Étiquette : Christian Gerharer

  • Une très intéressante interview de Stéphane Degout, « baryton lyrique mature » : son parcours, son présent, ses perspectives…

    Ce jour, sur le site de Res Musica,

    et sous la plume de Vincent Guillemin,

    cette interview du baryton _ excellent ; cf mes articles antérieurs des 15 mai, 5 avril, 9 mars, 22 février et 19 janvier 2019 ; et 3 octobre, 22 août, 27 mars et 3 janvier 2018… _ Stéphane Degout :

    Stéphane Degout, baryton lyrique mature.

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    Stéphane Degout, baryton lyrique mature

     

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    Ce mardi 26 novembre 2019, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • L’art de dire et l’art de chanter : deux belles réussites

    Viennent de paraître en CD

    deux admirables interprétations

    des Zwölf Gedichte von Justinus Kerner

    op. 35, de Robert Schumann (1810 – 1856) :

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    par  Christian Gerharer et Gerold Huber

    _ soit le CD Sony 19075889192 _,

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    et par Matthias Goerne et Leif Ove Andsnes

    _ soit le CD Harmonia Mundi HMM 902353.

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    L’un est un sublime

    diseur de poésie ;

    l’autre un sublime

    chanteur de lieder…

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    Les deux fois,

    l’enchantement de la grâce

    est présente.

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    Voici ce qu’en dit _ absolument excellemment _ Jean-Charles Hoffelé,

    en un article intitulé Lumière et ombre

    de sa chronique Discophilia,

    sur le site d’Artamag :

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    LUMIÈRE ET OMBRE

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    La voix de Schumann fut celle du baryton, registre médian qui venait se loger au cœur de son piano _ dont acte ! _ ; et les barytons aimèrent ses mélodies autant que celles de Schubert, qui les composa pourtant plus facilement dans l’aspect pratique d’une voix de milieu, leur ôtant le souci de transcrire. Alors que Schumann écrit pour le vrai baryton, allant même à le faire se souvenir de son registre d’enfance lorsqu’il le fait chanter en voix de tête dans l’élégie Stirb, Lieb’ und Freud !.

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    Fischer-Dieskau, Prey, Souzay, Kruysen furent ses hérauts, car à Schumann, il faut des chanteurs lettrés _ probablement ; mais n’est-ce pas là une loi universelle ? _ qui connaissent leur Kerner, leur Eichendorff, leur Heine, leur Rückert _ que de chanteurs très ignorants, alors… C’est Kerner qui est au centre _ en effet _ de deux albums parus en même temps : comparer les Zwölf Gedichte Op. 35 de Christian Gerhaher et de Mathias Goerne, est-ce raison ?

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    Non _ pas tout à fait. Gerhaher sur tout son disque Schumann _ mais c’est toujours le cas _ est la modestie même, la simplicité _ oui _ presque jusqu’à la naïveté _ non _, il met ici très peu de voix _ en effet _, et claire _ oui _ : les poètes chantent en quelque sorte avant lui _ et par lui. Admirable certainement _ absolument ! _, surtout dans des opus de la fin où tant auront pris un ton pathétique, mais ce chant discret, cette pudeur _ voilà : la plus sincèreère et vraie qui soit… _ qui en désarment tant, et probablement avec raison, me laissent un peu au bord du chemin _ ah ! bon… _, malgré le piano si suggestif de Gerold Huber, qui doit aussi pour entrer dans le jeu de son chanteur-diseur _ voilà ! _, se mesurer.

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    Alors que le couple formé d’un même souffle _ oui, et qui chante pleinement _ par Matthias Goerne et Leif Ove Andsnes, s’avance dans le sombre fleuve _ sans doute _ des Kerner d’un pas de Wanderer _ oui _, allant admirable jusque dans ses suspensions, ses repentirs, ses réflexions désabusées _ oui, c’est là parfaitement ressenti. Cette poésie de timbres si mariée entre eux – le velours du grain de voix de Goerne se tissant _ oui _ au velours du toucher d’Andsnes – est une osmose dans laquelle l’auditeur se laisse entraîner, un monde en soi, celui de Schumann absolument _ probablement, avec ses lisières de gouffres _, un crépuscule magicien _ oui, qui opère à plein _  qui s’étend aussi au Liederkreis Op. 24.

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    Puisque Matthias Goerne semble à l’orée d’un voyage chez Schumann, surtout qu’il ne change pas son pianiste comme il l’avait fait pour Schubert _ mais cela semble déjà fait : voir un premier CD Schumann, Einseimkeit, avec le pianiste Markus Hinterhaüser _, car ici, son art est indissolublement reflété dans celui de Leif Ove Andsnes.

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    LE DISQUE DU JOUR

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    Robert Schumann

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    (1810-1856)
    Liederkreis, Op. 24
    12 Gedichte von Julius Kerner, Op. 35

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    Matthias Goerne, baryton
    Leif Ove Andsnes, piano

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    Un album du label harmonia mundi HMM802353

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    Robert Schumann

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    6 Gesänge, Op. 107
    Romanzen und Balladen, Vol. II, Op. 49
    Warnung (No. 2, extrait des 3 Gedichte, Op. 119)
    3 Gesänge, Op. 83
    12 Gedichte von Julius Kerner, Op. 35
    4 Gesänge, Op. 142

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    Christian Gerhaher, baryton
    Gerold Huber, piano

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    Un album du label Sony Classical 19075889192
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    Photo à la une : le baryton Matthias Goerne – Photo : © Marco Borggreve

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    Que de poésie !!!

    dans ces interprétations

    schumanniennes..

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    Ce vendredi 31 mai 2019, Titus Curiosus – Francis Lippa