Étiquette : bouleversant

  • De l’impact profond de suicides de proches (une mère, un frère…) dans l’oeuvre de cinéma de l’immense Marco Bellochio : « Fais de beau rêves », « Marx peut attendre », etc… Une sublime lucidissime sobriété..

    Ayant poursuivi mon visionnage – passionnément admiratif ! – de films de Marco Bellochio : après – et cliquez ici sur les liens pour les regarder à votre tour… – « L’enlèvement« , « Esterno notte« , « Marx peut attendre » et « Buongiorno, notte« , j’ai découvert hier l’impressionnant lui aussi et intensément bouleversant, en toute sobriété, « Fais de beaux rêves« , d’après le récit autobiographique de Massimo Gramellini « Fai bei sogni« , paru en 2010, chez Longanesi à Milan – « Fais de beaux rêves, mon enfant » est paru en 2013 chez Robert Laffont – ,

    et prends clairement conscience de l’importance et du profond impact de suicides de proches (la mère, Giuseppina Pastore, de Massimo Gramellini, qui s’est défenestrée, dans le superbe « Fais de beaux rêves » de Marco Bellochio, en 2016 ; son propre frère jumeau, Camillo Bellochio, qui s’est pendu, dans le bouleversant « Marx peut attendre » de son frère Marco, en 2021), dans l’œuvre de cinéma du très grand Marco Bellochio…

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    Marco Bellochio est un immense cinéaste, sobre, du tragique – avec cette plutôt intrigante question subsidiaire : pourquoi la critique ne le reconnait-elle pas vraiment, cela, ou du moins pas assez ?

    Bellochio dérange-t-il encore trop ?..

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    Re-Regarder aussi, à nouveau, son très riche entretien, perspicace et passionnant, à Paris en 2023, avec Olivier Père…

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    Ce mardi 19 mai 2026, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Et écouter à la suite, 10 jours avant le Vendredi-Saint de cette année 2026, la « Passion selon Saint-Matthieu » (BWV 244) et la « Passion selon Saint-Jean » (BWV 245) de Johann Sebastian Bach par l’Ensemble Pygmalion, enregistrées en avril 2022 et avril 2025 : une expérience somptueuse de deux formidables théâtres sacrés, à l’impact prodigieux et tout simplement renversant aujourd’hui encore rien que par la musique de Bach et pareilles bouleversantes interprétations dramatiques de Pygmalion…

    Et maintenant, ce mardi 24 mars – soit 10 jours avant le Vendredi Saint de cette année-ci 2026 – ,

    écouter à la suite la « Passion selon Saint-Matthieu » (BWV 244) et la « Passion selon Saint-Jean » (BWV 245) de Johann Sebastian Bach par l’Ensemble Pygmalion, en les albums Harmonia Mundi HMM 902 691.93 et HMM 902 774.75, enregistrés respectivement à Paris en avril 2022 et à Namur en avril 2025 :

    deux enregistrements magistraux (respectivement de 162′ et 115′) de ces deux subjuguants chefs d’œuvre de toute la musique, qui sont d’abord , au tout premier chef, deux étourdissants formidables théâtres sacrés, venant on ne peut plus réalistement parler – et nous continuons, nous aussi, de nous y croire, d’y assister : c’est tout simplement prodigieux !.. – à leurs publics de fidèles des vendredi-saint de 1724 – le 14 avril 1734 pour la « Saint-Jean« … – et 1727 – pour la « Saint-Matthieu« … – à Leipzig ;

    et qui nous touchent toujours en plein cœur aujourd’hui par le seul impact renversant de cette prodigieuse musique de Bach, et pareilles si bouleversantes dramatiques interprétations de Pygmalion…

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    Profonde admiration !!!

