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  • Un courriel à l’ami bruxellois Pascal Chabot, en avant-propos à mon article détaillé à venir sur son très essentiel « Nos vies encapsulées – Quel devenir pour l’humanité ? » : de l’art d’apprendre (et enseigner) à combiner harmonieusement l’utile, commode, et le subtil, fondamental, avec la plus délicate et désirable, et jubilatoire, justesse…

    Cher Pascal,

    tu peux probablement soupçonner combien et à quels incroyables degrés Titus Curiosus est sur la même longueur d’ondes que l’auteur que tu es, toi, renouvelant encore une fois, avec ce richissime lucidissime, et fondamentalement ouvert avec optimisme sur l’avenir, « Nos Vies encapsulées – quel avenir pour l’humanité », à partir de ta pratique philosophante subtilissime du langage, et avec tant de lucidité et de justesse, une nouvelle fois, la compréhension lucidissime de ce qui ne cesse de bouger dans les trames de fond de notre monde contemporain, en tentant d’éclairer avec un merveilleux brio d’intelligence du réel, et d’aider à advenir peut-être et surtout aussi – tu n’es jamais pessimiste, ni défaitiste, bien au contraire ! tu cultives le positif…  – , une plus heureuse meilleure façon de combiner plus et mieux harmonieusement ce que tu qualifies d’optimisation et dynamique subtile, dans un monde dominé par l’emprise puissante et très ambivalente de la technonomie, et par l’utilitarisme très généralisé – par commodité et facilité (et aussi par paresse et lâcheté, au lieu de vaillance et courage, comme le souligne si justement Kant en son « Qu’est-ce que les Lumières ? »…) – qui la reçoit bien trop unilatéralement, et avec mutilation du fondamental plus subtil, pourtant si important et crucial pour le degré de sens et d’accomplissement authentique de nos existences fragiles et toujours au moins potentiellement un minimum ouvertes, même aussi précautionneusement encapsulées – mais en danger quasi permanent, puissants algorithmes aidant, de formatage réducteur de notre liberté éclairée…
    …

    Nos vies encapsulées

    Où êtes-vous en ce moment ? Probablement dans une capsule, objet technique total offrant autonomie, confort et connexion permanente – ainsi que capacité immédiate de transactions en tous genres – dans lequel nos existences se sont peu à peu – très commodément : tout l’utile est à portée très rapide, quasi immédiate, de satisfaction de besoins et certains désirs, plus ou moins formatés… – installées.

    Cette vie encapsulée nous a permis d’aller plus vite, plus loin, de communiquer davantage, parfois même de nous sentir plus libres. Mais la promesse moderne d’émancipation semble aujourd’hui se retourner – voilà ! – contre elle, pour produire narcissisme et – dangereuse – dépendance – mutilante de nos capacités de réalisation (et élévation) profonde… Continuons-nous vraiment d’exister – telle est la question de fond ! – dans ces – si commodes – capsules ? Ne serions-nous pas tous atteints de digitose, ce mal digital par excellence ?

    Comme dans le mythe de la caverne, il nous faut apprendre à sortir – voilà, nous ouvrir, et nous élever… – de ces capsules, et à retrouver les liens subtils – peu à peu éloignés et quasi perdus – qui nous unissent au monde – du dehors, des personnes des autres, ainsi que des œuvres vraiment authentiques. À travers des exemples – excellemment – concrets – une couveuse, une mandarine dans une chambre d’hôtel, une capsule temporelle laissée par Baudelaire, un bar européen à Bruxelles -, Pascal Chabot explore – avec un extraordinairement lumineux talent d’analyse – les voies possibles – à commencer à explorer – d’une existence plus – et mieux – habitée – avec une plus juste, et de meilleur aloi, intensité ! – et pose les questions philosophiques qui nous traversent : que désirons-nous – vraiment et fondamentalement – devenir ? Et comment réinventer le – vrai sens du – progrès ? – nous y voici…

