Un point rapide sur les 21 séjours de Maurice Ravel à Saint-Jean-de-Luz entre 1901 et 1935 – identifiés grâce à sa correspondance connue à ce jour…
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Un point rapide sur les 21 séjours de Maurice Ravel à Saint-Jean-de-Luz entre 1901 et 1935, d’après sa Correspondance : une brève commode recension…
…Grâce à l’édition ultra-pointue de la Correspondance connue jusqu’ici de Maurice Ravel par les soins inlassables de Manuel Cornejo (Editions Gallimard, collection Tel, 2 volumes),et en s’aidant par exemple de la chronologie précise et méticuleuse que celui-ci en propose, aux pages 37 à 118 du tome 1,…il est possible de dresser une liste des séjours – au vraissemblable nombre de 21… – que Maurice Ravel 1875 – 1937 effectua à Saint-Jean-de-Luz, à partir de 1901 et jusqu’en 1935………1) 1901 (page 46) : « A partir de la fin février, probable séjour en famille à Saint-Jean-de-Luz »…2) 1902 (page 47) : « Eté jusqu’à début octobre : séjour à Saint-Jean-de-Luz, 41 rue Gambetta »…3) 1911 (page 60) : « 15 juillet – 15 octobre : séjour à Ciboure, à la pension Anchochury, 28 Quai de la Nivelle »…4) 1912 (page 62) : « Mi-juillet – mi-octobre : séjour de trois mois à Saint-Jean-de-Luz, 8 rue Tourasse »…5) 1913 (page 63) : « Mi-juillet – mi-octobre : séjour de trois mois à Saint-Jean-de-Luz, à, la pension Ongi Ethorri, 23 rue Sopite »…6) 1914 (page 64) : « Mi-février – avril : séjour à Saint-Jean-de-Luz 41 rue Gambetta (chez les Gaudin), entrecoupé par un voyage à Lyon et Genève fin-mars – début avril »…7) 1914 (page 55) : « 1er juin – 1er novembre : séjour prolongé à Saint-Jean-de-Luz à la pension Ongi Ethorri, 23 rue Sopite »…8) 1921 (page 77) : « Septembre : séjour à Saint-Jean-de-Luz chez les Gaudin, 41 rue Gambetta »…9) 1923 (page 81) : «Fin février – 3 mars : séjour à Saint-Jean-de-Luz chez les Gaudin, 41 rue Gambetta »…10) 1923 (page 83) : « Première moitié de septembre : séjour à Saint-Jean-de-Luz chez les Gaudin, 41 rue Gambetta »…11) 1824 (page 85) : « 8 – 15 mai : séjour d’une semaine à Saint-Jean-de-Luz chez lzs Gaudin , 41 rue Gambetta »…12) 1925 (page 88) : « Juillet : possible séjour à Saint-Jean-de-Luz attesté par 2 cllchés aux côtés de Paul Kochanski et Arthur Rubinstein »…13) 1927 (page 93) : « 1er août – 26 septembre : séjour à Saint-Jean-de-Luz »…14) 1928 (page 96) : « Fin juin – début juillet : voyage en voiture avec Joaquin Non jusqu’à Saint-Jean-de-Luz, 9 rue Tourasse »…15) 1928 (page 98) : « 29 novembre : bref arrêt à Saint-Jean-de-Luz en train Sud-Express pour Paris »…16) 1928 (page 98) : « Après le 18 décembre: séjour à Saint-Jean-de-Luz »…17) 1929 (page 101) : « Juillet : séjour à Saint-Jean-de-Luz, 9 rue Tourasse »…18) 1929 (page 101) : « 8 septembre – ca 20 octobre : séjour à Saint-Jean-de-Luz, 9 rue Tourasse »…19) 1930 (page 103) : « Dernière semaine d’août : séjour à Saint-Jean-de-Luz, 9 rue Tourasse »…20) 1932 (page 109) : « Deuxème quinzaine d’avril : incident du danger de noyade »…21) 1935 (page 114) : « Eté : Séjour à Saint-Jean-de-Luz avec Léon Leyritz »……Voilà pour cette brève – commode – recension.……Ce lundi 9 juin 2025; Titus Curiosus – Francis Lippa -
Bref récapitulatif de facheuses erreurs et confusions biographiques concernant la généalogie et les cousinages cibouro-luziens de Marie Delouart et Maurice Ravel, les Billac cibouriens, les Dupous-Bibal et les Gaudin-Goyenetche luziens, etc.
