Étiquette : Brahms

  • Approfondir l’appréhension du merveilleusement délié jeu de piano de Fabrizio Chiovetta : son splendide très pur CD « Beethoven – Op. 109, 110, 111 – Fabrizio Chiovetta »…

    Ayant beaucoup, beaucoup apprécié – cf l’enthousiasme de mon article « L’exceptionnel talent de toucher de piano, pur, naturel et élégant, de Fabrizio Chiovetta : son bouleversant « Brahms – Klavierstücke Op. 116-119 ». Comment ai-je pu ignorer jusqu’ici cet art merveilleux du piano qui me va à ce point si fort droit au cœur en sa clarté et absolue pureté ? » du 23 avril dernier à propos de son CD « Brahms – Klavierstücke Op. 116-119 « … – le jeu de piano merveilleusement délié de Fabrizio Chiovetta dans les – presque – derniers opus de Johannes Brahms en son CD « Brahms – Klavierstücke Op. 116-119 – Fabrizio Chiovetta«  – le CD Aparté AP 395, enregistré à Dobbiaco en décembre 2024  – ,

    j’ai désiré approfondir ma perception de son si magnifique toucher de piano – comment avait-je pu l’ignorer jusqu’ici ?.. – , en commençant par me procurer, en les commandant à mon disquaire préféré, ses précédents CDs « Mozart – Fabrizio Chiovetta – Piano Sonatas K. 282 – 310 – 332 – Rondo K. 511«  – le CD Aparté AP 199, enregistré à Dobbiaco en décembre 2017 – et « Beethoven – Op. 109, 110, 111 – Fabrizio Chiovetta » – le CD Aparté AP 238, enregistré à Dobbiaco en janvier 2020 – consacré aux ultimes – elles aussi : un aboutissement, ou du moins une ultime étape accordée par la vie… – Sonates pour Piano de Beethoven…

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    C’est l’écoute de ce dernier, le CD Beethoven, consacré aux trois – si géniales ! – dernières Sonates, Op. 109, 110 et 111, qui m’emballe totalement, et m’aide à approcher l’idiosyncrasie du magique toucher, si parfait, très pur, clair, délié donc, de Fabrizio Chiovetta…

    À preuve, ici, cette bien trop brève (de 1′ 41) mais si éclairante (!) vidéo…

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    Sur ce si pur magnifique CD, je n’ai pas réussi à dénicher d’autres commentaires que celui-ci, mais très juste, de Jean-Marc Warszawski, intitulé « Fabrizio Chiovetta émerveille les trois dernières sonates de Beethoven« , sur le site de musicologie.org , en date du 16 novembre 2020 :

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    16 novembre 2020 —— Jean-Marc Warszawski.

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    Fabrizio Chiovetta émerveille les trois dernière sonates de Beethoven

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    Fabrizio Chiovetta

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    Beethoven, Sonates pour piano opus 109, 110, 111, Fabrizio Chiovetta. Aparté 2020 (AP 238).

    Enregistré en janvier 2020, à Dobbiaco, en Italie.

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    Pour faire la fête à Ludwig van Beethoven et éteindre ses 250 bougies, Fabrizio Chiovetta propose dans ce cédé le souffle des trois dernières sonates pour piano composées en 1820-1822.  Dernières sonates, mais pas dernier mot, Beethoven composera encore ou achèvera la composition d’une quinzaine d’œuvres dont la Missa solemnis, la 9esymphonie, les variations « Diabelli », les quatuors 12 à 1 – mazette !!!

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    Les dernières sonates et les derniers quatuors – quels chefs d’oeuvre, eux aussi !!! – du Rhénan immigré à Vienne ont été fraîchement accueillis – eh! oui… – par les contemporains, y compris par les musiciens admirateurs, s’employant à répandre ses œuvres, tel Pierre Baillot, célèbre  pour ses soirées parisiennes de musique de chambre, dédicataire et créateur du dixième quatuor.

