Étiquette : charme

  • Le Bach de Benjamin Alard justement reconnu

    Ce jour,

    sur son excellent site Discophilia,

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    Jean-Charles Hoffelé nous donne un bel article

    intitulé JSB : univers claviers 

    àpropos des deux premiers coffrets de CDs 

    que Benjamin Alard consacre à l’intégrale _ qui débute _ des œuvres pour claviers _ au pluriel ! _

    de Jean-Sébastien Bach,

    chez Harmonia Mundi.

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    Et rejoint en quelque sorte les articles que j’ai mis en ligne ici même

    en hommage à ce superbe travail musical et discographique en cours :

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    le 13 avril dernier :

    le 22 avril 2018 :

    le 30 mars 2018 :

    le 19 février 2012 :

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    Voici donc l’article de ce jour de Jean-Charles Hoffelé :

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    JSB : UNIVERS CLAVIERS

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    Les grands anciens, Helmut Walcha, Gustav Leonhardt, détestaient l’idée de spécialisation dans leur pratique instrumentale. Ils se proclamaient claviéristes, à l’aise aux buffets des orgues comme devant l’univers secret du clavecin. Benjamin Alard a toujours procédé comme eux, fait plutôt rare dans sa génération où côté baroque, les clavecinistes l’ont emporté sur les organistes _ Benjamin Alard n’a-t-il pas débuté son travail de claviériste sur l’orgue d’Arques-la-Bataille ?

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    Mais s’engageant chez J. S. Bach, qui depuis ses débuts est l’objet de son art, il savait bien que les deux instruments étaient inséparables, mieux, que la pensée de Bach comme son style ne se trouvaient complets qu’à condition de toucher l’orgue comme le clavecin.

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    L’idée est donc d’enregistrer tout ce que Bach composa pour les claviers. Long périple commencé _ ici, du moins, pour ces enregistrements pour Harmonia Mundi… _ dans l’Église Sainte-Aurélie de Strasbourg en mai 2017 sur le magnifique Silbermann que l’on sait, et qui suivrait la chronologie.

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    Le premier volume est empli des audaces du jeune virtuose, Benjamin Alard y déployant des trésors de musicalité qui soulignent la spiritualité des premiers opus en les contrastant avec les œuvres de ses contemporains qui furent ses modèles, Pachelbel, les aînés de la famille Bach, Frescobaldi (comme il joue la merveilleuse Bergamasca !), Böhm évidemment, inspirateur des Chorals de son temps de Lunebourg où les lignes se simplifient, le style s’épure et qu’Alard joue avec une clarté magique _ absolument !

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    Mais le plus beau CD – les œuvres obligent – du premier volume reste le troisième, où s’alternent le très flûté clavecin d’Emile Jobin d’après Ruckers, et le Silbermann. Clou du disque, et de tout l’album, à l’orgue le Capricio sopra la lontananza del suo fratello diletissimo, merveille de poèsie qu’on entend trop rarement sur cet instrument si propice à en propager les mélancolies, et où le jeune homme retrouve la nudité émue du discours qu’y tenait au clavecin Gustav Leonhardt. _ et c’est un compliment amplement mérité !..
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    Le second volume de ce voyage initiatique vient de paraître _ voilà. Adieu le Silbermann de Sainte-Aurélie, pour les débuts de la grande pérégrination hanséatique de J. S. Bach, de Lübeck à Hambourg, Benjamin Alard a choisi l’instrument de Saint-Vaast de Béthune (Freytag-Tricoteaux d’après Arp Schnitger), mais aussi un clavierorganum _ en effet.

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    Pas de clavecin, Bach est alors tout à ses orgues. Quatre CDs où se met en place _ oui _ l’univers Bach dans une plénitude lumineuse, Benjamin Alard interrogeant les textes, les jouant avec un naturel confondant _ oui _, musique du quotidien qu’élève son jeu d’une haute spiritualité _ c’est très juste. Hors Bach, une merveille : la grande Fantaisie sur le choral « An Wasserflüssen Babylon » de Johann Adam Reinken. _ un génie bien trop méconnu des mélomanes, en dépit de quelques trèss beaux CDs. Et il retrouve, comme sur le premier volume, le soprano très « knaben » de Gerlinde Sämann pour les chorals chantés _ et un charme très prenant opère à plein…

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    Juste un bémol : pour le flamboiement de ces années hanséatiques, les quatre disques du second volume auraient gagné à varier les instruments, et peut-être justement en allant physiquement sur les traces de Bach, à Hambourg ou Lübeck, quitte à franchir la frontière danoise comme le fit jadis Marie-Claire Alain.