En relisant les 76 premières pages du « Ravel – Portraits basques » d’E. R.-P. (2de édition de 2016),
je recense diverses erreurs faute de vérifications suffisantes de ce que son auteur avait pu lire et transmettre à son tour dans les articles du chanoine Narbaitz 1910 – 1984 et de Jean-Noël Darrobers 1910 – 2004,et pu entendre des récits oraux de Charles-Paul Gaudin 1938 – 2006 ou Pierre Courteault 1910 – 2006, concernant les parents et les amis de Marie Delouart-Ravel et son fils Maurice Ravel à Ciboure et Saint-Jean-de-Luz.…Non seulement E. R.-P. confond les 3 sœurs Marie Delouart (nées en 1782, 1784 et 1786)et ignore qu’il y a eu 2 Jean Delouart (nés en 1788 et 1790) ;…mais il confond aussi les 2 sœurs Billac aux prénoms quasi similaires : Engrace, née en 1819 (= « Tante Gachuch »), et Gracieuse (la marraine de Maurice Ravel), née en 1824.…Et si il note bien l’existence de leur frère Pierre-Jacques Billac, né en 1821 – j’ignore le lieu et la date de son décès – ,il ignore l’existence de leur autre sœur Marie-Baptiste Billac, née le 17 novembre 1815, et décédée le 18 août 1855.…Sabine Delouart (née en 1809 de père inconnu) a donc bien eu 3 sœurs et 1 frère Billac………Si une des tantes Billac de Marie Delouart a pu accompagner à Paris sa nièce Marie Delouart-Ravel à son retour – après son accouchement du petit Maurice Ravel le 7 mars 1875 à Ciboure – à son domicile à Paris au mois de juin 1875– cf E. R.-P. page 40 : « Elle était accompagnée de sa fameuse tante chargée de l’aider… » – ,ce fut bien la cibourienne Gracieuse Billac,et pas – sa sœur au quasi similaire prénom – Engrace « Gachucha » Billac, qui demeurait, elle, au service des Dupous-Bibal-Gaudin au 41 rue Gambetta à Saint-Jean-de-Luz………Ensuite E. R.-P. s’emmêle à nouveau les pinceaux dans la généalogie des Bibal-Gaudin,et confond les parents d’Annette Bibal 1845 – 1936, que sont Victoire Dupous 1822 – 1903 et son mari – ils se sont mariés à Saint-Jean-de-Luz le 26 avril 1843 – Pierre Bibal 1806 – 1855,avec les parents de son mari Edmond Gaudin 1844 – 1920, que sont Catherine Goyetche 1799 – 1875 et son mari – ils se sont mariés à Saint-Jean-de-Luz le 26 janvier 1831 – Martin Gaudin 1788 – 1864………Or, ce fut Victoire Dupous veuve Bibal, à la suite de son veuvage en 1855, avec la charge de ses 6 enfants en bas âge à élever – et pas les Gaudin-Goyetche – , qui fut le premier employeur luzien de la cibourienne Engrace Gachucha Billac ; et probablement à partir du décès le 12 septembre 1855 de Pierre Bibal,juste après la naissance le 22 août 1855 du 9ème enfant du couple de Pierre Bibal et Victoire Dupous, Bernardine Bibal 1855 – 1943, laquelle Bernardine Bibal est la future « Tante Bibi » des lettres de Maurice Ravel à son amie Marie-Bernardine Gaudin 1879 – 1976.……Et il me semble assez révélateur que le nom de Victoire Dupous, Madame veuve Bibal, la maîtresse de la maison du 41 rue Gambetta jusqu’à son décès le 16 juin 1903, soit absent du livre d’E. R.-P. ……Ensuite, la maîtresse de cette maison du 41 rue Gambetta devient la fille aînée de Victoire Dupous-Bibal, Annette Bibal-Gaudin, Madame Gaudin.