Étiquette : Blog encherchantbien.fr de Francis Lippa

  • Que choisir d’écouter après un disque de génie, tel que l’essentiel et fondamental « Maître Bach » de Pierre Hantaï ? Le génie à vif et acéré, survolté et mêlé de tendresse, du jeune Mendelssohn (1809 – 1847), en 1827, en son tout premier Quatuor à cordes, Op. 13 n°2, juvénilement saisi au vif et en finesse absolue, par le tout jeune Quatuor scandinave Opus13…

    Il est toujours très difficile d’oser risquer – va-t-il tenir le choc ? le défi est grand ! – passer sur sa platine un CD qui va tenter de succéder, à notre écoute, à l’enchantement absolu – cf mes 2 articles d’avant hier et hier 2 et 3 octobre « Le sublime « Maître Bach » de Pierre Hantaï en ligne directe avec l’essentiel de l’atelier à la fois de composition et d’enseignement de Johann Sebastian Bach : un choix-florilège magistral de 43 brèves pièces à destination première de ses élèves-apprentis, par un plus que jamais justissime et inspiré Pierre Hantaï, en état de grâce… » et « Quand le génie de Bach se niche aussi ailleurs que dans ses œuvres magistrales universellement admirées, dans ses œuvres didactiques improvisées pour l’apprentissage de ses élèves, dès les années 1720 : l’éclairage simplement éblouissant de Pierre Hantaï en les 43 brèves pièces de son racinaire et fondamental, de fond, CD « Maître Bach », sur le génie de compositeur de Bach, saisi ainsi en sa fabrique basique…« … – d’un CD aussi fondamental et merveilleux que le CD Mirare MIR808 « Maître Bach » du cher Pierre Hantaï…

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    Par chance, il se trouve que j’adore – et idolâtre même ! – , le génie juvénile aérien et fusant, en même temps que très fin, et extrêmement précoce, de Felix Mendelssohn (Hambourg, 3 février 1809 – Leipzig, 4 novembre 1847), en sa musique de chambre,

    et aussi, et surtout, que vient tout juste de paraître le magnifique – Diapason d’or du numéro 759 du magazine Diapason de ce mois d’octobre 2026 – CD Alpha 1267 « Mendelssohn – Grieg – String Quartets » du jeune Quatuor scandinave – mi norvégien (Sonoko Miriam Welde et Edvard Erdal, violons), mi suédois (Albin Uusijärvi et Daniel Thorell, alto et violoncelle) – , un ensemble qui a choisi, justement en l’honneur de Felix Mendelssohn, de porter le nom d’Opus13 – un CD enregistré à Lillehammer au mois de janvier 2026 – ; un CD comportant le tout premier Quatuor à cordes, terminé à Berlin le 27 octobre 1827, et publié comme Opus 13 n°2, d’un Felix Mendelssohn de 18 ans :

    une interprétation-incarnation parfaite !!!, toute acérée et dans le vif, superbe !, puis tendre et en magnifique finesse, et à nouveau étourdissante de sveltesse en un éblouissant final…

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    Wow !!!

    Regardez et écoutez ici le début fusant du premier mouvement (Adagio – Allegro vivace) de ce brillantissime – de jeunesse – Quatuor Op. 13 n°2 par ces enthousiastes et justissimes scandinaves…

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    Auquel viennent s’ajouter en ce CD, du norvégien Edvard Grieg (Bergen, 15 juin 1843 – Bergen, 4 septembre 1907), très réussis aussi, le Quatuor à cordes n°1 Op. 27, et la célèbre « Chanson de Solveig« , extraite de « Peer Gynt« , son Op. 21…

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    Front cover: Mendelssohn & Grieg: String Quartets