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    La lecture un peu assidue des articles quotidiens de mon blog encherchantbien.fr te montrerait combien, cher Pascal, je partage la totalité, mais oui, des thèses, qu’opus après opus, tu proposes si opportunément à la lecture de tes lecteurs ouverts et curieux d’intelligence plus réaliste, plus vraie – toujours au plus près du concret – , du réel : c’était d’ailleurs ce que j’avais tenu à souligner en prenant bien soin de passer exhaustivement en revue, même rapide, la totalité de tes travaux précédents, lors de notre entretien du 22 novembre 2022 à la Station Ausone de la librairie Mollat à Bordeaux, à propos de ton important « Avoir le temps : Essai de chronosophie » qui venait tout juste de paraître – revoir la vidéo de ce riche entretien panoramique aussi sur ton travail, depuis ton « La Philosophie de Simondon » , paru en 2003 (chez Vrin), et ton « Après le progrès » paru en 2008 (aux PUF)…
     
    Et voilà qu’avec ce très riche et toujours très précis et très clair « Nos Vies encapsulées – quel avenir pour l’humanité » qui parait cet été 2026, c’est une toposophie qui vient maintenant s’abouter à la lucidissime chronosophie de ton « Avoir le temps : Essai de chronosophie  » de 2021… Tu poursuis toujours très brillamment ton chemin de philosophe déchiffreur et défricheur du réel de nos vies présentes, et de leur bel avenir à ouvrir, à aider à naître et devenir, s’épanouir vraiment, et singulièrement, sans formatage pré-déterminé – la vraie philosophie en action est toujours, depuis Socrate, une très concrète maïeutique, et il nous faut, en effet, en nos actes de philosophes à l’œuvre, toujours nous efforcer de la rendre la mieux désirable et jubilatoire possible… Nous sommes le contraire de scrogneugneux magistraux et dogmatiques donneurs sévères de leçons à suivre à la lettre : nous désirons faire joyeusement désirer et aider à accomplir l’épanouissement singulier, improbable, vraiment libre, des plus belles potentialités, encore inconnues d’eux et a fortiori de quiconque, de nos interlocuteurs et lecteurs, avec la plus heureuse et vraie positivité à partager, sans contraindre, mais seulement en signalant des chemins désirables pour cet épanouissement potentiellement à venir, à ouvrir, par la personne, et qui est chaque fois aussi improbable que singulier : c’est une création qui, à l’œuvre si possible personnelle et singulière, va pouvoir se découvrir et s’inventer…
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    Voici donc ici, cher Pascal, les liens à mon tout premier article, en date du 3 juillet 2008 (mais rédigé le 20 mai précédent) :
     
    et à celui d’aujourd’hui même, lundi 14 septembre 2026, apparemment anecdotique, mais – c’est toujours de justesse qu’il s’agit – … :
     
    Pour mesurer peut-être ce qui a pu changer, ou pas, de mon propre regard philosophique en 18 ans de rédaction de ce blog encherchantbien.fr …
    Et cela, même si un blog n’est certes pas un livre, et n’a, bien sûr, pas du tout la même portée, ni surtout ampleur de lectorat…
     
    Bien fidèlement à toi, cher Pascal, bruxellois,
    et plus que jamais passionnément comblé de lire tes lucidissimes travaux,
     
    Francis, à Bordeaux,
    depuis sa tranquille mais archi-vivante petite capsule toujours ouverte sur le dehors et l’altérité,
    et, urbi et orbi, Titus Curiosus…
    …
    Ce mardi 15 septembre 2026, Titus Curiosus – Francis Lippa
  • Apprécier « La Prisonnière de Bordeaux », tourné à l’automne 2023, dans ma rue, à 50 mètres de mon balcon…