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    On mit, ce qu’on entendait – alors – comme des étrangetés et des manques de goût, au compte de la surdité du compositeur. Il est difficile de juger ce jugement, le simple quidam d’aujourd’hui à une expérience auditive incommensurablement plus étendue – en effet – que le musicien le plus cultivé de cette époque, il ne saute plus au plafond pour une modulation dans un ton éloigné non préparée, il en a entendu d’autres, surtout les musiques qui ont suivi – bien sûr. Certes, la surdité a certainement joué un rôle, mais il téméraire de dire lequel, et peut-être encore plus téméraire de penser qu’il a été négatif.

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    Au moins a-t-on repéré, on repère toujours, une inflexion du style, dont il est bien difficile de dire de quoi elle est faite. On peut imaginer qu’après des efforts pour se faire entendre, Beethoven s’est senti écouté, lui qui n’entendait plus du tout depuis 1815.

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    Les avocats du « dernier Beethoven » peuvent y entendre un certain renoncement, moins de véhémence, une intériorisation. Pourtant, tout ce qu’on aime chez le « déboutonné » est là, plus puissant – voilà ! – que jamais, avec une multitude de nuances sensibles – voilà, voilà – inconcevables – alors – , mais également musicales – bien sûr ! – indiquées soigneusement sur les partitions (ce qui prouve que Beethoven entendait fort bien intérieurement). Si on écoute, si on prête attention, c’est un Beethoven qui cherche – voilà, voilà… – plus que la satisfaction esthétique des choses biens menées, il explore – c’est le mot ! Ici sa musique prend aux tripes – oui – et surprend – du moins pour commencer ; après on s’y enchante, en y rendant les armes…

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    Par ses magnifiques cantabiles lumineux ou sombres, souvent d’extraction populaire, ses rugissements, le foisonnement, la carrure formelle liée à la liberté d’épisodes s’incrustant les uns aux autres (parallèlement, Beethoven composait des bagatelles) – oui. Il est vrai que les codes du pathos y sont moins naïvement projetés que dans les sonates qui firent sa popularité, ce n’est plus la musique qui hurle ou qui pleure dans les oreilles, l’auditeur est invité à le faire, comme dans le bon théâtre.

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    Dans ces sonates, Beethoven atteint des sommets – transcendants – de densité musicale, d’invention – voilà, voilà – dans la prolifération des motifs, la segmentation et le remembrement des thèmes, la circulation et l’échange entre les voix – oui, oui : tout cela… – , surtout par une écriture contrapuntique qu’il n’avait jamais autant affirmée, jusqu’à la fugue pro forma.

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    Il n’y a plus ici la narration linéaire – voilà – , avec ses apartés, digressions, excursus, qui menaient du début à un climax et du climax au final, une musique « qui allait quelque part » – où l’on était en pays de connaissance – contrairement à la polyphonie de Johann Sebastian Bach, dont le système, on l’imagine, pourrait indéfiniment « tourner », si on n’abrégeait par une cadence finale – en effet. Là aussi, Beethoven semble suspendre le temps – oui ! – , tracer les frontières d’un empire sonore achevé et complet, réunissant le passé et le présent et sans le savoir l’avenir – oui, oui.

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    Peut-être est-ce la chose qui troubla les contemporains dans un temps où Bach n’avait pas encore été  réhabilité aux oreilles par les Mendelssohn et l’héritage beethovénien, avec ses vents nouveaux, d’aileurs en gestation – oui : encore à poursuivre... – sur le métier de ces trois sonates,  pas encore déployés. On ne s’étonnera pas alors d’y trouver des tournures à la Schumann (premier mouvement de la sonate no 30), ou à la Schubert (3e mouvement)… Les oreilles de l’époque n’étaient pas accoutumées au contrepoint déjà démodé au début du siècle précédent, elles étaient aussi peu réceptives à la modernité la plus avancée. La fusion des deux avec le style classique devait être des plus déroutante – et c’est bien cela qu’en l’isolement de sa surdité et de son génie fou exploratoire, osait là Beethoven…

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    Fabrizio Chiovetta, virtuose élégant, précis, maître des nuances et du discernement – tout cela est de la plus grande justesse ! – , nous offre avec son  neuvième cédé une merveille de musique et d’émotions – et tout est fort bien dit là de l’idiosyncrasie du jeu de piano de l’artiste genevois qu’est Fabrizio Chiovetta. Immense admiration !!!