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    LE DISQUE DU JOUR

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    Johann Sebastian Bach(1685-1750)
    L’œuvre intégrale pour claviers
    Vol. 1 : Le jeune héritier

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    Pièces de Johann Michael Bach (1648-1694), Girolamo Frescobaldi (1583-1643), Johann Christoph Bach (1642-1703), Johann Kuhnau (1660-1752), Georg Böhm (1661-1733), Johann Jakob Froberger (1616-1667), Johann Pachelbel (1653-1706), Louis Marchand (1669-1732), Nicolas de Grigny (1672-1703) & Johann Sebastian Bach (1685-1750)

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    Benjamin Alard, orgue, clavecin
    Un coffret de 3 CD du label harmonia mundi HMC 902450.52
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    Johann Sebastian Bach
    L’œuvre intégrale pour claviers
    Vol. 2 : Vers le Nord

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    Pièces de Dietrich Buxtehude (1637?-1707), Johann Pachelbel (1653-1706), Johann Adam Reinken (1643?-1722) & Johann Sebastian Bach (1685-1750)

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    Benjamin Alard, orgue
    Un coffret de 4 CD du label harmonia mundi HMC 902453.56
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    Photo à la une : l’organiste et claveciniste Benjamin Alard – Photo : © DR

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    Enchantement à suivre !!!

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    Ce lundi 17 juin 2910, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Lise Davidsen, ou le déchaînement du calme au milieu de la tempête

    Découvrir une voix _ son timbre, son souffle _ peut être merveilleusement jouissif.

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    Ainsi en va-t-il du charme totalement prenant

    de la voix de la jeune sopano norvégienne Lise Davidsen,

    menée ici par le gant de velours d’Esa-Pekka Salonen

    à la tête de l’Orchestre Philharmonia

    en un programme Wagner – Richard Strauss

    qui déroule somptueusement :

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    il s’agit du CD Decca Lise Davidsen _ Decca 483 4883.

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    Voici ce qu’en chronique The Guardian :

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    Davidsen: Wagner and Strauss review – powerhouse soprano’s stunning debut

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    Davidsen/Philharmonia/Salonen
    (Decca)

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    Her voice is the calm at the centre of a storm of music by Wagner and Strauss in Davidsen’s worth-the-wait album

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    Wonderfully dark and dramatic … Lise Davidsen in Ariadne auf Naxos, Glydebourne, 2017...
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    Wonderfully dark and dramatic … Lise Davidsen in Ariadne auf Naxos, Glydebourne, 2017. Photograph: Robbie Jack/Corbis via Getty Images

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    N
    o emerging soprano has made quite the same stir recently as Lise Davidsen. Here, finally, is her first solo CD. It covers Wagner and Strauss repertoire recorded by many of the greatest voices – and yet several of Davidsen’s versions go straight towards the very top of the playlist.

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    Lise Davidsen album artwork.
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    Lise Davidsen album artwork. Photograph: AP

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    It’s not just the voice – though that is special in itself, gleaming and electric in tone, and buoyed by a seemingly endless supply of breath. It’s also the way she is able to create a still fulcrum even while all Wagner and Strauss’s orchestral manoeuvres churn around her.

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    First we hear two big scenes for Elsa, heroine of Wagner’s Tannhäuser, the full-beam excitement she switches on for Dich, Teure Halle turning to dignified resignation in Allmächt’ge Jungfrau. Then it’s Strauss: a powerhouse performance of Es gibt ein Reich from Ariadne auf Naxos, half a dozen orchestral songs, and the Four Last Songs.

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    “It’s not my responsibility to interpret. I am just the messenger” says Davidsen of her approach to Strauss, and it serves her well, though some interpretation has certainly gone into her wonderfully dark and dramatic Ruhe, meine Seele. There is, however, perhaps room for a little more individuality if she wants to make the iconic Four Last Songs truly her own – there’s a weightiness to her singing here that means they don’t soar quite as freely as they could.

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    It was the Philharmonia that gave the premiere of the Four Last Songs, in 1950. Here, conducted by Esa-Pekka Salonen, they give Davidsen solid support throughout, even if the textures can be murky. The soprano at the 1950 premiere was Davidsen’s fellow Norwegian Kirsten Flagstad. But I’d say a better comparison is with Janet Baker, who said so much by seemingly doing so little, and who would create an awed sense of vulnerability by paring her big voice down to the point where it risked cracking – as Davidsen does here in Strauss’s Morgen !, dancing with heart-stopping delicacy around Zsolt-Tihamér Visontay’s violin solo. The Baker mention alone should tell you how much this disc has been worth the wait.

