et consacré à l’œuvre d’un compositeur qui supportera de passer immédiatement, en l’occurrence, après un génie aussi exceptionnel que le merveilleux Domenico Scarlatti (Naples, 1685 – Madrid, 1757)…
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Eh bien ! la surprise toute récente d’une écoute au vol, sur mon autoradio, en allant faire mes courses un matin de cette semaine, sur l’antenne de France-Musique, d’extraits d’un CD d’Elisabeth Pion _ j’ai retenu le nom de l’interprète _ interprétant sur un très beau piano-forte des œuvres de la compositrice Hélène de Montgeroult (Lyon, 2 mars 1764 – Florence, 20 mai 1836), m’a convaincu de me mettre à la recherche d’exemplaires de CDs de cette compositrice jusqu’ici inconnue de moi…
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Ainsi,
si je n’ai pas encore réussi à dénicher ce CD Atma Classique ATM 2885 « Amadeus et l’Impératrice » d’Elisabeth Pion,
au moins, ai-je pu mettre la main, d’une part, sur le CD Seulétoile 09 « Hélène de Montgeroult – Portrait d’une compositrice visionnaire« , de Marcia Hadjimarkos, piano-forte, Beth Taylor, mezzo-soprano, et Nicolas Mazzoleni, violon _ enregistré à Pressy-sous-Dondin, en Bourgogne, du 12 au 16 septembre 2022 _, et d’autre part, le triple album Brilliant Classics 96247 « Hélène de Montgeroult – Complete Piano Sonatas« , de Simone Pierini, sur un très beau piano-forte J. Haselmann (ca première décennie du 19e siècle) _ enregistré du 15 au 17 juin 2021, à Monte Compatri, en Italie.
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Une musique séduisante et toute de fraîcheur, et les deux fois interprétée avec grâce et jubilation sur de superbes instruments tout à fait idiosyncrasiques pour servir cette musique peu courrue,
et dont l’écoute, via ces CDs, ne pâtit absolument pas, toutes proportions bien sûr gardées, de suivre l’écoute _ enchanteresse pour moi _ du CD de Domenico Scarlatti servi si merveilleusement par ce magicien qu’est Francesco Corti…
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Et sur ces deux très réussies réalisations discographiques,
j’ai pu trouver, en cherchant un peu sur le Net, ces deux articles suivants,
Alors que cette fin de semaine Arion, Mathieu Lussier et la pianiste Élisabeth Pion présenteront _ en concert _ un Concerto pour piano d’Hélène de Montgeroult (1764-1836), les enregistrements de la musique pour piano de cette dernière se multiplient. Cette compositrice, assurément parmi les plus intéressantes _ voilà… _ révélées ces dernières années, nous avait été dévoilée par Edna Stern. La pianiste avait opéré des choix pour montrer comment Montgeroult, à partir du classicisme, pouvait évoquer parfois Scarlatti _ nous y voici !!! _ et annoncer Schubert. Une nouvelle façon d’explorer est de tout prendre et de faire son choix soi-même. La possibilité est offerte par deux intégrales des 9Sonates pour piano de Montgeroult désormais disponibles : l’une de Nicolas Horvath parue en novembre 2021 chez Grand Piano ; et l’autre de Simone Pierini. Différence majeure et notable : l’instrument, un Steinway capté de manière assez dure pour Horvath, et un superbe pianoforte, conçu entre 1800 et 1810 par Haselmann, pour Pierini. Deux pianistes compétents, mais une bonne dose de charme _ oui, oui, oui ; et c’est incontestable ! _ supplémentaire ici _ écoutez ici les podcasts de ces 3 CDs.
Hélène de Montgeroult (1764-1836) : Onze Études pour la main droite, pour la main gauche ou pour les deux mains, pour pianoforte ; Six Nocturnes à voix seule avec accompagnement de pianoforte ; Sonate en la mineur pour forte piano avec accompagnement de violon op. 2 n° 3.
L’intérêt pour Hélène de Montgeroult s’est développé depuis 2006, lorsque le musicologue français Jérôme Dorival a publié à Lyon, chez Symétrie, une biographie consacrée à cette compositrice d’origine aristocratique qui échappa à la guillotine lors de la Terreur, en improvisant sur La Marseillaise devant le tribunal révolutionnaire, avant d’être la première femme à devenir professeur de piano au Conservatoire de Paris. Ces deux dernières décennies, plusieurs pianistes se sont intéressés à ses nombreuses Études, écrites entre 1788 et 1812 et publiées en 1816 dans son Cours complet pour l’enseignement du fortepiano. Bruno Robillard (2006), Nicolas Stavy (2009), tous deux pour Hortus, Edna Stern (2017, Orchid Classics) ou Clare Hammond (2021, BIS) en ont proposé une sélection.
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Le présent enregistrement, sous-titré « Portrait d’une compositrice visionnaire », consiste en une approche différente. Dans une esquisse biographique insérée, Jérôme Dorival précise : Aucun enregistrement de la musique de Montgeroult sur un piano de son temps n’ayant encore été réalisé, il était donc urgent de le faire, et le choix d’un pianoforte carré français du début du XIXe siècle se révèle très judicieux, parce qu’il est vraiment contemporain de sa musique _ voilà _ et parce que les destinataires de ses œuvres jouaient ce genre de pianos. C’est à cette tentative d’authenticité que s’est attelée la Française d’origine américaine Marcia Hadjimarkos, qui a été l’élève de Jos van Immerseel au milieu des années 1990, et s’est spécialisée dans les instruments anciens. Son programme d’Études de Montgeroult recoupe un peu celui de Clare Hammond (quatre morceaux), mais, parmi les onze pièces qu’elle propose, trois sont enregistrées pour la première fois.
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C’est un pianoforte carré de 1817 d’Antoine Neuhaus, natif de Vienne, installé à Paris en 1809, où il exerça jusqu’en 1827, qui a été choisi. Comme l’explique Matthieu Vion, son restaurateur en 2021, il n’existe que deux instruments de la production de Neuhaus qui soient connus. On lira la description par Vion de celui qui a été retenu ici (photographie en couleurs), les détails concernant le meuble, la mécanique et les registres. On découvrira, grâce aux détails fournis dans une longue note par Marcia Hadjimarkos, qu’il dispose de quatre pédales activant quatre registres, à savoir la pédale forte, le jeu de luth, le jeu céleste et le jeu de basson, et les considérations que l’artiste en déduit quant à son propre choix, notamment pour l’utilisation de la pédale. La variété d’effets et de couleurs que l’on peut obtenir en associant un touchersensible aux différents registres du piano carré permettent de produire une riche palette sonore et d’évoquer une multitude d’atmosphères et d’émotions _ voilà qui est intéressant.
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Le mélomane est ainsi transporté _ oui _ dans un univers expressif, débordant de noble vitalité _ oui, oui _, que Marcia Hadjimarkos sert avec une souplesse de chaque instant _ absolument ; écoutez-ici les podcasts de ce CD.Les études choisies montrent l’éventail de ces « leçons », à destination des deux mains, de la main droite ou de la main gauche, Montgeroult, selon son habitude pédagogique, ajoutant une précision quant à chaque contenu : « pour bien accorder le chant avec l’accompagnement » ; « pour les notes pointées » ; « pour la difficulté du ton », etc. L’interprète signale encore que les études sont souvent écrites dans un style plus romantique que classique, préfigurant ainsi les pages de compositeurs comme Schubert, Mendelssohn, Schumann ou Chopin. Les propositions de Clare Hammond, pour BIS, sur un Steinway qui soulignait les audaces harmoniques, et celles de Marcia Hadjimarkos, dans sa recherche d’authenticité, feront bon ménage côte à côte dans une discothèque.
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L’intérêt de cet album consiste aussi dans les compléments aux études. Montgeroult a souvent évoqué l’art du chant dans son Cours complet et était attirée par l’art vocal italien. Pourtant, sa production dans ce domaine est des plus minimes : les six Nocturnes à voix seule avec accompagnement de piano, la plupart sur des textes de Métastase autour de l’amour, sont gravés ici pour la première fois. Si l’on y ajoute la Sonate en fa mineur pour fortepiano avec accompagnement de violon qui figure en fin d’album, on aura fait le tour de sa musique de chambre, autre pan, limité mais non négligeable, qui rappelle notamment que cette aristocrate, qui tenait salon parisien, joua souvent avec des violonistes, comme Giovanni Battista Viotti. La mezzo-soprano Beth Taylor et le violoniste Nicolas Mazzoleni sont de dignes partenaires _ oui _ de Marcia Hadjimarkos.
De bien belles découvertes, tout à fait jouissives, et un peu hors des sentiers battus et rebattus :
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entre Scarlatti (1685 – 1757) et Mozart (1756 – 1791), et Mendelssohn (1809 – 1847) et Chopin (1810 – 1849) _ je veux parler bien sûr de leurs styles… _, si l’on veut grosso modo situer Hélène de Montgeroult (1764 – 1836) et son œuvre singulière _ et son piano-forte… _ dans l’histoire de la musique.
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Ce mercredi 2 octobre 2024, Titus Curiosus – Francis Lippa
je fais ici le choix, extraits du coffret Decca 485 4364 « Wolfgang Sawallisch – The Complete Recordings on Philips & Deutsche Grammophon » de 43 CDs, des deux ultimes CDs 42 et 43 de ce coffret, de Wolfgang Sawallisch accompagnant de son piano Dietrich Fischer-Dieskau,
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soient un choix de 49 Lieder de Richard Strauss par Dietrich Fischer-Diskau, baryton, et Wolfgang Sawallisch au piano _ enregistrés à Munich en octobre 1981 et à Berlin en septembre 1983 _, repris d’un double album Deutsche Grammophon 447 512 – 2, paru en 1984 _ et que je possède depuis sa parution.
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Et entre les 49 Lieder de ce double album-ci, en probable priorité d’écoute,
j’élis « Ständchen » TrV 149/2, sur un poème d’Adolf Friedrich Graf von Schack _ écoutez-en ici le podcast d’une durée de 2′ 17 _,
et le sublime « Morgen« , le N°4 des « 4 Lieder » TrV 170, sur un poème de John Henry Mackay _ écoutez-en ici le podcast d’une durée de 4′ 04 _,
aux plages 9 et 25 du CD 42 de ce coffret « Wolfgang Sawallisch – The Complete Recordings on Philips & Deutsche Grammophon« …
j’ajoute ce dimanche ces renvois-ci à quatre autres articles, « Pas si sage« (de Jean-Charles Hoffelé, le 23 juin 2024), « Wolfgang Sawallisch, l’inspirant« (de Pierre-Jean Tribot, le 27 juin 2024), « Jugendzeit« (de Jean-Charles Hoffelé, le 21 juillet 2024) et « Le centenaire oublié de Wolfgang Sawallisch » (de Christophe Huss, le 26 août 2024), qui ont été publiés à propos des trois récents copieux coffrets _ Decca 48543 64 de 43 CDs « Wolfgang Sawallisch – The Complete Recordings on Philips & Deutsche Grammophon » ; Warner Classics 5054197832178 de 65 CDs « Wolfgang Sawallisch – Complete Symphonic, Lieder & Choral Recordings« ; et Warner Classics 5054197949463 de 31 CDs « Wolfgang Sawallisch – Complete Opera Recordings« … _ consacrés au legs discographique de Wolfgang Sawallisch (Munich, 26 août 1923 – Grassau, 22 février 2013), parus cette annnée-ci 2024, pour honorer, avec un an seulement de retard, le centième anniversaire de la naissance, à Munich, le 16 août 1923, de Wolfgang Sawallisch…
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Voici donc ces quatre récents articles, deux de Jean-Charles Hoffelé sur son site Discophilia, un de Pierre-Jean Tribot, sur le site du magazine belge Crescendo, et le quatrième de Christophe Huss, dans le journal Le Devoir, de Montréal, au Québec,
aux titres déjà, chacun, assez parlants :
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_ en date du 23 juin 2024, sous la plus de Jean-Charles Hoffelé, l’article intitulé « Pas si sage » :
Beethoven, Brahms, Schumann ? Walter Legge, signant Wolfgang Sawallisch, lui proposa un pas de côté. Plutôt Dvořák, pas la « Nouveau Monde » (elle suivra bientôt), mais la Huitième (alors noté « Quatrième »), puis ce Scherzo capriccioso qui sous sa baguette prend un chic fou. Ce sera l’amorce d’un tropisme pour la musique tchèque qui se poursuivra lors d’une dizaine de concerts avec la Philharmonie tchèque (partiellement documentés dans un précieux petit coffret Supraphon), et trouvera son aboutissement dans une poignée d’albums Dvořák durant l’ère à Philadelphie, occasion d’une mémorable gravure du Concerto pour violoncelle avec Natalia Gutman.
