Étiquette : biographie

  • L’art rare de la biographie de René de Ceccatty (suite) : un tout simplement merveilleux « Les Trois vies d’Hector Bianciotti », ou le portrait riche et subtil, à triple facettes au moins, d’un ami proche et discret, ou du moins sélectif en les trois volets de sa propre autobiographie ; ou l’admirable récit de vérité de vies faites de rencontres étroitement imbriquées, intriquées…

    L »ami René de Ceccatty vient de me faire adresser par les Éditions Séguier son tout nouveau « Les Trois vies d’Hector Bianciotti«  – Hector Bianciotti : Colchin Oeste (Argentine), 18 mars 1930 – Paris 16e, 12 juin 2012 – . qui paraitra en librairie le 19 février prochain…

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    Et dès ce mardi 10 février, je viens de savourer, avec la plus grande gourmandise et délectation, ma toute première lecture de son premier grand chapitre, pages 13 à 176, intitulé « Vie objective d’Hector Bianciotti« , et qui s’efforce, sans rien trahir de secrets ou non-dits un peu délicats, de retracer, le plus factuellement – pour ce qu’on peut, en recherchant, avec le recul du temps, en découvrir, mais aussi le révéler, sans trahir la confiance de l’ami hyper généreux et modeste disparu… – possible, le très complexe parcours de vie, depuis son enfance pauvre en Argentine (1930 – 1955), son passage – très difficile, miséreux, de survie précarissime… – par l’Italie et l’Espagne (1955 – 1960), et puis sa vie (1960 – 2012) – de beaucoup de services éditoriaux et journalistiques, et pas seulement d’écrivain magnifique qu’il réussit aussi et surtout à devenir … – en France et à Paris…

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    Hector Bianciotti fut en effet très sélectif en sa propre autobiographie – partielle, avec des trous importants sur certaines périodes de sa vie, ainsi que sur certaines de ses activités, jugées moins dignes d’être narrées, et sur certaines personnes selon divers critères : le focus dépendant des choix (d’écrivain) de son récit en chacun de ces trois livres… – en trois volumes : « Ce que la nuit raconte au jour » (1992), « Le pas si lent de l »amour » (1995) et « Comme la trace de l’oiseau dans l’air » (1999)…

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    Le travail biographique de René de Ceccatty est une fois encore – après ses magnifiques « Violette Leduc » (1994), « Pasolini » (2005), « Maria Callas » (2009), « Alberto Moravia » (2010), « Elsa Morante » (2018), « Serge Tamagnot«  (2025) ; sans oublier son passionnant (!) « Mes Argentins de Paris«  (2014) ; ni, forcément, sa transcendantissime (!!!) autobiographie « Enfance, dernier chapitre » (2017) : cf mon article « Lire, vraiment lire, ce chef d’oeuvre qu’est « Enfance, dernier chapitre », de René de Ceccatty » en date du 12 décembre 2017 (avec aussi  ce lien au podcast  de notre entretien sur ce merveilleux livre, qui eut lieu au Studio Ausone de la librairie Mollat à Bordeaux le 27 octobre 2017…  – admirable de délicatesse, à l’égard de la personnalité lumineuse de délicatesse – voilà, voilà ! – et d’immense générosité – un trait majeur et dominant de sn caractère – , mais trop souvent très durement blessée en son parcours de vie difficile – son « destin« , disait-il… – , de celui qui a été un ami qui l’a très généreusement aidé de manière totalement désintéressée en sa carrière éditoriale et journalistique, à lui aussi : de janvier à décembre 1987, René de Ceccatty est l’assistant d’Hector Bianciotti chez Gallimard…

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    On lira aussi avec grand profit la très précise et commode « Chronologie d’Hector Bianciotti » située aux pages 506 à 524 de cet admirable « Les Trois vies d’Hector Bianciotti« …

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    Et en attendant bien sûr ma lecture du très important aussi chapitre suivant (pages 177 à 264) : « Vie subjective d’Hector Bianciotti« ,

    c’est-à- dire « le point de vue personnel » – d’ami – de René de Ceccaty sur l’ami très proche et constamment fidèle qu’a été pour lui Hector Bianciotti, « dans la mesure où notre rencontre a eu des conséquences importantes sur mon existence professionnelle, intellectuelle et intime« , ainsi que prend soin de l’exprimer René de Ceccatty à la page 12, en l’Avant-Propos de son livre  – intime aussi, en effet,, avec l’épisode de la rencontre suivie des « neuf années – 7 septembre 1993 – 7 septembre 2002, très précisément – que dura la liaison«  de René de Ceccaty avec Christian Py, devenu le personnage de « Hervé » dans les 5 livres, magnifiques, que lui a consacrés René de Ceccatty : « Aimer«  (1996), « Consolation provisoire » (1998), « L’Éloignement » (1999), « Fiction douce«  (2000) et « Une Fin » (2004) ; c’est en effet Hector Bianciotti qui les avait fait se rencontrer ; et ces 5 récits, suivis, de René de Ceccatty constituent sans conteste un des sommets de son œuvre à lui, d’écrivain majeur…

