Étiquette : Blog « En cherchant bien » de Francis Lippa

  • Les loupés de luxe de Nelson Goerner dans Ravel : un point de vue que, hélas, je partage…

    Ce jeudi 6 novembre, au matin, je découvre sur le site de ResMusica, et sous la plume de Stéphane Friédérich, ce point de vue – « Ravel par Nelson Goerner : loupés de luxe » – que, hélas, mille fois hélas !, je partage – cf mes deux articles d’aveux de déception en date du 20 septembre « De l’importance de l’orchestre dans les Concertos pour Piano de Ravel : une perplexité… » et du 2 octobre « Perplexité (suite) à propos du CD « Ravel – Piano Concertos » du grand Nelson Goerner… » derniers… – sur la performance pour une fois ratée du grand Nelson Goerner dans Ravel, en son CD Alpha 1162 « Ravel – Piano Concertos » – un CD enregistré à Monaco les 29 mars et 1er avril 3025…

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    Ravel par Nelson Goerner : loupés de luxe

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    Si souvent inspiré en concert, interprète d’une discographie remarquable – oui ! – , le pianiste argentin déçoit pour la première fois – voilà ! – dans son dernier album consacré à Ravel. 

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    Inquiétude dès les premières mesures – oui ! – de l’écoute du Concerto en sol. En effet, l’orchestre épais, sans carrure rythmique affirmée et capté avec mollesse laisse plus que dubitatif – absolument ! Le piano de Goerner est, hélas – mille fois hélas ! – , à l’unisson : contemplatif dans cette musique qui caresse et mord tout à fois – voilà qui est excellemment dit. Bien que les changements de climats de la partition soient incessants, les contrastes s’amenuisent, les couleurs se ternissent. Le soliste émerge parfois de la masse, mais sans véritable intention – oui. Dans le mouvement lent, le contrôle du son est avec Goerner, d’une perfection sans faille et tout autant sans direction. Délicatement nimbé, le piano ne peut donner l’illusion d’une improvisation, ce qui était le souhait – en effet – de Ravel. Il se laisse aller dans la phrase sans éviter quelques maniérismes dans ses échanges avec la petite harmonie. Une fois encore, l’enregistrement nimbé et les interventions solistes des pupitres trop téléguidées par ne peuvent convaincre – non, non, hélas non. Le Presto final s’ouvre sur quatre accords martelés. La course-poursuite s’engage, la virtuosité de chacun étant mise à l’épreuve. Tout est bien en place, pétillant d’intentions, mais sans le moindre angle saillant. L’ennui s’installe. Poliment – voilà.

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    Dans le Concerto pour la main gauche, l’orchestre s’alourdit plus encore, non pas pour créer un effet de masse sonore culminante avant l’entrée du piano, mais parce que l’énergie lui fait défaut – oui. Le piano émerge du magma où règne sans partage le contrebasson. Point de swing, de réminiscences de jazz, de rythmes chaloupés – voilà ! – malgré l’excellent saxophone. L’ensemble se traîne jusque dans les explosions de marches. Goerner et Yamada transforment la partition en une épopée à la sauce postmoderne totalement déconnectée des saveurs et de l’élan qui l’ont vu naître. Incompréhensible – totalement…

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    Dans leur version pianistique, les Valses nobles et sentimentales manquent tout autant de légèreté et de simplicité – et c’est rédhibitoire… Pourquoi marquer autant les contrastes au lieu de suggérer une énergie robuste dans la première valse ? Cela s’arrange dans le rêve mélancolique jouant sur des harmonies acides de la deuxième valse. Plus convaincantes sont les danses suivantes et l’on regrette d’autant plus une prise de son épaisse dans les basses, un toucher collé littéralement au clavier. Rien qui nous émeuve autant que les témoignages de Martha Argerich, Bertrand Chamayou, Samson François, Friedrich Gulda, Marcelle Meyer, Ivo Pogorelich, Vlado Perlemuter… Enfin, réduire la Pavane pour une infante défunte à une musique de fond pour dîner à la bougie – oui, oui – apparait tout à fait inutile.

