Étiquette : Céline Spector

  • En témoignage de reconnaissance à diverses personnes qui m’ont fait confiance, ou les suites fécondes, en forme d’œuvres, de bien belles rencontres…

    En témoignage de reconnaissance émue à diverses personnes qui m’ont fait confiance,
    voici 2 remarquables courriels de l’ami Eric Rouyer (en date des 22 février et 6 mars derniers), en réponse à 2 envois d’articles de mon blog « En cherchant bien » :
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    _ d’abord celui-ci, en date du 22 février 2025 :

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    Cher Francis
     
    Je lis toujours vos envois avec attention, mais j’ai appris à m’en méfier ! Pour la raison qu’il faut leur consacrer toute l’attention qu’ils méritent et pour cela je dois m’assurer au préalable d’avoir pris la précaution d’une disponibilité d’environ 30 minutes.
     
    Merci pour votre juvénile enthousiasme qui fait paraitre de nombreuses personnalités de la musique fanées et inutiles.

    Sincères pensées
    Eric 
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    Le mercredi 12 février 2025 à 06:03:08 UTC+1, Francis Lippa <francis.lippa> a écrit :
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    A propos du partage ouvert du goût de la musique (et de la curiosité),
    et de la vraie culture, 
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    et au pénible et symptômatique moment où disparaissent ces fort utiles véhicules de transmission et partage de culture authentique que sont les magazines Classica, Pianiste et L’Avant-Scène-OpéraJean
    (cf l’articledu Blog de Jean-Pierre Rousseau « La messe est dite » : https://jeanpierrerousseaublog.com/2025/02/08/la-messe-est-dite/ du 8 février dernier…),
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    ces modestes petites réflexions-ci :
    en forme de simple exemple,
    sur mon très discret confidentiel blog « En cherchant bien »…
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    Francis,
    passeur passionné,
    nageur à contre-courant du mainstream
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    _ et puis celui-là, très bref, mais avec une expression cruciale, et qui me touche beaucoup : « simplicité imprégnante », en date du 6 mars suivant :
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    Et aussi, en forme de post-scriptum, ce jour,
    cette petite réflexion-ci :
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    chaque fois – autrement dit pas souvent : je déteste quémander (et dépendre)… – que ma candidature ou proposition de participation (à quelque chose) a été refusée,
    ma réaction, dénuée de la moindre amertume (et ressentiment), a été chaque fois de plaindre bien sincèrement et très innocemment ceux qui se privaient ainsi, stupidement, de mon concours : c’étaient eux, et pas moi, les perdants !..
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    C’est dire là à la fois ma modestie et ma suffisance !
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    Et si j’ai à jamais chevillé au corps un « juvénile enthousiasme », pour reprendre la très juste expression d’Eric Rouyer,
    et adore m’enthousiasmer (et admirer, et même très sincèrement porter parfois au pinacle…) avec une « simplicité imprégnante »,
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    en revanche, je suis extrêmement exigeant en matière de goût,
    tant des œuvres (et des interprétations) que des personnes (mais oui !),
    même si je n’aime pas perdre le moindre temps (infiniment précieux : la vie défile, les années passent…) à m’épancher sur mes détestations – ce serait dangereusement contagieux… Et il vaut cent milliards de fois mieux la perfusion-infusion-diffusion et partage rayonnnants et contagieux des joies… Là-dessus, je suis absolument spinoziste…
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    Et de fait il se trouve que si, prudent (ou lâche), j’ai très rarement candidaté à quoi que ce soit, sinon à des concours de recrutement de la fonction publique ;
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    presque toujours,
    étant dépourvu de la moindre ambition et visibilité sociales (la plupart des reconnaissances se faisant hélas pour de très mauvaises raisons, parasites aux vraies qualités vraies des personnes…),
    je me suis trouvé, à quelques rares occasions seulement, répondre favorablement à ces quelques uns qui ont osé solliciter ma collaboration :
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    j’aime, en effet, et cela par tradition familiale (ma mère, mon grand-père…), simplement gentiment, et avec total désintéressement, rendre service.
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    Et je déteste bien sûr la servilité – mon indépendance-liberté m’est sacrée, à la Montaigne, mon voisin d’enfance…
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    Autant que le machiavélisme (que Machiavel le premier, dans « Le Prince », dénonçait !) – un minimum de vraie culture philosophique (et pas journalistique ! ou sciences-po-esque…) fait aussi très grand bien pour la hauteur et justesse de vue !