……Et le lien de Marie Delouart et de Maurice Ravel avec les Gaudin du 41 rue Gambetta, découle très vraisemblablement du puissant lien familial noué entre Marie Delouart et sa propre tante Gachucha Billac, la gouvernante d’abord des enfants Bibal, ensuite des enfants Gaudin……Et cela avant même le 2 décembre 1862 – et peut-être dès 1855, au décès de Pierre Bibal… – , au moment du décès à Ciboure, en 1862 donc, du fils naturel de Gachucha : Romain Billac 1844-1862 ; sur l’acte d’état-civil de ce décès de Romain Billac, sa mère Engrace Billac est déclarée domiciliée alors à Saint-Jean-de-Luz……Peut-être ce lien de Maurice Ravel avec les Gaudin du 41 rue Gambetta tient-il au fait que c’est grâce à Annette Bibal, alors fiancée à Edmond Gaudin, que Marie Delouart a remplacé – probablement en 1871 – Annette pour accompagner la modiste parisienne Madame Félix à Madrid, où celle-ci allait présenter sa collection annuelle de chapeaux ; ce qui fut l’occasion de la rencontre de Marie Delouart 1840 – 1917 et son bientôt mari – le 3 avril 1873 à la mairie de Montmartre – Joseph-Pierre Ravel 1832 – 1908………En tout cas, Maurice Ravel était davantage affectivement lié aux luziens Gaudin, qu’à aucun de ses cousins cibouriens, dont il se désintéresse assez ouvertement – même les cousins Goyenague, dont il connaît, ne serait-ce que par sa mère, l’existence à Ciboure.…Et pas même, semble-t-il, avec sa cousine luzienne Magdeleine Hiriart-Gaudin 1875 – 1968,avec laquelle nous ne connaissons aujourd’hui que deux lettres (de condoléances) échangées, en 1910 et 1914 : Magdeleine et son cousin Maurice se sont-ils beaucoup fréquentés lors des voyages et séjours successifs de Maurice Ravel à Saint-Jean-de-Luz ? Nulle correspondance accessible jusqu’ici du moins n’en témoigne… Et alors qu’Edmond Gaudin 1903-1988 servait régulièrement de chauffeur à son cousin Maurice Ravel lors des séjours de celui-ci à Saint-Jean-de-Luz à la fin des années 20 et début des années 30, pour des virées en voiture de par tout le Pays Basque ; et que Maurice a invité à plusieurs reprises à Paris assister avec lui à des concerts………Ce qui ne résout toujours pas l’étrange déni de cousinage – bien réel ! – avec Maurice Ravel du fils unique de Charles Gaudin 1875 – 1910 et Magdeleine Hiriart-Gaudin, Edmond Gaudin 1903 – 1988, « un véritable ami de Maurice, malgré la différence d’âge« , écrit pourtant E. R.-P. à la page 56 de son « Ravel – Portraits basques »…Là-dessus, je renvoie à mes deux articles des 10 et 11 octobre 2022 : « L’énigme à élucider du déni de cousinage effectif d’Edmond Gaudin (1903 – 1988) avec Maurice Ravel (1875 – 1937) : une énigme qui demeure à résoudre… » et « Pour être un peu plus précis sur l »énigme à élucider du déni de cousinage effectif d’Edmond Gaudin (1903 – 1988) avec Maurice Ravel (1875 – 1937) : une énigme qui demeure à résoudre… »………Et demeure aussi l’énigme persistante de certains des parents cibouriens chez lesquels Marie-Delouart-Ravel désire loger à Ciboure l’été 1911, comme en témoignent les noms de parents cibouriens qui ont sa préférence, tels qu’ils sont mentionnés dans la lettre de Maurice Ravel à son amie Marie Gaudin du 22 juin 1911, au moment où Marie Delouart veuve Ravel désire résider à Ciboure les trois mois été, et de préférence au domocile de parents (Correspondance tome 1, pages 401-402) : « Sabadin Quinior, Eslonta Maicourné, Marie-Dominique Anchochury, les Goyenague »………C’est donc elle, la cibourienne Marie Delouart, qui se souvient de ses vieux cousins cibouriens, et désire loger préférablement chez l’un d’eux ; et pas Maurice Ravel, qui, lui, est attaché aux Gaudin luziens……Et ne perdons pas de vue non plus que Marie Delouart-Ravel – qui ne sait vraiment pas bien écrire… – n’écrit jamais de lettre : elle charge son fils de le faire pour elle………Voilà pour ce point de précisions et rectifications de quelques erreurs de précédents biographes de Maurice Ravel………Ce dimanche 8 juin 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa -
Précisions sur les convives du déjeuner à la Réserve de Ciboure organisé par Charles Mapou
Voici quelques rapides précisions sur les 26 convives conviés par Charles Mapou, conseiller municipal de Ciboure et organisateur des festivités de la journée de célébration de Maurice Ravel à Ciboure le 24 août 1930, pour le déjeuner qui s’est tenu à La Réserve,…d’après le brouillon du plan de table dessiné par Charles Mapou lui-même– cf mon article en date du 23 avril dernier : « Qui sont les membres de la famille de Charles Mapou présents au déjeuner festif de 26 convives, organisé à la Réserve à Ciboure le 24 août 1930 en l’honneur de Maurice Ravel…« – :……7 Mme Casadessus : Madame Robert Casadesus, Gaby Casadesus, pianiste, née Gabrielle L’Hôte : Marseille, 9 août 1901 – Paris, 12 novembre 1999 Notice de Manuel Cornejo page 2446 de la Correspondance de Maurice Ravel (Ed. Gallimard, coll. Tel)…6 Gaubert : Philippe Gaubert, flûtiste et compositeur : Cahors, 5 juillet 1879 – Paris, 8 juillet 1941 Notice de Manuel Cornejo page 2576…5 Mme Thibaut : Madame Jacques Thibaud, née Marguerite Francfort : 14 septembre 1877 – 1966…1 Maurice Ravel…2 Mme C. Farrère : Madame Claude Farrère, née Henriette Roggers, artiste dramatique : Granville, 1er septembre 1872 – Paris, 22 janvier 1950…3 Nom rayé ?…4 Mme Gaubert : Madame Philippe Gaubert, née Madeleine Rénier : Nantes, 3 octobre 1888 – Madrid, 6 janvier 1959…8 Thibaut : Jacques Thibaud, violoniste : Bordeaux, 27 septembre 1880 – Mont Cimet, 1er septembre 1953 Notice Manuel Cornejo page 2566…9 Mme Vuillermoz : Madame Emile Vuillermoz…10 Delay : Maurice Delay, chirurgien bayonnais : Saint-Julien-en-Jarez, 12 novembre 1876 – Bayonne, 30 juillet 1960…11 Lamballe : Lucienne Lamballe : danseuse : 1902 – 1987…12 Astruc : Gabriel Astruc, impresario, éditeur de musique, directeur de théâtre, beau-frère par alliance de Charles Mapou : Bordeaux, 14 mars 1864 – Paris, 7 juillet 1938 Notice de Manuel Cornejo page 2429…13 Melle Ducout : ?…14 Dongaÿ : Léon Sorçabal, dit Dongaïtz, pelotari : Urrugne, 11 février 1886 – Urrugne, 6 juin 1979…15 Mme Salomon : Paulette Mapou, fille de Charles Mapou et épouse de Robert Salomon : Paris, 7 novembre 1902 – Paris, 17 octobre 1982…16 Farrère : Claude Farrère : écrivain : Lyon, 27 avril 1876 – Paris, 21 juin 1957…17 Marcelle Mapou : épouse de Charles Mapou, née Marcelle Oppenheim : Paris, 27 avril 1881 – Ciboure, 17 mars 1951…18 Duhaut : Jean-Baptiste Duhau : maire de Ciboure : ? – ?…19 Micheline : Micheline Mapou, fille de Charles Mapou : Paris, 15 juin 1913 – Saint-Jean-de-Luz, 4 mai 2004…20 Salomon : gendre de Charles Mapou, Robert Salomon : Paris, 29 janvier 1889 – Saint-Nom-la-Bretèche, 21 janvier 1968…21 Melle Klein : ?…22 Rob. Casadesus : Robert Casadesus, pianiste : Paris, 7 avril 1899 – Paris, 19 septembre 1972 Notice de Manuel Cornejo page 2446…23 Melle Grey : Madeleine Grey, chanteuse particulièrement appréciée de Maurice Ravel : Villaines-le-Juhel, 11 juin 1896 – Paris, 13 mars 1979 Notice de Manuel Cornejo page 2485…24 Charles : Charles Mapou, conseiller municipal de Ciboure : Paris, 13 février 1874 – Paris, 1er mars 1936 Notice de Manuel Cornejo page 2516…25 Guilet : violoniste du Quatuor Calvet, Daniel Guillevitch : Rostov-sur-le-Don, 10 janvier 1899 – New-York, 14 octobre 1890…26 Vuillermoz : Emile Vuillermoz, critique musical, musicographe : Lyon, 12 novembre 1878 – Paris, 2 février 1960 Notice de Manuel Cornejo page 2574……Ce mercredi 4 juin 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa -
Question sur les liens en la fratrie des cibouriens Sabine Delouart (1809 – 1874), Marie-Baptiste Billac (1815 – 1855), Engrace « Gachucha » Billac (1819 – 1902), Pierre-Jacques Billac (1821 – ?) et Gracieuse Billac (1824 – 1897) ; et le mariage à Ciboure le 14 septembre 1814 des cibouriens Jacques Billac (1772 – 1839) et Marie Delouart (1782 – 1855), l’arrière-grand-mère de Maurice Ravel (1875 – 1937)…
En creusant la généalogie des Billac et celle des Errecalde – Jacques Billac (Ciboure, 5 septembre 1772 – Ciboure, 10 mars 1839), époux à Ciboure le 14 septembre 1814 de Marie Delouart (Ciboure, 29 juin 1782 – Ciboure, 23 août 1855), est le fis de Pierre Billac (? – ?) et Sabine Errecalde (1726 – Ciboure, 4 septembre 1806, mariés à Ciboure le 17 janvier 1769) – ,
je me suis aperçu que Marie Delouart (Ciboure, 24 mars 1840 – Paris, 5 janvier 1917) – la mère cibourienne de Maurice Ravel (Ciboure, 7 mars 1875 – Paris, 28 décembre 1837) – , avait conservé – depuis son installation à Paris après sa rencontre madriléne, en 1871, avec celui qui devint son mari le 9 avril 1873 à la mairie de Montmartre, Pierre-Joseph Ravel… (ajout du 10 juillet 2025) – des rapports surtout avec sa tante Engrace-Gachucha Billac, luzienne dès avant 1862, et peut-être même dès l’automne 1855 – aux suites du décès, à Saint-Jean-de-Luz, chez lui, au 41 Grand Rue, le 13 septembre 1855, de Pierre Bibal, au plus fort de l’épidémie de choléra (qui emporta aussi, à Ciboure cette fois, et Marie-Baptiste Billac (ce fut le 17 août 1855), et Marie Delouart veuve Billac (ce fut le 23 août suivant, en 1855) : la sœur et la mère d’Engrace-Gachucha Billac) ; ce Pierre Bibal, qui était l’époux de Victoire Dupous-Bibal, et laissait cette dernière veuve avec à sa charge les 6 enfants encore vivants des 9 qui leur étaient nés, dont la dernière née, Bernardine Bibal (la future « Tante Bibi » des lettres de Maurice Ravel à ses amies Jane et Marie Gaudin…), venait tout juste de naître le 22 août 1855, quand Gracieuse-Gachucha, vint peut-être, donc, de sa Ciboure natale, seconder, au 41 Grand Rue de Saint-Jean-de-Luz, Victoire Dupous-Bibal, pour de toute urgence l’aider à s’occuper de ses enfants devenus orphelins de leur père (ajout du 10 juillet 2025)… – ; Engrace « Gachucha » Billac, qui au décès de son fils naturel Romain Billac (Ciboure, 9 août 1844 – Ciboure, 2 août 1862), à l’âge de 18 ans, le 2 août 1862 (il est mentionné sur son acte de décès qu’il était de profession charpentier de marine), est déclarée résider, elle, à Saint-Jean-de-Luz, alors que Romain, sn fils, résidait, lui, à Ciboure, au n° 146 du quartier de Pocalette ; et en ce mois d’août 1855 d’épidémie de choléra, Romain Billac venait d’avoir 11 ans… (ajout du 10 juillet 2025) – ,
et guère de rapports avec sa tante cibourienne Gratieuse Billac (Ciboure, 15 mai 1824 – Ciboure, 24 décembre 1997), laquelle avait été la marraine de Maurice Ravel le 13 mars 1875.
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L’autre tante cibourienne de Marie Delouart, Marie-Baptiste Billac (Ciboure, 17 novembre 1815 – Ciboure, 18 août 1855), étant décédée à l’âge de 39 ans en 1855, lors de l’épidémie de choléra qui décima les populations de Ciboure et Saint-Jean-de-Luz !
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Et de l’oncle Pierre-Jacques Billac (Ciboure, 5 juillet 1821 – ?, ?), qui résidait en 1840 en la maison Beloquenia au quartier de Pocalette à Ciboure, j’ignore ce qu’il est devenu après 1840 : était-il encore vivant en 1855 ? et en 1862 ?.. Je n’ai trouvé aucun document là-dessus…
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Marie Delouart – analphabète qu’elle demeura sa vie durant… – n’écrivant presque pas – pour l’excuser auprès de ses correspondants de ne pas répondre elle-même à leurs courriers, son fils Maurice écrivait que sa mère était ou bien « un peu fatiguée et trop âgée« , ou bien « un peu paresseuse« … – , nous ne disposons que de très peu de lettres manuscrites d’elle – une unique à Maurice pendant la guerre, le 21 septembre 1916 (page 811 du tome I de la Correspondance)… – , et donc rien d’un peu détaillé sur les rapports qu’elle a pu avoir et entretenir, depuis Paris, avec sa parenté, même la plus proche, demeurée au pays basque, telles ses deux tantes la cibourienne Gracieuse Billac et la luzienne Engrace-Gachucha Billac…
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Toutefois en l’importante lettre de Maurice Ravel à son amie Marie Gaudin du 22 juin 1911, où il la prie de bien vouloir trouver un logement à Ciboure pour à partir du 15 juillet et environ 3 mois, pour sa mère, lui-même et son frère Edouard,
Maurice Ravel précise : « Nous préférerions que ce soit chez des parents (sic). Les repas pris en commun seraient moins embêtants que chez des étrangers. Cherchez donc pour commencer chez Sabadin Quinior, si elle vit encore ; chez Eslonta Maicourné (c’est comme ça que ça s’écrit ?) ; chez Marie-Dominique Anchochury ; chez les Goyenague… ou autre part.«
Maurice n’est donc pas sans savoir qu’existent encore à Ciboure, en 1911, des parents de sa mère Marie Delouart, qui a alors 71 ans…
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Mon hypothèse est que la proximité avérée de Marie Delouart avec sa tante Gachucha Billac tient au fait de l’amitié forte que Marie Delouart a pu nouer à Saint-Jean-de-Luz, avant son mariage à Paris – le 3 avril 1873 – avec Pierre-Joseph Ravel, avec la luzienne Annette Bibal-Gaudin – qui après sa mère Victoire Dupous-Bibal (devenue veuve de Pierre Bibal le 12 septembre 1855) qui avait employée sa tante Gachucha Billac pour être la gouvernante de 6 des 9 enfants Bibal, employa à son tour Gachucha pour être la gouvernante des 7 enfants Gaudin, après avoir été la gouvernante des enfants Bibal : une tâche qui rendit Gachucha effectivement très importante en la demeure du 41 Grand Rue – rue Gambetta à Saint-Jean-de-Luz ; comme me l’ont confirmé les récits (détaillés d’anecdotes mémorables) de souvenirs des Gaudin, de Maylen Gaudin-Lenoir… – ;
Annette Bibal-Gaudin, qui, en demandant à Marie Delouart de bien vouloir prendre sa place en 1871 pour accompagner à Madrid la modiste parisienne Madame Félix, qui y allait présenter, comme chaque année, sa prestigieuse collection de chapeaux, donna l’occasion à Marie Delouart de rencontrer là-bas son futur mari Pierre-Joseph Ravel…
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Et de fait le petit Maurice a lui aussi, à son tour, entretenu sa vie durant de précieux et durables puissants liens d’amitié avec la famille luzienne d’Annette Bibal-Gaudin (Saint-Jean-de-Luz, 28 avril 1845 – Saint-Jean-de-Luz, 21 novembre 1936), avec sa mère – et maîtresse de la maison, 41 rue Gambetta à Saint-Jean-de-Luz, et cela jusqu’à son décès – Victoire Dupous-Bibal (Saint-Jean-de-Luz, 9 juin 1822 – Saint-Jean-de-Luz, 16 juin 1903) – les employeurs successifs, et dans la même maison, de sa chère grand-tante Engrace « Gachucha » Billac (Ciboure, 2 juin 1819 – Saint-Jean-de-Luz, 17 décembre 19021902)… – , et avec toute la fratrie des enfants Gaudin, et tout spécialement, la plus proche de son cœur, Marie Gaudin (Saint-Jean-de-Luz, 3 mars 1879 – Saint-Jean-de-Luz, 8 décembre 1976)…
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Reste à en découvrir bien davantage sur l’oncle unique de Marie Delouart (1840 – 1917) – et neveu de sa grand-mère Marie Delouart (1782 – 1855) – qu’est Pierre-Jacques Billac (1821 – ?) : s’est-il marié ? A-t-il eu une descendance Billac ? – et peut-être ailleurs qu’à Ciboure, où jusqu’ici je n’ai rien trouvé d’accessible du moins via Internet… Il faudrait revenir explorer de très près, et minutieuxsement, les archives conservées à la mairie de Ciboure…
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Recherches à poursuivre, par conséquent…
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Ce dimanche 1er juin 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa