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    Le quatuor Opus13 – 1er Grand Prix, en 2025, lors de la 11ème édition du Concours International de Quatuors à Cordes de Bordeaux, porté par la structure Quatuors à Bordeaux / Festival Vibre ! – est donc un ensemble très prometteur, et à suivre…
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    Ce dimanche 4 octobre 2026, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Quand le génie de Bach se niche aussi ailleurs que dans ses œuvres magistrales universellement admirées, dans ses œuvres didactiques improvisées pour l’apprentissage de ses élèves, dès les années 1720 : l’éclairage simplement éblouissant de Pierre Hantaï en les 43 brèves pièces de son racinaire et fondamental, de fond, CD « Maître Bach », sur le génie de compositeur de Bach, saisi ainsi en sa fabrique basique…

    Quand le génie de Johann Sebastian Bach se niche aussi ailleurs que dans ses œuvres magistrales universellement admirées, dans ses « petites » œuvres didactiques improvisées pour l’apprentissage de ses élèves, dès les années 1720 : c’est là l’éclairage tout simplement éblouissant de Pierre Hantaï en les 43 brèves pièces de son merveilleux CD Mirare MIR 808 « Maître Bach » – enregistré à Poigny-la-Forêt du 10 au 13 juin 2025…

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    En forme de suite un peu élaborée et un peu détaillée à mon article d’hier 2 octobre « Le sublime « Maître Bach » de Pierre Hantaï en ligne directe avec l’essentiel de l’atelier à la fois de composition et d’enseignement de Johann Sebastian Bach : un choix-florilège magistral de 43 brèves pièces à destination première de ses élèves-apprentis, par un plus que jamais justissime et inspiré Pierre Hantaï, en état de grâce…« …

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    Inlassable bourreau de travail, Johann Sebastian Bach (Eisenach, 21 mars 1785, Leipzig, 28 juillet 1750) a assez peu daigné publier d’œuvres siennes de son vivant : l’opus 1 de Bach est en effet, en 1726, la – sublimissime – « Première Partita« …

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    Mais, à destination de ses nombreux élèves, au premier chef desquels ses fils, et tout d’abord Wilhelm Friedemann Bach (Weimar, 22 octobre 1710 – Berlin, 1er juillet 1784), il compose sans relâche, et au fil des besoins de ses élèves singuliers, de très nombreuses pièces didactiques : par exemple le « Clavier-Büchlein for Wilhelm Friedemann Bach » commencé le 22 janvier 1720 ; le recueil des « Inventions & Sinfonias » de 1723 ; les « Petits Livres d’Anna Magdalena Bach » (née Anna Magdalena Wilcke : Zeitz, 22 septembre 1701 – Leipzig, 27 février 1760 ; seconde épouse du maître, celle-ci a épousé Johann Sebastian Bach à Köthen le 3 décembre 1721), commencés en 1722 et 1725 ; le « Clavier bien tempéré » commencé lui aussi en 1722 ; ou encore les divers « Petits Préludes et fugues » qui nous sont parvenus par de simples copies manuscrites et tardives de quelques uns de ses derniers élèves, dont Johann Christian Kittel (Erfurt, 18 février 1732 – Erfurt, 17 avril 1809) et Johann Peter Kellner (Gräfenroda, 28 septembre 1705 – Gräfenroda, 19 avril 1772)… 

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    C’est dans ce richissime et simplissime vivier-là – ainsi que le précise la remarquable présentation de Dennis Collins aux pages 4 à 7 du livret du CD – qu’est allé puiser pour composer merveilleusement le programme (de 43 pièces) de son éblouissant CD « Maître Bach« , l’admirable génie de Pierre Hantaï – qui n’est pas un fanatique de l’interprétation, ni au concert, ni au disque, d’œuvres intégrales des compositeurs : il leur préfère mille fois sa sélection personnelle de pièces de son choix, et présentées dans le CD dans l’ordre qui lui convient…

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    Le florilège qui en ressort est une splendeur musicale,

    et constitue une nouvelle preuve que le génie de Bach est dans la moindre de ses très brèves pièces, même fonctionnellement simplement didactiques…

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    Un autre chef d’œuvre de Bach, ainsi, racinaire, basique, fondamental et de fond, de son œuvre tout entier,

    et devant lequel s’incliner bien bas, dans l’enthousiasme absolu et enchanteur de l’écoute ainsi offerte à nous par ce disque fondamental, lui aussi, de Pierre Hantaï, si l’on veut…

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    Ce samedi 3 octobre 2026, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Et puis remonter maintenant à la « Messe de Nostre-Dame » (vers 1360-1365) de Guillaume de Machaut (ca. 1300 -1377), dans le limpidissime CD de Chanticleer, enregistré à San Francisco en août 2024…

    Et puis remonter maintenant – après le merveilleux CD Aparté « Manchicourt – Missa Veni Sancte Spiritus » de Gli Angeli Genève – Stéphane MacLeod (cf mon article enchanté d’hier : « La très très grande classe, et la très très haute élévation, de la « Missa Veni Sancte Spiritus » de Pierre de Manchicourt (Béthune, c. 1510 – Madrid, 1564) par Gli Angeli Genève dirigés par Stephan MacLeod : une musique pour les anges…« ) … – à l’écoute de la « Messe de Nostre-Dame » (vers 1360-1365) de Guillaume de Machaut (ca. 1300 -1377), dans le limpidissime CD de Chanticleer, le CD Delos DE 3631 – enregistré à San Francisco en août 2024... – , un CD très chaleureusement recommandé par mon disquaire préféré Vincent Dourthe, à l’oreille et au goût toujours impeccables :

    la magie de l’enchantement est bien présente – et très prégnante : radieuse ! – au rendez-vous de l’écoute de ce CD Machaut magnifique, stupéfiant de beauté…

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    Écoutez donc ici…

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    Cf aussi l’excellent article, parfaitement détaillé et éclairant, d’Yves Beuvard dans l’article « MACHAUT, Messe et pièces profanes – une approche essentielle, renouvelée et gratifiante » de Forumopera.com , hier 28 septembre :

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    Une approche essentielle, renouvelée et gratifiante

    Le XIVe siècle, celui de la guerre de Cent ans, de la peste à Marseille et de la papauté en Avignon, est aussi celui de l’Ars Nova. Fascinant par sa vie aventureuse, par ses écrits comme par sa musique, Guillaume de Machault est une figure, sinon la figure, centrale de ces temps tourmentés et on s’étonne – oui – qu’hormis le cercle restreint des spécialistes, il soit si peu connu, chanté et célébré, particulièrement en France. La Messe, première messe unitaire signée du même compositeur – et c’est à relever – , est justement célèbre, bien que rare au concert. Celle-ci, un motet, deux rondeaux, deux ballades et un virelai figurent au programme, éclairant bien l’œuvre de Machault, immense, même si aucun lai n’a été retenu. Non content de s’être hissé au meilleur niveau dans le répertoire de la Renaissance, Chanticleer a élargi celui-ci à toutes les expressions, du jazz aux musiques actuelles. Il ose maintenant aborder Machault (*), toujours si neuf malgré le temps qui nous sépare. L’ensemble fut fondé dès 1978 par un musicologue (**) avec le concours de quelques chanteurs de ses amis.

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    La messe de Nostre Dame (Ci commence la messe de Nostre Dame, précise le manuscrit de Voguë ***) fut écrite pour une circonstance précise : elle devait être chantée tous les samedis à l’autel de la Rouelle, de la récente cathédrale de Reims, dont Machault et son frère Jean étaient chanoines, dans la dernière partie de leur existence. L’exiguïté de la chapelle limitait le nombre de chanteurs, et les treize voix de Chanticleer correspondent à l’effectif des chantres de l’édifice. Chantée strictement a cappella, donc dépourvue de toute doublure instrumentale – voilà – , la messe qui nous est offerte – en cet admirable CD Delos – suit scrupuleusement la partition, sans que l’on sache à quelle transcription moderne l’ensemble se réfère (****), d’autant que la musica ficta invite à des lectures parfois différentes.

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    Les parties supérieures, triple et motet, à l’ambitus large, sont confiées à des falsettistes et à des ténors. Les deux autres, teneur et contreteneur à des barytons et basses. Sans transposition, heureusement dépourvu de toute doublure instrumentale – re-sic – , l’ensemble trouve une homogénéité de timbre, des équilibres et une lisibilité – limpidissime – hors du commun. Parfois légèrement nasalisée (les intonations), sans jamais tomber dans les outrances du Clemencic Consort, l’intonation ajoute à l’étrangeté de cette musique. Sans oublier les entrées polyphoniques, où, délibérément, chacun attaque sa note par une brève inflexion, sorte d’appoggiature, avant que l’accord s’impose. A la différence des Hilliard, dont la lecture accentuait la rythmique, le legato de chaque partie, d’une parfaite précision, confère une linéarité, une souplesse – voilà, voilà… – admirables à l’ensemble. La lisibilité, certainement favorisée par la prise de son, est exceptionnelle – absolument ! C’est bluffant.

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    Si l’alternance du plain-chant avec les Kyrie (ici scrupuleusement répété trois fois) et le Christe fait défaut, nous ne sommes pas moins plongés dans cet univers fascinant – oui. A la différence des autres parties, relevant du style de motet (isorythmique), le Gloria et le Credo font appel à une écriture syllabique, née du conduit (ainsi dépourvu de hoquets). Leur progression fluide, est ponctuée par la lente déclamation de Jesu Christe, puis de Maria Virgine, discrètement ornée, comme le suggèrent les recherches les plus récentes, avec les césures voulues par Machault. Pour conclure chacun de ces deux mouvements, l’intériorité aérienne des Amen est stupéfiante de beauté – oui. La plénitude contemplative, empreinte de ferveur, du Sanctus et de l’Agnus emportent l’adhésion – aussi.

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    Même si aucune version ne laisse indifférent, c’était à Parrot puis à Dominique Vellard que l’on devait l’essentiel de l’écoute la plus convaincante, de la hauteur à la prononciation latine (bien différente de celle, italienne, que nous connaissons depuis seulement 150 ans). Il faudra maintenant compter avec Chanticleer. Une plongée où la spiritualité, le recueillement s’éclairent d’une approche musicale aussi fondée que lumineuse et vivante – oui, oui, oui.

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    Seuls regrets, qui n’altèrent pas la qualité de l’enregistrement : l’absence du propre de la messe, dont la monodie éclaire la polyphonie dans un contraste valorisant, et la notice, exclusivement en anglais.

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    S’il est un virelai populaire, souvent enregistré, c’est bien Douce dame jolie. Il est ici confié à trois solistes, dialoguant, sur une percussion soulignant le caractère dansant du virelai. Les cinq autres pièces seront chantées a cappella, avec les qualités confirmées de chacun des chanteurs. Deux, trois, voire quatre d’entre eux, vont tisser les textures polyphoniques avec art. La prononciation, très travaillée, selon les informations les plus pertinentes, en est exemplaire. La lisibilité – toujours – itou.

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    Un constant bonheur – voilà – que cette immersion dans un univers fascinant – oui – , tant religieux que profane.

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    (*) Malgré l’argumentaire de Machabey (I, pp. 13 sqq), l’orthographe de Machaut (sans « l ») [aime assez à chahuter sans elle] semble avoir supplanté celle de Machault, dont les graphies du temps sont variées.
    (**) Louis Botto, victime du SIDA en 1997, âgé de 45 ans seulement.
    (***) L’intitulé « Messe du sacre de Charles IV », dû à l’abbé Lebeuf (XVIIIe S), non fondé, a été abandonné.
    (****) Chailley, Cross, De Van, Gennrich, Hübsch, Ludwig, Machabey, Schrade, Stevens, pardon pour les oublis, les transcriptions modernes de la Messe sont nombreuses, indispensables, faute de lire dans le livre une notation complexe.

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    Une merveille d’interprétation-incarnation limpidissime, en effet, par Chanticleer, à San Francisco…

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    Ce mardi 29 septembre 2026, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Aller à la rencontre, à Arbonne, à la Benoîterie, de l’œuvre si puissant et si émouvant sur l’essentiel, de Serge Labégorre, récemment disparu le 16 avril 2026, à l’âge de 94 ans…

    C’est un article mis en ligne par Sud-Ouest hier après-midi mardi 22 septembre, à 15h 49, intitulé « Arbonne : l’œuvre puissante de Serge Labégorre s’expose à la Benoîterie« , qui m’a fait immédiatement désirer me rendre à Arbonne à la rencontre de l’œuvre très puissant, en effet, de ce peintre décisif et majeur qu’est Serge Labégorre (Talence, 15 décembre 1931 – Bordeaux, 16 avril 2026)…

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    Je connais Serge Labégorre, libournais, depuis mon année de Terminale au Lycée de Libourne l’année scolaire 1963-64, car ma chère professeur de philosophie – cf notamment mon article « Réception hier du très émouvant « La Femme sans visage », recueil de contributions d’amis qu’elle a profondément marqués par son exceptionnelle humanité, à un hommage vibrant à Simone Gipouloux (1914 – 2024), rayonnante en son sourire libre et généreux… » en date du 7 juillet dernier  – , Simone Gipouloux, très amatrice d’arts, et amie proche de Serge Labégorre qu’elle encourageait dès cette époque libournaise, possédait en son salon, à Libourne, une très imposante toile de lui, qui a continué d’impressionner très fortement en sa jolie petite maison de l’avenue Georges Clémenceau à Talence, où j’allais de temps en temps lui rendre visite quand elle fut à la retraite…

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    Et la dernière fois que je l’ai vu, lui, Serge Labégorre, ce fut à la cérémonie des obsèques de Simone Gipouloux (Toulon, 25 mars 2014 – Talence, 14 février 2014), au temple de Talence, le 18 février 2014…

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    Mais, professeur – de philosophie – à mon tour au Lycée – devenu Lycée Max Linder – de Libourne, j’ai eu comme élève sa fille Sophie Labégorre (née à Pau le 14 avril 1963), qui a fondé, à Seignosse en 2014, l’importante et toujours très active Fondation Labégorre – cliquez sur l’onglet « œuvres disponibles« , et vous accèderez à un trésor éblouissant d’images de tableaux plus saisissants (!) les uns que les autres de Serge Labégorre : quel artiste !.. – , consacrée à la conservation et à la mise en valeur de l’œuvre – considérable et vraiment magnifique ! – de son père :

    écoutez ici cet entretien très détaillé – et passionnant – (de 75′) du mercredi 1er octobre 2025, avec Sophie Labégorre, ainsi que – mais oui ! – son père Serge en personne…

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    « La peinture n’est pas, n’a jamais été une imitation – mimesis – des apparences, mais la traduction par des formes et des couleurs de ce qui ne se voit pas, c’est à dire la tension irréductible – voilà – de l’homme vers ce qui le dépasse, son désir absolu – et sans limite et infini – qui le déchire – car il y du tragique, et intense, aussi dans ces élans si profonds – ; c’est ce désir habité d’éternité – à  la fois dans le temps et d’une autre dimension que le temps, comme en un radieux (et irradiant de lumière) moment de surplomb du temps… – qui est sa réalité. Et c’est bien ce déchirement et cette souffrance qui font la dignité – oui ! et absolument essentielle… – de l’homme, que j’aime approcher », a excellemment dit, avec l’humilité de son parcours d’artiste de toute une vie de recherche d’approche de cela, Serge Labégorre…

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    À suivre…

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    Ce mercredi 23 septembre 2026, Titus Curiosus – Francis Lippa