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    Ce mardi 24 mars 2026, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Découvrir grâce au magnifique altiste qu’est Amihai Grosz une magistrale interprétation, avec le pianiste Sunwook Kim, de la Sonate Arpeggione de Schubert ainsi que du bouleversant chef d’œuvre ultime de Chostakovitch qu’est la bouleversante Sonate Op. 147 : chapeau bas !!!

    C’est un bouleversant CD Alpha 634 « Schubert – Shostakovich – Pártos » qu’ont enregistré à Berlin au mois de septembre 2019 l’altiste miraculeux qu’est Amihai Gross, et le pianiste parfait qu’est Sunwook Kim,

    nous offrant deux interprétations magistrales de la Sonate Arpeggione D. 821 de Franz Schubert, et de la Sonate pour alto Op. 147 de Dimitri Chostakovitch, son adieu à la vie…
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    Après, et en ouverture, le « Yizkor (in Memoriam) « – une prière pour les morts – du compositeur hongrois Ödön Pártos (1907 -1977), éleve du grand Zoltan Kodaly, en forme d’indication de signification profonde de ce CD,
    une interprétation merveilleusement enlevée, sinon joyeuse, du moins fondamentalement gaie, de la merveilleuse Sonate Arpeggiata D821 de Franz Schubert, à la façon tournoyante mais avançant tout de même à chaque tour d’un pas, d’une valse viennoise jusqu’au final, foncièrement ambivalent, sinon ambigu, ou bien d’un effondrement mortel, ou bien d’un explosif orgasme jouissif, ou bien les deux – Thanatos et Éros – , mais ils ne sont probablement pas tout à fait exclusifs l’un de l’autre – cf les deux interprétations également possibles et justes de « La Valse « de Maurice Ravel par et selon ses divers interprètes… – ,
    l’aboutissement génialissime d’une terrible Sonate pour alto Op. 147 de Dimitri Chostacovitch, l’ultime opus du compositeur sentant sa mort toute proche, et en hommage à la fabuleuse Suite pour 2 Pianos Op. 6 qu’en 1922 le compositeur avait écrite sous le coup de la disparition de son père, ainsi que nous le rappelle, à la page 14 du livret de ce CD, le très beau texte intitulé « In Memoriam « de Nicolas Derny…
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    Le jeu d’Amihai Grosz et Sunwook Kim nous atteint et nous étreint absolument, ici, au plus profond et en plein cœur !
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    Ce CD est ainsi un absolu chef d’œuvre d’interprétation qu’à sa parution, en 2020, faute du moindre signalement médiatique ou autre reçu, nous avons alors laissé passer…

    mais l’écoute enchanteresse maintenant de l’interprétation d’Amihai Grosz de la formidable « Sinfonia Concertante «  Kv 364 de Mozart dans le CD Alpha 996 sous la direction de Julien Chauvin

    – cf mon article « Que 2026 soit une année mozartienne ! Que nous accompagne et que se multiplie à l’envi une joie pure telle que celle que vient nous donner la «  Sinfonia concertante « KV 364 de Mozart comme viennent de nous l’offrir à un tel degré de jubilation Julien Chauvin, le concert de la loge et l’altiste Amihai Grosz en le si beau CD Alpha 996 «  en date du 1er janvier dernier… –

    nous a remis dans le droit chemin de la magnifique discographie de cet extraordinaire altiste qu’est Amihai Grosz !

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    Et permis de commander à notre disquaire préféré ce formidable CD Alpha 634, enregistré à Berlin en septembre 2019 : la négligence de 2020 est ainsi désormais superbement réparée ; et c’est maintenant en boucle que je me passe et repasse ce sublime CD…
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    Ce mardi 27 janvier 2026, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Stupéfiante Anna Lucia Richter, émouvantissime en sa sobriété toute de naturel, en un absolument merveilleux CD « Mahler – Songs of Fate »… Un événement discographique tout de simplicité et évidence…