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    plume 7 Jean-Marc Warszawski
    16 novembre 2020

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    La probité musicale idéalement claire et fluide, d’un interprète dans le parfait service, intelligent et sensible – sans le moindre pathos auto-centré – , de ce qu’il a à jouer.

    Immense merci à cet immense interprète, probe, pur, et formidablement élégant !

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    Je m’apprête maintenant à commander son CD « Fabrizio Chiovetta – Schumann – Fantasie – Arabeske – Kinderszenen » Aparté AP 305 – enregistré à Dobbiaco en mars 2022..

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    Ce vendredi 8 mai 2026, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Can Çakmur poursuit sa passionnante série d’exploration-confrontations-interprétation du répertoire schubertien « Schubert + », en associant cette fois-ci les « Waldszenen » Op. 82 et les « Drei Phantasiestücke » Op. 111 de Robert Schumann à la Sonate pour piano D 850 de Franz Schubert….

    Can Çakmur – prononcez : Djahn Tchakmour : il est né à Ankara en 1997… – poursuit sa passionnante série d’exploration-confrontations-interprétation du répertoire schubertien « Schubert + » pour le label Bis en associant cette fois-ci les « Waldszenen » Op. 82 et les « Drei Phantasiestücke » Op. 111 de Robert Schumann à la Sonate pour piano D 850 de Franz Schubert,

    en un sixième volume Bis 2760 SACD « Schubert + Schumann » – enregistré à Hanovre enregistré à Hanovre du 13 au 19 mars 2023 Schumann, et du 8 au 12 avril 2024 pour la Sonate D.850 de Schubert…

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    Après les CDs

    « Schubert + Schoenberg » Bis 2650 – enregistré à Hanovre du 21 au 26 mars 2022 – ,

    « Schubert + Brahms » Bis 2680 – enregistré à Hanovre du 21 au 26 mars 2022 pour les Vier Klavierstücke Op. 119 de Brahms, et du 12 au 17 septembre 2022 pour les Schubert – ,

    « Schubert + Krenek » Bis 2690 – enregistré à Hanovre du 12 au 17 septembre 2022 – ,

    « Schubert + Voříšek + Chopin + Scriabin » Bis 2710 – enregistré à Hanovre du 13 au 19 mars 2023 – ,

    et « Schubert + Beethoven » Bis 2760 – enregistré à Hanovre du 13 au 19 mars 2023 pour les 32 Variations sur un thème original WoO 80 de Beethoven, et du 18 au 223 septembre 2024 pour les Schubert… – de Can Çakmur,

    voici donc son « Schubert + Schumann » – enregistré à Hanovre enregistré à Hanovre du 13 au 19 mars 2023 Schumann, et du 8 au 12 avril 2024 pour la Sonate D.850 de Schubert – , avec très bref extrait–ci…

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    Jusqu’ici, j’ai consacré 4 articles,

    aux dates du 5 mars 2025 « Découvrir le courageux talent de Can Çakmur dans les « Impromptus » D. 899 et D. 935 de Franz Schubert dans ses passionnants (et audacieux) CDs Bis 2680 et 2710 – SACD « Schubert + … » : un interprète désormais à suivre…« ,

    19 mars 2025 « Mieux entendre, et à plusieurs écoutes successives, des CDs : ainsi ce jour, le CD BIs 2710 – SACD « Schubert + Vorisek – Chopin – Scriabin » de Can Çakmur, à l’occasion de la lecture de l’article « Relu » de Jean-Charles Hoffelé. Ou comment servir au mieux au disque comme au concert le jubilatoire allant de l’ »Impromptu » noté, à la volée de l’improvisation, par son compositeur livré à l’inouï de son inspiration…« ,