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    Et si je m’amuse à essayer d’un peu lister ceux qui m’ont un jour proposé une collaboration – qui s’est par la suite avérée très féconde, et jouissive ! –,
    voici les noms de quelques uns – et j’en oublie forcément ici quelques autres… – de ceux auxquels va toute ma gratitude reconnaissante :
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    Fernand Bentosela, mon proviseur remarquablement intelligent au Lycée Nord-Bassin d’Andernos, pour la création de mon premier atelier de pratique artistique, sur le Baroque, qui, grâce à Francis Ribemont, le dynamique et inventif conservateur du Musée des Beaux-Arts de Bordeaux, me mènera, avec mes élèves de l’atelier, dix jours pleins chaque fois, le temps de bien déambuler par les rues et nous imprégner vraiment des vraies curiosités (autrement qu’en touristes superficiels ! – mais c’est là un pléonasme : c’est seulement à sa troisième année de son séjour à Rome que Goethe a pu enfin pénétrer un peu la vérité de la ville de Rome et des Romains… –), à Rome en 1992, et à Prague en 1993 et 94 – ces deux capitales baroques si incroyablement riches… – : ce furent des séjours proprement magiques ! avec, déjà, de vraies rencontres d’artistes – tel l’écrivain pragois Vaclav Jamek, rencontré les deux années…
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    Hugo Reyne, pour la Simphonie du Marais, dont je serai un très actif et créatif « conseiller artistique » pour divers disques – surtout le magique « Portrait musical de Jean de La Fontaine« … –, la décennie des années 90 ; ainsi que récitant lors de magnifiquement stimulants concerts : la première fois, impressionnante, dans le grand salon de la mairie de Lyon, pour un beau programme Lully…
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    Jean-Paul Combet, pour les splendides disques Alpha, dont j’accompagnerai très activement la création du merveilleux label, en 1999, et participerai de diverses façons à l’aventure inventive fabuleuse, sous la direction de Jean-Paul, la décennie suivante…
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    Corinne Crabos, lectrice-libraire très fine et très sensible, qui me fera créer pour la librairie Mollat, en juillet 2008, mon très cher blog « En cherchant bien »…
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    Georgie Durosoir, pour le miraculeux colloque « Lucien Durosoir » au Palazzetto Bru-Zane à Venise (en février 2011), auquel j’ai donné 2 contributions, ainsi que toutes ses extraordinaires suites, qui continuent…
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    Et maintenant Guy Lalanne pour l’excellent Jakintza (et Ravel) à Ciboure, après 6 années de travail mien sur la Correspondance de Ravel – rassemblée par l’ami Manuel Cornejo –, depuis 2019, sur ce que j’ai nommé, en les articles de mon blog, « les cousinages cibouro-luziens » de Maurice Ravel…
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    Sans oublier Céline Spector, sous la présidence de laquelle j’ai accepté de devenir, un peu plus visiblement que jusqu’alors – je déteste les m’as-tu-vu ! narcissiques – , « vice-président » de notre belle « Société de Philosophie de Bordeaux », dont j’étais jusque là un très fidèle et actif membre du bureau : c’est ainsi sur mon initiative personnelle qu’a été passé le contrat qui se poursuit encore aujourd’hui entre notre Société de Philosophie de Bordeaux et la librairie Mollat, pour que se tiennent dans les beaux salons de la librairie nos conférences (podcastées, puis vidéocastées) ;
    car depuis pas mal d’années déjà j’étais un assez fréquent modérateur d’entretiens, pas encore enregistrés alors, avec des auteurs que je proposais à la librairie Mollat d’inviter !..
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    Voilà, pour cette petite modeste mise au point de reconnaissances à célébrer…
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    Ce vendredi 28 mars 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa
  • Très brillante ouverture de la session 2024-2025 de notre Société de Philosophie de Bordeaux, à la Station Ausone, avec la présentation lumineuse par Celine Spector de son « Servitude et empire : Montesquieu, des Lettres persanes à L’esprit des lois », en un superbe entretien avec Pierre Crétois…

    C’est une très brillante Céline Spector, très claire et très pédagogique _ pour le plus large public, venu très nombreux mardi dernier 12 novembre dans la vaste Station Ausone de la librairie Mollat, à Bordeaux _, qui, aux très pertinentes questions posées par Pierre Crétois, le président de notre Société de Philosophie de Bordeaux _ Céline présida avec une remarquable efficacité et beaucoup de brio, notre Société 7 années durant _ nous a présenté en une heure d’entretien extrêmement agréable à suivre, les points forts _ et qui parfois continuent de faire question aux meilleurs chercheurs-spécialistes _, de l’oeuvre du maître bordelais des Lumières du XVIIIe siècle, Montesquieu,

    à partir de son ouvrage paru ce mois d’août aux Editions Vrin « Servitude et empire : Montesquieu, des Lettres persanes à L’Esprit des lois« …