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Avec l’orchestre londonien de Karajan, Wolfgang Sawallisch, jeune encore (dans la trentaine), osait des libertés d’accents, des tempos fulgurants, une clarté aiguisée de la balance, le tout produisant des lectures de fort caractère, où certains croiront ne pas reconnaître son art. Epatantes ! les Suites du Lac des cygnes et deCasse-noisette ; Le Bourgeois gentilhomme pétille et persiffle (et quels souffleurs !), les Ouvertures de Weber vous ont des airs de contes noirs, les accompagnements pour Johanna Martzy, Annie Fischer ou Dennis Brain n’hésitent pas à prendre le primus. Toute une époque et une façon singulière qu’avait annoncé un stupéfiant Carmina Burana à Cologne, rareté enfin rééditée (avec les remerciements de Carl Orff, présent aux sessions, l’éditeur les a placés en postlude à l’enregistrement).
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Autre rareté, et même première en CD, l’album des Lieder orchestraux de Pfitzner, voulu autant par Dietrich Fischer-Dieskau que par Wolfgang Sawallisch, couronnement de leurs grandes anthologies deLieder (Mendelssohn, Brahms) où le chef retrouvait son instrument premier, le piano. Quel accompagnateur inspiré _ oui ! _, guidant les premiers sillons Schumann de Thomas Hampson (et le guidant pour Winterreise), distribuant avec un art gourmand les Lieder de Strauss à Lucia Popp, Margaret Price et Barbara Hendricks en trois programmes exactement calibrés pour leurs voix. Le texte de Rémy Louis insiste avec raison sur cette part de l’art de Wolfgang Sawallisch, il sera un guide précieux pour voyager dans cette somme couvrant plusieurs décennies.
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Le reste est plus connu, parfois hors du temps à force de perfection et d’évidence (le cycle Schumann à Dresde évidemment, toute la musique chorale, sacrée et profane de Schubert _ oui !!! _ avec ses équipes de la Bayerische Rundfunk), parfois surprenante à la réécoute (le cycle Beethoven au Concertgebouw, magnifique !, il avait trouvé l’orchestre idéal pour son Beethoven dès l’époque Philips, une « Pastorale » splendide le rappelle dans un coffret regroupant tous ses Philips (voir chronique prochainement), souvent plus attendu, comme la somme Brahms avec le London Philharmonic : les Concertos avec Stephen Bishop Kovacevich doivent s’entendre avant les Symphonies, la perle de l’ensemble est ajoutée en quelque sorte : le Trio avec cor où il retrouve son piano pour Frank Peter Zimmermann et Marie-Luise Neunecker. Les trois albums avec Berlin – la Lobgesang, le Concerto de Beethoven avec Zimmermann, surtout la Messe de Schumann, font regretter la minceur du legs.
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Coda à Philadelphie, avec en concert une Sinfonia Domestica savoureuse, un remarquable album Hindemith, un Lac des cygnes d’une troublante beauté, immense symphonie sans ballet, vous herboriserez les autres Strauss, les Dvořák, pour mieux revenir à deux disques inoubliables, cet Empereur, ces 17e et 20e Concertos de Mozart, où Wolfgang Sawallisch, retrouvant le Philharmonia, écoute Youri Egorov _ oui, oui, oui.
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LE DISQUE DU JOUR
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Wolfgang Sawallisch, direction, piano
… The Warner Classics Edition Complete Symphonic, Lieder & Choral Recordings (1954-1997)
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CD 1 Wolfgang Amadeus Mozart (1756-1791) Concerto pour piano et orchestre No. 17 en sol majeur, K. 453 Concerto pour piano et orchestre No. 20 en ré mineur, K. 466 Youri Egorov, piano – Philharmonia Orchestra (1985)
CD 2 Wolfgang Amadeus Mozart (1756-1791) Concerto pour piano et orchestre No. 21 en ut majeur, K. 467 Concerto pour piano et orchestre No. 22 en mi bémol majeur, K. 482 Annie Fischer, piano – Philharmonia Orchestra (1958)
CD 3 Wolfgang Amadeus Mozart (1756-1791) Concerto pour violon et orchestre No. 3 en sol majeur, K. 216 Felix Mendelssohn Bartholdy (1809-1847) Concerto pour violon et orchestre No. 2 en mi mineur, Op. 64, MWV O 14 Johanna Martzy, violon – Philharmonia Orchestra (1954)
CD 4 Wolfgang Amadeus Mozart (1756-1791) Concerto pour violon et orchestre No. 3 en sol majeur, K. 216 Johannes Brahms (1833-1897) Concerto pour violon et orchestre en ré majeur, Op. 77 Frank Peter Zimmermann, violon – Berliner Philharmoniker (1995)
CDs 5-9 Ludwig van Beethoven (1770-1827) Les Symphonies (Intégrale) No. 1 en do majeur, Op. 21 No. 3 en mi bémol majeur, Op. 55 No. 2 en ré majeur, Op. 36 No. 8 en fa majeur, Op. 93 No. 4 en si bémol majeur, Op. 60 No. 7 en la majeur, Op. 92 No. 5 en ut mineur, Op. 67 No. 6 en fa majeur, Op. 68 “Pastorale” No. 9 en ré mineur, Op. 125 “Chorale” Margaret Price, soprano – Marjana Lipovšek, mezzo-soprano – Peter Seiffert, ténor – Jan-Hendrik Rootering, basse – Städtischer Musikverein zu Düsseldorf – Royal Concertgebouw Orchestra (1991-1993)
CD 10 Ludwig van Beethoven (1770-1827) Concerto pour piano et orchestre No. 5 en mi bémol majeur, Op. 73 « L’Empereur » Youri Egorov, piano – Philharmonia Orchestra (1982)
CD 11 Carl Maria von Weber (1786-1826) Euryanthe, Op. 81, J. 291 – Ouverture
Der Beherrscher der Geister, Op. 27, J. 122
Abu Hassan, J. 106 – Ouverture
Jubel-Ouvertüre, Op. 59, J. 245
Der Freischütz, Op. 77, J. 277 – Ouverture
Preciosa, Op. 78, J. 279 – Ouverture
Oberon, J. 306 – Ouverture Philharmonia Orchestra (1958)
CD 12 Franz Schubert (1797-1828) Chor des Bayerischen Rundfunks – Capella Bavariae (1977-1983)
Lied im Freien, D. 572 Die Bürgschaft, D. 435 (extrait : Räuberlied, « Hinter Büschen, hinterm Laub » – Acte II) Die Advokaten, D. 37 Albert Gassner, Anton Rosner, ténors – Peter Schranner, basse Trinklied, D. 148 Peter Schreier, ténor Wilkommen, lieber schöner Mai, D. 244 Erika Rüggeberg, Karin Hautermann, Irmgard Lampart, sopranos – Albert Gassner, Anton Rosner, Heinrich Weber, ténors Fischerlied, D. 364 Trinklied, D. 267 Trinklied, D. 356 Peter Schreier, ténor Bergknappenlied, D. 268 Ruhe, schönstes Glück der Erde, D. 657 Trinklied im Winter, D. 242 Albert Gassner, Anton Rosner, ténors – Josef Weber, basse Gott in der Natur, D. 757 Naturgenuß, D. 422 Der Schnee zerrinnt, D. 130 Frühlingsgesang, D. 740 Trinklied im Mai, D. 427 Frühlingslied, D. 243 Albert Gassner, Anton Rosner, ténors – Josef Weber, basse Widerspruch, D. 865 Mondenschein, D. 875 Peter Schreier, ténor Nachtmusik, D. 848 Gold’ner Schein, D. 357 Adelheid Schiller, Renate Freyer, mezzo-sopranos – Gudrun Greindl-Rosner, contralto Frühlingslied, D. 914
CD 13 Franz Schubert (1797-1828) Chor des Bayerischen Rundfunks – Capella Bavariae (1977-1983)
Nachtgesang im Walde, D. 913 Ernst Dörflinger, Willy Beck, Günther Weber, Olaf Klamand, cors Der Gondelfahrer, D. 809 Die Nacht, D. 983c Peter Lika, Peter Schranner, Josef Weber, basses Nachthelle, D. 892 Peter Schreier, ténor Die Nachtigall, D. 724 Lacrimoso son io, D. 131b Erika Rüggeberg, Karin Hautermann, Isolde Mitternacht, sopranos Der Entfernten, D. 331 Mailied, D. 129 Albert Gassner, Anton Rösner, ténors – Josef Weber, basse Zum Rundetanz, D. 983b Anton Rösner, ténor – Peter Lika, Peter Schranner, Josef Weber, basses Wein und Liebe, D. 901 Geist der Liebe, D. 747 Liebe säuseln die Blätter, D. 988 Erika Rüggeberg, Karin Hautermann, Irmgard Lampart, sopranos Andenken, D. 423 Albert Gassner, Anton Rösner, ténors – Peter Schranner, basse Leise, leise lasst uns singen, D. 635 Erinnerungen, D. 424 Widerhall, D. 428 Anton Rösner, ténor – Peter Schranner, Josef Weber, basses Lacrimoso son io, D. 131a Albert Gassner, Anton Rösner, Heinrich Weber, ténors Gesang der Geister über den Wassern, D. 714 Membres de l’Orchestre Symphonique de la Radio Bavaroise Sehnsucht, D. 656 Peter Lika, basse Im Gegenwärtigen Vergangenes, D. 710 Bootgesang, D. 835
CD 14 Franz Schubert (1797-1828) Chor des Bayerischen Rundfunks – Capella Bavariae (1977-1983)
Bardengesang, D. 147 Trinklied aus dem 16 Jahrhundert, D. 847 La pastorella al prato, D. 513 Klage um Ali Bey, D. 140 Erika Rüggeberg, Karin Hautermann, sopranos – Juliana Falk, mezzo-soprano – Gudrun Greindl-Rosner, contralto Schlachtlied, D. 912 Der Geistertanz, D. 494 Ständchen, D. 920 Brigitte Fassbaender, mezzo-soprano Das Dörfchen, D. 598 Mailied, D. 202 Juliana Falk, mezzo-soprano – Gudrun Greindl-Rosner, contralto – Kurt Richter, Ernst Dörflinger, cors – Symphonieorchester des Bayerischen Rundfunks Trinklied, D. 75 Dietrich Fischer-Dieskau, baryton Dreifach ist der Schritt der Zeit, D. 69 Vorüber die stöhnende Klage, D. 53 Albert Gassner, ténor – Peter Schranner, Josef Weber, basses Unendliche Freude, D. 51 Hier strecket der wallende Pilger, D. 57 Dessen Fahne Donnerstürme wallte, D. 58 Hier umarmen sich getreue Gatten, D. 60 Unendliche Freude, D. 54 An den Frühling, D. 338 Frisch atmet des Morgens lebendiger Hauch, D. 67 Punschlied, D. 277 Selig durch die Liebe, D. 55 Albert Gassner, ténor – Peter Schranner, Josef Weber, basses Ein jugendlicher Maienschwung, D. 61 Thronend auf erhabnem Sitz, D. 62 Majestät’sche Sonnenrosse, D. 64 Wer die steile Sternenbahn, D. 63 Liebe, D. 983a Anton Rösner, ténor – Peter Lika, Peter Schranner, Josef Weber, basses Die zwei Tugendwege, D. 71 Albert Gassner, ténor – Peter Schranner, Josef Weber, basses Dreifach ist der Schritt der Zeit, D. 43
