Étiquette : Cinéma

  • « Pasolini et le Christ – Toi, scandale et passion », ou la maestria de René de Ceccatty dans l’art de creuser au plus intime et au plus haut, en la biographie et les arcanes complexes d’un créateur singulier et si riche tel que Pier Paolo Pasolini (1922-1975)…

    C’est un chef  d’œuvre de pénétration d’analyse biographique, ici de l’œuvre et de la vie – très étroitement entremêlées – de Pier Paolo Pasolini (Bologne, 5 mars 1922 – Ostie, 2 novembre 1975), que vient nous offrir, à partir de son lucidissime regard sur le film « Évangile selon saint Matthieu« , tant l’œuvre elle-même (de 1964) que tout son contexte, avant et après, l’ami René de Ceccatty, avec son profond et crucial « Pasolini et le Christ – Toi, scandale et passion » que publient les Éditions Portaparole,

    dont voici une brève présentation – avec mes farcissures – :

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    Pasolini, une certaine stupeur saisit à la fois les cinéphiles, les catholiques et les militants politiques – en 1964, et depuis, et encore aujourd’hui… Un marxiste, raconter l’histoire du Christ ? Et pour l’incarner – à l’écran – , un jeune mi­litant catalan communiste – Enrique Irazoqui (Barcelone, 5 juillet 1944 – Barcelone, 16 septembre 2020) – , au visage ombrageux et passionné, bien loin des – doucereuses – images saint-sulpiciennes ? Pier Paolo Pasolini en 1964, année où il tourne, en Italie – dans les Pouilles et à Matera ; et pas en Palestine comme il l’avait envisagé – , la vie du Christ, a – déjà – derrière lui une œuvre poétique, romanesque, critique et cinématographique importante et une réputation – passablement – sulfureuse. Il a quarante-deux ans, et n’a plus qu’onze années à vivre, pour parfaire un projet prométhéen – très vaste et très haut, ainsi que très divers en ses expressions : poésie, romans, films, activités politiques. Il a été persécuté par de nombreux procès pour obscénités, blasphèmes, outrages aux bonnes mœurs. Et ce qui l’attend sera pire. Mais il n’a jamais caché son intérêt pour le sacré – voilà ! Sa mort spectaculaire et – comme – sacrificielle accomplira jusqu’au bout son identification au Christ, à un Christ ré­vol­té – voilà ! peut-être sur le modèle de François d’Assise, le poverello stigmatisé... – , n’hésitant pas à scandaliser, à un Christ corsaire, opposé aux Pharisiens de tous bords, mais aussi habité par une noblesse et une grandeur – oui ! – qui ap­pelle, pour reprendre le verbe in­venté par Dante et repris par Pasolini dans son dernier recueil de poèmes, à nous « transhumaniser », dépasser ce que l’homme a d’humain – voilà, voilà !

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    La connaissance singulière qu’a René de Ceccatty, tant de l’œuvre, si multiple, que de la vie, marquée par tant d’obscurités et mystéres non encore résolus, de Pier Paolo Pasolini, lui permet de creuser encore un pas plus loin, plus profond, au cœur le plus intime de l’idiosyncrasie singulière de ce poète-créateur extraordinaire et tourmenté qu’est l’assassiné d’Ostie, le 2 novembre 1975, il y aura bientôt 51 ans…

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    Un travail qui nous conduit, donc – comme exemplairement dans l’art de la biographie la mieux éclairante des arcanes complexes d’un créateur – , en 106 pages denses, encore un pas plus loin…

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    Avec un grand merci, aussi, aux Éditions Portaparle et Emilia Aru, qui nous ont adressé ce si passionnant essai de l’ami René de Ceccatty…

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    Ce mercredi 7 octobre 2026, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Un passionnant entretien de René de Ceccatty, avec Jean-Max Méjean, au cinéma Mac-Mahon, sur la place du cinéma, d’abord italien (mais pas que…), dans le très riche et très ouvert parcours artistique de l’ami René de Ceccatty…

    Voici, adressée avant-hier 5 mai, par l’ami René de Ceccatty,

    la vidéo (d’une durée de 59′) d’un tout à fait passionnant entretien que René a eu avec Jean-Max Méjean, au cinéma Mac-Mahon, à propos de la place notable que tient le cinéma, d’abord italien (mais pas que…), ainsi que ses divers protagonistes (réalisateurs-auteurs, acteurs, scénaristes, etc.), dans le très riche et très ouvert parcours artistique de René de Ceccatty : https//www.youtube.com/watch?y=UFcZkK9NUVw ,

    tel un regard rétrospectif en coupe, réalisé un peu au hasard, au fil parfois un peu décousu des questions posées, sur des points plus ou moins marquants des rencontres à relever, par son interlocuteur ou par lui-même, en sa carrière la fois très ouverte et très diverse d’auteur-écrivain amateur aussi de cinéma, et particulièrement de cinéma italien…

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    Parmi ces rencontres – certaines effectives et parfois majeures, vraiment amicales, ou par l’intérêt plus circonstanciel qu’il a pu leur porter en écrivant à l’occasion de sa curiosité et son admiration esthétique... – , au fil des circonstances, ainsi que des questions que son interlocuteur, plus ou moins en désordre, lui pose, René de Ceccatty ne manque pas de citer – et mille pardons de cet un peu risible inventaire à la Prévert qui vient tout aplatir, l’important et le circonstanciel anecdotique !.. – les noms suivants, que je relève ici :

    Burt Lancaster, Luchino Visconti, Greta Garbo, Max Ophuls, Dominique Delouche, Marlene Dietrich, Josef von Sternberg, Marilyn Monroe, Isabelle Adjani, Maria Callas, Pier Paolo Pasolini, Joseph Losey, Franco Zeffirelli, John Huston, Carl Dreyer, Ricardo Larrain, Angelina Jolie, Abel Ferrara, Willem Dafoe, Adriana Asti, Yajusiro Ozu, Setsuko Hara, Ludwig Binswanger, Violette Leduc, Martin Provost, Alberto Moravia, Édouard Louis, André Téchiné, Jacques Leibowitch, Anne Fontaine, Ken Loach, Silvia Baron Supervielle, Hector Bianciotti, Alfredo Arias, Facundo Bo, Copi, Vittorio De Sica, Gilles Barbedette, Hervé Guibert, Marguerite Duras, Angelino Morino, Leopoldina Pallotta Della Torre, Fanny Ardant, Laure Duthilleul, Bruno Nuytten, Michel Waldberg, Joaquim Vital, Colette Lambrichs, Patrick Chamoiseau, Federico Fellini, Rita Cirio, Rosita Steenbeek, Nicola Piovani, Claudia Cardinale, Anouk Aimée, Gilles Lelouch, Jeanlouis Trintignant…

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    Voilà qui vient nous parler, à nous aussi, pas mal…

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    Ce jeudi 7 mai 2026, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Une très vivante « Journée d’études et hommages » à Pier Paolo Pasolini à la Salle capitulaire, Cour Mably, à Bordeaux…

    Précédée vendredi soir 4 novembre de la projection de « Teorema » (1968) au Cinéma Utopia,

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    s’est déroulée ce samedi 5 novembre une très vivante « Journée d’études et hommages » à Pier Paolo Pasolini (Bologne, 5 mars 1922 – Ostie, 2 novembre 1975),

    à la salle Capitulaire, Cour Mably à Bordeaux ;

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    avec une assistance nombreuse et très attentive…

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    Comme il se doit pour une telle « journée d’études« , les contributions rassemblent principalement et d’abord des intervenants qui sont des chercheurs spécialistes de l’auteur à ainsi honorer, qui se font part, entre eux ainsi qu’à l’assistance qui s’y intéresse, voire s’y passionne, des fruits souvent pointus de leurs plus récentes  recherches…

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    Et pour ce qui me concerne,

    parvenu seulement en fin de matinée Cour Mably, en cette belle salle capitulaire,

    j’ai hélas manqué le discours d’accueil de la présidente de l’Association invitante « Notre Italie« , Stefania Graziani, ainsi que la contribution _ passionnante, m’a tout de suite confié, à mon arrivée, ma cousine Françoise Morin _ de Pierre Katuszewki (Université de Bordeaux-Montaigne) concernant « Les Hymnes poétiques du théâtre de Pier-Paolo Pasolini » ;

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    mais j’ai pu assister à la très intéressante et originale contribution de Hervé Joubert-Laurencin (Université de Paris-Nanterre), « Pasolini scénariste dans les années 50 _ Cinéma de poésie« ,

    avant de me joindre au repas des conférenciers et organisateurs, au tout proche restaurant Mably _ que je connaissais bien il y une vingtaine d’années ; parmi les convives, l’ami (passionné éminent de l’œuvre de Pasolini) Éric des Garets…

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    À la reprise à 14h 30,

    c’était l’ami René de Ceccatty qui intervenait « À propos de Pétrole« , dont va paraître le 1er décembre prochain, dans la collection L’Imaginaire de Gallimard, une traduction plus complète, toujours par lui, de cette œuvre décisivement majeure (et tragiquement inachevée, du fait d’abord et surtout de l’assassinat de Pasolini, le 2 novembre 1975, aux abords de la plage d’Ostie) ;

    « Pétrole« , dont René a très clairement explicité et la complexité, et l’importance déterminante ; ainsi que les liens très étroits à l’assassinat même de Pasolini _ là-dessus, lire l’indispensable (!) « Une ordalie« , le chapitre ajouté, aux pages 241 à 279, par René de Ceccatty à la réédition, en février 2022, de sa très claire biographie de Pier-Paolo Pasolini : « Pasolini« , en Folio-biographies… 

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    Et immédiatement en suivant,

    ce fut l’amie Monique Moulia (membre de « Notre Italie« , et cheville ouvrière de ces passionnantes journées Pasolini à Bordeaux), qui nous a donné une superbe _ et splendidement poétique _ justissime contribution « À propos des lucioles : rage et ‘joy’ de Pier-Paolo Pasolini« .

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    Et j’ai hélas dû alors quitter l’assistance pour impératifs personnels…

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    En tout cas,

    j’ai été ravi et comblé de l’accent si parfaitement mis par chacun, sans exception, de ces divers intervenants sur l’importance fondamentale du poétique, et de la poésie, dans tout l’œuvre, sans exception aucune, de Pasolini,

    et cela quel que soit le médium d’adresse _ et interpellation la plus vive et marquante possible _en direction du plus vaste et varié public qui puisse être touché, choisi pour s’exprimer par ce poète ultra-brûlant et à vif, à la si forte et incisive présence, en tout, qu’a été et demeure, par tout son œuvre, Pier-Paolo Pasolini…

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    Ce samedi 5 novembre 2022, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Pasolini par Pasolini : ses entretiens sur son cinéma avec Jon Halliday, traduits, annotés et postfacés par René de Ceccatty

    Les Éditions du Seuil publient, demain 4 mars, un magnifique album de 240 pages, « Pasolini par Pasolini – entretiens avec Jon Halliday« ,

    qui nous font pénétrer au cœur même de la création cinématographique _ surtout, mais pas seulement… _ de Pier-Paolo Pasolini,

    qui avait accepté, dix jours durant, en avril 1968, « entre deux heures et quatre heures de l’après-midi, dans le salon spacieux de son appartement » de la via Eufrate, à Rome, de s’entretenir avec le journaliste irlandais Jon Halliday, afin de pénétrer dans le détail de sa carrière littéraire et cinématographique, de ses positions politiques et de sa théorie du cinéma.

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    De très nombreux photogrammes, photographies de plateau et archives viennent abondamment illustrer cette passionnante conversation, demeurée, jusqu’à cette traduction de René de Ceccatty, inédite en français…

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    Spécialement pour cette édition française, Jon Halliday a bien voulu rédiger un bref Avant-Propos de 8 pages, daté du 26 avril 2021 ;

    et le traducteur, René de Ceccatty, une Postface de 18 pages, intitulée « Dernières années« , dont voici le tout début :

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    « Entre l’automne 1971 où eut lieu le dernier entretien de Jon Halliday avec Pier Paolo Pasolini et l’automne 1975 où le poète cinéaste fut assassiné, une fébrile activité créatrice _ voilà ! _ l’occupa : films majeurs (« Les Mille et une Nuits«  et « Salò ou les 120 journées de Sodome« ), un recueil de poèmes (« La nuova gioventù« ), de nombreux articles réunis dans sept volumes (deux de  son vivant, « Empirismo eretico«  et « Scritti corsari« , et cinq après sa mort : « Le belle bandiere« , « Lettere luterane« , « Il Caos« , « Descrizio di descrizioni« , « Il Portico della morte« ) et un roman inachevé, « Petrolio« , paru en 1992. Les traductions françaises suivirent. Il consacra également des sonnets à Ninetto Davoli, en pensant que le mariage de son jeune ami les séparerait, ce qui ne fut pas le cas. Il reprit également un ancien projet, « La Divina Mimesis« , qu’il eut le temps de publier« .

    Etc.

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    Ce jeudi 3 mars 2022, Titus Curiosus – Francis Lippa