    23 août 2025 « La passionnante aventure discographique « Schubert + » de Can Çakmur pour le label Bis : une intelligence lumineuse, ramifiée et rhizomatique, des œuvres…« ,

    et 29 août 2025 « Réception ce jour du « Schubert + » de Can Çakmur qui manquait à ma collection personnelle : le CD « Schubert + Schoenberg » qui avait inauguré la série… Imageance du chercheur-essayeur, et sensibilité-tendresse du toucher« ,

    aux interprétations discographiques de ce brillant interprète schubertien…

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    Sur les 21 Sonates pour piano seul de Franz Schubert  (D. 157, 279, 459, 537, 557, 566, 568, 571, 575, 613, 625, 655, 664, 784, 840, 845, 850, 894, 958, 959 et 960), n’ont jusqu’ici paru, sur les 6 CDs enregistrés à Hanovre pour le label Bis par Can Çakmur, que 6 de ces Sonates, soient les Sonates

    n° 4 (D. 537) dans le CD « Schubert + Schoenberg« ,

    n°13 (D. 664), dans le CD « Schubert + Beethoven« ,

    n°15 (D. 840), dans le CD « Schubert + Krenek« ,

    n° 17 (D. 850), dans le CD « Schubert + Schumann« ,

    n°19 (D. 958), dans le CD « Schubert + Beethoven« ,

    et n°20 (D. 959) dans le CD « Schubert + Schoenberg« …

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    Et je remarque, au passage, que n’a pas encore parue au disque sous les doigts de Can Çakmur la Sonate n°18 D. 894 de Schubert, dont l’interprétation d’Ammiel Bushakevitz, en son CD Hänssler HC 24025 « Fantasies« , avait soulevé très haut mon enthousiasme, ainsi qu’en a témoigné, notamment, mon article « Les passionnantes questions-réflexions d’Ammiel Bushakevitz sur Schubert et la « Fantaisie », à propos de sa « Wanderer Fantaisie » Op. 15 (D. 760), sa « Sonate-Fantaisie » Op. 78 (D. 894), la « Fantaisie pour piano à 4 mains » Op. posthume 103 (D. 940) et la « Fantaisie pour violon et piano » Op. posthume 159 (D. 934)… » en date du 13 avril 2025…

    Regardez et écoutez ainsi cette très brève vidéo-ci pour percevoir un trop minime instant de cette interprétation merveilleuse de la Sonate n°18 D. 894 de Schubert par le prodigieux Ammiel Bushakevitz en son fabuleux et indispensable CD « Fantasies« … 

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    En tout cas,

    chaque fois, à chaque nouveau CD de cette riche série « Schubert + » de Can Çakmur pour le label Bis – une série enregistrée toute à Hanovre – , ces confrontations auxquelles sait procéder très ingénieusement Can Çakmur en ses interprétations des Sonates de Schubert avec des œuvres d’autres compositeurs – antérieurs, contemporains ou postérieurs par rapport à Schubert – sont tout à fait stimulantes et passionnantes, révélatrices de nouveaux aspects du génie de composition de Schubert, pour le profit de notre écoute ainsi orientée par ces successifs très inventifs focus, et enrichie… C’est vraiment très très intéressant !

    Et à suivre, bien évidemment…

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    Ce mardi 17 mars 2026, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • La magie des métamorphoses magnifiques d’Anna Lucia Richter : de son Schubert (enregistré en 2018) à son Brahms (en 2022) et maintenant son Mahler (en 2024) !!!

    Oui,

    ce sont bien de magiques métamorphoses magnifiques d’Anna Lucia Richter que nous offrent les splendides CDs « Heimweh – Schubert Lieder » – PTC 5186 839 – , « Brahms Lieder » – PTC 5186 986 – et « Malher – Songs of Fate » – MYR 036 – enregistrés à Hilversum en mai 2018 pour le label Pentatone ; à Raiding en février – mars 2022 pour Pentatone ; et à Cologne en octobre 2024 pour le label Myrios Classics,

    par une chanteuse qualifiée de soprano en 2019 pour son CD Schubert, puis de mezzo-soprano en 2022 pour son CD Brahms et en 2025 pour son CD Mahler…

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    C’est assez stupéfiant !