CD 15 Franz Schubert (1797-1828) Chor des Bayerischen Rundfunks – Capella Bavariae (1977-1983)
Lützows wilde Jagd, D. 205 Johannes Ritzkowsky, Günther Weber, cors – Membres de l’Orchestre Symphonique de la Radio Bavaroise Die Einsiedelei, D. 337 Totengräberlied, D. 38 Mailied, D. 199 Juliana Falk, mezzo-soprano – Gudrun Greindl-Rosner, contralto – Albert Gassner, Anton Rösner, ténors – Kurt Richter, Ernst Dörflinger, cors – Symphonieorchester des Bayerischen Rundfunks Flucht, D. 825b Der Morgenstern, D. 203 Juliana Falk, mezzo-soprano – Gudrun Greindl-Rosner, contralto – Kurt Richter, Ernst Dörflinger, cors – Symphonieorchester des Bayerischen Rundfunks Coronach, D. 836 Wehmut, D. 825 Grab und Mond, D. 893 Anton Rösner, ténor – Peter Lika, Peter Schranner, Josef Weber, basses Ewige Liebe, D. 825a Zur guten Nacht, D. 903 Dietrich Fischer-Dieskau, baryton Mirjams Siegesgesang, D. 942 Hildegard Behrens, soprano – Erika Rüggeberg, Karin Hautermann, sopranos – Juliana Falk, mezzo-soprano – Gudrun Greindl-Rosner, contralto Jünglingswonne, D. 983 Das stille Lied, D. 916 Albert Gassner, Anton Rösner, ténors – Paul Hansen, Josef Weber, basses
CD 16 Franz Schubert (1797-1828) Chor des Bayerischen Rundfunks – Symphonieorchester des Bayerischen Rundfunks (1981-1983)
Kyrie en si bémol majeur, D. 45 Kyrie en ré mineur, D. 49 Messe en fa majeur, D. 105* Messe en sol majeur, D. 167 Lucia Popp, *Helen Donath, sopranos – Brigitte Fassbaender, mezzo-soprano – Adolf Dallapozza, *Peter Schreier, ténors – Dietrich Fischer-Dieskau, baryton
CD 17 Franz Schubert (1797-1828) Chor des Bayerischen Rundfunks – Symphonieorchester des Bayerischen Rundfunks (1981-1983)
Messe en si bémol majeur, D. 324 Deutsches Salve Regina, D. 379 Stabat Mater en fa mineur, D. 383* Salve Regina en si bémol majeur, D. 386 Lucia Popp, *Helen Donath, sopranos – Brigitte Fassbaender, mezzo-soprano – Adolf Dallapozza, *Josef Protschka, ténors – Dietrich Fischer-Dieskau, baryton
CD 18 Franz Schubert (1797-1828) Chor des Bayerischen Rundfunks – Symphonieorchester des Bayerischen Rundfunks (1981-1983)
Messe en la bémol majeur, D. 678 Helen Donath, soprano – Brigitte Fassbaender, mezzo-soprano – Francisco Araiza, ténor – Dietrich Fischer-Dieskau, baryton Messe en ut majeur, D. 452 Lucia Popp, soprano – Brigitte Fassbaender, mezzo-soprano – Adolf Dallapozza, ténor – Dietrich Fischer-Dieskau, baryton
CD 19 Franz Schubert (1797-1828) Chor des Bayerischen Rundfunks – Symphonieorchester des Bayerischen Rundfunks (1981-1983)
Messe en mi bémol majeur, D. 950 Tantum ergo en mi bémol majeur, D. 962* Offertorium, D. 963** Helen Donath, *Lucia Popp, sopranos – Brigitte Fassbaender, mezzo-soprano – Francisco Araiza, **Peter Schreier, ténors – Dietrich Fischer-Dieskau, baryton
CD 20 Franz Schubert (1797-1828) Chor des Bayerischen Rundfunks – Symphonieorchester des Bayerischen Rundfunks (1981-1983)
Kyrie en ré mineur, D. 31 Kyrie en fa majeur, D. 66 Salve Regina en si bémol majeur, D. 106* Totus in corde, D. 136** Stabat Mater en sol mineur, D. 175 Tres sunt, D. 181 Gradual, D. 184 Salve Regina, D. 223** Tantum ergo en ut majeur, D. 461*** Tantum ergo en ut majeur, D. 460 Magnificat en ut majeur, D. 486 Auguste jam coelestium, D. 488 Lucia Popp, **Helen Donath, ***Erika Rüggeberg, sopranos – Brigitte Fassbaender, ***Juliana Falk, mezzo-soprano – Adolf Dallapozza, *Francisco Araiza, ***Albert Gassner, ténors – Dietrich Fischer-Dieskau, baryton – ***Peter Lika, basse – Elmar Schloter, orgue
CD 21 Franz Schubert (1797-1828) Chor des Bayerischen Rundfunks – **Capella Bavariae – Symphonieorchester des Bayerischen Rundfunks (1981-1983)
Salve Regina, D. 676* Antiphonen zum Palmsonntag, D. 696 Psalm XXIII, D. 706 Tantum ergo en ut majeur, D. 739 Tantum ergo en ut majeur, D. 750 Salve Regina en ut majeur, D. 811** Deutsche Messe, D. 872 Psalm XCII, D. 953** Hymnus an den heiligen Geist, D. 948**
*Helen Donath, **Erika Rüggeberg, **Karin Hautermann, sopranos – **Juliana Falk, mezzo-soprano – **Gudrun Greindl-Rosner, contralto – **Dietrich Fischer-Dieskau, baryton – Elmar Schloter, orgue
CD 22 Franz Schubert (1797-1828) Lazarus, oder die Feier der Auferstehung, D. 689 Maria Venuti, Helen Donath, Lucia Popp, sopranos – Robert Tear, Josef Protschka, ténors – Dietrich Fischer-Dieskau, baryton – Chor des Bayerischen Rundfunks – Symphonieorchester des Bayerischen Rundfunks (1981-1983)
CD 23 Franz Schubert (1797-1828) Winterreise, D. 911 Thomas Hampson, baryton (1997)
CD 24 Felix Mendelssohn Bartholdy (1809-1847) Symphonie No. 2 en si bémol majeur, Op. 52, MWV A 18 « Lobgesang » Krisztina Laki, soprano – Mitsuko Shirai, mezzo-soprano – Peter Seiffert, ténor – Chor des städtischen Musikvereins zu Düsseldorf e.V. – Berliner Philharmoniker(1987)
CDs 25-26 Felix Mendelssohn Bartholdy (1809-1847) Schlafloser Augen Leuchte, WoO 4/1, MWV K 85
2 Lieder, WoO 17 (MWV K 87, MWV K 75)
12 Gesänge, Op. 8 (2 extraits : No. 4. Erntelied, MWV K 37 ; No. 8. Andres Maienlied (Hexenlied), MWV K 33)
12 Lieder, Op. 9 (extraits : No. 6. Scheidend, MWV K 50)
6 Gesänge, Op. 19a [MWV K 56, 63, 72, 70, 71, 65]
6 Gesänge, Op. 34 (4 extraits : No. 1. Minnelied, MWV K 80 ; No. 2. Auf Flügeln des Gesanges, MWV K 86 ; Np. 3. Frühlingslied, MWV K 89 ; No. 6. Reiselied, MWV K 90)
6 Gesänge, Op. 47 (5 extraits : No. 1. Minnelied, MWV K 97 ; No. 2. Morgengrüß, MWV K 100 ; No. 3. Frühlingslied, MWV K 101 ; No. 4. Volkslied, MWV K 102 ; No. 6. Bei der Wiege, MWV K 77)
6 Lieder, Op. 57 (5 extraits : No. 1. Altdeutsches Lied, MWV K 104 : No. 2. Hirtenlied, MWV K 103 ; No. 4. O Jugend, o schöne Rosenzeit, MWV K 106 ; No. 5. Venetianisches Gondellied, MWV K 114 ; No. 6. Wanderlied, MWV K 108)
6 Lieder, Op. 71 (5 extraits : No. 1. Tröstung, MWV K 120 ; No. 3. An die Entfernte, MWV K 126 ; No. 4. Schilflied, MWV K 116 : No. 5. Auf der Wanderschaft, MWV K 124 ; No. 6. Nachtlied, MWV K 125)
3 Lieder, Op. 84 (2 extraits : No. 1. Verschwunden, MWV K 69 ; No. 3. Jagdlied, MWV K 82)
6 Gesänge, Op. 86 (3 extraits : No. 1. Das Fenster, MWV K 29 ; No. 4. Allnächtlich im Traume seh ich dich, MWV K 78 ; No. 5. Der Mond, MWV K 122)
6 Gesänge, Op. 99 (2 extraits : No. 1. Erster Verlust, MWV K 110 ; No. 5. Fahrwohl, MWV K 121)
Der Blumenkranz, WoO 7, MWV K 44
Warnung vor dem Rhein, WoO 16, MWV K 105 Dietrich Fischer-Dieskau, baryton (1970-1979)
CDs 27-29 Robert Schumann (1810-1856) Symphonie No. 1 en si bémol majeur, Op. 38 « Le printemps »
Symphonie No. 4 en ré mineur, Op. 120
Symphonie No. 2 en ut majeur, Op. 61
Ouverture, Scherzo et Finale, Op. 52
Symphonie No. 3 en mi bémol majeur, Op. 97 « Rhénane »
Manfred, Op. 115 – Ouverture Staatskapelle Dresden (1972)
CD 30 Robert Schumann (1810-1856) Messe en ut mineur, Op. 147 Mitsuko Shirai, soprano – Peter Seiffert, ténor – Jan-Hendrik Rotring, basse – Chor des städtischen Musikvereins zu Düsseldorf e.V. – Berliner Philharmoniker (1987)
CD 31 Robert Schumann (1810-1856) Liederkreis, Op. 24 Der arme Peter, Op. 53 No. 3 Dichterliebe, Op. 48 5 Lieder und Gesänge, Op. 127 (2 extraits : No. 2. Dein Angesicht ; No. 3. Es leuchtet meine Liebe) 4 Gesänge, Op. 142 (2 extraits : No. 2. Lehn’ deine Wang’ ; No. 4. Mein Wagen rollet langsam) Thomas Hampson, baryton (1994)
CD 32 Richard Wagner (1813-1883) Götterdämmerung, WWV 86D – Siegfrieds Rheinfahrt & Trauermarsch Tannhäuser, WWV 70 – Ouverture Die Meistersinger von Nürnberg, WWV 96 – Prélude de l’Acte I Philharmonia Orchestra (1958)
CD 33 Richard Wagner (1813-1883) Das Liebesverbot, WWV 38 – Ouverture Symphonie en mi majeur, WWV 35 (extrait :I. Allegro con spirito) Eine Faust-Ouvertüre, WWV 59 Wesendonck-Lieder, WWV 91 (version orchestrale : Hans Werner Henze) Rienzi, WWV 49 – Prélude Marjana Lipovšek, mezzo-soprano – The Philadelphia Orchestra (1995)
CD 34 Anton Bruckner (1824-1896) Symphonie No. 4 en mi bémol majeur, WAB 104 « Romantique » The Philadelphia Orchestra (1993)
CDs 35-38 Johannes Brahms (1833-1897) Symphonie No. 1 en ut mineur, Op. 68 Schicksalslied, Op. 54* Symphonie No. 2 en ré majeur, Op. 73 Variations sur un thème de Haydn, Op.56a Symphonie No. 3 en fa majeur, Op. 90 Ouverture pour une fête académique, Op. 80 Symphonie No. 4 en mi mineur, Op. 98 Ouverture tragique, Op. 81 *Ambrosian Singers – London Philharmonic Orchestra (1989-1991)
CD 39 Johannes Brahms (1833-1897) Concerto pour piano et orchestre No. 1 en ré mineur, Op. 15* 2 Gesänge, Op. 91** Stephen Kovacevich, piano
*London Philharmonic Orchestra (1991)
**Ann Murray, mezzo-soprano – *Nobuko Imai, alto (1992)
CD 40 Johannes Brahms (1833-1897) Concerto pour piano et orchestre No. 2 en si bémol majeur, Op. 83* 5 Lieder, Op. 105** Stephen Kovacevich, piano
*London Philharmonic Orchestra (1993) – **Ann Murray, mezzo-soprano (1994)
CD 41 Johannes Brahms (1833-1897) Concerto pour violon, violoncelle et orchestre en la mineur, Op. 102 Frank Peter Zimmermann, violon – Heinrich Schiff, violoncelle – London Philharmonic Orchestra (1996) Trio pour cor, violon et piano en mi bémol majeur, Op. 40 Frank Peter Zimmermann, violon – Marie-Louise Neunecker, cor (1996)
CDs 42-44 Johannes Brahms (1833-1897) 6 Gesänge, Op. 3 (extrait : No. 4. Lied aus dem Gedicht « Ivan ») 6 Gesänge, Op. 6 (4 extraits : No. 2. Der Frühling ; No. 3. Nachwirkung ; No. 4. Juchhe! ; No. 5. Wie die Wolke nach der Sonne) 6 Gesänge, Op. 7 (3 extraits : No. 1. Treue Liebe ; No. 4. Volkslied ; No. 6. Heimkehr) 8 Lieder und Romanzen, Op. 14 5 Gedichte, Op. 19 (2 extraits : No. 2. Scheiden und Meiden ; No. 5. An eine Äolsharfe) 4 Gesänge, Op. 43 (3 extraits : No. 1. Von ewiger Liebe ; No. 2. Die Mainacht ; No. 3. Ich schell mein Horn ins Jammerthal) 4 Lieder, Op. 46 5 Lieder, Op. 47 (4 extraits : No. 1. Botschaft ; No. 2. Liebesgluth ; No. 3. Sonntag ; No. 4. O liebliche Wangen, ihr macht mir Verlangen) 7 Lieder, Op. 48 (4 extraits : No. 1. Der Gang zum Liebchen ; No. 2. Der Überläufer ; No. 5. Trost in Thränen ; No. 6. Vergangen ist mir Glück und Heil ; No. 7. Herbstgefühl) 5 Lieder, Op. 49 8 Lieder und Gesänge, Op. 57 (7 extraits : No. 2. Wenn du nur zuweilen lächelst ; No. 3. Es träumte mir ; No. 4. Ach, wende diesen Blick ; No. 5. In meiner Nächte Sehnen ; No. 6. Strahlt zuweilen auch ein mildes Licht ; No. 7. Die Schnur, die Perl an Perle ; No. 8. Unbewegte laue Luft) 8 Lieder und Gesänge, Op. 58 8 Lieder und Gesänge, Op. 59 (7 extraits : No. 1. Dämmrung senkte sich von oben ; No. 2. Auf dem See ; No. 3. Regenlied ; No. 4. Nachklang ; No. 6. Eine gute, gute Nacht ; No. 7. Mein wundes Herz verlangt nach milder Ruh ; No. 8. Dein blaues Auge hält so still) 9 Lieder und Gesänge, Op. 63 7 Lieder, Op. 95 (extrait : No. 3. Beim Abschied) 4 Lieder, Op. 96 (extrait : No. 3. Es schauen die Blumen) 6 Lieder, Op. 97 (5 extraits : No. 1. Nachtigall ; No. 2. Auf dem Schiffe ; No. 3. Entführung ; No. 5. Komm bald ; No. 6. Trennung) 5 Lieder, Op. 105 (4 extraits : No. 1. Wie Melodien zieht es mir ; No. 3. Klage ; No. 4. Auf dem Kirchhofe ; No. 5. Verrat) 5 Lieder, Op. 106 5 Lieder, Op. 107 (3 extraits : No. 1. An die Stolze ; No. 2. Salamander ; No. 4. Maienkätzchen) 4 ernste Gesänge, Op. 121 Mondnacht, WoO 21 Dietrich Fischer-Dieskau, baryton (1973)
CD 45 Antonín Dvořák (1841-1904) Symphonie No. 8 en sol majeur, Op. 88, B. 163 Scherzo capriccioso en ré bémol majeur, Op. 66, B. 131 Philharmonia Orchestra (1954)
CD 46 Antonín Dvořák (1841-1904) Symphonie No. 7 en ré mineur, Op. 70, B. 141 Symphonie No. 8 en sol majeur, Op. 88, B. 163 The Philadelphia Orchestra (1989)
CD 47 Antonín Dvořák (1841-1904) Symphonie No. 9 en mi mineur, Op. 95, B. 178 « Du nouveau Monde » Ouverture « Carnaval », Op. 92, B. 169 Philharmonia Orchestra (1958)
CD 48 Antonín Dvořák (1841-1904) Symphonie No. 9 en mi mineur, Op. 95, B. 178 « Du nouveau Monde » Scherzo capriccioso en ré bémol majeur, Op. 66, B. 131 The Philadelphia Orchestra (1988)
CD 49 Antonín Dvořák (1841-1904) Concerto pour violoncelle et orchestre No. 2 en si mineur, Op. 104, B. 191 Variations symphoniques en ut majeur, Op. 78, B. 70 Natalia Gutman, violoncelle – The Philadelphia Orchestra (1991)
CD 50 Piotr Ilitch Tchaïkovski (1840-1893) Le Lac des cygnes – Suite, Op. 20a, TH 219 (version courte) Casse-noisette – Suite, Op. 71a, TH 35 Philharmonia Orchestra (1957, 1958)
CDs 51-52 Piotr Ilitch Tchaïkovski (1840-1893) Le Lac des cygnes – Ballet, Op. 20, TH 12 The Philadelphia Orchestra (1993, 1994)
CD 53 Richard Strauss (1864-1949) Also sprach Zarathustra, Op. 30, TrV 176 Burleske pour piano et orchestre en ré mineur, TrV 145 Don Juan, Op. 20, TrV 156 Emanuel Ax, piano – The Philadelphia Orchestra (1995)
CD 54 Richard Strauss (1864-1949) Der Bürger als Edelmann – Suite, Op. 60b, TrV 228c 4 sinfonische Zwischenspiele aus « Intermezzo », TrV 246a (extrait : I.a. Walzerscene) Philharmonia Orchestra (1958)
CD 55 Richard Strauss (1864-1949) Ein Heldenleben, Op. 40, TrV 190 Concerto pour hautbois et petit orchestre en ré majeur, TrV 292* Richard Woodhams, hautbois – The Philadelphia Orchestra (*1994, 1995)
CD 56 Richard Strauss (1864-1949) Festliches Präludium en ut majeur, Op. 61, TrV 229 Till Eulenspiegels lustige Streiche, Op. 28, TrV 171 Sinfonia domestica, Op. 53, TrV 209 The Philadelphia Orchestra (1993)
CD 57 Richard Strauss (1864-1949) Concerto pour cor et orchestre No. 1 en mi bémol majeur, Op. 11, TrV 117 Concerto pour cor et orchestre No. 2 en mi bémol majeur, TrV 283 Denis Brain, cor – Philharmonia Orchestra (1956)
CD 60 Richard Strauss (1864-1949) 8 Gedichte aus « Letzte Blätter », Op. 10, TrV 141 (3 extraits : No. 4. Die Georgine ; No. 7. Die Zeitlose ; No. 8. Allerseelen) 5 Lieder, Op. 15, TrV 148 (extrait : No. 5. Heimkehr) Mädchenblumen, Op. 22, TrV 153 4 Lieder, Op. 27, TrV 170 4 Lieder, Op. 36, TrV 186 (extrait : No. 1. Das Rosenband) 6 Lieder, Op. 68, TrV 235 (2 extraits : No. 2. Ich wollt’ ein Sträusslein binden ; No. 3. Säusle, liebe Myrthe! – versions orchestrales)* Vier letzte Lieder, TrV 296* Barbara Hendricks, soprano – *The Philadelphia Orchestra (1995, *1994)
CD 61 Hans Pfitzner (1869-1949) Herr Oluf, ballade pour baryton et orchestre, Op. 12 An den Mond, Op. 18 (version orchestrale) 4 Lieder, Op. 4 (extrait : No. 2. Sie haben heut’ abend Gesellschaft – version orchestrale) Lethe, pour baryton et orchestre, Op. 37 4 Lieder, Op. 15 (2 extraits : No. 3. An die Mark ; No. 2. Zorn – versions orchestrales) Der arme Heinrich (extrait : Dietrichs Erzählung, extrait de l’Acte I, « Auf grüne Wipfel lacht nun wonnig der Lenz ») Dietrich Fischer-Dieskau, baryton – Symphonieorchester des Bayerischen Rundfunks (1978)
CD 62 Paul Hindemith (1895-1963) Symphonische Metamorphosen über Themen von Carl Maria von Weber Nobilissima Visione – Suite de concert Mathis der Maler – Symphonie The Philadelphia Orchestra (1994)
CD 63 Carl Orff (1895-1982) Carmina Burana Agnes Giebel, soprano – Paul Kuen, ténor – Marcel Cordes, basse – Chorus of the Westdeutschen Rundfunk – Kölner Rundfunk-Sinfonie-Orchester (1956)
CD 64. Twentieth-Century Trumpet Henri Tomasi (1901-1971) Tryptique Bohuslav Martinů (1890-1959) Sonatine Georges Enesco (1881-1955) Légende Alexandre Glazounov (1865-1936) Albumblatt en si bémol majeur Alexander Goedicke (1877-1957) Etude concertante en sol mineur, Op. 49 Niels Viggo Bentzon (1919-2000) Sonate pour trompette et piano, Op. 73 Edvard Hagerup Bull (1922-2012) Perpetuum mobile Eugène Bozza (1905-1991) Rustiques Gabriel Parès (1860-1934) Fantaisie-Caprice Jacques Ibert (1890-1962) Impromptu Paul Hindemith (1895-1963) Sonate pour trompette et piano Ole Eduard Antonsen, trompette (1996)
CD 65. Stokowski Transcriptions Johann Sebastian Bach (1685-1750) Schafe können sicher weiden (No. 8, air pour soprano, de la Cantate « Was mir behagt, ist nur die muntre Jagd » BWV 208) Choral « Wachet auf, ruft uns die Stimme » (de la « Cantate, BWV 140 ») Ein feste Burg ist unser Gott » Chorale (de la « Cantate, BWV 80 ») Toccata et Fugue en ré mineur, BWV 565 Luigi Boccherini (1743-1805) Quintette à cordes No. 1 en mi majeur, Op. 11 No. 5, G. 275 – III. Minuetto e Trio Ludwig van Beethoven (1770-1827) Sonate pour piano No. 14 en ut dièse mineur, Op. 27 No. 2 « Clair de lune – I. Adagio sostenuto Frédéric Chopin (1810-1849) Prélude en mi mineur, Op. 28 No. 4. Largo César Franck (1822-1890) Panis Angelicus (No. 5, extrait de la « Messe en la majeur, Op. 12, CFF 203 ») Piotr Ilyitch Tchaïkovski (1840-1893) Quatuor à cordes No. 1 en ré majeur, Op. 11, TH 111 – III. Andante cantabile 6 Romances, Op. 38, TH 101 (extrait : No. 3. Sred’ shumnogo bala)* Claude Debussy (1862-1918) Suite bergamasque, CD 82 (extrait : III. Clair de lune) Préludes, Livre I, CD 125 <small<(extrait : X. La cathédrale engloutie) Sergei Rachmaninoff (1873-1943) Prélude en ut dièse mineur, Op. 3 No. 2
*Marjana Lipovšek, mezzo-soprano – The Philadelphia Orchestra (1995)
Un coffret de 65 CD du label Warner Classics 5054197832178 Acheter l’album sur le site du label www.jpc.de ou sur Amazon.fr
Wolfgang Sawallisch. The Warner Classics Edition. Complete Symphonic Lireder & Choral Recordings. 1954-1997. Livret en anglais, allemand et français. 66 CD Warner Classics.
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Warner réédite en deux temps le legs du chef d’orchestre Wolfgang Sawallisch (1923-2013) avec un premier coffret consacré aux œuvres orchestrales, chorales et aux lieder alors qu’un second coffret centré sur les gravures lyriques sera publié cette automne.
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Wolfgang Sawallisch, c’est certes un immense chef d’orchestre et un pianiste raffiné à son aise tant dans la musique de chambre que dans l’exercice pas si simple de l’accompagnement de récitals, mais c’est un chef d’orchestre comme on n’en fait plus ! Un chef au répertoire assez vertigineux, à l’aise avec la création de son temps (on oublie trop souvent les premières mondiales qu’il a donné avec des partitions de Gottfried von Einem, Wolfgang Fortner, Wolfgang Rihm, Isang Yun…), mais aussi un musicien tout autant à son affaire au pupitre symphonique qu’en fosse lyrique ou à la tête d’un choeur ! Une flexibilité totale qui dénote à notre ère de spécialisation à outrance et de fuite devant la fosse des poupons des podiums, trop vite jetés dans la bain du star system…Analysons ce coffret en 4 temps.
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Le jeune virtuose de la baguette
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Les débuts de carrières du jeune Wolfgang Sawallisch sont fulgurants. Il débute avec le philharmonique de Berlin en 1952 ! En 1953, il est chef d’orchestre à Aix-la-Chapelle, puis Wiesbaden et Cologne (1960-1963). Il est repéré par Walter Legge, le légendaire producteur de disques qui lui offre en 1954 son premier enregistrement avec le Philharmonia Orchestra à Londres. A partir de 1957, il est un invité régulier du Festival de Bayreuth, où il retourne chaque année jusqu’en 1962 _ voilà. Il est l’un des piliers du renouveau du festival et il répond par sa musicalité tranchante à la nouvelle vision scénique épurée d’un Wieland Wagner qui cherche à dépoussiérer la dramaturgie scénique des opéras : Tristan und Isolde, Lohengrin, Der Fliegende Holländer et Tannhäuser marquent leur temps. De 1961 à 1970, il est directeur musical des Wiener Symphoniker. Car le jeune Wolfgang Sawallisch impressionne et pas qu’un peu. Son style rigoureux et vif _ voilà _, change de celui des chefs allemands de la génération précédente, comme l’explique Alain Pâris, chef d’orchestre et auteur du Dictionnaire des interprètes chez Robert Laffont : “ après les chefs germaniques légendaires que furent Furtwängler, Knappertsbusch ou Karajan, Sawallisch a été l’un des premiers à mettre fin à des excès stylistiques qui avaient enfermé la direction d’orchestre allemande dans un excès de dramatisme et la recherche d’une pâte sonore parfois éloignés de la vérité des textes. Avant lui, on peut en trouver les prémices chez Bruno Walter ou Fritz Busch, mais leur lecture passionnée n’avait pas encore cette rigueur qu’il a su concilier avec la tradition germanique ». Dès lors à l’écoute de ses premiers enregistrements avec le Philharmonia Orchestra, on peut apprécier ce style fait de clarté des textures _ oui _, de lisibilité des lignes mélodiques _ oui _ et d’une énergie vigoureuse et dégraissée _ voilà. Dès lors, écoutons les Symphonies n°8et n°9 de Antonín Dvořák, coupantes comme l’épée et vives __ voilà, voilà _ comme un ruisseau de montagne _ de Bohème… C’est un Dvořák décapé et énergique qui s’impose comme une référence alors que le Philharmonia Orchestra est en parade avec des pupitres aiguisés ! Autres grandes références les Ouvertures de Weber, tissées par un maître des saynètes et des extraits wagnériens épiques et nerveux _ oui. Du côté de Richard Strauss, les suites assez mineures du Bourgeois Gentilhomme et le Divertimento d’après Couperin, que le chef fait exploser dans un torrent d’énergie et de virtuosité, parvenant à transcender ces exercices de styles souvent besogneux. L’accompagnement de concertos _ oui, oui _ était également l’une des grandes qualités du chef qui est aussi à l’aise avec des personnalités aussi variées que la pianiste Annie Fischer (Mozart), la violoniste Johanna Martzy (Mendelssohn et Mozart) ou le corniste Denis Brain. Mention très bien pour un inattendu albums d’extraits des ballets de Tchaïkovski, de la musique de ballet allégée et nerveuse !
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Schumann, Beethoven et Brahms en intégrales
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3 grosses intégrales symphoniques sont regroupées dans ce coffret: Schumann, Beethoven et Brahms.
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Référence des références, l’intégrale des symphonies de Schumann complétée de l’ouverture Manfred et du triptyque Ouvertüre, Scherzo und Finale avec la Staatskapelle de Dresde enregistré en RDA en 1972. Wolfgang Sawallisch était très à son aise avec cette phalange avec laquelle il avait enregistré une magistrale intégrale des Symphonies de Schubert mais pour les Néerlandais de Philips. Le chef d’orchestre atteint une quadrature du cercle entre la puissance du souffle romantique, la cursivité de son geste, la beauté fabuleuse de l’orchestre et la capacité à cerner l’originalité du geste compositionnel de Schumann _ tout cela est très juste. Prenons laSymphonie n°4, qui combine la puissance tellurique avec une finesse apportée aux transitions avec un esprit parfois dansant ou chambriste. Bien sûr, une telle vision ne serait pas possible sans la complicité avec des musiciens tantôt félins, tantôt hautement poétiques. Certes, la discographie de ces symphonies est de très haut vol, mais 50 ans après son enregistrement, cette somme peut légitimement être considérée comme un absolu _ pas moins !
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Au fil des années, le chef perd un peu de son influx nerveux pour garder l’approche rigoureuse et équilibrée au service de la musique. Il en va ainsi de son intégrale des Symphonies de Beethoven (la seule qu’il a laissée alors qu’il existe des témoignages au fil de sa carrière dans l’une ou l’autre symphonie), enregistrée avec rien moins que le Concertgebouw d’Amsterdam dans les années 1990. A sa sortie, ce cycle n’avait pas été très bien reçu par les critiques qui ne juraient alors que par les expériences historiquement informées. Certes, tout est contrôlé avec cette direction qui soigne la lisibilité sans jamais alourdir le propos. Ce concept de “mesure” s’applique à toutes les symphonies, point de puissance tellurique dans la Symphonie n°5 ou de transe endiablée dans le finale de la Symphonie n°7, mais un contrôle parfait qui construit le geste musical. Prenons le final de la Symphonie n°7, Sawallisch y construit le gradations et apporte une grande exigence aux transitions thématiques, jamais brutales mais toujours limpides _ voilà, voilà. C’est la logique de l’architecte qui édifie pierre par pierre une cité imposante et impressionnante ! Forcément, les symphonies n°3 ou n°6 sortent plutôt renforcées par cette approche alors que les autres symphonies se dévoilent avec une ampleur dynamique considérable. En apothéose de ce cycle, la symphonie n°9 en impose par sa puissance dramatique !
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Autre grande intégrale tardive : les symphonies et œuvres orchestrales de Brahms avec le London Philharmonic, des lectures, complétées par des concertos pour avec Stephen Kovacevich au piano, Frank Peter Zimmermann pour le concerto pour violon (mais avec les Berliner philharmoniker) et le double concerto avec le même Frank Peter Zimmermann et Heinrich Schiff au violoncelle. Tout est très bien fait et mesuré, mais les symphonies ne masquent pas un certaine forme de distance, d’ennui dirons certains. Les concertos sont assez décevants avec un Stephen Kovacevich certes virtuose et puissant mais plus massif que cursif et un Frank Peter Zimmermann un peu lisse et distancé dans le Concerto pour violon. Seul l’album composé du Double concerto superbement automnal et complété par une lecture magistrale du trio avec cor (avec une dream team : Wolfgang Sawallisch au piano, Heinrich Schiff au violoncelle et Marie-Luise Neunecker au cor) peut s’affirmer comme une référence.
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De ces trois intégrales, on retient celle consacrée à Schumann qui reste une immense référence, et on réécoute avec attention celle dédiée à Beethoven qui est une leçon de direction et un festival orchestral.
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Philadelphie, la machine à jouer
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En 1993, à l’âge de 70 ans, Wolfgang Sawallisch, au sommet de sa gloire, auréolé de l’immense succès de son mandat de Staatsoperndirektor de l’Opéra d’Etat de Bavière à Munich, accepte la direction musicale du Philadelphia Orchestra désireux de ne se concentrer que sur le répertoire symphonique, ce mandat durera 10 ans. Mais le chef n’est pas du style à prendre son rôle à la légère ! Dès sa première saison, c’est retour aux fondamentaux avec une symphonie de Haydn à chacun de ces programmes car le chef d’orchestre considérait qu’il n’y avait pas meilleure école pour un orchestre, même pour une phalange de légende. Mais cette période est celle de la transition du marché du disque classique et l’orchestre perd en 1996 son rémunérateur contrat avec EMI, et il s’ensuit une grève des musiciens pendant 64 jours. Dès lors, le legs étasunien de Sawallisch n’est pas numériquement le plus important. On place aux sommets trois albums Richard Strauss dont une incroyable Sinfonia Domestica captée en concert, l’un des absolus de la discographie par la plastique vertigineusement belle de l’orchestre et l’impact incisif de la direction et une Heldenleben, épique, virtuose et qui s’appuie sur la beauté magique des cordes de cette phalange au galbe phonogénique. Autre grande réussite, un album vrombissant Hindemith avec le trio symphonique de démonstration : les pétaradantes Variations sur un thème de Weber, la linéarité contemplative de la symphonie Mathis der Maler et les sympathiques Nobilissima visione, la mécanique orchestrale est rutilante et ça en met les oreilles ! Quand on pense Philadelphia Orchestra, le nom de Stokowski revient vite à notre mémoire et en guise d’hommage, le chef a enregistré une sélection de ses orchestrations auxquelles il apporte une rigueur bienvenue qui met en avant la science de l’orchestre de son prédécesseur, mais sans les excès parfois dégoulinants de kitsch de ce dernier. Saluons également des solides lectures de la Symphonie n°4 de Bruckner et un disque l’autre Wagner avec les plus rares ouvertures de Wagner (Das Liebesverbot,Eine Faust-Ouverture, Rienzi) avec en complément le mouvement de la Symphonie en mi majeur et les Wesendonck-liederdans une orchestration de Hans Werner Henze avec la _ magnifique _ mezzo slovène Marjana Lipovšek). On est par contre moins fans du ballet intégral du Lac des cygnes, un peu lourd et des symphonies n°7 à n°9 de Antonín Dvořák bien menées mais trop neutres.
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La passion des voix
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Wolfgang Sawallisch était par sa carrière et sa culture, un passionné de la voix _ oui ! _, qu’il soit au clavier en tant qu’accompagnateur de lieder, chef de chœur dans la musique sacrée et profane de Schubert ou encore chef d’orchestre dans des fresques chorales comme la Symphonie n°2 de Mendelssohn, la rare Messe en Ut ou même d’excellentes et inattendues Carmina Buranade Orff pour lesquelles le chef avait même reçu les félicitations du compositeur.
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En matière d’accompagnement de lieder que ce soit au piano ou à l’orchestre (superbe album d’airs de Pfitzner avec Dietrich Fischer-Dieskau), est toujours à son sommet au service des chanteurs _ oui, absolument. Bien sur le tandem avec Dietrich Fischer-Dieskau dans les lieder de Brahms et Mendelssohn, le duo est sans égal, mais le pianiste sait tout autant s’adapter aux timbres si différents de Margaret Price et Lucia Popp dans Richard Strauss. tout en parvenant à canaliser une Barbara Hendricks.
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L’intégrale de la musique profane et sacrée de Schubert est sans aucun doute l’un des absolus du legs du chef _ absolument ; et on ne le redira jamais assez. En compagnie du Chœur et de l’Orchestre de la Radio Bavaroise, il rend à ces partitions leur saveur et leur esprit _ oui, oui, oui. Fervent dans les Messes, il est un narrateur passionné _ oui, jamais neutre _ dans les petites partitions pour chœurs, certes souvent mineures, mais qui respirent l’esprit de Schubert _ oui ! _ par cette simplicité poétique et touchante _ tout à fait… Les solistes vocaux, quand ils sont requis par les nomenclatures sont des immenses chanteurs comme Lucia Popp, Helen Donath, Peter Schreier et même Dietrich Fischer-Dieskau en personne. Cette passion et cette dévotion, alliées à cette qualité artistique vertigineuse ne seront sans doute jamais égalées _ probablement…
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Dès lors, malgré quelques faiblesses notées, ce coffret est un indispensable _ oui !!! _ d’un maître de la musique, d’un parangon de la rigueur interprétative et de dévotion exemplaire _ et d’une absolue justesse, voilà _ pour la musique. Un modèle qui doit inspirer les générations futures par son éthique musicale _ oui.
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Note globale : 10
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Crédits photographiques : Abe Frajndlich et Reg Wilson
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_ en date du 21 juillet 2024, sous la plume de Jean-Charles Hoffelé, l’article intitulé « Jugendzeit » :
Rémy Louis, dans le foisonnant texte qui accompagne cette boîte exemplaire, rappelle le mot d’Hans Knappertsbusch découvrant Wolfgang Sawallisch lors de ses débuts à Bayreuth : « Le jeune est super ! ». Il prônait pourtant l’envers même de l’art de son aïeul : une clarté, un allant, une vigueur _ voilà ! _ qui regardaient plutôt vers l’Italie que vers l’Allemagne.
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Cette vertu méditerranéenne n’est pourtant pas restée dans l’imaginaire des mélomanes, comme la nature même de l’art de Wolfgang Sawallisch, trop d’années munichoises vouées d’abord à l’opéra, trop de fréquentations répétées du grand répertoire romantique l’auront ancré dans une certaine tradition germanique dont certains auront déduit une minoration de son art, le rétrogradant au rang de kappellmeister, ce que les habitués du Staatsoper savaient absolument improbable et qu’infirment les gravures viennoises qui ouvrent ce voyage en « sawallie ».
