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  • Un piano, et même mieux, deux pianos, qui crépitent et chantent : Sergei Babayan et Daniil Trifonov dans un éblouissant transcendant « Rachmaninoff for two » !

    Quand la performance virtuose des interprètes galvanise jusqu’aux auditeurs…

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    Et c’est exactement cela qui vient nous subjuguer-transporter-incendier avec le transcendant flamboyant double album Deutsche Grammophon 486 4805 « Rachmaninoff for two » de Sergei Babayan (Gyumri – Arménie, 1er janvier 1961) et Daniil Trifonov (Nijni-Novgorod – URSS, 5 mars 1991) _ le premier ayant été professeur du second, en 2009, au Cleveland Institute of Music, un lieu et une institution importants… _ enregistré à Vienne en mai et août 2023…

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    Voici ce que sur son constamment excellent site Discophilia, en un article sobrement intitulé « Fantaisies et danses« , nous en communique la décidément parfaite oreille (et plume) de Jean-Charles Hoffelé :

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    FANTAISIES ET DANSES

    L’oiseau sirine qui encorbelle de ses trilles mystiques la Barcarolle _ d’après des vers de Lermontov _ de la Suite « Fantaisie-tableaux » semble répondre sous les doigts de Sergei Babayan et de Daniil Trifonov _ écoutez ici le podcast de la sublimissime interprétation (!!!) de cette « Barcarolle«  (en 8′ 29) en ce « fabuleux CD« – ci de Babayan et Trifonov… _ à celui qu’inventèrent _ écoutez-le donc aussi ici (en un podcast de 7′ 27) par Ginzburg et Goldenweiser, en un enregistrement de 1948, disponible sous le label RDC (Russian Compact Disc) _ Grigory Ginzburg _ Nijni-Novgorod, 29 mai 1904 – Moscou, 5 décembre 1961 _ et Alexandre Goldenweiser _ Chisinau-Bessarabie, 10 mars 1875 – Moscou, 26 novembre 1961 : ce dernier professeur du précédent au conservatoire Tchaïkovsky de Moscou, et un des fondateurs de l’école moderne russe de piano : « At age six, his talent (celui de Grigory Ginzburg) was recognized and in 1917, when he was 13, he became a student of Alexander Goldenweiser at the Moscow Conservatory. He remained close to Goldenweiser his whole life _ voilà ! _, becoming his assistant after graduation« , a signalé le 1er mai 2017 Maureen Buja en un article intitulé « Forgotten pianists : Grigory Ginzburg« …

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    Leur conte sélène _ en ce merveilleux CD-ci _ est simplement plus sombre, comme sera plus terrible _ oui, et sublimement véhément... _ de noirceur _ exaltée jusqu’au sublime, voilà ! _ jusque dans l’exaltation centrale La nuit… L’amour _ d’après des vers de Byron _ commencé par un rossignol éperdu _ écoutez-le aussi en ce podcast (d’une durée de 5′ 59) de ce génial CD de Babayan et Trifovov, et subissez-en vous aussi le charme absolu ! Quel génie _ assurément ! _ aura déployé le jeune Rachmaninoff _ l’été 1893, Rachmaninov (Semionovo, 1er avril 1873 – Beverly Hills, 28 mars 1943) a tout juste vingt ans… _ dans cet Opus 5, et comme les deux amis _ Babayan et Trifonov, si magnifiquement complices _ l’entendent _ et l’incarnent aussi splendidement ! _, y infusant des rêves et des contes, rappelant souvent l’univers _ de profonde poésie musicale _ de Nikolai Medtner _ Moscou, 5 janvier 1880 – Londres, 13 novembre 1951.

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    Ce sera le sommet poétique _ oui ! et je le pense aussi… _ de ces deux disques fabuleux _ absolument ! je partage pleinement cet avis… _ où ils se feront _ ensuite _ athlètes pour la Deuxième Suite, prenant des tempos fous _ sublimement tenus _ pour la Valse (même Vronsky et Babin _ Vitya Vronsky (Eupatoria-Crimée, 22 août 1909 – Cleveland, 28 juin 1992) et Victor Babin (Moscou, 13 décembre 1908 – Cleveland, 1er mars 1972  _ ne filent pas à ce point _ écoutez ici Vronsky et Babin en cette Deuxième Suite Op. 17  en un enregistrement du 22 janvier 1934, pour RCA : d’une durée de 19′ 24 _, ça tricote du diable _ oui _, sans oublier de chanter _ en effet et surtout, bien entendu ! quelle merveille sous ces doigts si inspirés de Babayan et Trifonov ! _, savourant la Romance en sonorités dorées (on croirait une scène d’un film hollywoodien), se déchaînant dans la Tarentelle à nouveau dans ce sombre menaçant qui empoisonnera _ aussi _ leur lecture paroxystique _ géniale… _ des Danses symphoniques.

