Étiquette : Bruno Cocset

  • Antonio Vivaldi : avec ou sans tendresse, un critère de pertinence de l’interprétation

    Ce qui fait _ et considérablement ! _ la différence

    parmi les interprétations _ et enregistrementts discographiques _ de l’œuvre de Vivaldi,

    …

    c’est la présence ou l’absence du rendu de la tendresse,

    …

    que ce soit _ bien sûr _ dans les passages lents,

    mais aussi dans les moments de grande virtuosité.

    …

    …

    Bruno Cocset,

    ou Jean-Guilhen Queyras,

    nous ont, sur ce chapitre, cette année,

    comblés ;

    …

    mais pas, une nouvelle fois, hélas,

    Fabio Biondi.

    …

    …

    Que l’on s’amuse

    à passer en revue chez soi sur sa platine

    la collection de ses CDs Vivaldi,

    …

    et en faire le test sur ce critère

    de la tendresse proprement vivaldienne,

    …

    et l’on fortifiera assurément son appréciation…

    …

    …

    Qu’on ré-écoute aussi

    Giuliano Carmignola,

    ou Victoria Mullova,

    …

    et on se verra confirmé

    quant à cette pertinence de la tendresse

    dans l’interprétation de l’œuvre

    du Prêtre roux

    vénitien… 

    …

    …

    Ce jeudi 27 décembre 2018, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • la poésie renversante du clavicorde : un admirable (troisième) CD Carl Philipp Emanuel Bach, par Jocelyne Cuiller

    L’enchantement des précédents CDs de clavicorde _ Ô süsser Clavichord ! (CD Fuga Libera FUG 508, en 2005) et Rêveries pour connaisseurs et amateurs (CD Fuga Libera FUG 536, en 2008) n’ont jamais quitté ma table de chevet… _ de la clavicordiste Jocelyne Cuiller

    laissait très puissamment désirer

    une nouvelle merveille _ de douceur et vie : des qualités dominantes de l’œuvre musical (proprement merveilleux !) de Carl Philipp Emanuel Bach _ discographique

    d’un instrument et un répertoire

    trop peu courus en la discographie _ pour ne rien dire du concert : la projection et l’amplitude de l’instrument nécessitant des salles plutôt intimes, ou sinon de la plus parfaite acoustique qui soit ! pour un public alors merveilleusement fasciné !..

    En plus du jeu parfait de poésie (!) de la clavicordiste !

    …

    Or voici qu’une nouvelle production, le CD _ un peu bizarrement : à la façon de quelque capriccio biscornu du temps de Carl Philipp… _ intitulé Sonates pour Yukio _ en l’honneur de l’écrivain japonais Yukio Mishima, et de son Neige de printemps, dont des extraits sont proposés à lire en les intercalant avec l’audition de ces sonates… : en une sorte de souvenir-hommage à la joie de concerts-lectures avec le regretté Philippe Le Naël en lecteur (de charme) de choix… _,

    soit le CD Ligia Lidi 0101236-11, par Jocelyne Cuiller,

    sur un clavicorde Jean Tournay, de 2006,

    d’après un instrument de Christian Gottfried Friederici, conservé au Musée de la Musique, à Paris),

    vient magnifiquement combler notre espérance !

    avec un choix de cinq _ stupéfiantes de musicalité : quels chefs d’œuvre de vie… _ sonates, les sonates Wq 51/4, Wq 65/31, Wq 65/17, Wq 65/22 et Wq 69 :

    composées toutes à Berlin, en 1761, 1757, 1746, 1748 et 1747 _ ces trois dernières, on le remarque, du vivant du père, Johann Sebastian ; les deux premières après sa mort, survenue en 1750.

    …

    Les mélomanes auraient assurément grand tort de laisser passer inaperçues de telles merveilles de musicalité !!!

    …

    Sur ma platine,

    je viens juste auparavant de me réjouir très (très) fort ! d’un nouvel enregistrement de Bruno Cocset et de son ensemble Les Basses Réunies _ avec Emmanuel Jacques (au violoncelle & ténor de violon), Mathurin Matharel (au violoncelle), Richard Myron (à la contrebasse) et Bertrand Cuiller (au clavecin et à l’orgue) _ :

    un CD intitulé Domenico Gabrielli, la nascita del violoncello,

    publié par un nouveau label, agOgique _ dirigé par Alessandra Galleron _ :

    le CD-livre (avec 67 photos !) AGO 001…

    Avec des pièces de Vitali, Gabrielli, Jacchini et Degli Antoni :

    Bologna,1689… en est le sous-titre.

    …
    Or, l’excellent claviériste Bertrand Cuiller

    n’est autre que le fils de Jocelyne Cuiller (et du violoniste Daniel Cuiller, le fondateur de l’ensemble Stradivaria) ;

    outre qu’il est aussi le_ très brillant ! _ élève du génialissime (!) Pierre Hantaï :

    que l’on ré-écoute les précédents enregistrements (chez Alpha et Mirare) de Bertrand Cuiller…

    Que voilà d’excellentes musicales filiations…

    …

    Ce _ tout nouveau _ CD de Bruno Cocset et de son ensemble Les Basses réunies

    et ce _ tout nouveau _ CD de clavicorde de Jocelyne Cuiller

    sont des merveilles absolues (!!!) de son _ en quelque sorte la perfection ! _

    et _ mieux encore _ de musique !!!

    …

    Aux excellents entendeurs de musique,

    salut,

    donc !

    …
    Titus Curiosus, ce 27 novembre 2011