    Hier soir 5 août, sur la chaîne Arte, j’ai découvert avec grand plaisir et une certaine surprise le film de Patricia Mazuy « La Prisonnière de Bordeaux« , tourné entre le 16 octobre et le 2 décembre 2023, notamment à l’imposant petit château Balaresque, à à peine 50 mètres de mon balcon, à Caudéran : j’ai ainsi pu assister à plusieurs prises de vues tournées le soir, en début de nuit… Et il est intéressant ainsi qu’amusant de voir quelles rares – mais significatives, du moins pour le film – images de son quartier – celui de Primrose : le nec plus ultra du Neuilly bordelais… – ont été choisies pour passer à l’écran…

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    Et d’ailleurs, tout autour de la splendide, sise non loin, chartreuse Balaresque, construite au XVIIIe siécle, entourée d’arbres et protégée des regards des passants par une luxuriante végétation, et accessible par la belle et très calme Avenue de Mirande – cette très élégante chartreuse, tout de plain-pied, est parfois visitable lors des journées du patrimoine… – , c’est tout le quartier, jusques et y compris la chapelle nommée aujourd’hui Notre-Dame-du-Salut, qui fut une très étendue propriété Balaresque, avant d’être vendue, pour être lotie, à de nombreux nouveaux propriétaires, en ce quartier de Caudéran :

    la chartreuse de Mirande, implantée au sein d’un vaste parc, demeure la plus ancienne du quartier, fait l’objet d’un classement aux monuments historiques depuis le . Autrefois petite masure au milieu de dix hectares, elle est acquise en 1753 à une famille bordelaise, les Marchand, par Abraham Miranda, banquier et négociant qui ne conserve ce bourdieu qu’une vingtaine d’années. Le domaine est acheté le par le négociant Jean-Pierre Labat de Serène qui fait édifier une nouvelle demeure, achevée en 1785, mais revendue dès le à M. Bernard Roques, armateur et négociant, qui, ayant fait faillite, s’en sépare à son tour, le au profit de M. Pierre-François Maydieu (fait baron en 1814). Après son décès, sa veuve y réside jusqu’en 1854, année au cours de laquelle son fils, magistrat à Bordeaux, Louis-Pierre Maydieu (1788-1872) en fait sa résidence de plaisance. Sa nièce en hérite à sa mort, puis la lègue à son tour en 1889 à ses cousins, Charles et Cyprien Balaresque. La sixième des dix enfants de ce dernier, Marguerite Balaresque (1868-1947) habite dans cette demeure avec son époux, Henri de Simard de Pitray (1865-1950), et leurs enfants Simard de Pitray leur succèdent dans les lieux pendant une bonne partie du XXe siècle. La famille de Simard de Pitray, était apparentée elle-même au petit-fils de la comtesse de Ségur, héros des Vacances de Paul. Cette élégante chartreuse du XVIIIe siècle, longue et basse, se caractérise par sa grande sobriété, avec un léger avant-corps et une rampe de perron en fer forgé. L’intérieur conserve un vestibule et un salon avec lambris compartimentés et cheminées de marbre, qui mettent en valeur les peintures à la gloire de Louis XVI exécutées par le peintre palois Jean-Baptiste Butay (1759-1853)… Fin de l’incise.

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    Sur les circonstances de ce tournage, ceci de très intéressant,

    donné sur le site d’Allociné ;

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    Naissance du projet

    L’idée de La Prisonnière de Bordeaux vient du réalisateur Pierre Courrège (Un Homme d’État, La Cible) qui devait, à l’origine en 2012, mettre en scène le long métrage. Son intention était de réaliser un film social – voilà ! –  sur les femmes de maisons d’accueil (situées à côté des prisons) et de parloirs – c’est très intéressant de l’apprendre, et éclaire a posteriori la perspective à l’origine même de ce film… La réalisatrice Patricia Mazuy se rappelle : « C’étaient des circonstances de départ, fortes – voilà ! Pierre Courrège et François Bégaudeau – avec lequel Pierre avait écrit Un Homme d’Etat (2016) – ont écrit un scénario et cherché pendant plusieurs années à monter le film, sans succès – tiens, tiens : pas assez fun probablement… Le projet m’a été proposé au début de 2019 par Ivan Taieb un ami du producteur, Xavier Plèche. »

