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Un bien intéressant coffret « Maria Tipo – The complete Erato & Fonit Cetra Recordings », avec un beau récital de 18 Sonates de Domenico Scarlatti et 11 CDs consacrés au bien trop méconnu Muzio Clementi…
Domenico Scarlatti (Naples, 26 octobre 1685 – Madrid, 23 juillet 1757) est un des compositeurs que, pour sa formidable joie et son alacrité, je porte au pinacle de toute la musique – pas une once de gras ni de langueur chez lui……Et Muzio Clementi (Rome, 23 janvier 1752 – Evesham, 10 mars 1832) est un compositeur à mes yeux trop largement sous-estimé : j’avais consacré naguère, en 2003, un article laudatif à un très beau CD pour le label Pan Classics, « Clementi – Late Works for Pianoforte » – Pan Classics 10 171 – , à lui consacré, par l’excellent pianiste italien Edoardo Torbianelli (Trieste, 1970), qui l’avait remarqué :…“Un très interessant, et plein de charme, “Late Works for Pianoforte” de Muzio Clementi (compositeur injustement décrié…) par Edoardo Torbianelli, très en verve : Vladimir Horowitz n’avait pas nécessairement mauvais goût ; en tout cas, un tel enregistrement nous oblige à mieux repenser l’histoire et l’esthétique du clavier, au tournant d’un certain classicisme: ce n’est déjà pas rien…”,avais-je en effet écrit pour ce qui était alors L’Agenda de Francis Lippa pour Alpha Productions – auxquelles je collaborais alors, en 2004, pour mon ami Jean-Paul Combet, créateur du magnifique label Alpha, et qui en était encore le patron… – ;et qu’Edoardo Torbianelli avait retenu, à côté d’un article de Marc Vignal, parmi les réceptions marquantes de ce CD Pan Classics PC 10171 « Clementi – Late Works for Pianoforte » : cf la page https://www.edoardotorbianelli.it/release/muzio-clementi-late-works-for-pianoforte/……Ce qu’en un autre de mes articles, « Un très beau CD « Chopin – Late Piano Works » par Edoardo Torbianelli » en date du 13 mars 2018, j’avais repris, à l’occasion de la publication, cette fois, du CD Glossa GCD 922517 « Chopin – Late Piano Works » de ce décidément excellent Edoardo Torbianelli, pas assez reconnu à sa juste valeur en France………Or voici qu’en hommage archi-mérité (!) à Maria Tipo (Naples, 23 décembre 1931 – Florence, 10 février 2025) décédée il y a tout juste un an, le label Erato vient de faire paraître un remarquable coffret de 24 CDs 5021732866080 « Maria Tipo – The complete Erato & Fonit Cetra Recordings » comportant surtout, mon goût, et un très beau CD n°6 – pré-classique plutôt que baroque ! – consacré à 18 Sonates de Domenico Scarlatti – enregistré pour Erato à Paris les 26 et 27 novembre 1987 – , et un passionnant compendium de 11 CDS, n° 7 à n° 17, consacrés à Muzio Clementi, dont tout spécialement le superbe CD n° 17 – enregistré pour Erato à Paris du 11 au 13 mai 1992 – comportant les Sonates Op. 8 n°1, Op. 13 n°6, Op. 25 n° 5 et Op. 40 n°3 de Clementi……Cf aussi ici le bel article et opportun de rappel mélomaniaque que sur son blog Jean-Pierre Rousseau, et sous le titre de « Le Piano oublié II« , a consacré le 2 février dernier à la magnifique Maria Tipo et à ce riche coffret Erato de 24 CDs qui vient de paraître ; avec aussi un renvoi à son autre article « Ave Maria« , en date, lui, du 10 février 2025……Maria Tipo : une subtile et lumineuse musicienne, fille de la si bien chantante Napoli………Ce lundi 2 mars 2026, Titus Curiosus – Francis Lippa -
Découvrir grâce au magnifique altiste qu’est Amihai Grosz une magistrale interprétation, avec le pianiste Sunwook Kim, de la Sonate Arpeggione de Schubert ainsi que du bouleversant chef d’œuvre ultime de Chostakovitch qu’est la bouleversante Sonate Op. 147 : chapeau bas !!!
C’est un bouleversant CD Alpha 634 « Schubert – Shostakovich – Pártos » qu’ont enregistré à Berlin au mois de septembre 2019 l’altiste miraculeux qu’est Amihai Gross, et le pianiste parfait qu’est Sunwook Kim,
nous offrant deux interprétations magistrales de la Sonate Arpeggione D. 821 de Franz Schubert, et de la Sonate pour alto Op. 147 de Dimitri Chostakovitch, son adieu à la vie…
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Après, et en ouverture, le « Yizkor (in Memoriam) « – une prière pour les morts – du compositeur hongrois Ödön Pártos (1907 -1977), éleve du grand Zoltan Kodaly, en forme d’indication de signification profonde de ce CD,
une interprétation merveilleusement enlevée, sinon joyeuse, du moins fondamentalement gaie, de la merveilleuse Sonate Arpeggiata D821 de Franz Schubert, à la façon tournoyante mais avançant tout de même à chaque tour d’un pas, d’une valse viennoise jusqu’au final, foncièrement ambivalent, sinon ambigu, ou bien d’un effondrement mortel, ou bien d’un explosif orgasme jouissif, ou bien les deux – Thanatos et Éros – , mais ils ne sont probablement pas tout à fait exclusifs l’un de l’autre – cf les deux interprétations également possibles et justes de « La Valse « de Maurice Ravel par et selon ses divers interprètes… – ,
l’aboutissement génialissime d’une terrible Sonate pour alto Op. 147 de Dimitri Chostacovitch, l’ultime opus du compositeur sentant sa mort toute proche, et en hommage à la fabuleuse Suite pour 2 Pianos Op. 6 qu’en 1922 le compositeur avait écrite sous le coup de la disparition de son père, ainsi que nous le rappelle, à la page 14 du livret de ce CD, le très beau texte intitulé « In Memoriam « de Nicolas Derny…
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Le jeu d’Amihai Grosz et Sunwook Kim nous atteint et nous étreint absolument, ici, au plus profond et en plein cœur !
…Ce CD est ainsi un absolu chef d’œuvre d’interprétation qu’à sa parution, en 2020, faute du moindre signalement médiatique ou autre reçu, nous avons alors laissé passer…
mais l’écoute enchanteresse maintenant de l’interprétation d’Amihai Grosz de la formidable « Sinfonia Concertante « Kv 364 de Mozart dans le CD Alpha 996 sous la direction de Julien Chauvin
– cf mon article « Que 2026 soit une année mozartienne ! Que nous accompagne et que se multiplie à l’envi une joie pure telle que celle que vient nous donner la « Sinfonia concertante « KV 364 de Mozart comme viennent de nous l’offrir à un tel degré de jubilation Julien Chauvin, le concert de la loge et l’altiste Amihai Grosz en le si beau CD Alpha 996 « en date du 1er janvier dernier… –
nous a remis dans le droit chemin de la magnifique discographie de cet extraordinaire altiste qu’est Amihai Grosz !
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Et permis de commander à notre disquaire préféré ce formidable CD Alpha 634, enregistré à Berlin en septembre 2019 : la négligence de 2020 est ainsi désormais superbement réparée ; et c’est maintenant en boucle que je me passe et repasse ce sublime CD…
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Ce mardi 27 janvier 2026, Titus Curiosus – Francis Lippa -
Le CD des sublimes « Octuors » de Mendelssohn et Enesco des Ébènes et Belcea salué, à son tour, par la critique : un CD jubilatoire, pour l’île déserte…
Presque en écho à mon article enthousiaste « Et voici maintenant ce jubilatoire chef d’œuvre absolu d’élan irrépressible qu’est l’Octuor à cordes Op. 20 de Felix Mendelssohn, composé en 1825, à la perfection servi au disque en 2025 par le Quatuor Ébène et le Belcea Quartet, réunis en un admirable CD Erato « Octets – Mendelssohn – Enescu » : une irrésistible joie irénique pour l’éternité !.. » du dimanche 11 janvier dernier,
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c’est ce 21 janvier 2026 Jean-Charles Hoffelé qui à son tour salue bien bas la réalisation musicale et discographique des Ebène et Belcea réunis en leur merveilleux CD Erato 5021732997296 « Octets – Mendelssohn – Enescu -Quatuor Ébène – Belcea Quartet » – enregistré du 6 au 11 juillet 2025 au Schloss Elmau – en son article lui aussi enthousiaste, mais un peu trop neutrement intitulé « Couplage classique » qui pourrait en atténuer l’indicible saveur et jubilation exaltantes, à mon goût du moins :
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COUPLAGE CLASSIQUE
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Deux œuvres de jeunesse qui n’ont rien à voir. Malgré ce hiatus les quatuors aiment se marier en ce couplage – de deux superbes et transcendants chefs d’œuvre…
…Pour les Ébène et les Belcea ce fut au Schloss Elmau l’été passé. Il faut lire le grand texte – oui ! – de Raphaël Merlin (L’épreuve par huit) qui assume la mise en regard des deux opus en soulignant d’ailleurs – certes – leurs distances multiples, temporelles, stylistiques, de propos.
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Le Mendelssohn – Op. 20, de 1825 – est admirable de clarté, d’élégance, de boisé, cela respire – et jaillit ! – comme rarement et montre déjà le « sur les pointes » façon Songe d’une nuit d’été, la fusion entre les deux Quatuors parvenant à des équilibres funambulesques. Magnifique simplement – voilà !
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Cette fusion allait-elle se retrouver dans l’Octuor – Op. 7, de 1899 – d’Enesco où le jeune homme étrangle non sans délice le Vieux Monde pour le dissoudre dans un Finale génial que Schönberg aurait pu écrire ? Pari gagné cette fois encore – voilà ! – , l’ardeur – oui, oui… – qui emporte les complexités contrapuntiques au long de l’ouvrage, l’espressivo empli de saveurs populaires savamment masquées, le ton d’orchestre fourni par la complexité des strates harmoniques, tout cela fusionne dans cette valse ivre, d’une folle intensité sensuelle – voilà, voilà ! – sous les huit archets prophètes.
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LE DISQUE DU JOUR
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Octuor à cordes en ut majeur, Op. 7…
Felix Mendelssohn
Bartholdy (1809-1847)…
Octuor à cordes en mi bémol majeur majeur, Op. 20, MWV R20…
Quatuor Ebène
Belcea Quartet…
Un album du label Erato 5021732997296
…Photo à la une : les deux Quatuors Ebène et Belcea sur la scène
du Carnegie Hall – Photo : © Stefan Cohen…
Un CD pour l’île déserte !
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Ce mercredi 21 janvier 2026, Titus Curiosus – Francis Lippa