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    Maurice Ravel (1875-1937) : Concerto pour piano en sol. Concerto pour la main gauche. Valses nobles et sentimentales. Pavane pour un infante défunte. Nelson Goerner, piano, Orchestre philharmonique de Monte-Carlo, Kazuki Yamada, direction. 1 CD Alpha Classics. Enregistré à l’Auditorium Rainier III et au Yakov Kreizberg Hall de Monte-Carlo, entre mars et avril 2025. Notice de présentation en français, anglais et allemand. Durée : 60:02

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    Décidément quel dommage !!!

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    Ce jeudi 6 novembre 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Et à nouveau relever sur le blog Discophilia de Jean-Charles Hoffelé, en date du 10 août dernier, l’article « L’Autre Carlos » qui rend splendidement hommage à la fois au grand chef argentin Carlos Païta (1932-2015), et à la ré-apparition de ses magistraux enregistrements, cette fois sur l’excellent label Le Palais des Dégustateurs, de l’ami Eric Rouyer ; auxquels j’ai chaque fois rendu l’hommage et la reconnaissance qu’il mérite sur ce blog encherchantbien…

    C’est à nouveau aujourd’hui mercredi 13 août qu’un très récent article – en l’occurrence l’article « L’Autre Carlos« , publié dimanche 10 août dernier… – du bon Jean-Charles Hoffelé, sur son excellent site Discophilia, m’amène à un commentaire discographique ;

    et cette fois aussi sur la superbe entreprise discographique que mène depuis un certain temps, et de façon suivie, l’ami Eric Rouyer, de rendre une nouvelle vie, sur son très beau label Le Palais des Dégustateurs, aux enregistrements saisissants et magnifiques (!) que réalisa, sa vie durant, le somptueux chef argentin Carlos Païta (Buenos-Aires, 10 mars 1932 – Genève, 19 décembre 2015).

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    Un article dont je retiens tout spécialement ces mots si justes de Jean-Charles Hoffelé :

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    « cet art altier (…) d’un classicisme souvent implacable » ;

    « Carlos Païta tient la bride à ses orchestres  » ;

    « Cet art maîtrisé rappelle combien l’enseignement d’un Artur Rodzinski fut décisif pour le chef argentin« …

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    Ainsi pourra-t-on se reporter, entre autre exemples, à mes propres articles, enthousiastes, en date

    du 23 août 2024 : « Composer, interpréter, enregistrer, éditer, écouter, se réjouir, célébrer et partager les joies de la musique : un échange de courriels avec Eric Rouyer, le très probe et généreux éditeur des CDs du « Palais des Dégustateurs », à l’occasion de la réception enthousiaste de son splendide et fabuleux CD « Carlos Païta – Moussorgski/Ravel – Berlioz »…« 

    et du 12 mars 2025 : « A cœur et à vif : quelques remarques sensibles à propos du saisissant CD « Anton Bruckner – Symphony n° 9 – Carlos Païta », PDD 043 du Palais des Dégustateurs, cette belle reconnaissance intitulée « Noir, c’est noir : Bruckner par Carlos Païta », dans Crescendo Magazine : une affolante éperdue course à l’abîme et à une totale effrayante déréliction, à la Egon Schiele, pour ce chef d’œuvre laissé inachevé par Bruckner, en une interprétation-incarnation diaboliquement juste…« …

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    Carlos Païta : un parfait maître d’interprétation,

    auquel il nous faut, et avec une émotion toujours renouvelée, rendre bien volontiers les armes, pour son admirable finesse d’absolue justesse musicale d’interprétation des chefs d’œuvre du grand répertoire symphonique…

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    Grand bravo, et mille fois merci !!!