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    Une lumineuse leçon de philosophie aussi, en présence de Jean Terrel, auquel Céline n’a pas manqué de très chaleureusement rendre hommage…

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    De ce passionnant entretien, d’une durée de 60′ 18,

    voici la remarquable vidéo…

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    Bravo !

    et très grand merci, chère Céline…

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    Ce jeudi 14 novembre 2024, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Pour saluer Charles Ramond et le rayonnement de son action pour la philosophie

    Pour saluer Charles Ramond _ quittant Bordeaux-3 pour Paris-8 _,

    et le rayonnement chaleureux de son action _ spinozienne ! _ en faveur de la philosophie à Bordeaux,

    et témoigner de la très amicale et chaleureuse fête organisée hier soir à l’UFR de philosophie de Bordeaux-3-Michel de Montaigne,

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    ce petit message à Céline Spector _ de retour de son semestre passé à Chicago ; et présidente actuelle de notre « Société« … _,

    pour « marquer » à ma façon, et à mon tour, la fête et les services rendus, avec élégance, panache et une générosité efficientes, communicatives, par Charles, du temps de sa présidence (et impulsions magnifiques), à la tête de notre « Société de philosophie de Bordeaux« , et aussi ensuite _ Charles a promis de revenir nous rendre visite de temps en temps à Bordeaux !

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    De :   Titus Curiosus

    Objet : A Stanford, en 1983, Philippe Muray
    Date : 25 juin 2010 06:16:21 HAEC
    À :   Céline Spector

    Cc :   Charles Ramond, Barbara Stiegler, Valery Laurand, Emmanuel Bermond, Layla Raid, Jean-Philippe Narboux, Cédric Brun, Brigitte Geonget, Denis Roux

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    Voici le témoignage de Philippe Muray dont je t’ai parlé hier soir,
    paru dans le cahier Livres de Libération du jeudi :
    les remarques sur le calvinisme US sont réjouissantes !

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    La petite fête a été très réussie (amicale, chaleureuse !) ;
    et je suis particulièrement reconnaissant à Charles
    de tout ce qu’il a fait pour le rayonnement de la Société de philosophie ;
    et qu’a fort bien illustré son discours sur la _
    derridéenne (La carte postale : de Socrate à Freud et au-delà : aux Éditions Flammarion, en 2004… _ carte postale (et la bouteille à la mer).
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    Cf mon plus récent article
    qui a dans son titre cette métaphore de « la bouteille à la mer » :

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    Retour de bouteille à la mer : (passionnante !) réponse de Christophe Pradeau à ma lecture de sa “Grande Sauvagerie”
    et qui fait suite à celui-ci
    (qui commente la réponse de l’auteur (du livre commenté : le superbe La Grande Sauvagerie de Christophe Pradeau) à mon précédent article (sur ce roman)) :
    Cultiver (en son regard !) la lumière de la luciole et subvertir la carole magique : l’enchantement de l’écrire de Christophe Pradeau

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    Merci aussi à toi
    et à Barbara !
    _ présidente par interim de notre « Société » durant le semestre américain de Céline, à Chicago…
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    La philosophie a besoin de « passeurs » enthousiastes
    (et un peu moins de carriéristes égocentrés…)…
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    A mercredi 7 juillet !
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    Titus

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    24/06/2010 à 00h00
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    «C’est fini, réglé, raté»
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    Extrait d’une lettre inédite, écrite en Californie
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    En 1983, Philippe Muray enseigne la littérature un semestre à l’université de Stanford, en Californie. Il y infusera les textes qui lui permettront d’écrire le Dix-neuvième Siècle à travers les âges. Muray n’est pas heureux à Stanford : il découvre l’empire non-fumeur du bien et du politiquement correct à l’état naissant, et l’explique à sa femme dans une lettre, inédite, dont voici un extrait _ confondant de lucidité décapante ! Lire tout Philippe Muray !..