    « Dans leur scénario, les deux personnages féminins, la riche et la pauvre, la blanche et l’arabe, existaient déjà – voilà. Elles avaient déjà des échanges de dialogues, forts et même drôles – tiens, tiens ! – , irrigués par les rapports de classe – voilà. Je l’ai repris en collaboration avec Bégaudeau – qui a pas mal d’humour incisif lui aussi ; cf mes articles des 10 février et 4 avril 2023 : « Suite au passionnant entretien d’hier 9 février de François Bégaudeau (avec Sylvie Hazebroucq) à la Station Ausone, à propos du bigrement intéressant « Boniments » (aux Editions Amsterdam) : François Bégaudeau, étincelant de subtilité..«  et « Se réjouir au très jouissif « Boniments » de François Bégaudeau, et à sa très réjouissante présentation, en un entretien rondement animé, avec une très plaisante vivacité, à la Station Ausone…« … Très tôt, j’ai tenu à trouver une métaphore de la libération – à venir, et dans la difficulté à rebondissements, contenus par elles deux aux fortes personnalités, de leurs situations respectives parallèles, certes, mais fort dissemblables aussi… – de deux femmes enfermées, chacune dans une vie particulière – voilà ! Alma et Mina deviennent – cohabitant ainsi – comme poreuses –voilà – l’une à l’autre. L’arrivée – tellement improbable a priori – de la seconde – la prolétaire qui tire le diable par la queue – dans la grande maison – de Primrose – et dans la vie solitaire – voilà : sans vrais amis – de la première – la grande bourgeoise (de Primrose, le cœur du Neuilly bordelais) qui ne manque matériellement de rien et a les moyens de se payer la moindre de ses fantaisies ou caprices ; et de cela, celle-ci ne manque certes pas ! – catalyse chez Alma la conscience de sa vie misérable – de tristesse bien effective – dans les dorures et les fleurs – de son décor maniériste opulent. Métaphore renversée de l’amour, les dames dehors, les maris en prison. »

    Retrouvailles

    Hafsia Herzi et Isabelle Huppert ont récemment tourné ensemble dans Les Gens d’à côté d’André Téchiné.

    Se documenter sur le milieu pénitentiaire

    En se documentant sur la prison, Patricia Mazuy a découvert les maisons d’accueil – voilà, voilà –  : « Les lieux, l’attente, les femmes entre elles – d’un peu diverses conditions, réunies par la circonstance de l’incarcération de leurs maris respectifs… Et pendant qu’il a fallu patienter pour obtenir les autorisations de tournage et même de visites de repérages, je me suis documentée grâce aux films de Stéphane Mercurio. Ils m’ont beaucoup aidée.

    « Après avec Marlène Popovic en charge du casting sauvage, nous avons trouvé un groupe de femmes qui avaient vécu ou qui vivaient – très effectivement – cette vie de d’épouse de parloir. Ensuite avec Any Mendieta, une amie comédienne, nous avons travaillé pour – faire – apprivoiser – par elles – ce qu’est un tournage. Un petit groupe, de vraies rencontres » – voilà ! – , se souvient-elle.

    Cannes 2024

    La Prisonnière de Bordeaux a été présenté à la Quinzaine des Cinéastes au Festival de Cannes 2024. A noter que Patricia Mazuy avait reçu le Prix de la jeunesse, dans la catégorie film français, pour Saint Cyr en 2000.