    Cf ce que rapporte René de Ceccatty aux pages 205 à 224, notamment, de ce « Les Trois vies d’Hector Bianciotti« …

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    Nos vies sont faites de rencontres, qu’elles soient amicales ou amoureuses, imbriquées, intriquées…

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    Et sur l’amitié, je relève ces mots-ci d’Hector Bianciotti, prononcés le 2 février 1989, et rapportés ici à la page 158 :

    « J’ai survécu – voilà ! – grâce à l’amitié – voilà, voilà ! Ma vie a été très difficile – réellement – , mais j’ai été sauvé – voilà ; et à diverses reprises, et en divers endroits – par l’amitié – de plusieurs. D’individu à individu, il peut – vraiment – y avoir de l’estime, de la fidélité, tout ce qui est de l’ordre de l’amitié, une profonde solidarité : on peut savoir – vraiment… – qu’on ne trahira jamais cet ami, et qu’il ne nous trahira jamais. »

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    Et Hector Bianciotti d’ajouter aussitôt :

    « Mais quant au mot « amour, ii implique presque toutes les possibilités de l’être, une quasi possibilité d’absence à soi-même. Et cela c’est impossible. L’enfer n’est pas de ne pas être aimé, mais de se rendre compte qu’on n’est pas capable d’aimer. Le seul amour est la mère, il faut oser le dire aujourd’hui. C’est d’ailleurs un amour qui s’exprime à contretemps. Il n’y a pas d’amour sur Terre. C’est une terrible souffrance – voilà !

    Il y a la passion, elle sert au devenir de l’espèce, mais l’amour n’existe pas« …

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    Un travail de biographie tout à fait passionnant, car il sait creuser loin et profond, avec une infinie permanente délicatesse de vérité.

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    Ce mardi 10 février 2026, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • « Ce qu’on peut savoir ou supposer des circonstances de l’assassinat de Pasolini », quarante-sept ans après la nuit de la Toussaint 1975 : un lucidissime chapitre complémentaire à la biographie de Pier-Paolo Pasolini (1922 – 1975) par René de Ceccatty, en ouverture de l’année du centenaire de la naissance de cet artiste majeur

    En ouverture de l’année Pasolini,

    pour le centenaire de la naissance, le 5 mars 1922 à Bologne, du cinéaste, romancier, poète, théoricien de l’art et de la littérature qu’a été Pier-Paolo Pasolini (Bologne, 5 mars 1922, Ostie, 2 novembre 1975),

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    en _ et par _ la _ très bienvenue _ réédition en la collection « Biographies » de la collection Folio, de son « Pasolini« , qui paraitra le 17 février prochain,

    René de Ceccatty vient nous offrir, en complément-supplément à son texte parfait de 2005, un magistral nouveau chapitre de 39 pages, intitulé « Une ordalie » _ aux pages 241 à 279 de cette nouvelle édition _,

    qui vient faire un lumineux point sur « ce qu’après quarante-sept ans d’enquête et d’approfondissements journalistiques ou judiciaires on peut savoir ou supposer des circonstances _ encore non complètement, et c’est bien peu dire !, élucidées ; et cela pour de multiples et complexes raisons, magistralement démêlées, une à une, ici, en cet extraordinairement lumineux nouveau chapitre… _ de l’assassinat de Pasolini« .

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    Ce chapitre est lui-même précédé par une très courte présentation, de 15 lignes,

    que je me permets de reproduire ici _ et en sa brièveté, on y reconnaîtra l’intelligence-perspicacité de son auteur à démêler et éclairer lucidissimement les plus embrouillées des complexités _ :

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    « Depuis 2005, où a paru cette biographie, de nombreux éléments nouveaux _ oui ! _ ont _ peu à peu _ été _ effectivement, au fil des ans et des questionnements posés, et des diverses recherches menées, par les uns et par les autres _ découverts _ voilà ! _ sur les circonstances _ à absolument préciser, débrouiller, tant demeure décidément encore bien épais et lourd de confusions leur embrouillamini… _ de la mort de Pasolini _ voilà : la nuit du 1er au 2 novembre 1975, en un parcours allant d’un dîner le soir dans une trattoria du quartier San Lorenzo, de Rome, au cadavre découvert à l’aube sur un boueux terrain vague d’Ostie  _ par des journalistes, des avocats, des enquêteurs de toutes sortes.

    Nous avons souhaité faire le point _ voilà : le plus complet, honnête et clair possible _ sur ces convictions, hypothèses ou questions qui ont été formulées dans des articles, des livres, des émissions de radio et de télévision, des blogs, des films.

