Étiquette : Carl Friedrich Christian Fasch

  • Ecouter au disque « Das Jahr » de Fanny Hansel-Mendelssohn : plusieurs propositions…

    De « Das Jahr » pour piano de Fanny Hensel-Mendelssohn (Hambourg, 14 novembre 1805 – Berlin, 14 mai 1847),

    il se trouve que ma discothèque personnelle possède jusqu’ici 3 interprétations au CD :

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    _ celle de Carlo Levi-Minzi – enregistrée à Wedemark en 1998 – dans le CD n°1  du coffret de 6 disques Hänssler Classics HC 25023 « Fanny Hensel-Mendelssohn » ;

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    _ celle d’Else Biesemans – enregistrée à Zurich du 12 au 14 novembre 2011 – dans le CD Genuin GEN 12244 « Fanny Hensel-Mendelssohn – Das Jahr » ;

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    _ et celle de Martina Frazzotti– enregistrée à Schiedam les 2 et 3 septembre 2019 – dans le CD Piano Classics PCL 10238 « Fanny Mendelssohn – Piano Music« …

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    Fanny Hensel-Mendelssohn, la œur aînée de Félix Mendelssohn (Hambourg, 3 février 1809 – Leipzig, 10 novembre 1847), est une compositrice passionnante,

    que sa famille, son frère compris, a préféré voir renoncer à une carrière musicale publique…

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    Et il est possible que certaines des pièces musicales de la prime jeunesse de Felix – j’en adore certaines !  dans la lignée de l’Empfindsamkeit de leurs maîtres de musique à tous deux, dont principalement Carl-Friedrich Zelter (Berlin, 11 décembre 1758 – Berlin, 15 mai 1832), élève de Carl-Friedrich-Christian Fasch (Zerbst, 18 novembre 1736 – Berlin, 3 août 1800), en remontant jusqu’au mentor de ceux-ci, C.P.E. Bach (Weimar, 8 mars 1714 – Hambourg, 14 décembre 1788) – soient en réalité de sa main à elle…

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    Très tôt, comme son frère, Fanny manifeste des dons musicaux. Son père et ensuite son frère l’empêcheront néanmoins de se consacrer totalement à sa première passion, la musique. Ainsi Abraham Mendelssohn écrivit à sa fille alors âgée de 15 ans :

    « la musique deviendra peut-être pour lui [Felix] son métier, alors que pour toi elle doit seulement rester un agrément mais jamais la base de ton existence et de tes actes. »

    Son frère n’est pas en reste :

    « L’encourager à publier quoi que ce soit, je ne le puis, car ce serait aller contre mes convictions. Nous avons souvent discuté fermement de cela et je maintiens tout à fait mon opinion… Fanny, telle que je la connais, n’a jamais souhaité devenir compositeur ni avoir une vocation pour cela ; elle est trop femme. Elle dirige sa maison et ne pense nullement au public ni au monde musical, ni même à la musique, tant que ses premiers devoirs ne sont pas remplis. Publier ne pourrait que la distraire de cela et je ne peux pas dire que je l’approuverais. »

    Alors que Fanny doit se limiter au salon, les parents Mendelssohn « offrent » tous les dimanches à Felix un orchestre qui lui permet de tester ses créations, permettant la publication du Songe d’une nuit d’été alors qu’il n’a que 17 ans. De la même façon, Felix est présenté à Goethe alors qu’il n’est âgé que de 11 ans, tandis que Fanny est mise à l’écart, cette rencontre ne concernant que la gent masculine.

    Fanny entretient pourtant une relation très proche avec son frère Felix, de trois ans et demi son cadet. Il n’était pas rare que ce dernier allât chercher des conseils en matière de composition auprès de sa sœur, dont il respectait le goût musical. Elle organise également pour lui des concerts et tournées, ainsi que des rencontres avec Gounod, Liszt, Clara et Robert Schumann.

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    Et je suis personnellement très curieux de toute production discographique la concernant…

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    Ce jeudi 23 octobre 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Musiques de joie : l’allégresse bondissante des Symphonies pour cordes de jeunesse de Felix Mendelssohn, dans la filiation, via son maître Carl Friedrich Zelter, de Carl Philipp Emanuel Bach

    De Felix Mendelssohn (Hambourg, 3 février 1809 – Leipzig, 4 novembre, 1847),

    je vénère _ je l’ai maintes fois dit _ les ultra-vives et éblouissantes œuvres de jeunesse de celui qui fut l’élève, à Berlin, de Carl Friedrich Zelter (Berlin, 11 décembre 1758 – Berlin, 15 mai 1832) :

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    ainsi, par exemple, le vertigineux Concerto pour violon et piano _ tout spécialement dans l’interprétation diabolique de virtuosité de Gidon Kremer et Martha Argerich _, composé, lui aussi, en 1823 ;

    ou le plus qu’enthousiasmant : absolument merveilleux _ un chef d’œuvre absolu ! _, Octuor op. 20, composé, lui, en 1825 _ Mendelssohn avait seize ans.

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    Mais j’aime tout spécialement le bouquet magique et merveilleux de ses treize Symphonies pour cordes _ Felix avait entre 12 et 14 ans !

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    C’est entre 1821 et 1823, en effet, que le jeune Mendelssohn, né le 3 février 1809, composa ses treize Symphonies pour cordes. Les sept premières, en 1821 _ Mendelssohn avait treize ans _ ; la huitième, l’année suivante _ la partition est datée du 27 novembre 1822 _ ; et les neuvième, dixième, onzième et douzième, respectivement en mars, mai, juillet et septembre 1823. Une treizième, commencée en décembre de cette année 1823, devint, avec une orchestration enrichie, la Première Symphonie, en Do Majeur, Opus 11, du compositeur.

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    Ces merveilleusement rafraîchissantes Symphonies pour cordes de Felix Mendelssohn datent ainsi de l’époque durant laquelle le jeune Felix suivait les leçons de son maître le compositeur berlinois Carl Friedrich Zelter ;

    et révèlent ce que, via Zelter, lui-même élève à Berlin de Carl Friedrich Fasch (Zerbst, 18 novembre 1836 – Berlin, 3 août 1800), le jeune Felix Mendelssohn a recueilli et s’est nourri de la splendide tradition contrapuntique de Jean-Sébastien Bach, et plus encore, l’aperçoit-on, de la magique fougue enflammée du fils de celui-ci, Carl Philipp Emanuel Bach (Weimar, 8 mars 1714 – Hambourg, 14 décembre 1788).

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    Surtout quand on sait que Carl Philipp Emanuel fut lui-même le maître, à Berlin, de Carl Friedrich Fasch, qui fut le maître de Zelter. Une tradition toujours vivace en ce début de XIXe siècle…

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    Ainsi un épisode de la guerre de Trente Ans nous apprend-il qu’en septembre 1758 la gravissime menace de troupes russes sur Berlin, la capitale du roi Frédéric II de Prusse _ le Roi envisagea même alors de se suicider... _, amenèrent Carl Philipp Emanuel Bach et son élève et ami Carl Friedrich Fasch _ qui étaient premier et deuxième clavecinistes du Roi à la cour de Potsdam _ à se réfugier, avec leurs familles, à Zerbst, auprès du père de Carl Friedrich, le compositeur Johann Friedrich Fasch (Büttelstadt, 15 avril 1688 – Zerbst, 5 décembre 1758) _ l’auteur de merveilleuses Ouvertures pour orchestre ! _ ; et c’est au cours de son séjour de trois mois à Zerbst, avant de pouvoir regagner Berlin, que CPE Bach y composa ses 6 Sonates pour clavier Wq. 50.

