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  • Le combat pour le Droit : le passionnant et très beau film « L’Enlèvement » (« Rapito ») de Marco Bellochio, tourné en 2022, sur la troublante et toujours bien dérangeante affaire Mortara : l’histoire d’Edgardo Mortara (1851 – 1940), enlevé à sa famille juive à Bologne le 23 juin 1856 sur l’ordre de l’Inquisiteur pontifical Feletti…

    Le passionnant et très beau film « L’Enlèvement » (« Rapito« ) – regarder ici la déjà très parlante bande-annonce du film... – de Marco Bellochio (Bobbio, 9 novembre 1939), présenté au Festival de Cannes le 23 mai 2023, sur la troublante affaire Mortara : l’histoire infiniment douloureuse, et cela à de très multiples égards, d’Edgardo Mortara (Bologne, 28 août 1851 – Bressoux, 11 mars 1940), enlevé à l’âge de 4 ans et demi à sa famille juive à Bologne le 23 juin 1856 sur l’ordre de l’inquisiteur Feletti (Comacchio, 1er octobre 1797 – Rome 4 juin 1881), que j’ai découvert dimanche soir dernier lors de sa diffusion à la télévision sur Arte,

    m’a beaucoup beaucoup impressionné, et amené à m’enquérir un peu sur cette décidément toujours bien dérangeante aujourd’hui encore  affaire Mortara, dont j’ignorais tout jusqu’ici – je connaissais seulement l’affaire Finaly (1945 – 1953), en un autre contexte historique... – ;

    ainsi que sur le pape Pie IX : né le à Senigallia (États pontificaux), élu pape le 16 juin 1946, mort le au Vatican, et solennellement béatifié, en même temps que le pape Jean XXIII (!) , par le pape Jean-Paul II le 3 septembre 2000…

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    Il y a assurément bien là de quoi réfléchir,

    en particulier sur les contextes variables et vacillants fragilisant en permanence – en l’articulation irrémédiablement polémique de la légalité et la légitimité… – le combat pour le Droit…

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    Bonne nouvelle pour la cinéphilie au moins : le cinéma italien, avec un tel si incisif et vif Marco Bellochio, est toujours bien vivant…

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    Et je joins ici ceci, de particulièrement intéressant, encore – l’affaire Mortara est donc bien loin d’être achevée !.. – , à propos des Mémoires falsifiés d’Edgardo Mortara :

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    Mémoires falsifiés

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    En 1888 – voilà – , Edgardo-Pio Mortara avait rédigé ses mémoires en castillan alors qu’il vivait en Espagne, qui donnent un récit de première main des événements autour et après son entrée dans l’Église du Christ. Pour diverses raisons, le manuscrit reste dans les archives après sa mort en 1940. Le journaliste Vittorio Messori les récupère mais sans rien en dire, modifie notablement le texte dans sa traduction en italien publiée aux éditions Mondadori en 2005 – voilà – sous le titre Io, il bambino ebreo rapito da Pio IX. Il memoriale inedito del protagonista del «caso Mortara» où il met également en valeur la figure d’Israel Eugenio Zolli, grand rabbin de Rome converti au christianisme grâce à l’estime de Pie XII. Les éditions Ignatius Press rendent ensuite ce document disponible en anglais en 2017 – voilà – avec les mêmes manipulations, sous le titre Kidnapped By The Vatican.

    L’historien et anthropologue américain David Kertzer, qui consacra – en 1997 – un ouvrage à l’affaire Mortara, conteste farouchement l’exactitude des dernières versions de Messori et Ignatius Press, en pointant du doigt des paragraphes entiers ajoutés ou supprimés par rapport à l’original de Mortara (qui lui-même comporte des erreurs historiques vérifiables), où sont notamment effacés les traits violents et antisémites – preuves notamment de la haine et de l’antijudaïsme de l’éducation catholique dont bénéficia Egdardo -, donnant finalement une vision idyllique, du moins heureuse de cette affaire. L’agence Associated Press confirme les conclusions de Kertzer, après avoir retrouvé – voilà – le texte original en espagnol en – voilà, voilà – et avoir enquêté sur l’affaire.

    Il en va de même pour Elèna Mortara, l’arrière-petite-nièce d’Edgardo, professeur de littérature américaine à l’université de Rome Tor Vergata, spécialiste de la littérature du xixe siècle (lauréate du prix 2016 de l’Association européenne des études américaines), qui conteste même la valeur de la version espagnole du mémoire en tant que document – voilà ! – , qui aurait été tapé par quelqu’un d’autre et qui « diffère grandement par le ton des journaux manuscrits de Mortara ». En 2015 – voilà – , elle publie une étude en littérature historique comparée sur l’affaire, en reprenant une pièce de théâtre du créole Victor Séjour, La Tireuse de cartes (The Fortune-Teller), parue en 1859 et basée sur la célèbre affaire Mortara du moment, utilisant des notions d’émancipation en termes religieux et raciaux, reliant le sort des Noirs en Amérique à celle des Juifs en Europe et aux plus grandes batailles pour la liberté et la nation, qui progressaient alors à travers le continent.

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    Ainsi l’affaire Mortara se poursuit…

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    Ce mercredi 13 mai 2026, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Un splendide flamboyant CD « Giovanni Paolo Colonna Missa Concertata – George Frideric Handel Dixit Dominus » de Leonardo Garcia-Alarcon…

    C’est un splendide flamboyant CD Ricercar RIC 470 « Giovanni Paolo Colonna Missa Concertata – George Frideric Handel Dixit Dominus » que vient nous offir Leonardo Garcia-Alarcon, dirigeant sa Capella Méditerranéenea et le Chœur de chambre de Namur, en un judicieux et superbe programme,

    que viennent – aussi – excellemment justifier les deux notices du livret, de Leonardo Garcia-Alarcon et Jean-Marie Marchal, explicitant les liens qu’ont pu avoir, à Rome – où les deux compositeurs se sont tous ceux rendus et ont séjourné – , et le bolonais Giovanni-Paolo Colonna (Bologne, 16 juin 1637 – Bologne, 28 novembre 1695) – compositeur musicalement important, et injustement méconnu jusqu’ici en dehors de sa ville de Bologne… – , et le saxon George-Frideric Handel (Halle, 23 février 1685 – Londres, 14 avril 1759)…

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    Ce lundi 19 mai 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • 2022, Année Pasolini : une exposition « Pasolini pittore » aura lieu à la Galerie d’Art Moderne, à Rome, du 14 octobre 2022 au 16 avril 2023

    Le 5 mars 1922, est né, à Bologne, Pier-Paolo Pasolini.

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    Ainsi 2022 sera-elle une « Année Pasolini » : à Rome, en Italie, et dans le monde entier…
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    Et ce matin,
    le quotidien romain La Repubblica a publié l’article suivant :
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    Oltre duecento opere che testimoniano la passione per l’arte dell’intellettuale friulano.
    Alla Galleria d’Arte moderna di Roma
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    La passione di Pier Paolo Pasolini per la pittura sarà al centro di una grande mostra che sarà ospitata dalla Galleria d’Arte Moderna di Roma dal 14 ottobre 2022 al 16 aprile 2023 _ voilà _ in occasione del centenario della nascita dello scrittore e regista, avvenuta il 5 marzo 1922 _ à Bologne. Il progetto « Pasolini pittore« , curato da Graziella Chiarcossi, Silvana Cirillo, Claudio Crescentini e Federica Pirani, intende riportare l’attenzione su un aspetto artistico rilevante, spesso trascurato dalla critica, nel contesto creativo complessivo di Pasolini.

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    Duecento opere circa, provenienti per la maggior parte dal Gabinetto Scientifico Letterario G.P. Vieusseux di Firenze, depositario della più importante raccolta di Pasolini, partendo dagli inizi pittorici di Pier Paolo che vanno di pari passo con le prime prove poetiche in friulano. Dipinti e disegni che ne ricostruiscono l’iter artistico, anche grazie alla presenza di un fondamentale nucleo di opere dei primi anni Quaranta, realizzato a Casarsa della Delizia (Pordenone), da dove arriveranno in mostra grazie alla collaborazione con il locale Centro Studi Pier Paolo Pasolini. Ritratti, nature morte e paesaggi dal sapore fortemente intimista e familiare fino alla serie di giovani ragazzi ritratti seduti, sdraiati o con fiori che, da altro punto di vista, documentano l’eccezionale sperimentazione artistica del giovane Pasolini.