    Ces suppositions _ faute de certitudes matérielles absolument conclusives _, plus ou moins argumentées _ et c’est déjà extrêmement intéressant à découvrir et éclairer, repenser _, ne modifient pas radicalement le récit de la vie de Pasolini, mais jettent une lumière différente _ voilà ! ; et tout à fait passionnante en ces lucidissimes efforts de démêlement de ces très complexes imbroglios… _ (que nous ne pouvons toutefois pas déclarer définitive _ tant que demeurent tant de mystères à élucider, tant de mensonges à percer, et tant de flous, parfois volontaires et malveillants, à dissiper, faute d’éléments factuels décisifs restant encore à découvrir, pour parvenir à la recomposition enfin satisfaisante et objectivement conclusive, de cet assez extraordinaire puzzle… _) sur ses dernières lettres ou même ses derniers mois.« 

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    Soit un nouveau travail _ de nature, encore, biographique : complémentaire, et passionnant _ magnifique.

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    Ce samedi 12 février 2022, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Ce que j’apprends d’un bon lecteur de « Qui t’aime ainsi » sur quelques rencontres d’Edith (dont le cousin Tibi, et le second de ses maris) entre son retour (de Bergen-Belsen) à Tiszabercel à l’automne 1945 et son débarquement à Haifa le 3 juillet 1948…

    En poursuivant _ avec opiniâtreté _ mes recherches biographico-géographico-historiques sur le parcours de vie d’Edith Steinschreiber (Edith Bruck),

    entre sa naissance, à Tiszabercel, le 3 mai 1931, et aujourd’hui, Rome, en sa résidence de la Via del Babuino,

    afin de tenter de combler bien des lacunes de ma part, et qui ne manquaient pas de m’intriguer,

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    je suis tombé ce jour sur un passionnant article d’Olivier Ypsilantis, en date du 20 avril 2017, intitulé « En lisant « Qui t’aime ainsi » (Chi t’ama cosi) d’Edith Bruck 2/2« ,

    qui m’a révélé plusieurs données concernant le parcours de vie et quelques rencontres marquantes,

    entre, d’une part, la libération d’Edith, avec sa sœur Adel, du lager de Bergen-Belsen, le 15 avril 1944,

    et, d’autre part, son débarquement _ plus ou moins seule : le « petit ami » rencontré sur le bateau (qu’elle nomme « Braun Gabi, de Budapest » (page 104) « avait disparu, et c’est tout juste si je l’aperçus sur un camion qui partit Dieu sait où« , lit-on, page 107… _ à Haïfa, en Israël, le 3 septembre 1948 _ ce que « Le Pain perdu« , ni pour ce lieu, ni pour cette date, ne m’avait pas appris…

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    Ce mercredi 12 janvier 2022, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Sur la vie quotidienne la plus intime d’Adolfo Bioy Casares, les limites de ce qu’apporte la lecture même très méthodique de ce qu’ont été les publications sélectives du Journal de Bioy…

    Quand a paru _ posthume, et en espagnol seulement… _ le Journal d’Adolfito Bioy Casares (1914 – 1999),

    j’ai espéré découvrir quelques détails un peu précis _ dates et lieux, d’abord _ concernant, pour commencer, ses divers voyages en France _ avec ou sans son épouse Silvina…

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    De même que j’étais parti à la recherche de semblables détails concernant des voyages en France _ et tout spécialement, déjà, en Béarn : afin de rencontrer divers cousins béarnais… _ dans les deux volumes publiés _ le troisième et dernier est hélas demeuré inédit… _ des Mémoires _ non traduits en français, eux non plus, mais vraiment passionnants !.. _ de son père, Adolfo Bioy Domecq (1882 – 1962)…

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    A chaque génération, les Bioy d’Argentine _ béarnais originaires d’Oloron _ ne manquaient pas, en effet, de refaire le voyage de retour aux origines _ à la façon des saumons remontant vaillamment le gave d’Oloron…
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    Bien sûr, j’escomptais découvrir là quelques mentions des rencontres advenues,

    ainsi que maints détails apparemment anecdotiques, mais pouvant constituer d’inespérés indices pour des recherches élargissant la biographie _ surtout intime, et pas littéraire… _ de Bioy…

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    Mais j’ai buté sur le fait que la sélection des extraits choisis par l’éditeur reposait sur le principe absolument princeps que ces textes choisis pour cette publication comportent, sous quelque forme que ce soit, une référence de Bioy à son ami _ et complice en littérature _ Borges

    _ ce qui, par ailleurs, ne manqua pas d’agacer fortement Maria Kodama, la veuve de Borges, détentrice des droits de l’œuvre de Borges ; et peu proche de Bioy…

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    Bref, mes découvertes, lors de cette lecture de ce Borges de Bioy, centrée sur les voyages d’Adolfito en France, et tout spécialement en Béarn, sont demeurées alors un peu trop limitées…

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    Et il me faudrait commencer par procéder à une relecture systématique de mes notes prises à cette occasion,

    complétées par quelques échanges notés _ de courriels, voire téléphoniques… _ avec divers témoins de ces venues de Bioy en France,

    tels mes chers cousins Bioy de Pau…

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    À suivre…

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    Ce samedi 24 juillet 2021, Titus Curiosus – Francis Lippa