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Pour le disque, le jeune Wolfgang commença sous la houlette de Walter Legge, avec le Philharmonia de Karajan, rien moins (voirici le coffret édité par Warner), c’est encore l’esprit de Karajan qu’il retrouva chez les Wiener Symphoniker dont le jeune prodige avait illuminé la balance, éclairé les timbres, discipliné les pupitres.
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Son fluide et vif, orchestre sans pesanteur _ voilà, voilà _, l’envers de tant de formations germaniques, mais un idéal sonore que Sawallisch raffina encore et qui culminera dans un cycle Brahms, Symphonies, Ouvertures, Variations, Requiem allemand, Schicksalslied que viendra couronner l’étreignante _ absolument ! _ Rhapsodie avec Aafje Heynis. Partout un élan, une clarté, une fougue _ oui ! _, et ces tempos vifs qu’il ne retrouvera pas à Londres des décennies plus tard.
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Cet ensemble parfait, cette fois magnifiquement réédité, ne doit pas masquer les autres gravures viennoises : irrésistible 9e de Schubert entre tendresse et brio, poésie et éclat, un modèle trop oublié qui sera la porte d’entrée pour musarder dans les Première, Cinquième et Huitième. Il reprendra le cycle au complet avec la Staatskapelle de Dresde, magnifique certes, mais sans ce sourire encore mozartien qu’il mettait également aux Haydn, à l’Italienne de Mendelssohn si envolée, fruits dorés de ses années viennoises dont émergent aussi des albums Johann Strauss un peu surveillés et deux disques Wagner transcendants de théâtre et de poésie : écoutez cette Siegfried-Idyll, l’érotisme de ce Venusberg annonçant son prodigieux Tannhäuser de Bayreuth.
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De Londres, avec le New Philharmonia Orchestra, toutes les Symphonies de Mendelssohn fuient le classicisme pour l’espressivo, intégrale majeure et trop oubliée ; de Dresde, les deux grandes Messesde Schubert d’une sidérante puissance, annonceront l’intégrale bavaroise à venir.
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Un triptyque étonne plus encore :5e de Tchaikovski, d’une fébrilité, d’un emportement, d’une violence où semble passer l’ombre d’un Van Kempen, 6e et 7e de Beethoven fabuleuses simplement, il s’en souviendra, gravant le cycle complet avec les Hollandais pour EMI.
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Un rare album d’extraits d’opéra (Cavalleria rusticana avec Schech et Pease en allemand et en italien) inaugure la collaboration avec Deutsche Grammophon qui ne sera reprise que bien tardivement, et d’abord par l’accompagnateur de lieder pour les Strauss de Fischer-Dieskau, les Liebeslieder-Walzer de Brahms avec Karl Engel et un faramineux quatuor de gosiers. Suivra ce Château de Barbe-Bleue hypnotique, resté à part dans la discographie.
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Mais côté lieder, le plus beau _ nous y venons _ reste ce Winterreise et ces Strauss pour Hermann Prey, son alter-ego en pur lyrisme. Puis Bayreuth, dont il fut le héros rénovateur au côté de Pierre Boulez. Au Français Parsifalet Tristan (qu’il fera aussi), à l’allemand Fliegende Höllander, Tannhäuser, Lohengrin, trois spectacles historiques réinventés où venait se brûler pour l’éternité la fabuleuse Anja Silja. Ecoutez seulement….
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LE DISQUE DU JOUR..;
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Wolfgang Sawallisch, piano, direction
… The Complete Recordings
on Philips & Deutsche Grammophon
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CD 1 Ludwig van Beethoven(1770-1827) Symphonie No. 6 en fa majeur, Op. 68 « Pastorale » Fidelio, Op. 72 – Ouverture Concertgebouw Amsterdam (publ. 1970)
CD 2 Ludwig van Beethoven (1770-1827) Symphonie No. 7 en la majeur, Op. 92 König Stephan, Op. 117 – Ouverture Concertgebouw Amsterdam
CD 3 Johannes Brahms (1833-1897) Symphonie No. 1 en ut mineur, Op. 68 Symphonie No. 3 en fa majeur, Op. 90* Wiener Symphoniker (1962, *1961)
CD 4 Johannes Brahms (1833-1897) Symphonie No. 2 en ré majeur, Op. 73 Symphonie No. 4 en mi mineur, Op. 98* Wiener Symphoniker (1959, *1963)
CD 5 Johannes Brahms (1833-1897) Ein deutsches Requiem, Op. 45 Wilma Lipp, soprano – Franz Crass, baryton – Singverein der Gesellschaft der Musikfreunde – Wiener Symphoniker (1962)
CD 6 Johannes Brahms (1833-1897) Ouverture pour une fête académique, Op. 80 Ouverture tragique, Op. 81* Schicksalslied, Op. 54** Rhapsodie pour contralto, choeur d’hommes et orchestre, Op. 53** Variations sur un thème de Haydn, Op. 56a
**Aafje Heynis, contralto – **Singverein der Gesellschaft der Musikfreunde – Wiener Symphoniker (1959, *1961, **1962)
CD 7 Franz Joseph Haydn (1732-1809) Symphonie No. 94 en sol majeur, Hob. I:94 « Surprise » Symphonie No. 100 en sol majeur, Hob. I:100 « Militaire » Wiener Symphoniker (1961)
CD 8 Franz Joseph Haydn (1732-1809) Symphonie No. 92 en sol majeur, Hob. I:92 « Oxford » Franz Schubert (1797-1828) Symphonie No. 1 en ré majeur, D. 82 Wiener Symphoniker (1963)
CD 9 Franz Joseph Haydn (1732-1809) Symphonie No. 101 en ré majeur, Hob. I:101 « L’Horloge » Franz Schubert (1797-1828) Symphonie No. 5 en si bémol majeur, D. 485 Wiener Symphoniker (1962)
CD 10 Franz Schubert (1797-1828) Symphonie No. 8 en si mineur, D. 759 « Inachevée » Felix Mendelssohn Bartholdy (1809-1847) Symphonie No. 4 en la majeur, Op. 90 « Italienne » Wiener Symphoniker (1959)
CD 11 Franz Schubert (1797-1828) Symphonie No. 9 en ut majeur, D. 944 « Grande » Wiener Symphoniker (1961)
CDs 12-14 Felix Mendelssohn Bartholdy (1809-1847) Symphonie No. 1 en ut mineur, Op. 11, MWV N 13* Symphonie No. 3 en la mineur, Op. 56, MWV N 18 « Ecossaise »* Symphonie No. 2 en si bémol majeur, Op. 52, MWV A 18 « Lobgesang »* Ruy Blas, Op. 95, MWV P 15* Symphonie No. 4 en la majeur, Op. 90 « Italienne » Symphonie No. 5 en ré mineur, Op. 107 « Réformation » Helen Donath, soprano – Rotraud Hansmann, mezzo-soprano – Waldemar Kmentt, ténor – New Philharmonia Chorus – New Philharmonia Orchestra (1966, *1967)
CDs 15-16 Felix Mendelssohn Bartholdy (1809-1847) Elijah, Op. 70, MWV A 25 (enregistrement en allemand) Elly Ameling, soprano I (Die Witwe, Der Engel, Ein Seraph) – Renate Krahmer, soprano II (Der Knabe, Ein Seraph) – Annelies Burmeister, contralto I (Ein Engel, Ein Seraph) – Gisela Schröter, contralto II (Die Königin, Ein Seraph) – Peter Schreier, ténor I (Obadjah) – Hans-Joachim Rotzsch, ténor II (Ahab) – Theo Adam, basse (Elias) – Hermann-Christian Polster, basse II (Elias) – Rundfunkchor Leipzig – Gewandhausorchester Leipzig (1968)
CDs 17-18 Franz Schubert (1797-1828) Messe en la bémol majeur, D. 678 Messe en mi bémol majeur, D. 950** Helen Donath, soprano – Ingeborg Springer, contralto – Peter Schreier, ténor – **Hans-Joachim Rotzsch, ténor II – Theo Adam, basse – *Christoph Albrecht, orgue – Rundfunkchor Leipzig – Staatskapelle Dresden (1971)
CDs 19-22 Franz Schubert (1797-1828) Staatskapelle Dresden (1967)
Symphonie No. 1 en ré majeur, D. 82 Symphonie No. 2 en si bémol majeur, D. 125 Ouverture dans le style italien en ré majeur, D. 590 Ouverture dans le style italien en ut majeur, D. 591
Symphonie No. 3 en ré majeur, D. 200 Symphonie No. 4 en ut mineur, D. 417 « Tragique »
Symphonie No. 5 en si bémol majeur, D. 485 Symphonie No. 6 en ut majeur, D. 589
Symphonie No. 8 en si mineur, D. 759 « Inachevée » Symphonie No. 9 en ut majeur, D. 944 « Grande »
CDs 23*-24** Johann Strauss II (1825-1899) An der schönen blauen Donau, Op. 314 Rosen aus dem Süden, Op. 388 Wein, Weib und Gesang, Op. 333 Kaiserwalzer, Op. 437 Künstlerleben, Op. 316 Frühlingsstimmen, Op. 410 Geschichten aus dem Wienerwald, Op. 325 Wiener Blut, Op. 354 Tritsch-Tratsch-Polka, Op. 214 Wiener Bonbons, Op. 307 Neue Pizzikato-Polka, Op. 449 Accelerationen, Op. 234 Tik-Tak, polka schnell, Op. 365 Unter Donner und Blitz, polka, Op. 324 Morgenblätter, Op. 279 Perpetuum mobile, Op. 257 Wo die Zitronen blüh’n, Op. 364 Auf der Jagd, Op. 373 Wiener Symphoniker (*1961, **1965)
CD 25 Piotr Ilitch Tchaikovski (1840-1893) Symphonie No. 5 en mi mineur, Op. 64, TH 29 Concertgebouw Orchestra (1962)
CD 26 Béla Bartok (1881-1945) Le Château de Barbe-bleue, Op. 11, Sz. 48, BB 62 Julia Várady, soprano (Judith) – Dietrich Fischer-Dieskau, baryton (Barbe-bleue) – Orchestre de l’Opéra d’Etat de Bavière (1979)
CD 27 Otto Nicolai (1810-1849) Die lustigen Weiber von Windsor – Ouverture Albert Lortzing (1801-1851) Der Wildschütz (2 extraits : Ouverture ; Aria « Wie freundlich strahlt die holde Morgensonne »* – Acte III) Pietro Mascagni (1863-1945) Cavalleria rusticana (extrait : Scène complète du duo entre Alfio et Santuzza, chanté en allemand**)
*Horst Günter, baryton –
**Marianne Schech, soprano – James Pease, baryton Bamberger Symphoniker (1953)
CDs 28-29 Richard Wagner (1813-1883) Der fliegende Holländer, WWV 63 – Ouverture Rienzi, WWV 49 – Ouverture Tannhäuser, WWV 70 – Bacchanale du Venusberg** Siegfried Idyll, WWV 103* Die Meistersinger von Nürnberg, WWV 96 – Préludes des Actes I & III*** Lohengrin, WWV 75 – Préludes des Actes I & III*** Parsifal, WWV 111 – Prélude & Enchantement du Vendredi Saint*** Wiener Symphoniker (1959, *1960, **1961, ***1963)
CDs 30-31 Richard Wagner (1813-1883) Der fliegende Holländer, WWV 63 George London, baryton-basse (Holländer) – Anja Silja, soprano (Senta) – Fritz Uhl, ténor (Erik) – Josef Greindl, basse (Daland) – Georg Paskuda, ténor (Der Steuermann) – Res Fischer, contralto (Mary) – Chor und Orchester der Bayreuther Festspiele (Bayreuth, 1961)
CDs 32-34 Richard Wagner (1813-1883) Tannhäuser, WWV 70 Josef Greindl, basse (Hermann, Landgraf von Thüringen) – Wolfgang Windgassen, ténor (Tannhäuser) – Eberhard Wächter, baryton (Wolfram von Eschenbach) – Gerhard Stolze, ténor (Walther von der Vogelweide) – Franz Crass, basse (Biterolf) – Georg Paskuda, ténor (Heinrich der Schreiber) – Gerd Nienstedt, basse (Reinmar von Zweter) – Anja Silja, soprano (Elisabeth) – Grace Bumbry, mezzo-soprano (Venus) – Else-Margrete Gardelli, soprano (Ein junger Hirt) – Chor und Orchester der Bayreuther Festspiele (Bayreuth, 1962)
CDs 35-37 Richard Wagner (1813-1883) Lohengrin, WWV 75 Franz Crass, baryton (Heinrich der Vogler) – Jess Thomas, ténor (Lohengrin) – Anja Silja, soprano (Elsa von Brabant) – Ramón Vinay, baryton (Friedrich von Telramund) – Astrid Várnay, soprano (Ortrud) – Tom Krause, basse (Der Heerrufer Des Königs) – Niels Möller, Gerhard Stolze, ténors & Klaus Kirchner, Zoltan Kelemen, basses (Quatre nobles brabançons) – Chor und Orchester der Bayreuther Festspiele (Bayreuth, 1962)
CD 38 Johannes Brahms (1833-1897) Liebeslieder-Walzer, Op. 52 Neue Liebeslieder Waltzer, Op. 65 3 Quartette, Op. 64 Edith Mathis, soprano – Brigitte Fassbaender, mezzo-soprano – Peter Schreier, ténor – Dietrich Fischer-Dieskau, baryton – Karl Engel, piano (1981)
CD 39 Franz Schubert (1797-1828) Winterreise, D. 911 Hermann Prey, baryton (1972)
CD 40 Johannes Brahms (1833-1897) 49 Deutsche Volkslieder, WoO 33 (3 extraits : No. 1. Sagt mir, o schönste Schäf’rin mein ; No. 15. Schwesterlein ; No. 34. Wie komm’ ich denn zur Tür herein) 5 Romanzen und Gesänge, Op. 84 (extrait : No. 5. Spannung) 5 Lieder, Op. 49 (extrait : No. 4. Wiegenlied) Sergei Prokofiev (1891-1953) 3 Chansons enfantines, Op. 68 Le vilain petit canard, Op. 18 Robert Schumann (1810-1856) Dichterliebe, Op. 48 Myrthen, Op. 25 (extrait : No. 3. Der Nussbaum) Peter Schreier, ténor (1984)
Photo: Frederik Balfour Archives Agence-France Presse Wolfgang Sawallisch devant l’Opéra de Hanoi, le 21 mai 1999.
