Étiquette : chaleur

  • Musiques de joie : la somptueuse sensualité à vif de Karol Szymanowski, en son Quatuor à cordes n°2, op. 56, de 1927

    La somptueuse étourdissante sensualité

    de la musique de Karol Szymanowski (Tymochivka, 6 octobre 1982 – Lausanne, 29 mars 1937)

    nous irradie d’une incroyable chaleur,

    génératrice d’une joie intense, puissante,

    exacerbée à un incroyable point…
    …
    …

    Par exemple, en son admirable Quatuor n°2, opus 56, 

    composé en 1927 ;

    …

    et tel que l’interprète, par exemple, l’excellent Quatuor Joachim,

    …

    composé de

    Zbigniew Kornowicz et Joanna Rezler, violons,

    Marie-Claire Méreaux, alto,

    et Laurent Rannou, violoncelle,

    …

    en le superbe CD Ravel – Szymanowski String Quartets, 

    le CD Calliope CAL 1747,

    paru en 2018 ;

    …

    CD qui comporte aussi le Quatuor n° 1, op. 37 , du même Karol Szymanowski,

    ainsi qu’une très belle interprétation du si beau Quatuor de Ravel.

    …

    …

    Karol Szymanowski est l’auteur, aussi,

    du merveilleux opéra (sicilien), Le Roi Roger,

    achevé de composer le 9 août 1924.

    …

    …

    Bien sûr,

    en ces lendemains de Première Guerre Mondiale

    _ un temps d’Entre-Deux-Guerres, en Europe,

    même si cela ne se savait pas ; ,

    …

    la saveur _ au présent du vécu à vif de la vie _ de la joie

    ne prend pas les mêmes couleurs

    que celles des Suites (de pur bonheur) de Telemann, au XVIIIe siècle…

    …

    …

    La joie est ici

    celle d’un temps forcément bien plus tragique…

    …

    …

    Mais joie incontestable,

    et savoureusement hypersensuelle, il y a bien,

    en cette si belle et forte musique…

    …

    Joie profondément charnelle

    de cette tourbillonnante et si enivrante musique

    dansée ainsi…

    …

    …

    Et quelle merveilleuse justesse d’interprétation

    par le Quatuor Joachim !

    …

    …

    Ce jeudi 4 mai 2020, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Musiques de joie : la grâce lumineuse et tendre des Suites anglaises de Johann-Sebastian Bach, par l’évidence du jeu d’un parfait Christophe Rousset

    Depuis mon article du 25 mai dernier

    Musiques de joie : la sérénité heureuse des Suites françaises, de Johann-Sebastian Bach, pour sa jeune épouse Anna-Magdalena, à Coethen, en 1722

    j’avais hâte de poursuivre l’exploration-jouissance

    des délices des Recueils de Suites pour clavier de Johann-Sebastian Bach ;

    …

    et passer de ses Suites dites françaises (BWV 812 à 817) _ présentes pour cinq d’entre elles dans le Petit Livre de Clavier d’Anna-Magdalena Bach, en 1721 _

    aux antérieures Suites dites anglaises  _ car « pour les Anglois« , selon une inscription ajoutée de la main de Bach lui-même... _ (BWV 806 à 811),

    un peu plus développées et ornementées

    …

    et donc un peu plus complexes à jouer pour Anna-Magdalena…

    …

    …

    Après un peu d’hésitation pour le choix des CDs

    et de l’interprète :

    …

    entre Christophe Rousset et Pierre Hantaï,

    …

    et, bien sûr, après écoute exhaustive des CDs,

    …

    j’ai préféré

    à l’interprétation un peu cérébrale _ à mon goût tout du moins : pardon ! _ de l’ami Pierre Hantaï,

    en son CD Mirare MIR 251, en 2014, des Suites anglaises n° 2 et n° 6 (BWV 807 et 811),

    …

    l’interprétation plus chaleureuse et lumineuse _ à mon goût ! _,

    plus tendre et rayonnante _ sans excès : à la Couperin !

    et comme il convient à des œuvres de style fondamentalement français, comme celui de ces Suites… _,

    et dans l’évidence du plus parfait naturel  _ soit, bien sûr, le comble de l’Art ! _

    de Christophe Rousset,

    magistral en l’élégance somptueuse, vierge de la moindre mièvrerie et maniérisme, de ce style éminemment français d’inspiration…

    …

    …

    Pour en apprécier l’écoute et en juger soi-même,

    voici le podcast de la Suite n° 2 ;

    et le podcast de la Suite n° 6

    …

    en ce double CD Ambroisie AMB 9942, enregistré en février 2003 au Musée d’Art et d’Histoire de Neuchâtel, sur un clavecin signé Johannes Ruckers, daté de 1632 et 1745, et restauré en 1987 par Reinhard von Nagel…
    …

    …

    Ce sont là de purs bijoux !

    …
    …

    Nous pouvons compléter cette confrontation de jeux d’interprétation de ces Suites BWV 807 et 811 par Christophe Rousset et Pierre Hantaï

    …

    par cette vidéo

    de l’interprétation de la Suite anglaise n° 2 (BWV 807) par Pierre Hantaï, prise lors d’un concert donné à l’abbaye de Fonfroide, au mois de juillet 2015 ;

    …

    et par cette autre vidéo,

    de l’interprétation, toujours par Pierre Hantaï, de la Suite anglaise n°6 (BWV 811)

    _ précédée, comme en son CD Mirare de 2014, enregistré à Haarlem, aux Pays-Bas, du Choral Wer nur den lieben Gott lässt walten BWV 691 _

    prise lors d’un concert donné à la Cité de la Musique, à la Villette (date non spécifiée)…

    …

    …

    Quelle qualité de joie nous offrent ces Suites

    en pareilles interprétations !

    …

    …

    Ce mardi 2 juin 2020, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Le jeu infiniment poétique d’Ivo Kahanek dans des Concertos pour piano d’Antonin Dvorak et Bohuslav Martinu

    Il existe pas mal de très belles versions

    du Concerto pour Piano et Orchestre en sol mineur Op. 33 d’Antonin Dvorak _ de 1876 ;

    dont au moins deux versions par Rudolf Kirkusny, une avec George Szell (en 1954), l’autre avec Vaclav Neumann (en 1991) ;

    celle par Sviatoslav Richter avec Carlos Kleiber (en 1963) ;

    ou celle par Pierre Laurent Aimard avec Nikolaus Harnoncourt (en 2001)... _ ;

    …

    alors que les Concertos pour piano de Bohuslav Martinu

    sont bien moins courus par les pianistes,

    même tchèques

    _ dans le coffret Rudolf Firkusny (Sony 19075922812) The Complete RCA and Columbia Album Collection, se trouvent les Concertos n° 2, 3 et 4 de Martinu en un enregistrement de 1993 ;

    cf mes articles Firkusny du 29 septembre 2019 et du 21 février 2020 :  et … _ ;

    …

    et notamment le Concerto n° 4 « Incantation » _ de 1956,

    soit 80 ans plus tard…

    …

    …

    C’est pourquoi je tiens à saluer la performance d’Ivo Kahanek

    _ il est né le 23 mai 1979 à Frydek-Mistek,

    près d’Ostrava et Hukvaldy, la ville natale de Leos Janacek _

    en ce très beau CD Supraphon SU 4236-2,

    avec le Bamberger Symphoniker, dirigé par Jakub Hrusa, en 2017…

    …

    …

    Et je rejoins ici l’appréciation de Maciej Chiżyński,

    le 11 octobre 2019,

    sur le site de Res Musica,

    en un article intitulé

    Ivo Kahanek dans les Concertos pour piano de Dvorak et Martinu…

    …

    …

    Ivo Kahánek dans les concertos pour piano de Dvořák et Martinů

    …

    …

    Ce jeudi 5 mars 2020, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Savoir interpréter les Lieder et Mélodies de Liszt : André Schuen, baryton, après Cyrille Dubois, ténor

    Le mardi 5 novembre dernier

    en mon article  ;

    puis le lundi 25 novembre suivant,

    en mon article ,

    …

    j’ai souligné la délicieuse performance du jeune ténor français Cyrille Dubois _ né en 1985, il a 34 ans _

    dans un magnifique récital O lieb ! _ soit le CD Aparté AP200 _, accompagné par l’excellent pianiste Tristan Raës.

    …

    …

    Et voici que nous est proposé un nouveau très remarquable CD de Lieder et Mélodies de Liszt,

    intitulé Franz Liszt Petrarca Sonnets 47 – 104 – 123 _ le CD Avi-music 8553472 _

    par le non moins jeune baryton allemand André Schuen _ né en 1984, il a 35 ans _,

    accompagné par le non moins remarquable pianiste Daniel Heide.

    …

    …

    Ces deux CDs ont en commun

    les Tre Sonetti di Petraca

    ainsi que la mélodie française, sur des vers de Victor Hugo, Oh ! Quand je dors.

    …

    …

    A cette nuance près qu’André Schuen interprète les deux versions, de 1842-46 et de 1864-82,

    de ces Tre Sonetti di Petrarca pour voix et piano

    _ Daniel Heide interprétant la version pour piano seul de ces Tre Sonetti di Petrarca, extraites de la Deuxième année : Italie, des Années de pèlerinage, de Liszt ; cf mon article du 27 juin dernier à propos de l’interprétation par Francesco Piemontesi (CD Orfeo C 982 191) de ces mêmes Tre Sonetti di Petrarca pour piano seul : … _,

    alors que Cyrille Dubois en interprète seulement la première version (de 1846).

    …

    …

    Quant à la mélodie Oh ! Quand je dors,

    André Schuen en interprète la version de 1842 revisitée en 1859,

    alors que Cyrille Dubois en interprète la seconde version, de 1859.

    …

    …

    Et voici ce qu’a dit du CD d’André Schuen et Daniel Heide

    Maciej Chiżyński en un article sur le site de Res Musica du 14 décembre dernier,

    intitulé Tre sonetti del Petrarca de Franz Liszt dans trois versions du compositeur :

    …
    …

    Tre sonetti del Petrarca de Franz Liszt dans trois versions du compositeur

     

    …
    …

    Une confrontation d’interprétations passionnante,

    pour deux très remarquables CDs.

    …

    …

    Ce mardi 17 décembre 2019, Titus Curiosus – Francis Lippa