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    Bref, les treize Symphonies pour cordes de jeunesse de Felix Mendelssohn offrent à l’auditeur mélomane cette enthousiasmante allégresse qui exalte aussi son Octuor Op. 20 (composé en 1824) et son Concerto pour violon et orchestre.(composé en 1823)…

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    Et, pour ces Symphonies pour cordes, si bondissantes et réjouissantes, j’adore l’interprétation, magnifiquement vivante, du Concerto Köln, en ses 3 CDs, publiés par Teldec en 1994, 1996 et 1997.

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    Ecoutez ici, par exemple, leur Symphonie n° 1.

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    Ce dimanche 24 mai 2020, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Un superbe double-album de l’Ensemble Florilegium : « Music for a King _ Chamber works from the Court of Frederick the Great »

    L’Ensemble Florilegium

    nous a fort bien accoutumés

    à de splendides réalisations discographiques

    _ notamment  dans l’interprétation de la musique de chambre de Georg-Philipp Telemann (1681 – 1767).

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    Ce jour d’automne 2019,

    c’est un double-album de musique de chambre à la Cour du roi Frédéric de Prusse (1712 – 1786), à Berlin

    _ un roi (de 1740 à sa mort, en 1786), très éminent flûtiste lui-même _,

    qui nous est offert cette fois par l’excellent Ensemble Florilegium

    _ un double CD Channel Classics CCS 41819 _,

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    avec

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    le Ricercar de L’Offrande musicale, de Johann-Sebastian Bach (1685 – 1750),

    une Sonate en trio pour flûte, violon, viole de gambe et clavecin, de Johann-Joachim Quantz (1697 – 1773),

    une Sonate pour violoncelle et continuo, de Carl-Heinrich Graun (1704 – 1759),

    un Quintette pour flûte, violon, viole de gambe, violoncelle et clavecin, de Johann-Gottlieb Graun ()1703 – 1771),

    une Sonate pour flûte et continuo, de Johann-Gottfried Müthel (1728 – 1788),

    une Sonate pour violon et continuo, de Franz Benda (1709 – 1786),

    un Andantino con Variazioni pour clavecin, de Carl-Friedrich-Christian Fasch (1736 – 1800),

    et un Duetto pour flûte et violon, de Carl-Philippe-Emanuel Bach (1714 – 1788).

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    La réalisation de ce très beau programme

    _ superbement composé ! _,

    dans lequel la royale flûte occupe une éminente place,

    est parfaite !

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    Ce samedi 14 septembre 2019, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Un somptueux Quatuor à cordes opus 12 de Felix Mendelssohn par le Minguet Quartett

    Passionné que je suis

    par la musique de chambre _ tout particulièrement _ de Felix Mendelssohn (1809 – 1847),

    …

    me voici _ tout spécialement _ transporté par l’interprétation

    que donne présentement le Minguet Quartett,

    …

    en son splendide CD String Quartets vol. 2 de Felix Mendelssohn,

    le CD CPO 777 931-2,

    …

    du merveilleux Quatuor à cordes opus 12 du compositeur,

    composé en Angleterre et en Écosse en 1829

    _ un Mendelssohn, en la fleur de la jeunesse de ses fougueux et élégants 20 ans.

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    C’est en effet le descendant et héritier de l’esprit Sturm und Drang de ses maîtres

    _ Carl Friedrich Zelter (1758 – 1832),

    élève de Carl Friedrich Christian Fasch (1736 – 1800),

    qui avait succédé, au poste de deuxième claveciniste, à CPE Bach, en 1755, à la cour de Frédéric le Grand à Potsdam… _,

    …

    à partir de l’immense Carl Philipp Emanuel Bach (1714 – 1788),

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    que j’apprécie tant !

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    …

    Une interprétation du Minguet Quartett

    qui sait allier

    _ ô combien merveilleusement _

    la fougue et le feu

    de ce Sturm und Drang

    …

    à la grâce et l’élégance

    héritées, elles, de Mozart…

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    Soit une réalisation discographique mendelssohnienne parfaite !!!

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    Ce dimanche 21 octobre 2018, Titus Curiosus – Francis Lippa