Étiquette : charme absolu

  • La merveille absolue du CD « Inmost Heart – Bach – Brahms – Busoni – Reger » du magicien du clavier Samson Tsoy : admiration céleste !

    C’est l’audition à la volée, sur mon auto-radio, le lundi 17 février dernier, de quelques notes – magiques ! – du CD Linn Records CKD 752 « Inmost Heart – Bach – Brahms – Busoni – Reger » du merveilleux pianiste qu’est Samson Tsoy (Aktobe, Kazakhstan, 24 octobre 1988), en l’émission matinale En pistes !, sur France-Musique, qui, sans rien avoir lu – nul commentaire, pas une ligne ! – en aucun de mes medias préférés quant à ce CD Linn Records, me l’a fait aussitôt commander à mon disquaire préféré

    – qui partageait avec moi, il est vrai, le souvenir ébloui du magique CD Harmonia Mundi HMM 902716 « Franz Schubert – Leonid Desyatnikov » de piano à quatre mains de Pavel Kolesnikov et Samson Tsoy ; cf l’enthousiasme absolu de mes articles des 19, 21 juillet et 22 juillet 2024 : « La merveille absolue du CD « Franz Schubert – Leonid Desyatnikov » de Pavel Kolesnikov et Samson Tsoy, à quatre mains : un sommet d’interprétation, tout de naturel, de ces bouleversants chefs d’oeuvre schubertiens…« , « Comment qualifier le plus justement possible l’exceptionnel talent musical de ce pianiste merveilleux qu’est Pavel Kolesnikov ? » et « Et pour faire un tout petit peu mieux connaissance aussi avec Samson Tsoy…« …

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    Eh bien ! Le résultat de l’écoute de ce magistral et sidérant CD, à sa réception ce jour, ne m’a certes pas déçu !, mais me fait même grimper aux rideaux !!!, tant je suis éperdu d’admiration ;

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    et cela en un programme qui, sur le papier, n’avait rien a priori de très sexy : à part les bien connues et très belles « Variations et Fugue sur un thème de Haendel » Op. 24 de Johannes Brahms (Hambourg, 7 mai 1833 – Vienne, 3 avril 1897),

    rien, en effet, que des transcriptions peu courues de Ferruccio Busoni (Empoli, 1er avril 1866 – Berlin, 27 juillet 1924) et Max Reger (Brand, 19 mars 1873 – Leipzig, 11 mai 1916), de 6 des « Préludes de Chorals » de Brahms, Op. 122, pour Busoni, et des « Quatre Chants sérieux » Op. 121 de Brahms  pour Reger, ainsi qu’un arrangement pour la main gauche de Brahms lui-même de la « Chaconne » de la « Partita n°2« , BWV 1004 de Johann-Sebastian Bach !...

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    Un programme donc a priori plutôt austère !

    Et à l’écoute le constat très admiratif d’une réalisation fantastique musicalement de Samson Tsoy,

    rien moins que bouleversante et sidérante de beauté pure...

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    Et c’est rare…
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    Ecoutez ici ceci (d’une durée de 2′ 56), qui ouvre le programme du CD…

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    Le jeu de Samson Tsoy – d’un charme envoûtant absolu !!! – est d’un musicien rien moins que prodigieux !!!

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    Un CD indispensable à tout vrai mélomane !!!

    Que c’est beau !!! Que c’est beau !!!

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    C’est dans l’empyrée du septième ciel que nous voici transportés par le toucher de piano admirable et très pur de Samson Tsoy…

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    Ce mardi 4 mars 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Le charme absolu de la sublime douceur de la « Messe des morts » de Jean Gilles (1668 – 1705), par Les Folies Françaises de Fabien Armengaud

    Avant-hier jeudi 28 décembre, sur son site Discophilia,

    Jean-Charles Hoffelé, sous le titre de « Pour l’au-delà« , a fait l’éloge ultra-mérité du CD de Fabien Armengaud dirigeant Les Folies français et Les Pages et les Chantres du Centre de musique baroque de Versailles en un ultra-charmant CD de musique française du Grand Siècle, le CD « Messe des morts » de Jean Gilles (Tarascon, 8 janvier 1868 – Toulouse, 5 février 1705) ;

    soit le CD Château de Versailles Spectacles CVS 104,

    qui comporte, outre le célèbre « Requiem » de Gilles, aussi son motet « Domine Deus meus« …

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    POUR L’AU-DELÀ

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    Depuis que Philippe Herreweghe aura rendu sa parure historiquement informée au Requiem de Jean Gilles (Archiv Produktion, 1981), l’œuvre, déjà enregistrée avec art par Louis Frémaux et Jean-François Paillard au début des années soixante, aura conquis sa place au firmament _ voilà _ de la littérature sacrée du Grand Siècle. Herreweghe supprimait timbales et trompettes, redonnant à l’œuvre cette mystique sereine et fluide _ absolument : de parfaite sublime humilité… _ dans laquelle Fabien Armengaud s’engage à nouveau, sachant qu’ici la puissance des émotions ne s’incarne que dans la douceur _ oui, oui, oui : une douceur étreignante de simplicité _  de la lettre.

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    Il n’oublie pas plus ces bercements _ de berceuse… _ quasi dansés _ mais oui _, qui peuvent surprendre dans une messe des morts, mais qui accroissent la poésie _ oui ! confondante de simple beauté _ que relève encore, enfin !, un chœur d’enfants. Les Pages mettent ici cette couleur un peu blanche qui est celle que projette les bougies des toiles de La Tour, accroissant le mystère d’une liturgie où l’opéra _ enfin, presque… _ s’engouffre soudain dans l’Offertoire, si sombre, comme le passage de la barque sur le Léthé. La profondeur des polyphonies, que Fabien Armengaud semble tendre d’une pourpre sombre, l’intensité émue de l’interprétation _ oui _, de la marche funèbre suspendue de l’Introït à l’hypnotique Agnus Dei, tout dans ce disque saisissant _ mais oui ! _ rend justice à un chef-d’œuvre _ voilà ! _ que ses contemporains célébraient déjà _ ce « Requiem« -là composé par Gilles pour ses propres obsèques (en 1705), étant redonné aux obsèques de Jean-Philippe Rameau (en 1764), du roi Stanislas de Pologne (en 1766), ainsi, encore, que celles de Louis XV (en 1774)…

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    En prélude à cet office bouleversant _ oui _, le grand motet Domine Deus meus laisse espérer que Fabien Armengaud et ses amis reviendront _ mais oui… _ au corpus trop mince de ce compositeur disparu dans la fleur de l’âge.

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    LE DISQUE DU JOUR

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    Jean Gilles (1668-1705)

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    Domine Deus meus
    Messe des Morts

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    Eugénie Lefebvre, dessus (soprano)
    Clément Debieuvre,
    haute-contre (ténor)
    Sebastian Monti,
    taille (ténor)
    David Witczak, basse-taille (baryton)

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    Les Folies françoises
    Les Pages & les Chantres du Centre de musique baroque de Versailles
    Fabien Armengaud, direction

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    Un album du label Château de Versailles Spectacles CVS104
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    Photo à la une : le claveciniste et directeur artistique et musical de la Maîtrise du CMBV – Photo : Fabien Armengaud – Photo : © Olivier Lalane

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    Une merveille de musique française du Grand Siècle…

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    Ce samedi 30 décembre 2023, Titus Curiosus – Francis Lippa