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    Un focus speciale è dedicato all’ambiente creativo bolognese de « Il Setaccio« , mensile della Gil, Gioventù Italiana del Littorio, di Bologna (novembre 1942 e il maggio 1943), in particolare sui disegni di Pasolini e Fabio Mauri, realizzati per questa rivista. A riprova della determinazione di un’amicizia, che è anche scambio continuo di idee, e della crescente passione di Pasolini per la storia dell’arte.
    Un forte interesse, nato sempre a Bologna intorno alla figura cardine di Roberto Longhi, al quale lo scrittore chiede la tesi di laurea incentrata sulla pittura italiana del Novecento, da Carlo Carrà a Giorgio Morandi e Filippo de Pisis, artisti da lui stesso molto amati.

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    Dagli anni Cinquanta l’arrivo a Roma, la scrittura e il cinema diventano per Pasolini i tempi di un sempre più fervido crogiolo di esperienze artistiche e creative che in parte, ma solo in parte, lo allontaneranno dalla pittura come pratica ma non come progress concettuale e interesse tecnico. Così come risulta da molti suoi scritti poco conosciuti dedicati proprio alla pratica pittorica. L’interesse per la materia, il confronto con il contemporaneo e la specifica del ritratto diventano in questi anni per Pasolini i tratti identificativi della sua realtà pittorica in continuo progress e molto spesso dedicata ai suoi ‘amici del cuore’. Dai ritratti di Ninetto Davoli,Maria Callas,Laura Betti, Andrea Zanzotto, alla serie di disegni dedicati a Longhi. Tutte opere, dei decenni Cinquanta-Settanta, che bene sottolineano il valore semantico della riproduzione del corpo umano da parte di Pasolini, portata avanti sempre con grande coerenza stilistica e ancora di estrazione longhiana.

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    Opere che rivelano anche la continuità della pratica pittorica di Pasolini e la caparbietà tecnica con cui si confronta da protagonista con questa produzione. All’artista del resto interessa sempre più la ½composizione » – coi suoi contorni – che la materia», in linea quindi con quella fase pittorica dell’arte italiana che proprio fra gli anni Sessanta e Settanta si va sempre più definendo anche per l’impegno civile di cui veniva saturata.

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    A corollario della mostra sarà organizzata una serie di incontri culturali, readings e proiezioni di compendio alle tematiche affrontate nella mostra, che si svolgeranno in varie sedi fra la Galleria d’Arte Moderna, l’Università « La Sapienza » di Roma e altre da definire. In tale contesto l’Ateneo organizzerà anche un grande convegno sul rapporto fra scrittura, pittura e cinema.

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    Avis aux amateurs…

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    Ce samedi 15 janvier 2022, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Un compositeur à découvrir : Josef Myslivecek (1737 – 1781)

    Parmi les compositeurs contemporains _ de la génération précédente, et ami personnel _ de Mozart (1756 – 1791) à Vienne,

    le compositeur bohème Josef Myslivecek (1737 – 1781)

    est particulièrement intéressant.

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    Et c’est en Italie, à Bologne et Milan _ ainsi, aussi, qu’une dernière fois à Munich _, que Myslivecek et Mozart se rencontrèrent

    et développèrent une fidèle et musicale amitié.

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    Or voici que paraît un double album _ Passacaille 1053 _

    consacré à un oratorio (de 1771) de Myslivecek

    _ donné à Florence en présence du Grand  Duc de Toscane, le futur empereur Leopold II : la création eut lieu le 24 mars 1771 _

    Adamo e Eva :

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    par Il Gardellino,

    dirigé par Peter van Heygen,

    avec Roberta Mameli (l’Ange de Justice), Alice Rossi (l’Ange de Miséricorde), Luciana Mancini (Eve) et Valerio Contaldo (Adam).

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    Un charme très prenant

    est ici présent

    au rendez-vous de notre écoute.

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    Un très précieux gain de la discographie !

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    Et qui donne assurément envie d’en connaître bien davantage

    de l’œuvre de ce compositeur tchèque (dit « Il Boemo« ).

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    Notamment pour son œuvre d’oratorio et d’opéra.

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    Ce mardi 2 juillet, Titus Curiosus – Francis Lippa