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    Sous leurs doigts, l’orchestre ne manque _ en effet _ pas, tout comme pour la transcription inspirée _ oui _ de l’Adagio de la 2e Symphonie réalisée si proche de l’original par Daniil Trifonov, décidément chez lui ici _ oui, oui, oui _ : ses Concertos l’attestaient _ cf mon article « «  du 23 octobre 2019 à propos des deux merveilleux CDs « Departure » (DG 00289 483 5335) et « Arrival«  (DG OO289 483 6617), comportant les 4 Concertos pour piano op. 1, op. 18, op. 30 et op. 40 du compositeur (1873 – 1943) _, ce nouvel album le confirme _ somptueusement…

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    LE DISQUE DU JOUR

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    Sergei Rachmaninoff
    (1873-1943)

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    Symphonie No. 2, Op. 27 –
    III. Adagio (version pour deux
    pianos : Trifonov)

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    Suite pour deux pianos No. 2, Op. 17

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    Suite pour deux pianos No. 1, Op. 5 « Fantaisie-tableaux »

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    Danses symphoniques, Op. 45 (version pour deux pianos)

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    Daniil Trifonov, piano
    Sergei Babayan, piano

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    Un album de 2 CD du label Deutsche Grammophon 4864805
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    Photo à la une : les pianistes Daniil Trifonov (à gauche) et Sergei Babayan – Photo : © Julia Wesel 

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    Une musique _ quasi gratuite : de l’art pour l’art… _ et une interprétation _ phénoménale de virtuosité, mais bienheureusement dénuée du moindre narcissisme ; admirez (et écoutez !) aussi cette vidéo de 47′ 16 de ces Suites n°1 et n°2 pour deux pianos, lors d’un concert donné par Sergei Babayan et Daniil Trifonov à l’Auditorium de Radio-France, à Paris, le 21 mars 2023 : précédant donc de peu leurs enregistrements, à Vienne, de ce double album, aux mois de mai et août suivants… _ qui nous extirpent en toute beauté d’un présent morose, inquiétant, voire nauséabond…

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    Et sur la virtuosité en musique,

    relire les lumineux chapitres « Pour et contre la virtuosité » de Vladimir Jankélévitch, notamment aux pages 109 à 159 de son « Liszt et la rhapsodie _ Essai sur la virtuosité » ; qui comporte aussi cette phrase, à la page 151 : « Que sa marque propre soit le pathétique ou le brio, la virtuosité, chez Rachmaninov, est toujours somptueuse« …

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    Il est vrai, aussi, que contrairement à ma propre endémique absence de tropisme envers la musique russe _ en général : il y a aussi quelques heureuses exceptions… Mais c’est probablement d’abord par ignorance… _, j’aime beaucoup Rachmaninov.

    Cf le significatif aveu conclusif de mon article du 13 octobre 2018 «  » : « J’aime Rachmaninov, mais oui…« …

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    Ce samedi 15 juin 2024, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Et encore une autre superbe, mais étonnamment méconnue jusqu’ici de moi, interprétation du sublime « Tombeau de Couperin » : celle de Kathryn Stott, en 1990…

    En forme de nouvelle suite à mon article «  » du 7 juin dernier,

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    il me faut ici rapporter l’excellente et charmante surprise qu’a constituée, après la réception ce matin même d’une commande mienne _ du CD Alto 1279  « Ravel – Gaspard de la Nuit – Pavane pour une infante défunte – Le Tombeau de Couperin – Jeux d’eau – Sonatine« , une réédition Alto, en 1994, d’un CD Conifer, enregistré à Bristol au mois de juillet 1990 _, l’écoute enchantée de ce « Tombeau de Couperin » _ écoutez-le ici (d’une durée de 24′ 20) _ par les doigts souples, alertes et remarquablement clairs de la magnifique pianiste Kathryn Stott (Nelson -Lancashire, 10 décembre 1959), et tout spécialement de ce « Rigaudon« -ci, si luzien : dédié par Maurice Ravel à ses camarades de jeux d’enfance, et puis d’adolescence, lors de ses vacances d’été à Ciboure et Saint-Jean-de-Luz, Pierre et Pascal Gaudin…