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Le chef d’orchestre et pianiste allemand Wolfgang Sawallisch a été une des figures musicales les plus importantes _ indubitablement _ de la fin du XXe siècle. Des coffrets viennent honorer sa mémoire. Ainsi, Decca publie en 43 CD l’intégrale de ses enregistrements parus chez Philips et Deutsche Grammophon.
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En voyant sortir coup sur coup deux gros coffrets Sawallisch, celui-ci chez Universal et l’autre, que nous attendons, chez Warner, on se dit qu’il doit y avoir un anniversaire dans l’air.
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Chose très curieuse en la circonstance, alors que l’édition phonographique a pris l’habitude de célébrer les anniversaires par anticipation, on s’aperçoit que Sawallisch aurait eu 100 ans en août 2023, et qu’il est décédé en février 2013. Bref, à voir débouler de tels coffrets en plein milieu de l’année 2024, c’est un peu comme si l’édition phonographique reconnaissait avoir oublié le chef, l’an passé !
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Un chef lyrique
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Wolfgang Sawallisch est connu et reconnu pour avoir été le directeur musical emblématique de l’Opéra d’État de Bavière de 1971 à 1992. Il fut ainsi une « autorité » en matière d’opéra et de répertoire germanique (Richard Strauss, Richard Wagner) _ voilà. C’est aussi en Bavière que se niche le Festival de Bayreuth, dont il fut un habitué. Le vaisseau fantôme, Tannhäuser et Lohengrin, captés lors des festivals 1961 et 1962, ont été les enregistrements de ces oeuvres cimentant le catalogue Philips. Ils figurent dans ce coffret.
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Cette idée de « valeur sûre » fut également établie dans le répertoire symphonique dès les débuts de sa carrière. Chef de l’Orchestre symphonique de Vienne de 1960 à 1970, Sawallisch fut invité à diriger l’Orchestre du Concertgebouw d’Amsterdam et, surtout, la Staatskapelle de Dresde, avec laquelle il enregistra son opus le plus fameux : l’intégrale des Symphonies de Schumann pour EMI (qui se trouvera dans le coffret Warner).
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Ceci pose les jalons et limites de ce que l’on trouve dans ce coffret Decca, hors opéras, périmètre qui se réduit aux trois Wagner, à un CD d’extraits de Lortzing, de Nicolai et de Mascagni et au fameux Château de Barbe-bleu (DG) de Bartók avec Fischer-Dieskau et Varady.
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Limitations
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Le gros du répertoire est symphonique, et on y retrouve notamment des documents qui ont alimenté le catalogue « Philips Duo » (intégrales Mendelssohn, Schubert). On peut en tirer trois grandes lignes.
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La première est que Sawallisch dans les années 1960 et 1970, n’est pas forcément le ponte solide, mais un peu ennuyeux que l’on imagine. Plusieurs de ses interprétations (1ère de Mendelssohn, Pastorale à Amsterdam, l’allant de ses Valses de Strauss, voire quelques mouvements de Haydn) ont une certaine sève et énergie _ oui.
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La seconde se perçoit aisément lorsqu’on écoute les Symphonies et les Messes de Schubert enregistrées à Dresde ou l’Elias de Mendelssohn gravé à Leipzig : par comparaison, l’Orchestre symphonique de Vienne des années 1960 et 1970 est une phalange honorable, mais grise, sans relief sonore particulier. Comparer la 9e Symphonie de Schubert de février 1961 à Vienne (Sawallisch la reprendra heureusement à Dresde en 1966) avec la version Decca de Krips à Londres en 1959 est assez cruel.
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Cette comparaison nous amène sur le troisième point : les enregistrements des années 1960 et 1970 sonnent très « années 1960 ». Comme EMI, Philips avait une longueur technique de retard dans la fidélité et subtilité de la captation. Même les Symphonies de Mendelssohn avec le Philharmonia à Londres sont étriquées.
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Tout ceci mis bout à bout, les vertus en matière d’archives, qui permettent désormais une connaissance complète de l’art de ce chef à ses débuts, occultent totalement l’idée qu’il pourrait se trouver ici des révélations majeures.
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La boîte Warner documentera notamment la fin de la carrière de Sawallisch, lorsqu’il fut directeur musical de l’Orchestre de Philadelphie (1993-2003) et se vit confier aussi des intégrales Beethoven et Brahms en Europe.
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Comme nous avons gardé le meilleur pour la fin _ nous y voici donc ! _, Sawallisch, grand chef d’opéra, était aussi pianiste accompagnateur _ et magnifique : c’est par là que j’ai personnellement commencé mon picorage d’écoute de ces vastes coffrets… Cinq CD et albums constituent une forme de nectar ici _ absolument ! _ : deux disques de Lieder de Strauss avec Fischer-Dieskau _ merveilleux de clarté et finesse _, les Liebeslieder-Walzer de Brahms référentiels (DG), Dichterliebe de Schumann avec Peter Schreier et deux enregistrements du baryton Hermann Prey, Winterreise de Schubert et un florilège des plus beaux Lieder de Richard Strauss.
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Quatre articles auxquels je rajoute, in fine, l’article plus ancien de onze ans _ puisque paru, lui, en 2013 _ de Pierre-Jean Tribot « Wolfgang Sawallisch, le chef allemand à la recherche de la clarté » publié sur le site de ResMusica le 26 août 2013, pour saluer, déjà avec un peu de retard, le chef _ magnifique mais humble et plutôt discret, en dépit de sa carrière et sa discographie musicales superbes _ qui venait de décéder le 22 février 2013, à l’âge de 89 ans ;
un article déjà très détaillé, et au titre lui aussi bien significatif:
Le chef d’orchestre allemand Wolfgang Sawallisch est décédé, en février dernier, à l’âge de 89 ans. Retiré des podiums depuis 2004, il n’en restait pas moins un monstre sacré _ sic _, dernier représentant d’une certaine image du chef d’orchestre, maître de chapelle humble _ de sa personne _ et _ musicalement _ dévoué au compositeur _ voilà ! Alors que des hommages discographiques lui sont rendus par EMI, Universal et Supraphon, ResMusica revient _ utilement _ sur la vie et sur l’art de ce chef.
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Une biographie
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Wolfgang Sawallisch voit le jour, à Munich, le 26 Août 1923. Le petit Wolfgang se met rapidement au piano et, à l’âge de 10 ans, il est déjà décidé à devenir un pianiste concertiste. Ses parents lui payent des leçons privées en attendant une entrée au Conservatoire de Munich. Cependant, la Seconde guerre mondiale perturbe ses plans. Le jeune homme est mobilisé, incorporé dans la Wehrmacht, puis fait prisonnier en Italie.
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En 1945, il reprend ses études à Munich, entre autre, auprès du compositeur Joseph Haas. Il clôt son cursus par un diplôme de chef d’orchestre à la Hochschule für Musik. Selon, les méthodes d’alors, il doit apprendre son métier dans un petit théâtre de province : ce sera celui d’Augsbourg, ville bavaroise historique. Il gravit peu à peu _ voilà _ les échelons ; entre 1947 et 1953, il passe du poste de premier répétiteur, chargé de superviser les répétitions du chœur à celui de Directeur musical. Il ne perd pas de vue le piano et il accompagne le violoniste Gerhard Seitz lors de sa victoire au Concours international de Genève en 1949.
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En 1953, il passe une étape et monte à Aix-la-Chapelle comme directeur de l’orchestre et de l’opéra. La carrière du jeune homme va s’accélérer : en 1953, il fait ses débuts au Philharmonique de Berlin, avant de se produire à la tête du grand orchestre, en 1955, pour une série de concerts acclamés au festival d’Edinbourg. Ces succès lui ouvrent les portes des plus grands orchestres et des plus grandes salles de concert _ voilà. En 1957, il est au Festival de Bayreuth où il est alors le plus jeune chef jamais invité dans la fosse wagnérienne. Ses débuts dans Tristan et Isolde sont fracassants _ oui, musicalement _ et il est aussitôt réinvité, honorant le festival, chaque année, jusqu’en 1962 _ oui… Il est repéré par le producteur de disques Walter Legge qui le fait rentrer dans l’écurie EMI, il grave ses premiers disques symphoniques avec le Philharmonia à Londres. En 1960, après un bref passage à la tête de l’opéra de Wiesbaden, il est directeur de la musique à Cologne et professeur à l’université de musicologie.
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En 1960, Sawallisch met le cap sur Vienne pour assurer la direction du Symphonique de la ville à la suite du départ d’Herbert von Karajan. Il avait fait ses débuts triomphaux, en 1957, au pupitre de cet orchestre et le choc avait été tel qu’il avait été rapidement désigné à la direction musicale. Des tournées internationales et des enregistrements témoignent du haut niveau de ce tandem, en particulier dans le répertoire germanique : Schubert-Brahms-Strauss et Bruckner. En 1967, il effectue ses premières prestations avec l’orchestre japonais de la NHK dont il sera proche jusqu’à la fin de sa carrière. Sawallisch n’oublie pas l’opéra et de 1961 à 1973, il cumule les fonctions de chef d’orchestre de l’opéra et de l’orchestre philharmonique de Hambourg. En 1970, en désaccord avec la direction du Symphonique de Vienne, il démissionne et il part occuper des fonctions équivalentes à l’Orchestre de la Suisse Romande (il reste à Genève jusqu’en 1980). La phalange suisse est alors au creux de la vague et en pleine crise identitaire, suite au départ et à la mort de son fondateur Ernest Ansermet, et après le bref passage à sa tête du Polonais Paul Kletzki. Le chef travaille sans relâche pour un orchestre à qui il redonne envie de jouer et surtout une visibilité internationale et discographique. Les mélomanes suisses gardent des souvenirs émus des concerts consacrés à la Symphonie n°9 et la Missa Solemnis de Beethoven, au Requiem allemand de Brahms, ainsi qu’aux Scènes de Faust et au Paradis et la Péri, et surtout à ses interprétations de Richard Strauss dont une Elektra, en 1974, au Grand théâtre.