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    «Palo Alto, 29 janvier 1983. Céline était encore bien optimiste quand il disait qu’il suffisait de rester longtemps quelque part pour que les choses et les gens se mettent à pourrir autour de vous. Moi, quand j’y arrive, tout de suite ça y est ! _ cela, c’est quant à lui… ; à usage interne… C’est fini, réglé, raté. […] Depuis une semaine, les tempêtes succèdent aux tempêtes. Ce pays est si stupide, si ridicule, si profondément sous-développé _ voilà où il veut en venir : il regarde ! _, que la moindre avalanche d’eau se transforme en catastrophe. Les Américains sont des Belges qui n’arrêtent pas de croire qu’ils se soignent _ cela devient très vite assez génial ! _ […] Je n’ai jamais rien vu de plus raté, de plus prostré, que ces suites _ voilà !!! _ d’un lointain débarquement de protestants sur des terres inhospitalières _ comme c’est magnifiquement perçu ! _ […]. N’importe quelle province française _ Bordeaux, par exemple, la Gironde (Cérons)  ; ou la Drôme, les Baronnies, où vient de poser son bagage Barbara ; ou la Provence (La Ciotat), ou le Dauphiné (le Vercors) dont a parlé Brigitte Geonget… _ a des allures de casino chic _ c’est merveilleux de vista ! _, parce que même dans sa plus profonde ignominie _ car cela peut lui arriver… _, elle ne peut pas être tout à fait mauvaise, n’étant pas calviniste _ prosélyte : voilà ! C’est une forme de ce fanatisme dont s’irrite ici, à Stanford, donc (Californie), l’épiderme lucidissime de Philippe Muray… Le calvinisme est un lapsus qui a échappé à l’Allemagne _ via Luther, bien sûr ! : Jean Calvin, l’implacable contempteur d’hérésies genevois, étant natif de Noyon, en Picardie, lui… _ et qui a été entendu jusqu’ici _ c’est grandiose  de perspicacité !.. Enfin, il y a _ pour le consoler, lui, en cet exil en terres dépolluées… _ de grandes promesses _ apocalyptiques ! _ sismiques, comme tu sais, d’engloutissement. Espoir tellurique de justice divine ! _ çà, c’est l’humour de Muray… La faille du Pacifique ! _ ou de San Andreas… Ah ils vont apprendre _ parce que leurs tout petits ego l’ignorent encore : pas assez décentrés ; pas assez généreux ; pas assez aimants et vraiment charitables (à l’altérité de leurs prochains !..)… _ ce que c’est que la faille, tous ces Californiens Réformés et régulièrement inondés ! Ils vont savoir ce que c’est qu’un sujet collectivement schizé sur mille kilomètres, les jungiens d’ici qui croient à l’inconscient collectif !

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    «Il y a partout ici de charmantes collines où ils ont leurs maisons _ leurs propriétés, avec barrières parfaitement peintes de blanc _, sur des pentes. Eh bien, en ce moment, avec les pluies en torrents, les pentes glissent et leurs villas de sportifs milliardaires (ce n’est pas qu’ils soient milliardaires qui m’est insupportable, c’est qu’ils soient sportifs _ ah ! le souci de la perfection de la santé : ils méconnaissent donc l’un peu plus complexe « grande santé » nietzschéenne !..) _ glissent avec les pentes dans la boue. […] Pour être juste, je crois que Stanford c’était ce qu’il y avait de pire pour moi _ c’est une affaire de compatibilité d’humeurs : comme toujours… Le léché allemand belge néerlandais _ quelle vista, toujours… _, où il faut trois kilomètres pour se débarrasser d’un détritus _ trop polluant = dégoûtant ! ah ! la prophylaxie ! l’hygiénisme !.. Où ils vous sourient tous, tout le temps _ voilà l’american modern way de la bigoterie… Où ils courent partout, tout le temps _ pour la santé de leur si cher petit corps… Berkeley, qui n’est qu’à 80 kilomètres à peu près, c’est tout à fait autre chose. D’abord à l’intérieur d’une ville. Et puis crasseux dans le genre Censier en 68 en beaucoup plus grand. Avec un côté révolte étudiante définitivement compromise, mais traînant encore par impossibilité de trouver une idée de rechange _ quel régal… Ça nous rapproche de l’Europe, du socialisme à visage crasseux, routinier, passé en habitude _ quel humour sur nous, aussi : bien sûr !.. Alors que Stanford, c’est le socialisme à visage suisse, capitaliste _ voilà ! Celui qui a tant prospéré depuis 1983… Deux prostrations différentes pour la même cause (le vouloir-se-soigner _ voilà ! la (toute) « petite santé » de Nietzsche : celle du « dernier homme » (« qui vivra le plus longtemps« ) du sublime Prologue d’Ainsi parlait Zarathoustra : plus que jamais une urgence !.. _, c’est-à-dire le vouloir-être-Belge, c’est-à-dire le vouloir-être-socialiste), c’est beaucoup pour une seule mort, une seule cause de pulsion de mort…» _ comme c’est superbement regardé !
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    Voilà !

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    Merci à Charles Ramond.

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    Merci à Céline Spector, à Barbara Stiegler, et à tous les chers confrères de notre vivante « Société de philosophie de Bordeaux« …

    Merci à la philosophie, radicale et éclairante !

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    Titus Curiosus, ce 25 juin 2010