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    J’avais étonnamment jusqu’ici ignoré l’existence de cette remarquable interprète _ notamment de la musique française, et tout particulièrement de Ravel… _, et c’est tout récemment que je l’ai découverte, probablement en un article du Blog de Jean-Pierre Rousseau, qui citait laudativement ces très marquants enregistrements Ravel-là de cette magnifique pianiste britannique, Kathryn Stott, si justement ravelienne en son tactus à la fois précis, enlevé, ainsi que fin, clair, déterminé aussi, et délicat, qui saisit si bien, à mon oreille du moins, l’allure dansante et fondamentalement heureuse, hommage tendrissime à la jeunesse et à la vie _ de ses amis Gaudin Pierre et Pascal _, de ce bondissant « Rigaudon » basque, et même luzien, de Maurice Ravel, qu’elle, Kathryn Stott, en 1990, à Bristol, a su _ de même qu’après elle un Alexandre Tharaud, en 2003, à Paris, et un Martin James Bartlett, en 2023, à Londres ; voir là-dessus l’inventaire récapitulatif (avec accès à huit podcasts de ce luzien « Rigaudon« ) de mon article du 21 mai dernier «  » dans lequel je passais en revue 18 interprétations de cet exaltant « Rigaudon« , si luzien, du « Tombeau de Couperin«  ; et depuis ce 31 mai, j’ai découvert aussi, grâce à l’envoi par l’ami Manuel Cornejo du passionnant CD « Ravel à Gaveau«  (cf mon article du 7 juin « « ), la très heureuse interprétation, aussi, de David Lively, en 2016, à Paris… _, si bien saisir et servir au disque…

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    Kathryn Stott en 1990, Alexandre Tharaud en 2003, David Lively en 2016, Martin James Bartlett en 2023,

    dans le merveilleux « Rigaudon  » du sublimissime « Tombeau de Couperin« , l’ultime œuvre pour piano seul du corpus musical de Maurice Ravel…

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    Et maintenant que nous réserve musicalement _ par exemple de la part du pianiste franco-suisse François-Xavier Poizat, dont m’a parlé Thomas Dolié le samedi 11 mai dernier… _, à nous mélomanes, l’année 2025, pour le 150ème anniversaire de la naissance, le 7 mars 1875, à Ciboure, de Maurice Ravel ?  

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    Passionnément à suivre…

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    Ce mardi 11 juin 2024, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Et maintenant un incisif, enflammé et très juste Quatuor de Ravel par des Tchalik en état de grâce…

    Ma première impression à la toute première audition, hier soir, du Quatuor de Ravel par les Tchalik, en leur tout nouveau CD « Ravel – Lyatoshynsky« , le CD Alkonost 009 :

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    « Et à la toute première écoute du Quatuor par les Tchalik, ma première impression est très favorable : une interprétation incisive et vive,

    dénuée d’une once de graisse : à la Ravel donc…« .

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    Et en effet, en ré-écoutant quasiment en boucle ce matin ce chef d’œuvre du jeune Maurice Ravel, en 1903, par les Tchalik

    et en comparant aussi leur jeu avec celui des Parkanyi, en 2003 (en leur CD Praga Digitals PRD/DSD 250 208) et avec celui des Arcanto, en 2009 (en leur CD Harmonia Mundi 902 067) _ deux enregistrements qui m’ont beaucoup plu ! Cf les annotations de mon article « « , en date du 3 juin 2020, durant la période des 106 jours de confinement du Covid, marquée par la brûlante nécessité de joies .. _

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    il se trouve que mon impression première se confirme, les Tchalik suivant à la perfection les notations précises de Ravel pour les 4 mouvements de ce somptueux Quatuor :

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    « Très doux » pour le premier mouvement _ ouaté et infiniment tendre par eux ; écouter ici le podcast de 8′ 20 _ ;

    « Très rythmé » pour le deuxième mouvement _ remarquablement vif et incisif, affirmé ; regarder ici cette superbe vidéo de 6′ 33 _ ;

    « Très lent » pour le troisième _ grave, sombre, et très doux ; écouter ici le podcast de 8′ 13  _ ;

    et « Vif et agité » pour le quatrième _ à nouveau très incisif, et même exacerbé pour ce final ; écouter ici le podcast de 4′ 54...

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    Bravissimo les Tchalik !!!