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En 1971, il prend également la tête de l’orchestre d’Etat de Bavière à Munich. C’est à ce poste _ voilà _ qu’il va écrire une page de l’histoire de l’interprétation _ voilà, voilà. Il y mène des cycles Richard Strauss (à l’exception de Salomé) et Richard Wagner, enregistrés pour EMI ou Orfeo, qui marquent leur temps _ oui. En près de 20 ans de mandature, il assure près de 1200 représentations et dirige 32 cycles intégraux du Ringwagnérien.
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Ayant quitté Munich, il s’installe à Philadelphie auprès d’un orchestre qu’il dirige régulièrement depuis 1966. Cependant, en raison de problèmes de santé, le chef quitte son poste en 2003. Outre son passage à Genève, Sawallisch était très apprécié dans l’espace francophone. En France, il a dirigé l’Orchestre National de France et l’Orchestre philharmonique de Nice mais le public et les critiques gardent une haute mémoire de ses concerts à la tête de l’Orchestre de Paris où il avait dirigé, entre autre, un cycle Beethoven. Alain Pâris, chef d’orchestre et auteur d’un Dictionnaire des interprètes et de l’interprétation musicale depuis 1900, nous rappelle l’intérêt de cette collaboration : « sa rencontre beethovénienne avec l’Orchestre de Paris relevait d’une approche basée sur la maîtrise des classiques : c’était l’époque de Bychkov, l’orchestre s’était renouvelé et il fallait réapprendre ce répertoire. Ce qui ne fut pas facile, car la cohésion n’était pas alors la qualité première de l’orchestre et Sawallisch ne cultivait pas les individualismes. Rigueur et souplesse, importance des lignes, clarté des parties internes, et surtout un sens de la pulsation qui donnait vie _ voilà ! _ à tout ce qu’il dirigeait : il est tellement facile de perdre le fil dans le mouvement lent de la quatrième, ou de se laisser emballer dans le finale de la deuxième ! La grande idée avait consisté à l’étaler sur plusieurs saisons, ce qui a permis d’assimiler son apport année après année. »
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Wolfgang Sawallisch affaibli par des problèmes de santé s’était retiré des podiums, en 2004. Il est l’auteur d’une autobiographie parue en 1993 et intitulée _ significativement _ Im Interesse derDeutlichkeit (Dans un souci de clarté) _ une qualité que j’apprécie aussi au plus haut point en musique.
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Le style Sawallisch
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Fuyant le star system, Sawallisch donnait l’image du maître de chapelle, entièrement dévolu au compositeur et rien qu’au compositeur _ voilà : ce qui doit bien sûr être ! Très rigoureux en répétition, mais jamais cassant, il avait été surnommé à La Scala de Milan « Lo Speziale » ou « le Pharmacien », à cause d’un visage qui inspirait la rigueur et le sérieux _ dénué d’esbroufe. Il est également resté actif, autant en concert qu’à l’opéra et ne négligeait pas _ non plus, voire surtout : tant il y est parfait ! _ l’accompagnement pianistique de chanteurs ou d’instrumentistes, selon un profil de carrière très ancré dans une culture allemande.
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Le travail orchestral de Sawallisch s’appuyait sur la pratique d’un répertoire classique qu’il considérait comme la base de la bonne santé _ musicale _ d’un orchestre. A Philadelphie, succédant à un Riccardo Muti plus attaché au répertoire flamboyant qu’à pratiquer les fondements de l’art symphonique, il avait, pour sa première saison, imposé, une Symphonie de Haydn, à chaque programme. En effet, le musicien considérait le compositeur autrichien comme le meilleur exercice possible _ par sa clarté _ pour un orchestre.
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Alain Pâris, nous éclaire sur le style du chef et sur sa place dans l’histoire de l’interprétation : « Après les chefs germaniques légendaires que furent Furtwängler, Knappertsbusch ou Karajan, Sawallisch a été l’un des premiers à mettre fin à des excès stylistiques qui avaient enfermé la direction d’orchestre allemande dans un excès de dramatisme et la recherche d’une pâte sonore parfois éloignés de la vérité des textes _ voilà. Avant lui, on peut en trouver les prémices chez Bruno Walter ou Fritz Busch, mais leur lecture passionnée n’avait pas encore cette rigueur _ sans froideur aucune _ qu’il a su concilier avec la tradition germanique. On lui a souvent reproché une certaine froideur, peut-être plus souvent au concert qu’à l’opéra. A mon sens, c’est confondre froideur et simplicité _ voilà ! A sa génération, il a été la seule figure marquante _ quel compliment ! _ de la direction d’orchestre allemande ».
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En 1999, le grand pianiste français François-Frédéric Guy avait fait ses débuts avec l’Orchestre de Paris dans leConcerto n°2 de Brahms sous la baguette du chef : « je travaillais tranquillement dans ma loge et personne n’est venu me prévenir que c’était à moi. Je descends et croise le maestro passablement tendu qui me dit en préambule: Où étiez-vous? On vous attend ! Premier contact donc ! Or il faut rappeler que j’étais jeune et très impressionné car c’était mes débuts à Paris ; ça compte dans la carrière d’un jeune musicien ! Puis je m’installe et j’entends le cor débuter le merveilleux motif initial alors que je réglais le siège ; je ne me démonte pas et commence. Tout change alors, il devient affable, attentif, presque affectueux, un grand-père mais avec une terrible autorité. Un vrai bonheur ! Tant et si bien que la répétition de termine dans sa loge à quatre mains jouant la Symphonie n°3 de Brahms. Son rapport au soliste était à l’ancienne. Très directif et ne souffrant pas le commentaire. Mais je ne demandais qu’à boire ses paroles. Il n’était pas du genre à demander le tempo au soliste, surtout à un jeune comme moi. Mais, j’écoutais, j’observais et je me régalais ! Le tempo très ample du 1er mouvement me convenait parfaitement. Puis il m’a dit une chose importante pour la coda du finale, difficile à négocier musicalement : jouer cette coda en ayant conscience qu’elle termine non seulement le finale mais surtout cette œuvre monumentale. Autrement dit : détendez un peu le tempo pour qu’on perçoive l’ampleur de cette péroraison. J’avais l’impression de jouer avec un chef légendaire comme Furtwängler ou Celibidache ! ».
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Le legs discographique Sawallisch
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La discographie de Wolfgang Sawallisch est naturellement conséquente : elle couvre l’opéra, la musique chorale, le symphonique, la musique de chambre et l’accompagnement de chanteurs.
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Du côté de l’opéra, les cycles Wagner et Strauss, restent des indémodables de la discographie. Ainsi, dans le cadre de ses représentations wagnériennes munichoises, le chef _ de sa propre curiosité musicale _ avait proposé au public les opéras de jeunesse mal-aimés que sont : Rienzi, Die Feen ou Das Liebesverbot ; éditées chez Orfeo, ces gravures n’ont jamais été surpassées _ rien moins… Il ne faut pas négliger les représentations captées sur le vif à Bayreuth : Der Fliegende Holländer, Tannhäuser ou Lohengrin (Philips-Decca).
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De Richard Strauss, on retient surtout ses lectures d’Elektra et de Capriccio (EMI). Sawallisch était particulièrement proche de l’œuvre de _ son compatriote bavarois _ Richard Strauss auquel il a consacré de nombreux disques symphoniques (EMI et Orfeo), et il a même coordonné, du piano, une intégrale unique de sa musique de chambre avec des musiciens bavarois (Arts et Brilliant). On lui doit par ailleurs, l’accompagnement pianistique de plusieurs disques centrés sur les lieder de Strauss.
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Du côté symphonique, le répertoire du chef tournait autour des grands classiques du répertoire allemand. On lui doit plusieurs intégrales des Symphonies de Brahms et Schumann. Sa première intégrale des Symphonies de Schumann gravée à Dresde, pour EMI, est toujours un incunable _ voilà _ de la discographie. Le chef était évidemment à son aise avec Bruckner dont il laisse de très belles lectures des Symphonies n°4 (EMI) et n°6 (Orfeo). Il ne faut pas non plus négliger ses lectures de Schubert (Messes chez EMI et Symphonies chez Universal) et ses interprétations de Mendelssohn (Symphonies et oratorio Elias chez Universal).
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Si l’on recherche des pépites et des chemins de traverses, il faut se ruer sur son Macbeth de Verdi capté à Salzbourg, le chef y dirige une distribution de rêve : Grace Bumbry et Dietrich Fischer-Dieskau. Du côté des raretés, il faut signaler son Requiem de Hindemith et sa Symphonie n°3 de Furtwängler chez Orfeo, ainsi que le double album dédié à deux opéras de Carl Orff : Der Mondet Die Kluge (EMI).
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L’orchestre de Philadelphie propose en téléchargement des concerts du chef documenté au pupitre de l’orchestre, on y trouve des Symphonies de Bruckner et une intégrale des Symphoniesde Schumann.
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En hommage au chef, ses maisons de disques remettent en coffret _ cette année 2013 de son décès _ plusieurs de ses enregistrements. Emi, dans sa série « Icon », propose ses intégrales tardives Brahms et Beethoven. Universal présente différents coffrets selon les marchés nationaux, avec les intégrales Mendelssohn et Schubert. L’initiative la plus intéressante est à créditer aux Tchèques de Supraphon qui documentent les concerts de Sawallisch à Prague avec, entre autres, un répertoire local du XXe siècle. On y découvre un Sawallisch plus incisif et buriné qu’en studio, entre autres dans une grandiose Messede Leoš Janáček et dans des partitions de Bohuslav Martinů (Messe de Campagne et Symphonie n°4) _ tout cela est bien entendu passionnant.
Voilà, pour être presque exhaustif, et aider si peu que ce soit à tâcher de s’orienter avec un minimum de lucidité et justesse de goût en cette très riche discographie de Wolfgang Sawallisch, maître de la clarté, en la parfaite probité, honnêteté, humilité de sa direction d’orchestre et de chœur, ainsi que son lumineux jeu d’accompagnateur au piano, au seul service de la recherche probe et vivante de la beauté juste et vraie de la musique…
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Ce dimanche 29 septembre 2024, Titus Curiosus – Francis Lippa
regarder et écouter cette ultime _ extraordinaire ! _ interview _ lireici le beaucommentairequ’en a donné Christophe Huss (paru dans Le Devoir de Montréal le 6 septembre 2022, le lendemain du décès de Lars Vogt), qui l’a mise en ligne; lui aussi, en son article ; un article très précis et très juste, qui n’a qu’un seul défaut : son silence sur le merveilleux et si fécond Festival ‘Spannungen’ de Heimbach (dont l’ami Christian Tetzlaff a repris le flambeau le 25 juin 2023 ; ‘Spannungen’ is still alive !.. _ de cet homme aussi accompli en humanité qu’en son interprétation de la musique, en concert comme au disque, Lars Vogt :
enregistrée à Nuremberg _ où travaille l’épouse de Lars, Anna Rezniak, qui a été violon solo de l’Orchestre Symphonique de Nuremberg… _, le 23 juillet 2022 _ un mois et 13 jours avant le décès de Lars, emporté par le cancer, le 5 septembre 2022, à Erlangen… _,
Remarquer notamment ce que Lars Vogt y dit de ce qu’est pour lui la musique de Brahms,
ainsi que ce qu’il y rapporte de tout ce que lui a appris son très aimé professeur Karl-Heinz Kämmerling (Dessau, 6 mai 1930 – Hanovre, 14 juin 2012), lors de leurs séances de travail, à Hanovre…
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C’est tout simplement admirable…
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… Ce mercredi 8 novembre 2023, Titus Curiosus – Francis Lippa
à découvrir le pianiste Andras Schiff interpréter _ en son double CD « Clavichord« ECM 486 7948 _ d’abord les « Inventions » (BWV 772 – 786) et les « Sinfonias » (BWV 787 – 801) de Johann-Sebastian Bach
sur un clavicorde _ en l’occurrence du facteur belge Joris Potvlieghe (de Tollenbeeck) de 2003, d’après un original de 1743 du facteur Jacob Specker (1690 – 1762) ; un instrument réalisé pour Jos van Immerseel… _, l’instrument domestique et quotidien de Bach…
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Outre le commentaire excellent de Jean-Christophe Pucek en page 69 du n° 721 d’avril 2023 du Magazine Diapason,
j’ai recensé à ce jour 4 articles concernant ce double CD ECM « Clavichord » :
À part l’article très négatif de Christophe Huss _ « cette patente qui couine, qui fait tout en moins bien, et échappe même des disgracieux « zdoïng » (Invention no 3) nous met les nerfs à vif !« … _,
il se trouve que ces articles sont tous très élogieux…