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    Ce mercredi 13 août 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Le grand bonheur d’écouter Irene Roldan interpréter la « Sinfonia n°8 » de José de Nebra (1702-1768) en son CD Passacaille « Scarlatti and Beyond », suite à la publication en 2021 de « 8 Sinfonias » de José de Nebra, découvertes dans les années 1980 dans les Archives de la Cathédrale de Saragosse…

    C’est un réel immense bonheur d’écouter – ici même – la jeune claveciniste Irene Roldan interpréter la merveilleuse « Sinfonia n°8«  – quel stupéfiant chef d’œuvre !!! – de José de Nebra (Calatayud, 6 janvier 1702 – Madrid, 11 juillet 1768), en son pétillant tout récent CD Passacaille PAS 1161 « Scarlatti and Beyond » – enregistré à Nuglar – Saint-Pantaléon (en Suisse) du 26 au 28 juin 2023  – ,

    suite à la publication par le musicologue Luis Antonio Gonzales, en 2021, de « 8 Sinfonias » de José de Nebra,  découvertes dans les années 1980 dans les Archives de la Cathédrale de Saragosse par une équipe de chercheurs dirigée par José Vicente Gonzales Valle…

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    José de Nebra (1702-1768) étant l’oncle – voilà ! auprès duquel Manue,l son neveu sévillan, est allé se former, à Madrid, vers 1766 : ce dernier avait alors 16 ans ; se reporter ici à l’importante communication d’Antonio Ezquerro-Esteban « Nuevos dates para el studio de nos musicos Nebra en Aragon« , dans l’Anuario musical de décembre 2002... – de cet extraordinaire Manuel Orlandi Blasco de Nebra (Séville, 2 mai 1750 – Séville, 12 septembre 1784), que j’ai  découvert par hasard sur mon autoradio, en me rendant à mon travail à Andernos, en 1995,

    grâce au proprement génialissime CD Mandala MAN 4847 de ses « Pièces pour clavier »  – enregistré à Paris en 1995 par ce pianiste merveilleux qu’est le magique Josep Colom, catalan – ,

    lequel CD Mandala est devenu bien vite, et pour longtemps, la meilleure vente en France de ce sublime CD « M. Blasco de Nebra – Pièces pour clavier« , chez Mollat… – lire là-dessus mon article en date du 23 avril 2022, qui en fait, au passage (j’y faisais l’éloge de ce merveilleux pianiste qu’est Josep Colom…), le récit circonstancié :  « Ré-écouter de Frederic Mompou (1893 – 1987) les quatre « Cuadernos » (1959, 1962, 1965 et 1967) de sa sublime « Musica callada »… Et le génie de l’interprétation du merveilleux Josep Colom…« …

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    Ce très singulier vraiment génial compositeur qu’est Manuel Blasco de Nebra (1750-1784) avait donc pour oncle ce compositeur majeur à la cour qu’a été José de Nebra (1708-1768), lequel deux années durant, de 1846 – à l’arrivée auprès de lui du jeune sévillan Manuel, alors âgé de 16 ans – , à 1848 – au décès de cet oncle madrilène ; lequel décès de cet oncle José, à l’âge de 66 ans, a amené le jeune Manuel, alors âgé de 18 ans, à regagner Séville et rejoindre son père José Blasco Lacarra (Calatayud, 9 mars 1714 – Séville, 19 octobre 1785), lequel depuis le 3 décembre 1745 était l’organiste de la cathédrale de Séville… – , donna à son neveu Manuel la meilleure des formations musicales.

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    Et en comparant l’interprétation magistrale (!!!) que vient de donner de cette si enthousiasmante « Sinfonia n°8 » – inédite jusqu’en 2021, et jamais jusqu’ici enregistrée. : c’est une première mondiale… – de l’oncle José de Nebra, la magnifique Irene Roldan en son superbe CD « Scarlatti and Beyond« , avec l’interprétation tellement subjuguante, renversante (!!!), qu’a donnée, en 1995, en son CD « Pièces pour clavier« ,  le merveilleux Josep Colom, des 6 « Sonatas » et deux des « Pastorelas » de son neveu Manuel Blasco de Nebra,

    on accède un peu à la compréhension du mystère de comment d’une génération à l’autre a pu se transmettre ainsi que se transmuer, car ce sont aussi des musiques très différentes, quelque chose d’infiniment précieux et musicalement exceptionnel : tout simplement de l’ordre du génie dans les deux cas de l’oncle et du neveu !