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    Ce mercredi 5 juin 2024, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Un nouvel aperçu critique sur le CD Arcana A 559 des « Four Sonatas for Solo Cello » de Mieczyslaw Weinberg, ce génie musical singulier, par Mario Brunello : une musique d’intense et bouleversante intimité…

    Après mon article «  » du 28 mars dernier à propos du CD Arcana A 559 de Mario Brunello,

    c’est maintenant sur le site de Resmusica que le critique Nicolas Mesnier-Nature vient, en date du 26 mai dernier, chroniquer sous le titre de « Les quatre sonates pour violoncelle seul de Weinberg italianisées par Mario Brunello » ce très beau CD consacré à des pièces importantes de ce compositeur que j’apprécie personnellement vraiment beaucoup, Mieczyslaw Weinberg (Varsovie, 8 décembre 1919 – Moscou, 26 févier 1996).

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    Les quatre sonates pour violoncelle seul de Weinberg italianisées par Mario Brunello

    Instagram

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    a travaillé sur les manuscrits originaux _ voilà ! _ des quatre sonates pour violoncelle seul de , dont il livre une interprétation _ très heureusement _ engagée et dramatique.

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    Avec ses quatre sonates pour violoncelle _ seul : leur corpus n’est pas très nombreux… _, Weinberg a réalisé un corpus essentiel _ oui ! _ durant _ pas moins de _ trois décennies de pleine maturité _ oui : en 1960, 1971, 1977 et 1986 _, qui permet de nous confronter à l’aide d’une matière brute et directe, au génie _ rien moins ! _ d’une figure majeure _ même chose ! _ de l’histoire de la musique, bien trop souvent encore évoquée dans l’ombre de son illustre aîné, Chostakovitch _ que personnellement j’apprécie beaucoup moins…

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    Le compositeur s’est littéralement mis à nu _ oui ! _ dans les séries de sonates qu’il a écrites pour instrument à cordes solo : trois pour alto (1964-1979), quatre pour violon (1971-1983), une pour contrebasse (1971) et quatre pour violoncelle (1960-1986) _ voilà : c’est dire l’importance pour lui des œuvres d’intimité, loin des bruits et brouhahas du grand public et des vastes salles (soviétiques)… Rostropovitch est le dédicataire – comme nombre d’autres œuvres du XXᵉ siècle – de la première, Valentin Berlinsky – le violoncelliste du quatuor Borodine – de la seconde et de la quatrième. Notons que le premier enregistrement mondial _ publié par Naxos ; et j’en dispose… _, dû à , de l’intégralité du cycle, date de la fin des années 1990, peu de temps après le décès de l’auteur _ le 26 février 1996.

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    Comme bien souvent avec Weinberg, les enregistrements auxquels se référer restent très limités en matière de quantité _ faute de notoriété (et curiosité) suffisante(s) jusqu’ici à l’Ouest… Mais heureusement pour nous, les artistes qui osent s’investir dans son impressionnant corpus _ en effet _ font preuve d’un réel engagement artistique. C’est le cas ici avec le violoncelliste italien . Si on veut le confronter avec , le premier à les avoir enregistrées, on pourra dire que celui-ci est beaucoup plus lisse et pédagogique que son collègue italien, ce qui est somme toute logique puisque Brunello a travaillé d’après les manuscrits originaux _ voilà ! _ de Weinberg. La Sonate n°2 est d’ailleurs très différente de la version révisée donnée par Brunello, et donc parfaitement complémentaire. De son propre aveu, Brunello théâtralise _ les deux parents de Mieczyslaw Weinberg étaient familiers des théâtres d’Europe centrale, de la Moldavie et l’Ukraine à la Pologne… _ les sonates, les imaginant « comme quatre histoires, comédies, récits qui explorent à fond et de façon autonome la personnalité d’un personnage hypothétique. » Idée qui se défend, et dont le côté narratif, « libéré » en quelque sorte des éventuelles contraintes qu’il peut y avoir lors d’une première mondiale, est bien perçu pendant l’écoute. Le violoncelle Maggini du début du 17è siècle, enrichit par son anachronisme, les couleurs d’une écriture qui donne un nouveau langage _ oui  _ à l’instrument : c’est le cas notamment dans les mouvements entiers (un par sonate) joués avec sourdine en continu.

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    Si l’ombre de Bach plane sur de nombreux pans du répertoire solo du violoncelle, Weinberg a quant à lui su s’en émanciper définitivement, pour notre plus grand bonheur _ et je suis bien d’accord…

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    Mieczysław Weinberg (1919-1996) :

    Les 4 sonates pour violoncelle seul.

    1 CD Arcana. Enregistré du 21 au 27 mars 2022 à Antiruggine, Vallà (Italie).

    Notice de présentation en anglais, français et italien. Durée : 87:25

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    Des œuvres d’un immense très grand compositeur, et une interprétation d’un remarquable interprète,
    qui valent très assurément le détour discographique…
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    Ce dimanche 2 juin 2024, Titus Curiosus – Francis Lippa