    Tournage difficile

    Le tournage s’est déroulé entre le 16 octobre et le 2 décembre 2023 – précisément. Une durée courte – d’un mois et demi – , à laquelle s’ajoutait une pluie permanente – l’automne est en général la plus belle saison dans le Sud-Ouest, mais il arrive aussi, même si c’est rarement, qu’il y ait un automne pourri… Patricia Mazuy précise : « Nous calions les prises entre deux averses. Ce fut un tournage compliqué – voilà : le film en a un peu souffert. Entre autres difficultés, je ne pouvais pas tourner à la prison de Bordeaux – à Gradignan – , trop décrépite et surpeuplée, impossible d’y aller pour des raisons de sécurité, car je voulais une prison moderne en bord de ville, une prison dans un no man’s land, comme sont souvent les centres de détention modernes. »

    « La maison d’accueil – lieu crucial ici – dont nous voyons l’extérieur se situe – elle – à Mont-de-Marsan – assez loin de Bordeaux. On en a reconstruit l’intérieur en faux studio dans un local associatif. Pour les parloirs, nous ne pouvions tourner que le lundi, jour où il n’y a pas de visite… Tout ça était assez acrobatique – voilà – en terme de logistique » – pour le tournage.

    Achille Reggiani de la partie

    A noter la présence d’Achille Reggiani dans le rôle du fleuriste. Il s’agit du fils de Patricia Mazuy, qui avait l’un des deux rôles principaux dans le violent Bowling Saturne, le précédent film de la réalisatrice. Il y campait un terrifiant tueur en série.

    Qui pour les 2 héroïnes ?

    Mina est interprétée par Hafsia Herzi et Alma par Isabelle Huppert. Patricia Mazuy connaît la seconde depuis Saint Cyr (1999) : « Son personnage, Alma, est une héroïne pleine de failles et de flottements – voilà, voilà ! – , et en même temps d’une générosité absolue – hors-classe ; elle est aussi artiste : elle peint, effectue des collages auxquelles elle tient fortement ; ils sont quasi son réel... – , courageuse – oui – , même si elle est perchée – oui, oui – au-dessus du vide – effarant – de sa vie, enfermée dans sa solitude – ses amis proches n’en sont pas vraiment : en leurs poncifs, ils sont même caricaturaux, à la Chabrol… Dans la vraie vie Isabelle – Huppert –  a cela en elle-même » – d’où son terrible très ravageur humour. La cinéaste ajoute au sujet de Hafsia : « Hafsia Hersi, bien sûr, je la connaissais dès La Graine et le mulet, et par les films suivants, mais c’est avec son premier film en tant que réalisatrice, Tu mérites un amour, que j’ai eu fort envie de lui proposer un rôle. »

    « Le contraste entre elles deux me semblait important – certes : deux tempéraments de départ opposés et très forts chez ces deux grandes actrices qu’elles se révèlent être, film après film… Je voulais qu’Hafsia apparaisse comme un contraire d’Isabelle – le plein lumineux versus le tranchant acéré, du moins en apparence première. J’ai demandé à Hafsia d’être plus en chair afin de renforcer l’opposition. Quelques kilos lui ont donné de bonnes joues et quelque chose de sublime – oui – dans l’ovale du visage. J’avais un souci avec ses longs cheveux, totalement somptueux, mais infilmables pour moi dans le duo à venir… Après moult essais indescriptibles, nous avons enfin trouvé la coiffure qui la grandissait, le chignon de tresses collées au-dessus de la tête. Il lui ouvrait les yeux – de fait très grands ouverts – , la mettait dans un mélange de conte – des mille-et-une nuits – et de réel actuel – le plus factuel. Le film avait trouvé sa princesse » – oui. Mais les rôles, aussi, vont s’inverser en une riche complexité évolutive et assez surprenante pour chacune, jusqu’à la fin libératrice, au moins pour l’une des deux…

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    La performance d’actrices du duo formé par Isabelle Huppert et Hafsia Herzi est somptueuse, et elle attire toute la lumière sur l’écran…

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    Le film m’a ainsi séduit,

    même s’il comporte aussi de menues imperfections, probablement dues aux circonstances un peu contrariées et de fait précipitées des conditions quasi documentaires – un peu à la Pialat – de la réalisation…

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    De même que, et sur de multiples plans, le film a bien plu, et même davantage, à la plupart des critiques professionnels. 

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    En revanche, et comme si souvent, hélas, il a déchaîné des réactions violentes de pas mal de spectateurs, comme on le découvre en parcourant les projections sur le film d’avis très subjectifs que développe le compte-rendu d’Allociné – même si le cinéma, art populaire, ne se prête que trop bien à cela : les attentes à l’égard des films pouvant considérablement, et sans nuances, diverger… D’où le déchaînement de projections subjectives exacerbées de tant de spectateurs…

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    Regardez ici la bande d’annonce (de 1′ 33) de cette « Prisonnière de Bordeaux« , de Patricia Mazuy…

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    Ce jeudi 5 août 2026, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Excellent démarrage des visionnages de la vidéo de l’entretien de Francis Lippa et Thibaut Sallenave enregistré mardi 24 mars à la Station Ausone, à propos du passionnant « Peut-on vraiment passer à côté de sa vie ? De la quête de sens au supplément d’être » : un trésor de penser d’anthropologie philosophique concrète à enjeux éminemment réalistes …

    Excellent démarrage des visionnages de la vidéo du riche entretien de Francis Lippa et Thibaut Sallenave enregistré mardi 24 mars à la Station Ausone de la Librairie Mollat à Bordeaux, à propos du passionnant « Peut-on vraiment passer à côté de sa vie ? De la quête de sens au supplément d’être » (paru aux Éditions de l’aube en 2025, et Prix lycéen du livre de philosophie 2025),

    une vidéo (d’une durée de 59′ 20) mise en ligne dès le lendemain, le mercredi 25 mars dans l’après-midi, soit tout juste avant-hier – cf mon article du 25 mars « A moins de 24 heures de distance, parution de la vidéo (de 59′ 20) de l’entretien de Thibaut Sallenave avec Francis Lippa, à la Station Ausone mardi 24 mars 2026, sur le passionnant essai d’anthropologie philosophique réaliste qu’est le « Peut-on vraiment passer à côté de sa vie ? – De la quête de sens au supplément d’être », de Thibaut Sallenave ; ou de profondes connivences d’esprit sur le fond des choses en question, soit l’apprentissage progressif du comment vivre l’épanouissement de l’humain…« …

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    Et en effet, en forme de confirmation, ce vendredi à 14h 26, nous en sommes déjà à 704 visionnages de cette vidéo…

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    Et j’en ai, d’autre part, reçu d’excellents échos de personnes auxquelles je l’avais adressée par courriel…

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    Les développements détaillés de Thibaut Sallenave, en ces très vivants échanges, sont magnifiquement lumineux…

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    Ce vendredi 27 mars 2026, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • En parcourant très attentivement par la lecture les 9 livres jusqu’ici publiés de Jean-Marie Planes concernant son Bordeaux et son Sud-Ouest, c’est une œuvre qui a précisément pour sujet et pour cœur brûlant la ville de Bordeaux (et le Sud-Ouest limitrophe), consubstantiellement liés à la vie si sensuellement sensible, en son écriture, de son auteur, qui se découvre et nous atteint, à la lecture, au plus proche et délicatement intense de nous…

    En parcourant très attentivement par la lecture soigneuse, attentive aux moindres détails – assez souvent à décrypter… – les 9 livres jusqu’ici publiés de Jean-Marie Planes qui concernent – et émanent, à vif, de – son Bordeaux et son Sud-Oest – « Le Jardin public« , en 1994 (Confluences) ; « Une Ville bâtie en l’air« , en 1996 (Confluences) ; « Les Quinconces« , en 1999 (Confluences) ; « Tsanga, tsanga, fragments malgaches« , en 1999 (Mollat) ; « Une Chanson qui nous ressemble« , en 2001 (Confluences) ; « Reste avec nous car le soir tombe« , en 2004 (Mollat) ; « Le Chemin de Macau« , en 2017 (Arléa) ; « Une Vie de soleil« , en 2019 (Arléa) ; « En visitant les musées de Bordeaux« , en 2021 (Confluences)…  ; et restent à publier d’autres recueils de ses très nombreux articles, par exemple de critique littéraire, pour le journal Sud-Ouest – ,

    c’est une œuvre qui a précisément pour sujet et pour cœur brûlant la ville de Bordeaux (et le Sud-Ouest limitrophe), consubstantiellement liés à la vie – ressentie ainsi que remémorée : mais pourquoi donc écrire, sinon pour apprendre à être d’abord tellement mieux à soi, face à l »écoulement des jours qui filent, passent et fuient… – si sensuellement sensible, en son écriture, de son auteur, qui se découvre et nous atteint, à la lecture, au plus proche et délicatement intense de nous..

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    Et cela, dans un style, assez à la Chardonne, où règne une immense pudeur de fond de maintien, au final contrôlée ; en particulier concernant les personnes de son privé, le plus souvent, sinon toujours, minimalement indiquées, au très furtif passage, par une simple initiale – pas davantage – de prénom…

    Mais c’est l’enchantement profus et généreux, via le filtre-tamis des mots, du ressenti des impressions si nuancées et si délicates – sans la si petite que ce soit ombre-tache de mauvais goût de préciosité, ni encore moins le moindre soupçon d’exhibitionnisme : pouah ! – de l’auteur, ainsi qu’un art impressionniste parfait des touches fines de la palette raffinée et pourtant sobre – le mot précis toujours juste faisant instantanément et en finesse, j’y insiste, mouche en son phrasé svelte, vibrant et cursif… – de ses descriptions cursives – tout va toujours très vite, et file : à la Morand ; mais lui avait le cœur sec, et je remarque au passage que Jean-Marie Planes ne manquait jamais de le relever chaque fois qu’il évoque Morand… – de lieux et de paysages, qui  règne en l’écriture somptueuse – à la fois sobrement retenue et délicieusement épanchée : un oxymore réussi, qu’il s’autorise en s’y livrant à son écritoire… – de Jean-Marie Planes, pour enchanter, avec humilité et simplicité tempérée – c’est bien sûr là un très heureux effet du bienvenu climat dont nous jouissons à Bordeaux… – , la lecture à laquelle nous sommes ainsi, du coin de notre œil de lisant – et comme par-dessus l’épaule de l’écrivant à l’œuvre, juste en train, lui, à l’instant même, tout frais, de l’effectuer à sa plume sur le papier… – , autorisés à nous pencher, en lisant ce qu’il vient, consentant à peine, mais tout de même se livrant ainsi en ce filtre propice et incitateur de la joie de l’écriture, de nous laisser un peu regarder – et ainsi l’accompagner un peu aussi, lui, de notre complicité approbatrice de simple lecteur à distance, en temps en en lieu, de ce qu’il nous laisse, et a laissé, désormais, qu’il n’est plus là… – , au fil de la souplesse toute d’élégance foncière de la course respirante et maintenant, désormais, respirée, de ses phrases qui s’écrivaient alors, en son présent de vivant et écrivant – l’un après l’autre – à vif…

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    Beaucoup, beaucoup, nous est ainsi donné-laissé à recueillir, à notre tour de simple lecteur un peu attentif, en cette distance de délicatesse si magnifiquement retenue et millimétrée, en sa pudeur, d’épanchements, de sa délicieuse sprezzatura à l’écritoire, de Jean-Marie Planes – sur cette sprezzatura, lire l’indémodé et admirable « Livre du Courtisan«  de Baldassare Castiglione (1478 – 1529)…

    Le style, fluidissime, étant au service de l’extraordinaire précision – parfois pudiquement floutee… – , du rendu, par l’expression ainsi maîtrisée de l’écriture, du vécu même, fulgurant et à vif – jouissant et souffrant, brûlant même parfois, à l’occasion, tout à la fois tout cela, oxymoriquement, quasi en permanence… – , de l’auteur qui nous a quittés il y a maintenant un an, le 16 janvier 2025…

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    Ce lundi 19 janvier 2026, Titus Curiosus – Francis Lippa