : Ciboure, 15 mai 1824 – Saint-Jean-de-Luz, 17 décembre 1902 ;
    Bernardine Bibal : Saint-Jean-de-Luz, 22 août 1855 – Saint-Jean-de-Luz, 28 février 1943.
    …
    Comment a-t-on pu confondre ainsi la grand-tante Billac de Maurice Ravel et la tante Bibal de Marie Gaudin ?..
    En 1921, 1930 et 1933, années de ces trois courriers de Maurice Ravel à Marie Gaudin,
    il y avait donc bien longtemps _ en 1902 ! _ qu’était décédée la grand-tante Gachuch de Maurice Ravel…
    …
    Entreprendre de vérifier avec soin les dates constitue un élément basique du travail de tout chercheur historien un peu sérieux. 
    …
    …
    Voilà.
    …
    …
    Vous pouvez accéder à mon plus récent récapitulatif (commode) de mes articles ravéliens, en date du 1er octobre 2019 :
    je les ai poursuivis ensuite fin octobre et début novembre.
    …
    C’est une enquête passionnante, et qui est loin d’être achevée. Il me faudra passer pas mal de temps aux archives municipales de Ciboure pour mieux pénétrer vraiment les cousinages cibouriens des Delouart (et de Maurice Ravel, par là même aussi) aux XIXème et XXème siècles aussi…
    …
    Les articles concernant les Bibal _ et plus spécifiquement les peintres Pascal et François-Ignace Bibal _ sont, à ce jour, les six suivants de la liste ci-dessous :
    …
    …
    Quant aux deux articles miens qui prècèdent ce récapitulatif du 1er octobre, ils permettent simplement de bien opérer le rattachement entre les Bibal et ce que je nomme « les cousinages cibouro-luziens » de Maurice Ravel.
    …
    …
    En mettant en ordre chronologique cette liste partielle,
    cela donne ceci :
    …
    …
    J’espère ne pas trop vous effrayer, ni surtout trop abuser de votre temps, 
    en vous adressant cette jungle d’articles…
    …
    Mais j’essaie d’être le plus précis possible,
    afin de pouvoir être utile à qui s’intéressera à ces recherches
    qui ouvrent des chemins…
    ….
    Francis Lippa
    …
    …
    Ce lundi 9 décembre 2019, Titus Curiosus – Francis Lippa
  • En m’interrogeant sur les signatures « BibaL » et « Bibal » de deux tableaux de Pascal Bibal, le père, et François-Ignace Bibal, le fils _ où comment avance pas à pas la recherche

    Voici mes micro-avancées de ce jour, pas à pas,

    à propos des signatures « BibaL » et « Bibal »

    apposées sur les toiles de Pascal Bibal et de son fils François-Ignace.

    …
    …
    Et cela via 3 courriels, ce matin,
    adressés
    1) à Robert Poulou, à Cambo
    2) à Maylen Lenoir-Gaudin à Saint-Jean-de-Luz
    et 3) à Arnaud Lelièvre et Caroline Lelièvre Cabarrouy (cotebasqueencheres) à Saint-Jean-de-Luz :
    les deux premiers courriels sont enchâssés ;
    et j’y ajoute, plus bas, le troisième (et décisif ! : par la découverte du L majuscule en clôture du BibaL de la signature de Pascal BibaL…).
    …
    …
    Voilà : un pas après l’autre,
    et chaque fois après une interrogation sur ce que je viens de découvrir
    et dont je prends conscience 
    et qui fait question,
    …
    …

    Chère amie,

    …
    m’occupent en ce moment des questions concernant Pascal Bibal et son fils François-Ignace,
    et leur activité de peintres, à tous deux.
    …
    Hier, le commissaire-priseur Arnaud Lelièvre, de Saint-Jean-de-Luz, m’a adressé un courriel qui m’a conduit à me poser des questions
    sur la paternité de la toile L’Apprenti-Boucher, peinte à Saint-Jean-de-Luz au mois d’août 1895,
    car il m’a appris que c’est lui, commissaire-priseur, qui avait attribué cette œuvre _ proposée aux enchères publiques _ à Pascal Bibal, et non à son fils François-Ignace,
    en raison de la date indiquée sur la toile : « août 1895« … Mais en fait, la signature au bas et à droite de ce tableau, ne comporte, elle, pas de prénom. Juste le nom : BibaL.
    …
    Et si François-Ignace signe _ systématiquement, semble-t-il _ ses toiles de son seul nom, Bibal (sans prénom),
    je commence par ignorer _ faute d’avoir été attentif à cette signature présente sur l’image (réduite) du tableau _  comment procédait son père, Pascal Bibal…
    …
    ll serait donc intéressant d’aller y regarder d’un peu près : à la loupe grossissante…
    …
    Ainsi que de répertorier les toiles connues de ce peintre, dont, pour ma part, je ne connais que des portraits ;
    alors que de son fils je ne connais que des paysages…
    Le Portrait de groupe dans un intérieur _ c’est moi qui l’ai baptisé ainsi ; cf l’image de ce superbe tableau en mon article du 27 mars 2019 :  _ _ que j’ai trouvé sur Internet (sans indication de localisation)
    m’a semblé tout à fait remarquable !
    …
    …
    Je viens aussi, à l’instant, de découvrir une signature de Pascal Bibal, qui m’avait jusqu’ici échappée : Pascal Bibal met l’initiale P. devant son nom Bibal.
    …
    Et surtout je m’aperçois de la graphie commune (le L majuscule à la fin de BibaL) de la signature P. BibaL que je viens de découvrir sur le web
    avec le BibaL de la signature de L’Apprenti-boucher !
    …
    …
    …
    …
    …
    …
    Eurêka !
    L’Apprenti-boucher semble donc bien une œuvre de Pascal BibaL, le père ;
    et non de son fils !
    …
    …

    Voici aussi le courriel que je venais d’adresser juste auparavant à Robert Poulou,
    éminent expert en la peinture basque _ et je n’avais encore découvert ce L final de la signature de Pascal BibaL en ses tableaux… _ :
    …
    …
    Monsieur,

    …
    c’est à votre expertise concernant les peintres basques _ et leurs façons de procéder _ que je fais appel,
    à propos de mes recherches concernant les peintres luziens Bibal, père et fils : Pascal Bibal et François-Ignace Bibal.
    …
    D’abord, pour en fixer un cadre de départ,
    …
    voici des liens aux 5 plus récents articles sur eux que j’ai publiés sur mon blog,
    en plus, pour commodité, du récapitulatif du 1er octobre dernier
    sur l’ensemble de ma recherche sur les cousinages basques à Ciboure et Saint-Jean-de-Luz de Maurice Ravel : 
    …
    …
    Mes articles ne sont pas de la plus grande aisance de lecture,
    car je m’efforce d’y être le plus précis possible, au risque d’être un peu lourd, redondant, et pénible à suivre.
    C’est le progrès de la connaissance que je vise, et pas le loisir agréable du lecteur, auquel je ne prétends pas…
    …
    Comme je vous l’ai indiqué, je suis à la recherche de la date et du lieu de décès de Pascal Bibal,
    né à Saint-Jean-de-Luz le 12 juin 1847,
    marié à Zarautz le 23 janvier 1877 à Dorotea Iburuzqueta,
    et père de 6 enfants, tous nés à Saint-Jean-de Luz
    entre le 17 septembre 1878 pour l’aîné, Ignace-François-Victor, et le 29 septembre 1888 pour le benjamin, Philippe-Joseph :
    _ le 17 septembre 1878 pour l’aîné, Ignace-François-Victor
    _ le 27 novembre 1880 pour la seconde, Marie-Micaëla-Léonie
    _ le 3 mai 1882 pour le troisième, Grégoire
    _ le 5 mai 1884 pour la quatrième, Élise
    _ le 28 juin 1887 pour la cinquième, Jeanne-Ignace-Bernardine
    _ et le 29 décembre 1888 pour le sixième et dernier, Philippe-Joseph.
    …
    Pascal Bibal a participé (avec son jeune frère Léon-Pierre : Saint-Jean-de-Luz, 1er février 1849 – Saint-Jean-de-Luz, 28 avril 1884)
    à la décoration de la voûte au-dessus de l’autel de l’église Saint-Jean-Baptiste, en 1871.
    …
    Dans divers actes d’état-civil, Pascal Bibal est qualifié de peintre (en 1878, 1884, 1887 et 1888), et parfois aussi d’antiquaire (en 1880 et 1882)
    _ en 1884, alors qu’il est domicilié au 5 rue Gambetta, il est même qualifié de propriétaire (cette unique fois-là à ma connaissance) et peintre.
    …
    Et ses domiciles à St-Jean-de-Luz ont _ un peu bizarrement : pour quelles raisons ? _ varié :
    lui-même est né Grand Rue n° 22, en 1847 (alors que ses parents étaient domiciliés au n° 21 de la Grand Rue) ;
    et ses 6 enfants sont successivement nés
    Grand Rue n° 39, en 1878
    Grand Rue n° 16, en 1880
    Grand Rue n° 16, en 1882
    rue Gambetta n° 5, en 1884
    rue Tourasse n° 13, en 1887
    rue Saint-Jacques (sans précision de numéro), en 1888.
    …
    La dernière référence d’état-civil de la domiciliation de Pascal Bibal à Saint-Jean-de-Luz
    date de la naissance de son dernier enfant, Philippe-Joseph, le 29 décembre 1888 : rue Saint-Jacques.
    Et nulle trace d’un éventuel décès de Pascal Bibal à Saint-Jean-de-Luz à l’état-civil de la ville
    à partir de 1888 et jusqu’au 21 décembre 1900. Ni non plus à partir du 1er janvier 1901.
    …
    Mais Pascal Bibal est décédé avant 1899, voire avant 1898,
    d’après le livret militaire de son fils aîné (classe 1898)…
    …
    J’ignore pour quelles raisons Pascal Bibal a quitté Saint-Jean-de-Luz,
    et probablement pour Bilbao _ où il serait peut-être décédé _,
    comme en témoignent les documents de situation militaire de ses fils
    Ignace-François-Victor (classe 1898)
    et Grégoire (classe 1902) :
    …
    les parents des deux appelés, Pascal Bibal et son épouse Dorotea Iburuzqueta, y sont en effet déclarés, les deux fois, domiciliés à Bilbao,
    et leur père est également déclaré les deux fois (en 1898 et en 1902) décédé (feu Pascal Bibal).
    La date du conseil de révision d’Ignace-François-Victor (classe 1898) n’est cependant pas précisément indiquée : en 1898 ou 99…
    …
    …
    Sur le site de vente cotebasqueencheres
    des commissaires priseurs Arnaud Lelièvre et Caroline Lelièvre Cabarrouy, à Saint-Jean-de-Luz 
    figurent, accompagnant l’image du tableau L’Apprenti-boucher,
    les indications « Pascal Bibal, août 1895 ».
    J’en ai déduit qu’à cette date Pascal Bibal était encore vivant et actif à Saint-Jean-de-Luz…
    …
    Or voici qu’hier je reçois un courriel d’Arnaud Lelièvre
    m’informant que c’est lui qui a supposé que Pascal Bibal était l’auteur de cette toile datée de 1895, 
    et non son fils (né le 17 septembre 1878 : en août 1895, François-Ignace n’avait pas encore 17 ans) ;
    car la toile est seulement signée Bibal, sans prénom ;
    et cela, du fait des âges et du père (48 ans) et du fils (pas encore 17 ans) en 1895…
    …
    En faveur de cette hypothèse,
    on pourrait aussi ajouter qu’on ne connaît pas, à ce jour, semble-t-il, de portraits du fils, seulement des paysages ;
    alors que du père, on ne connaît que des portraits, et pas de paysages.
    …
    De fait,
    pour L’Apprenti-boucher, l’inscription qui se découvre au bas de la toile et à droite, est la suivante :
    BibaL
    8 – 95 S.J.D.L.
    …
    Et si, de fait François-Ignace Bibal signe ses toiles de son seul nom, Bibal (sans ses prénoms),
    il se trouvait que j’ignorais alors comment Pascal Bibal, lui, signait ses toiles
    _ je viens d’apprendre à l’instant qu’il mettait un P. devant son nom ; et vais remarquer quelques minutes plus tard qu’il met aussi une majuscule au L qui termine son nom… _ ;
    …
    or à ce jour je n’ai eu accès qu’à 3 (autres ?) images de toiles de Pascal Bibal :
    _ un Portrait de Dame basque (sur le site du commissaire-priseur Carrère à Pau) ;
    _ un Portrait de famille en un intérieur (dont j’ignore la situation ; et c’est moi qui le baptise ainsi _ cf l’image de ce superbe tableau en mon article du 27 mars 2019 :  _), vraiment très intéressant : peut-être s’agit-il de la famille Bibal à Saint-Jean-de-Luz ; ou de la famille Iburuzqueta à Zarautz…
    _ et le Portrait du peintre (de Zarautz) Sabino Iceta Amezti : ami de Pascal Bibal) _ cf l’image de ce portrait en mon article du 28 octobre 2019 : .
    …
    Marie-Hélène Deliart, documentaliste au Musée basque de Bayonne, m’a informé
    que la mairie de Ciboure possédait une toile de Pascal Bibal,
    mais sans m’en indiquer le titre, ni m’en adresser une image…
    …
    Peut-on induire de cette signature sans prénom au bas de L’Apprenti-boucher 
    que le fils _ si c’est bien lui l’auteur de ce tableau… _ pouvait se la permettre en 1895
    du fait du décès, déjà à cette date, de son père ?
    Sans risque de confusion désormais entre son père (défunt) et lui…
    …
    Mes récents articles se sont intéressé aux péripéties de voyages des enfants Bibal,
    entre Saint-Jean-de-Luz, Bilbao et La Havane _ avec des allers et retours pour de brèves vacances à Paris et au pays basque jusqu’à la fin de leurs vies ; ils étaient fortunés…
    …
    …
    Voilà.
    …
    Je pense que votre compétence concernant la peinture basque, et en particulier l’œuvre de François-Ignace Bibal,
    sa façon de signer ses tableaux,
    et d’y joindre à l’occasion quelque mention de date ou de lieu,
    peut vous permettre d’apporter des lumières à mon ignorance…
    …
    Bien à vous,
    et avec mes remerciements pour votre accueil à mon questionnement pictural,
    …
    Francis Lippa à Bordeaux
    …
    …
    Voilà donc, chère amie, comment, pas à pas, j’avance…
    …
    Bien à vous,
    …
    Francis Lippa, à Bordeaux
    …
    …
     Cher Monsieur, chère Madame,