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    De plus,

    la blonde jeune-fille de la pochette du CD Schubert – cf l’image qu’en donne l’article de Jean-Charles Hoffelé « Mélancolie » du 18 août 2023  – est devenue une jeune-femme châtain pour le CD Brahms – cf l’image donnée dans l’article de Jean-Charles Hoffelé « Liedersängerin » du 9 juin  2023  – , et maintenant une très belle dame brune pour le CD Malher – cf l’image de l’article de Jean-Charles Hoffelé « Mutters Stimme » du 5 novembre 2025…

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    Écoutez-la ici dans le sublime « Der Hirt aux dem Felsen » (12′ 25) de son CD Schubert ;

    puis dans cette vidéo en concert de « Der Tod, das ist die kühle Nacht » (3′ 02) de Brahms, avec Ammiel Bushakevitz ;

    et dans ce podcast du bouleversant « Urlicht » (5′ 24) de son CD Mahler…

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    Anna Lucia Richter :

    une chanteuse dont nous guettons assurément désormais avec impatience la prochaine métamorphose d’accomplissement…

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    Ce lundi 17 novembre 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Un vivant tropisme tchèque qui m’est cher : les Danses slaves de Dvořák par Simon Rattle, maintenant bien chez lui en cette Prague si musicale…

    J’ai personnellement un fort tropisme tchèque, et pas seulement musical : j’aime Prague.

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    Je me réjouis donc de la fort juste appréciation, qu’en son article « Paysages de l’empire » de ce jour, la très fine oreille de Jean-Charles Hoffelé vient de percevoir et proclamer sur son blog Discophilia à propos du marquant très beau CD Pentatone PTC 5187414 « Dvorak – Slavonic Dances » que Sir Simon Rattle, parfaitement chez lui à Prague, a enregistré, à la tête du Czech Philharmonic, dans la salle Dvořák du Rudolfinum, au cœur si chaleureux de la ville de Prague – du 29 au 31 janvier, et du 9 au 11 avril 2025… 

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    Voici donc cet article :

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    PAYSAGES DE L’EMPIRE

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    Des suites de danses ? Sir Simon Rattle, de plus en plus incliné vers la musique tchèque, et enfin chez lui – oui – à Prague, est plus sensible aux paysages – de cette Bohème de Dvorak.

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    Ce qui chez certains aura poussé les fantaisies de Dvořák vers l’unité symphonique ne le frôle pas pour autant : les rythmes sont vifs, et si l’orchestre reste toujours très plein, les couleurs chatoient – oui – mais sont capables soudain de cet automne – voilà – qui sera au long des deux cahiers la seule expression un peu nostalgique – oui, oui.

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    Dans les splendeurs – oui – des Tchèques, Rattle fait entendre quantité de détails, d’accents, d’équilibres – oui, très fins – qui disparaissent souvent dans la furia des danses sous d’autres baguettes moins aiguisées, il infuse aussi ici où là quelques notes d’humour qui rendent le giocoso piquant, et ne parle pas seulement l’idiome national : il y a des reflets de Brahms dans son Dvořák, et même parfois un peu de Johann Strauss – des Viennois de l’Empire…

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    J’entends déjà les puristes crier à l’hérésie, mais ceux qui n’ont pas de bouchons d’oreilles se régaleront – parfaitement !!! C’est ce que je me dis moi aussi…

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    LE DISQUE DU JOUR

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    Antonín Dvořák (1841-1904)

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    Danses slaves, Cahier I,
    Op. 46, B. 83

    Danses slaves, Cahier II,
    Op. 72, B. 147

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    Orchestre Philharmonique Tchèque
    Sir Simon Rattle, direction

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    Un album du label Pentatone PTC 5187414
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    Photo à la une : le chef d’orchestre Sir Simon Rattle –
    Photo : © Petra Hajska

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    Un bain mordoré et vivant de fraîche poésie tchèque…

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    Ce samedi 15 novembre 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa