Étiquette : Bohuslav Martinu

  • Ecouter Bohuslav Martinu

    Parmi les compositeurs tchèques,

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    Bohuslav Martinu (1890-1959)

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    est des plus intéressants,

    riches, surprenants

    dans le premier XXe siècle _ un peu élargi.

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    Ainsi ai-je beaucoup apprécié le récent CD Supraphon

    comportant de Martinu

    son What men live by (de 1852)

    et sa première symphonie (de 1942),

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    interprétés en live

    par la Philharmonie tchèque

    sous l’éminente direction du regretté Jiri Belohlavek...

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    Voici l’analyse de ce marquant CD Supraphon SU 4233-2

    INÉDIT ET DÉCOUVERTE

    que vient d’en donner hier

    le perspicace Jean-Charles Hoffelé :

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    INÉDIT ET DÉCOUVERTE

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    Le cycle des symphonies de Bohuslav Martinů entrepris par Jiří Bělohlávek et sa chère Philharmonie Tchèque entre 2007 et 2009 resta inachevée : les deux premières symphonies ne furent jamais enregistrées, le chef et son orchestre ayant gravé la Première pour Chandos.

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    Dommage que vient réparer enfin une captation en concert de cette même Première Symphonie en janvier 2016 : quelle inquiétude dans les paysages d’orage du Moderato, quelle tension martiale dans le Scherzo, une vraie symphonie de guerre (1942) qui deviendrait quasiment la plus sombre du cycle avec l’ultime, celle des Fantaisies symphoniques. Le Largo est un tombeau, dont la noirceur s’augmente encore par contraste lorsque paraît le Finale, âpre triomphe. Quelle lecture !, qui si on la compare avec la gravure pour Chandos éclaire l’œuvre de teintes autrement sombres.

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    Cette exhumation vole la vedette à la pastorale théâtrale What Men Live by, enregistrée en première mondiale, récit de la visitation d’un vieux cordonnier par Dieu prenant l’apparence de trois inconnus auquel il porte secours : le récit de Tolstoï (« Là où est l’amour, là est Dieu »), partition modeste dans le ton et la forme des opéras radiophoniques, qui fut créée dans sa version avec orchestre par le Hunter College Opera Festival le 20 mai 1955.

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    La parabole tire un rien à la ligne, Martinů écrivant en mode automatique, il n’y retrouve pas les audaces de La Comédie sur le pont et son opus théâtral suivant, Le Mariage d’après Gogol aura bien plus de sel. Mais voilà, Jiří Bělohlávek, qui réalisa pleinement son art au travers des œuvres de Martinů ne voulait pas oublier cette partition délaissée, acte d’amour qu’on écoutera avec gratitude avant de retourner aux abîmes de cette stupéfiante Première Symphonie. Et maintenant, Supraphon doit nous retrouver la Deuxième Symphonie.

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    LE DISQUE DU JOUR

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    Bohuslav Martinů
    (1890-1959)
    What Men Live By, opéra-pastorale en un acte, H. 336
    Symphonie No. 1, H 289

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    Ivan Kusnjer, baryton (Ivan Avdeitch)
    Petr Svoboda, basse (Le vieux paysan)
    Jan Martiník, basse (Stepanitch)
    Lucie Silkenová, soprano (Une femme avec son enfant)
    Ester Pavlů, contralto (Une vieille femme)
    Jaroslav Březina, ténor (Le narrateur, rôle chanté)
    Josef Špaček (Le narrateur, rôle parlé)
    Lukáš Mareček (Un jeune garcon, role parlé)

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    Ensemble de voix Martinů
    Orchestre Philharmonique Tchèque
    Jiří Bělohlávek, direction

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    Un album du label Supraphon SU 4233-2
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    Photo à la une : © DR

     

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    Ce mardi 11 décembre 2018, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Martinu : toujours à découvrir et explorer

    Bohuslav Martinů (1890-1959)

    est un compositeur passionnant,

    toujours à découvrir et explorer,

    en la remarquable diversité _ et qualité ! _ de ses œuvres.

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    Un article de ce jour sur l’excellent site Res Musica

    rend très bien compte

    d’un très intéressant CD  Pentatone.

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    ASPECTS DE BOHUSLAV MARTINŮ AVEC TROIS CONCERTOS REPRÉSENTATIFS

     

     

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    Le par Jean-Luc Caron

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    Bohuslav Martinů (1890-1959) :

    Concerto pour deux violons et orchestre H. 329 ;
    Rhapsody-Concerto pour alto et orchestre H. 337 ;
    Concerto pour deux pianos et orchestre H. 292.
    Deborah et Sarah Nemtanu, violon. Magali Demesse, alto. Momo et Mari Kodama, piano. Orchestre philharmonique de Marseille, direction : Lawrence Foster.
    1 CD Pentatone.
    Enregistré à Friche la Belle de Mai, Marseille les 20-30 juin 2017.
    Durée : 62:52

     

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    Laurence Foster et ses troupes motivées nous initient à trois concertos succulents du prolifique Martinů, compositeur tchèque auquel ResMusica a consacré un dossier à l’occasion du cinquantième anniversaire de sa mort.

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    En arrivant à Paris en 1923, Bohuslav Martinů connut un certain succès en tant que compositeur, mais plus tard, son opposition à la politique de Hitler le conduisit à s’exiler aux États-Unis (1941-1953) _ oui _ et à ne revenir en Europe qu’après la guerre. Son immense catalogue (plus de 400 entrées) aborde tous les genres musicaux et s’inspire de divers styles allant de la Renaissance et des concertos grossos de l’époque baroque jusqu’au jazz, sans oublier les marques profondes du folklore tchèque.

    C’est à Prague, dans sa jeunesse, que Martinů découvrit Debussy (Pelléas et Mélisande) puis, de son poste de second violon de la Philharmonie Tchèque, il fut très impressionné par les musiques de Ravel, Dukas et surtout Roussel, qui devint son professeur.

    Ces influences marquèrent durablement sa musique.

    Ce positionnement esthétique se retrouve dans ses nombreux concertos, un des sommets de son art, aux côtés des symphonies et d’inoubliables pages d’un lyrisme poignant.

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    Les trois concertos retenus par Pentatone résultent de commandes (et de créations) passées entre 1943 et 1952. Le Concerto pour deux pianos se veut de forme libre et virtuose selon les propres mots du compositeur qui concède que sa partition regarde vers le concerto grosso, tout comme d’ailleurs le Concerto pour deux violons écrit à l’intention des célèbres frères Gerald et Wilfred Beal. Rhapsody-Concerto pour alto et orchestre contient plus de fantaisie et moins de références au passé baroque au profit de l’héritage plus récent d’Antonín Dvořák.

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    Les premiers mouvements, extrêmement virtuoses et entraînants contrastent avec les seconds, lents et mélodiques. Les deux premiers opus de ce CD proposent un troisième mouvement, Allegro, riche en vivacité, en rythmes et en couleurs, mais de part en part ces pièces véhiculent de nombreux caractères indiqués plus haut que l’ensemble des interprètes, de grande qualité technique et expressive, mettent en valeur avec respect et engouement.

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    Voilà qui est très juste ! 

     

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    Ce dimanche 22 juillet 2018, Titus Curiosus – Francis Lippa