L’article « Premiers sillons » de Jean-Charles Hoffelé sur son site Discophilia ce samedi 15 février,
m’a mis en grand appétit de ce CD Odradek Records ODRCD 463 intitulé « Born in Monaco » du jeune pianiste Slava Guerchovitch _ né à Monaco en 1999 _, comportant, entre le « Capriccio sopra la lontanezza del suo fratello dilletissimo » BWV 992 de Johann-Sebastian Bach, et l »Après une lecture du Dante » (No. 7, extrait des « Années de Pèlérinage II, S. 161. Italie ») de Franz Liszt,
mon œuvre favorite du piano de Maurice Ravel « Le Tombeau de Couperin « …
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Voici donc cet article assez appétissant :
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PREMIERS SILLONS
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La petite nostalgie qui flûte la ritournelle des premières mesures de l’Arioso du Capriccio, le toucher subtil, l’élégance du petit crescendo où transparaît comme un soupir, quelle merveille !
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Je ne savais rien de Slava Guerchovitch, mais enfin un jeune pianiste qui ose poser au centre de son premier album Le Tombeau de Couperin m’attirait l’œil et bien vite l’oreille.
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Il m’a cueilli dès le petit poème en six strophes que Bach adresse à son frère, regrets, tendresses, ultimes effusions du départ, motif du postillon et piaffé de sa Fugue, tant d’élégance, des charmes si discrètement touchants promettaient un Tombeau de Couperin de haute volée, car Ravel songeant à l’auteur des Barricades mystérieuses, y atteint au même degré d’intime, et de transposition, que Bach dans son petit concert fraternel.
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Le délié du Prélude dit déjà les affinités électives entre le jeune homme et cette part faussement lumineuse du piano de Ravel. Derrière le masque des danses, qu’il détaille avec des subtilités vertigineuses, jouant des nuances et du temps, les visages des morts à l’ennemi transparaissent, le ballet des ombres doublant celui des portraits « à la Couperin », jusque dans la Fugue, si piégeuse. Impossible de détailler les merveilles, l’art d’étonner par le détail soudain vu, ces respirations infimes et pourtant souveraines où s’avouent, sans pourtant manquer de pudeur, le texte comme le sous-texte de cette suite si souvent jouée de trop loin, écoutez seulement.
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Et puis plongez dans les cercles infernaux de la Dante où ce piano soudain se fait orchestre, le pianiste visionnaire, expérience sidérante qui indique un tout grand musicien qui a les moyens de son art.
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LE DISQUE DU JOUR
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Johann Sebastian Bach(1685-1750)
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Capriccio sopra la lontanezza del suo fratello dilletissimo, BWV 992
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Maurice Ravel (1875-1937)
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Le Tombeau de Couperin,
M. 68
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Franz Liszt (1811-1886)
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Après une lecture du Dante (No. 7, extrait des « Années de Pèlérinage II, S. 161. Italie »)
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Slava Guerchovitch, piano
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Photo à la une : le pianiste Slava Guerchovitch – Photo : © DR
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Et en attendant d’écouter sereinement sur ma platine ce CD _ que je me suis empressé de commander à mon disquaire favori _,
voici ce que youtube nous donne l’opportunité de prendre déjà un peu connaissance, entrecoupé de pubs ;
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et, en ce superbe et très varié programme du CD,
j’ai porté mon choix sur ce podcast (de 3′ 29) du « Rigaudon« _ que j’adore ! _ du merveilleux « Tombeau de Couperin« ,
le chef d’œuvre de ce sommet de l’œuvre pour piano piano seul de Maurice Ravel…
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A suivre :
cette « Année Ravel 2025 » est prometteuse de belles réalisations…
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Ce samedi 15 février 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa