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    Et on mesure un peu par là même aussi la portée de découverte musicale que constitue pour nous tous, mélomanes, grâce à cette enthousiasmante interprétation, enregistrée à Nuglar – Saint-Pantaléon, en Suisse, au mois de juin 2023, de cette inouïe si admirable « Sinfonia n°8 » de José de Nebra, sous les doigts de cette magicienne inspirée qu’est Irene Roldan, que nous fait la grâce de nous transmettre, et partager, à notre tour, ce très beau disque de découverte de quelques pièces de ce moment de l’Espagne du XVIIIe siècle, au-delà (« beyond »…) du génie absolu, mais lui, mieux connu, de l’incomparable Domenico Scarlatti (1685-1757)…

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    Ce vendredi 8 août 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Nouveaux progrès de connaissance luzienne sur les traces de la famille d’Hélène Coronado (1890-1982) : les avancées d’une micro-histoire…

    En continuation de mon article d’hier «  « , et de la poursuite de passionnants échanges de courriels avec Martin Cochard,

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    voici ce lundi 4 août les très précieuses et très précises réponses ponctuelles – en gras – de Martin Cochard à mon envoi de courriel hier à 11h 15 :

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    Les parents d’Hélène Coronado (née à Lucenay-les-Aix (Nièvre) le 29 décembre 1890), sont Charles Marie Isidore Coronado, né à Moulins (Allier) le 23 décembre 1854, et Marie Madeleine Goetz, née à Saverne (Bas-Rhin) le 7 novembre 1860 ; il se sont mariés à Paris 6e le 8 avril 1886.

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    Les 3 frères d’Hélène Coronado sont :

    _ Charles Antony Coronado, né à Paris le 17 juin 1885 ;

    _ Charles Emile Alexandre Coronado, né (j’ignore où) en 1887 (sans plus de précision) ; 

    Martin Cochard : naissance à Paris 6° Arrondissement le 31 juillet 1886

    _ Pierre Edgard Coronado, né à Bressay (Allier) le 18 décembre 1889…

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    La vraisemblance conduit à penser que le neveu de Mme Veuve Debas (née Camille Hélène Antoinette Félicie Coronado, le 26 octobre 1856 à Moulins), qui était présent (et âgé de 16 ans) lors de l’accident qui a coûté la vie à sa tante le mardi 29 juillet 1902 au pont d’Olette, était Charles Antony Coronado, né à Paris le 17 juin 1885,  l’aîné des 4 enfants de Charles Marie Isidore Coronado et sa future épouse, alors, Marie Madeleine Goetz…

    Réponse Martin Cochard : Maïna Coronado, la fille de Charles Antony Coronado, n’a jamais entendu parler de cet accident, mais valide le fait que ce soit son père qui était présent dans la voiture, si le journaliste ne s’est pas trompé. Sauf que si Charles Emile Alexandre Coranado, le deuxième fils de Charles Marie Isidore Coronado, est né le 31 juillet 1886, cc peut tout à fait être lui ce neveu de Mme veuve Debas, alors âgé de 16 ans, qui fut présent, dans l’automobile accidentée, peut-être blessé ou peut-être indemne – les 3 compte-rendus journalistiques de l’accident du pont d’Olette dans 3 journaux différents, ne concordent hélas pas… – , lors de l’accident survenu le 29 juillet 1902, à ce pont d’Olette, qui coûta la vie à sa tante : 1902 – 1886 = 16… En conséquence de quoi, l’accidenté ce jour-là ne fut peut-être pas le père de Maïna Coronado (1902 – 1885 = 17) , mais le premier (âgé de 16 ans) de ses deux oncles Coronado, Charles Emile Alexandre – le second de ses oncles Coronado, Pierre Edgard, né le 18 décembre 1889, n’avait lui que 12 ans de demi au moment de cet accident du pont d’Olette, le 29 juillet 1902.

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    Antonia Coronado (veuve d’Edgar Debas) et son frère Charles Marie Isidore Coronado étaient les enfants de Jean Alphonse Coronado, né à Ciudad Real le 21 octobre 1815, et son épouse Suzanne Alix Touzain, née à Saint-Pourçain sur Sioule le 27 septembre 1830 (et qui décédera à Moulins le 24 octobre 1870), lesquels s’étaient mariés à Moulins le 15 novembre 1847.

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    Voici où j’en suis de mes recherches sur cette famille Coronado, d’origine espagnole (Ciudad Real), venue s’installer au pays basque, après leur long séjour (très prospère !) à Madrid, probablement suite à la construction, par Edgar Debas, dans les années 1880 de la Villa « Antonie » dans le quartier d’Aice Errota à Saint-Jean-de-Luz ; Edgar Debas qui décèdera à Madrid le 28 décembre 1891 d’une maladie pulmonaire, et sera enterré au cimetière d’Aice Errota à Saint-Jean-de-Luz…

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    Ìl est d’ailleurs possible que la succession par achat de l’entreprise madrilène d’Edgar Debas par le concurrent Pedro Calvet, en 1902 – celui-ci résidait en face ! – , soit consécutive au décès d’Antonia Coronado, veuve Debas, au pont d’Olette, le 29 juillet 1902.

    Réponse Martin Cochard : C’est effectivement une hypothèse fort probable.

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    Demeure la question : pourquoi ce choix d’Edgar Debas d’une villa à Saint-Jean-de-Luz ?.

    Réponse Martin Cochard : Pas d’informations à ce sujet, juste le constat que l’implantation des Debas à Saint-Jean se fait au moment du projet de développement du quartier Aïce Errota (« Village-jardin ») au milieu des années 1880, et que les Coronado sont des espagnols émigrés en France.

    Cela peut-il avoir un rapport avec Charles Coronado, le frère d’Antonia ?

    Les Debas sont les premiers à s’être installés à Saint-Jean, Charles Coronado a ensuite hérité de la maison des Debas (la Villa « Antonie ») dans laquelle il s’est installé avec sa famille.

    Même si celui-ci, Charles Marie Isidore Coronado, est né à Moulins en 1854,

    a eu son flls aîné Charles Antony à Paris en 1885 ;

    s’est marié avec Marie Madeleine Goetz, la mère de son fils, à Paris 6e en 1886 ;

    a eu leur second fils Charles Emile Alexandre en 1885, ni 1887, 1886, mais j’ignore où celui-ci est né (Paris) ;

    a eu leur troisième fils Pierre Edgard à Bressay (Allier) en 1889 ;

    et leur fille Hélène à Lucenay-les-Aix en 1890…

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    Jusqu’alors donc, en 1890, rien en Pays basque.

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    Cependant, dès avant le décès accidentel, le 29 juillet 1902, de sa soeur Antonia veuve Debas, Charles Coronado et sa famille (qui résideront ensuite à la Villa «  Antonie » d’Aice Errota : par exemple le 3 juin 1912, au moment du mariage, à Paris, de leur troisième fils Pierre Edgard Coronado) résident probablement au Pays basque : ainsi le fils aîné de Charles Marie Isidore Coronado, Charles Antony Coronado, a-t-il passé au mois de juin 1901 le bac (mention Bien) au lycée de Bayonne…

    Réponse Martin Cochard : je suis preneur de la source de cette information très intéressante – il s’agit d’une remarque concernant en effet le jeune Charles Antony Coronado et son obtention du bac avec une mention Bien, présente en un article intitulé « Deux traces de Pierre Laval (1883-1945) au lycée de Bayonne » (en date du 14 novembre 2018) consacré à la présence au lycée de Bayonne (à Marracq) l’année scolaire 1900-1901 de Pierre Laval, dans le très riche blog retours-vers-les-basses-pyrenees.fr du bayonnais Philippe Durut, que j’ai découvert en avril 2019 ; cf mon important article du 14 avril 2019 « »… Pour moi, à ce stade, Charles Coronado est à Moulins au moins jusqu’en 1905, année où sa fille Hélène est admise au Conservatoire national de musique de Paris. Son fils Charles Antony aurait-il été accueilli à Saint-Jean avant cette date par son oncle Edgar Debas (non : pas Edgar Debas, car celui-ci est décédé à Madrid le 28 décembre 1891) sa tante Antonia ?

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    Voilà ce que pour le moment, en cherchant sur le web, j’ai réussi à glaner…

    A suivre…

    Francis Lippa

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    Oui, ces échanges de recherches sont décidément passionnants, et font avancer la connaissance de cette micro-histoire luzienne…

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    Plus que jamais à suivre…

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    Ce lundi 4 août 2025, Titus Curiosuss – Francis Lippa