    …
    votre courriel d’hier après-midi,
    ainsi que la conversation téléphonique qui a suivi,
    m’ont conduit à pas mal de questions sur la paternité de L’Apprenti-boucher.
    …
    …
    Notamment à propos _ et à partir _ des signatures _ un peu de près observées _ des deux peintres.
    …
    D’une part, il semble que François-Ignace Bibal signait ses toiles de son seul nom, Bibal, sans prénom _ à confirmer, bien sûr !
    Et que peut-être il aurait pu le faire dès 1895 sans risque de confusion avec son père, si celui-ci était déjà décédé à cette date :
    il l’est au moins en 1898 (ou 99) lors du conseil de révision _ sans plus de précision de date _ que passe François-Ignace (classe 1898)…
    Feu Pascal Bibal (dixit le document) étant alors déclaré avoir été domicilié avec son épouse à Bilbao…
    …
    Mais d’autre part, je viens aussi de découvrir sur le web une signature de Pascal BibaL 
    P. BibaL,
    avec ce très typique L majuscule à la fin de son nom BibaL,
    telle qu’elle figure sur le nom BibaL au bas à droite de L’Apprenti-boucher.
    …
    …
    Le Portrait de groupe dans un intérieur (c’est moi qui le baptise ainsi _ cf l’image de ce superbe tableau en mon article du 27 mars 2019 :  _)
    que j’ai trouvé sur Internet (sans indication de localisation hélas) attribué à Pascal Bibal,
    m’a semblé tout à fait remarquable !
    Mais on ne peut hélas pas distinguer sur cette malheureuse image la signature de l’auteur de ce tableau…
    …
    …
    Je viens aussi, à l’instant, de découvrir une signature de Pascal BibaL : celui-ci met l’initiale P. devant son nom BibaL.
    …
    …
    Mais surtout je m’aperçois aussi
    de la graphie commune (le L majuscule à la fin de BibaL) de la signature de P. BibaL que je viens de découvrir sur le web (et j’ignore pour quel tableau…)
    avec le BibaL de la signature au bas et à droite de L’Apprenti-boucher !
    …
    Et voilà qui est décisif pour l’attribution de la toile à Pascal BibaL.
    …
    L’Apprenti-boucher semble donc bien une œuvre (tardive) de Pascal BibaL (alors âgé de 48 ans)
    et non une œuvre de jeunesse de son fils François-Ignace (qui n’avait pas encore 17 ans en ce mois d’août 1895).
    …
    Enfin, et à ma connaissance _ loin d’être exhaustive _,
    les œuvres connues de Pascal BibaL sont toutes des portraits,
    alors que les œuvres connues de son fils François-Ignace sont toutes _ me semble-t-il du moins _ des paysages !
    …
    …
    L’Apprenti-boucher semble donc bien, comme vous l’avez envisagé, une œuvre de Pascal BibaL.
    Et celui-ci, vivant et actif, se trouvait à Saint-Jean-de-Luz au mois d’août 1895…
    …
    …
    Au plaisir, Madame, Monsieur, de vous rendre service,
    …
    Francis Lippa à Bordeaux
    …
    …
    Voilà pour les avancées de ce matin.
    …
    …
    Ce vendredi 15 novembre 2019, Titus Curiosus – Francis Lippa