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    Ce lundi 10 juin 2019, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • A découvrir aussi : Giovanni Benedetto Platti (1697 – 1763)

    Dans ma série des œuvres et compositeurs

    à découvrir :

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    ce jour,

    Giovanni Benedetto Platti (1697 – 1763).

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    Le tout récent CD Sonate à Tre, par Radio Antique

    _ un CD Ramée RAM 1801 _,

    m’a beaucoup plu.

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    Un charme très prenant !!!

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    Et j’ai déniché, aussi, un CD Platti de 2011 :

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    The Late Keyboard Sonatas,

    par Luca Guglielmi,

    sur deux instruments du facteur florentin Bartolomeo Cristofori :

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    un clavecin de 1698,

    et un pianoforte de 1726 ;

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    soit le CD Accent ACC 24228.

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    Des musiques et des interprétations

    valant assurément le détour !!!

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    Ce lundi 25 mars 2019, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • la clarinette et le cor de Johannes Brahms dans sa splendide musique de chambre

    Lundi dernier, 18 mars,

    je consacrai un _ bref _ article enthousiaste

    au magnifique double album _ B Records LBM 015 _

    de l’équipe de dynamiques musiciens constituée autour de Pierre Fouchenneret et Eric Le Sage.

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    Or, ce jour,

    je découvre un commentaire très élogieux, lui aussi, de ce double album Brahms,

    des œuvres de musique de chambre avec instruments à vents,

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    sur le site de Res Musica, et sous la plume de Jean-Luc Caron,

    intitulé

    Musique de chambre pour vents de Brahms, quand le travail paie.

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    Le voici,

    assorti de quelques remarques de commentaires miens…

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    MUSIQUE DE CHAMBRE POUR VENTS DE BRAHMS, QUAND LE TRAVAIL D’ÉQUIPE PAIE

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    Johannes Brahms (1833 -1897) :

    Quintette pour clarinette et cordes op. 115 ; Trio pour clarinette, violoncelle et piano op. 114 ; Sonates pour clarinette et piano, op. 120 n° 1 et 2 ; Trio pour cor, violon et piano op. 40.

    Pierre Fouchenneret, violon. Déborah Nemtanu, violon. Lise Berthaud, alto. François Salque, violoncelle. Florent Pujuila, clarinette. Joël Lasry, cor. Eric le Sage, piano.

    2 CD B-records.

    Enregistrés à la Chapelle musicale Reine Élisabeth, Waterloo, en octobre 2017 et mars 2018.

    Notice bilingue : français et anglais.

    Durée : 128:00

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    brahms_mdc_vol.3_B_records

     

     

     

     

     

     

     

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    Le pari, lancé par quelques musiciens de grande valeur réunis par Eric Le Sage, d’enregistrer en live la totalité de la musique de chambre de Johannes Brahms, connaît un nouvel épisode, le troisième. Remarquable ! _ voilà !

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    Ce nouveau volet aborde les œuvres avec instruments à vent du maître allemand. Il réunit des interprètes manifestement soudés et passionnés _ oui ! c’est capital ! _, complices et adeptes d’un jeu collectif _ parfaitement _ dont le résultat gravé sur deux CD s’avère royal _ en effet ! _  et idéal pour découvrir ou retrouver ce répertoire parsemé de pépites intemporelles _ mais oui !

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    Dans quatre des cinq partitions retenues, Brahms offre une place de première importance à la clarinette qu’il venait de reconsidérer plutôt tardivement (à 57 ans) grâce à sa rencontre _ voilà ! _ avec Richard Mühlfeld, le somptueux clarinettiste de l’orchestre de Meiningen dont la maîtrise technique, timbrique et expressive fascina le compositeur _ oui _ au point de lui consacrer ses derniers opus majeurs _ c’est cela. Le Quintette en si mineur op. 115, associant la clarinette aux cordes du quatuor traditionnel, fut composé au cours du printemps et de l’été 1891 à Bad Ischel _ en villégiature _ , en même temps que le Trio pour clarinette, violoncelle et piano, op. 114 _ autre chef d’œuvre. Le clarinettiste Florent Pujuila _ magnifique ! _ et ses complices soulignent admirablement _ mais oui ! _ les qualités du Quintette impressionnant et original. Le premier mouvement, Allegro, repose sur un thème initial frémissant confié aux deux violons qui sera repris ensuite par la clarinette. L’Adagio et sa mélodie ardente et émouvante confiée à la clarinette s’oriente ensuite vers une sorte de musique folklorique hongroise, brillante et ponctuée d’arpèges. Le mouvement suivant (Andantino) conduit avec ses traits actifs au dernier mouvement, Con moto, qui bénéficie d’un très  beau traitement du thème gémissant suivi de cinq variations et s’achève par un retour surprise du thème de l’Allegro initial.

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    Les autres œuvres connaissent, à l’égal du Quintette, des exécutions que l’on est en droit de qualifier de superlatives _ en effet ! _, sans omettre de dire que le cor de Joël Lasry _ parfait, lui aussi ! _ impressionne tour à tour par sa précision, son timbre et son discours souriant et résigné dans le Trio en mi bémol majeur op. 40 daté de 1865. Après tant de satisfactions, d’aboutissements et de transports, il nous semble inutile de préciser que nous attendons avec impatience _ mais oui _ la sortie du prochain volume de l’intégrale, qui en comptera huit.

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    L’article ajoute ici un renvoi à un précédent commentaire _ en date du 3 juillet 2018 _ du volume 1 de cette intégrale en cours de la musique de chambre de Johannes Brahms

    _ et déjà sous la plume de Jean-Luc Caron ;

    qui n’a cependant pas consacré d’article au volume 2, des Quintettes et Sextuors à cordes de Brahms, je le remarque…

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    Le voici :

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    AUTOUR D’ÉRIC LE SAGE, LE RÉGAL DES QUATUORS AVEC PIANO DE BRAHMS

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    Johannes Brahms (1833 -1897) :

    Quatuors pour piano et cordes n° 1 en sol mineur op. 25 ; n° 2 en la majeur op. 26 ; n° 3 en ut mineur op. 60.

    Pierre Fouchenneret, violon ; Lise Berthaud, Alto ; François Salque, violoncelle ; Eric Le Sage, piano.

    2 CD La Belle Saison Live 011, B Records.

    Enregistré en public à la Maladrerie Saint-Lazare de Beauvais le 5 mars 2017.

    Notice bilingue : français et anglais.

    Durée : 67:41 et 46:48

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    « Nous avons en commun la passion de ce musicien hors-pair, qui a aimé comme personne les formations de chambre… » Ainsi s’expriment les formidables _ oui ! toniques et justes ! _ musiciens de cet enregistrement qui définissent leur réunion comme « soudée par une envie inextinguible, une certaine idée de l’audace, une vision de la musique de chambre, et un amour du répertoire ». Promesse tenue !

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    L’écoute débute avec une énergie et un enjouement absolument contagieux _ mais oui ! Cet Allegro du Quatuor pour piano et cordes en sol majeur (n° 1) repose sur trois thèmes inspirant aux interprètes un jeu d’unité, de liberté et d’expansion _ c’est cela. Cette lecture domine _ probablement : par sa juvénilité enthousiasmante ! _ le palmarès des remarquables exécutions du passé. Les musiciens s’adaptent avec un vrai talent et une aisance apparente au climat mystérieux de l’Allegretto, tout comme ils brossent un très beau tableau romantique de l’Andante con moto suivant, qui repose sur une marche fantasque et contagieuse. Le rondo final Alla zingarese, virtuose, échevelé et virevoltant, s’inspire sans doute aucun du Rondo à la hongroise du Trio en sol majeur n° 39 composé par Joseph Haydn en 1795.

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    Le Deuxième Quatuor, en la majeur, se rapproche plutôt de Schubert dans l’Allegro non troppo initial, et de Schumann dans l’Allegro final sans parvenir à retrouver totalement la magie du précédent ; pour autant il ne manque pas d’intérêt. Le Troisième Quatuor pour piano et cordes en ut mineur gagne en indépendance, en pages dramatiques, en confession intime et spirituelle qu’exacerbe le discours prégnant et désespéré, impressionnant et troublant, du troisième mouvement noté Andante.

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    Par une alchimie bien rarement rencontrée, les quatre musiciens de ces lectures géniales nous convainquent, s’il en était besoin, que les trois Quatuors avec piano de Brahms, créés respectivement en 1861 (Hambourg), 1862 (Vienne) et 1875 (Ziegelhausen), font partie de ses plus hautes réalisations _ oui ! _, placées dans la descendance de Beethoven et dans la proximité de génies romantiques de la trempe de Schubert, Mendelssohn et Schumann certes, mais toujours hautement individuelles _ c’est-à-dire singulières, de la part de Johannes Brahms : tout à fait !

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    Puisse le projet de jouer toute la musique de chambre de Brahms déboucher sur d’aussi précieux enregistrements _ à suivre !!!

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    Ce vendredi 22 mars 2019, Titus Curiosus – Francis Lippa