Étiquette : Cantique des Cantiques

  • Un merveilleux « Du bist schön und lieblich » de Clematis, magnifiquement composé et idéalement réalisé…

    Le CD Ricercar RIC 479 « Andreas Hammerschmidt – Du bist schön und lieblich » de l’Ensemble Clematis, splendidement dirigé par le violon de Stéphanie de Failly et le clavecin et l’orgue de Yoann Moulin, avec Capucine Keller, soprano, et Maxime Melnik, ténor, sur des poèmes très émouvants du « Cantique des cantiques« , est aussi magnifiquement composé qu’idéalement réalisé – enregistré à Centeilles au mois de septembre 2024… – :

    que de merveilleuses musiques sont rassemblées ici !..

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    Écoutez donc ceci…

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    C’est un récent article de Crescendo Magazine, du 6 octobre dernier, et signé Serge Martin, « Des pages séparées d’Hammerschmidt regroupées pour créer un petit opéra imaginaire« , ainsi que la mention du remarquable claviériste qu’est Yoann Moulin, qui m’ont fait connaître l’existence de ce superbe CD, que j’ai alors pu dénicher chez mon disquaire préféré ; jusqu’alors j’avais ignoré son existence…

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    Le voici donc :

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    Des pages séparées d’Hammerschmidt regroupées pour créer un petit opéra imaginaire

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    LE 6 OCTOBRE 2025 par erge Martin
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    Andreas Hammerschmidt (1611-1675). « Du bist schön und lieblich ». Capucine Keller, soprano, Maxime Melnik, ténor ; Clematis, direction : Yoann Oulin – Yoann Moulin ! j’avais compris qu’i y avait eu là erreur de frappe ; et absence de relecture !!! – et Stéphanie de Failly. 2024. Livret en français, anglais et allemand. 63’44. Ricercar-RIC 479.

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    Jérôme Lejeune nous a déjà réservé bien des surprises – mais oui ! – dans ses éditions de musique baroque allemande. Un compositeur apparaît au milieu d’une compilation (dans le 5e volume des « Deutche Barock Kantaten » pour Andreas Hammerschmidt). On le sort ensuite de l’anonymat en lui offrant un panorama complet de sa production : ce fut « Ach Jesus stirbt » avec Vox Luminis. Et puis l’intérêt gonflant, on décide de se focaliser sur un seul versant de sa production. Ici son approche – par Clematis – de l’amour humain au travers du « Cantique des Cantiques ».

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    En fait ce dernier fut tout au long de la Renaissance le livre de la Bible le plus courtisé – voilà – par les compositeurs qui trouvaient dans les textes un érotisme réel – en effet ! – que leur caractère sacré – biblique ! – rendait présentable à des communautés plutôt austères – dans l’Allemagne de la Réforme de Luther… Hammerschmidt ne fait pas exception à la règle et son travail l’amène dans un de ses derniers recueils jusqu’à écrire, avec « Mein Freund ist mein », d’ailleurs sous-titré « dialogus », une véritable scène théâtrale.

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    Jérôme Lejeune va plus loin et conçoit un véritable opéra miniature – oui – à partir de pièces du compositeur entrecoupées de mouvements de danse d’un nouvel inconnu, David Funck – 1648 – 1699 : « On ne sait quasi rien de David Funck, compositeur originaire de Bohème, mais actif en Thuringe« , nous apprend Jérôme Lejeune à la page 15 du CD. Il culmine – ce CD – dans les deux pièces tirées de sa « Kirchen-und Tafel-Musik de 1662 » – d’Andreas Hammerschmidt – , le « dialogus », déjà évoqué et « Ich suchte des Nachts » qui décrit le parcours nocturne de la ville par l’amante à la recherche de son bien-aimé.

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    .Et tout se termine par la même thématique du « Siehe mein Freund », celle fois confiée dans un réel duo à un total inconnu Thomas Strutz – 1621 – 1678 – qui officia sa vie durant à Dantzig. Et une fois de plus, cette découverte est une réelle révélation – oui, oui !

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    Un tel programme n’est pensable que si les interprètes assurent une réelle continuité – en effet – dans la succession de pièces diverses ; et, là, on ne peut qu’admirer – oui, oui ! – la souplesse qui caractérise le travail de l’Ensemble Clematis qui anime ce parcours d’une bonne heure avec une belle flexibilité. Le passage des instruments aux voix se pratique avec une ductilité qui unifie le propos sans jamais le forcer. Cette superbe maîtrise peut alors se mettre au service des deux voix de la soprano Capucine Keller et du ténor Maxime Melnik (on est heureux de le retrouver au disque) qui habitent ces monologues ou dialogues amoureux avec une belle variété, jusqu’aux ornements dans les pages d’inspiration italienne. Mais celle-ci n’est jamais envahissante et la principale vertu de cette interprétation réside dans sa continuité : on impose un climat, souple et agile, et on le perpétue dans sa légèreté tout au long des péripéties.

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    Un véritable régal – absolument ! – qui se déguste dans sa continuité. Quant à Hammerschmidt, une fois de plus, on en redemande – oui, oui !
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    Son : 10 Répertoire : 10 Livret : 10 Interprétation : 9

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    Serge Martin

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    Que de joyaux à redécouvrir et à aussi bien servir ainsi au disque…

    Le travail de Ricercar et Jérôme Lejeune est une fois de plus à relever, et remercier de toute notre gratitude de mélomane passionné et curieux du meilleur…

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    Ce dimanche 19 octobre 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Un splendide regard des Disinvolti sur le crépuscule du madrigal en Italie, de 1606 à 1643, au moment de Claudio Monteverdi : le merveilleux CD « Motets from the Song of Songs – Vulnerasti cor meum »…

    C’est à un splendide regard sur le moment superbe et poignant du crépuscule du madrigal en Italie, de 1606 à 1643 _ soit le moment même de l’œuvre flamboyant de Claudio Monteverdi… _ que nous emmène vagabonder le merveilleux CD « Motets from the Song of Songs – Vulnerasti cor meum » de l’ensemble I Disinvolti, le CD Arcana A 562 _ enregistré à Breno (Brescia) du 14 au 18 juin 2020 et les 14 et 15 juillet 2021 _ en un superbe programme de Motets amoureux _ dont 12 inédits jusqu’ici au disque sur les 17 du programme… _,

    inspirés tous du sublime « Cantique des Cantiques« ,

    de 16 compositeurs différents : Giuseppe Valentini, Francesco Casati, Serafino Patta, Alessandro Grandi, Orazio Tarditi, Giulio-Cesare Monteverdi, Giovanni Banci, Adriano Banchieri, Ignazio Donati, Federico Malgarini, Claudio Monteverdi, Leone Leoni, Giovanni Rovetta, Giovanni-Antonio Rigatti et Giovanni-Bernardo Colombi…

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    Et regardez ici une vidéo de leur interprétation du Motet « Providebam Dominum« , de 1619, de Giovanni-Bernardo Colombi (fl. 1603 – 1621),

    soit l’œuvre de la plage 17 et dernière de ce très inspiré et inspirant CD.

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    Par un ensemble constitué de trois chanteurs : Massimo Lombardi, Massimo Altieri et Guglielmo Bonsanti ; et trois instrumentistes : Marco Saccardin, Noelia Reverte Reche et Nicola Lamon, tous parfaits.

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    Et avec une belle et éclairée présentation « Motets amoureux du premier XVIIe siècle » signée Marco Bizzarini, aux pages 6 à 9 du livret.

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    Bravissimo !

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    Ce mardi 26 mars 2023, Titus Curiosus – Francis Lippa