    « Stupéfiante Anna Lucia Richter, émouvantissime en sa sobriété toute de naturel, en un merveilleux CD « Mahler – Songs of Fate«  »,

    tel est donc le titre que je viens de décider de donner à mon article d’éloge très très ému de l’admirable CD Myrios music MYR 036  »Malher – Songs of Fate » que vient de nous offrir la soprano Anna-Lucia Richter – native de Cologne, en 1990 : son père, Martin Richter, est violoniste au Gurzenich Orchester Köln, et sa mère, la mezzo Regina Dohmen, est professeur de chant… – , avec le Gurzenich-Orchester Köln dirigé par Jordan de Souza – un CD de 55′ 28 enregistré à Cologne au mois d’octobre 2024…

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    Et cette fois c’est à nouveau un article de Jean-Charles Hoffelé, intitulé « Mutters Stimme« , en date du 5 novembre dernier, qui m’a convaincu de me procurer ce CD

     pour mon enchantement !

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    MUTTERS STIMME

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    Anna Lucia Richter se promène – en y faisant ses choix – dans le Knaben Wunderhorn, si habile à être la conteuse de Rheinlegendchen, qu’elle semble dire à des enfants, la mère désespérée d’illusion de Das irdische Leben (la progression dramatique, l’esseulement dans la voix, quelle liedersängerin, pas entendu ainsi depuis Schwarzkopf), l’amoureux(euse) dépité(e) de Verlorne Müh’, tant de visages différents dans une même voix – oui – , qui peu à peu s’élève aux éthers – sublimissimes – des lointaines Trompettes – écoutez-ici... – , à ceux d’Urlicht – oui, oui, oui : écoutez-ici…

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    Manière de préparer au Rückert-Lieder ? Non, d’ailleurs elle aurait pu les ajouter restant chez le poète. Elle leur préfèrera ceux des Kindertotenlieder, quitte à ne pas les avoir naturellement dans son instrument.

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    Pas assez contralto, elle y sera donc plus Merriman que Ferrier – oui…  – , on ne peut s’en plaindre – certainement pas : quel art ! quelle justesse d’incarnation avec la plus extrême évidence de simplicité ! – , ses mots sont si – merveilleusement – doux et si douloureux à la fois, sa nostalgie si prégnante – oui ! quel absolu de naturel en cet art…  – , même la fièvre puis l’apaisement d’In diesem Wetter touchent juste, délivré de tout pathos – oui, oui : c’est somptueux de justesse ! – ; le Gürzenich-Orchester, si retenu –lui aussi ! – par Jordan de Souza, y veille.

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    LE DISQUE DU JOUR

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    Songs of Fate

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    Gustav Mahler (1860-1911)

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    Des Knaben Wunderhorn
    (8 extraits : No. 4. Wer hat dies Liedlein erdacht?, GMW 23 ; No. 7. Rheinlegendchen, GMW 29 ; No. 5. Das irdische Leben, GMW 26 ; No. 2. Verlor’ne Müh’, GMW 22 ; No. 6. Des Antonius von Padua Fischpredigt, GMW 28 ; No. 10. Lob des hohen Verstandes, GMW 33 ; No. 9. Wo die schönen Trompeten blasen, GMW 35 ; No. 11. Urlicht, GMW 27)

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    Kindertotenlieder, GMW 45-O

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    Anna-Lucia Richter, mezzo-soprano
    Gürzenich-Orchester Köln
    Jordan de Souza, direction

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    Un album du label Myrios music MYR 036
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    Photo à la une : la soprano Anna-Lucia Richter – Photo : © Ammiel Bushakevitz

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    Un absolument merveilleux CD,

    que j’ai immédiatement noté, à ma toute première écoute, « très émouvant en sa sobriété« …

    Et c’est encore là un euphémisme !

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    Bouleversant !

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    Quelle intelligence hyper-sensible du chant de la part de cette hyper-émouvante et si constamment juste Anna Lucia Richter…

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    Ce mardi 11 novembre 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa