Étiquette : clarinette

  • Un nouveau splendide CD Mozart à la clarinette, après les récents CDs de Pierre Génisson et Patrick Messina : un magnifique double CD Alpha 1040 de Nicolas Baldeyrou, comportant tout spécialement la sublimissime « Gran Partita » KV. 361, intitulé « Mozart – Complete Works with Clarinet Vol.1 on period instruments », ou la proximité immédiate sensible du bonheur…

    Et maintenant voici un nouveau splendide et assez enthousiasmant CD Mozart à la clarinette :

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    après les récents magnifiques CDs « Mozart – Bruch » Aparté AP 332 de Pierre Génisson – cf mon article « Un autre chef d’oeuvre de Mozart pour la clarinette : le  »Kegelstatt Trio » K. 498, en une nouvelle belle interprétation au disque : enchanteur et troublant…«  du jeudi 20 février 2025 – et « Mozart 1791 » Erato 5054197732331 de Patrick Messina – cf mon article « Le plaisir pénétrant, érotique même, mais sublimé, de radieuse innocence conquise, de la clarinette de Mozart : l’enthousiasmant CD « Pierre Génisson – Mozart 1791″, avec la soie de Concerto Köln, en 2022… » du jeudi 13 février 2025 – ,

    voici donc un très beau double CD Alpha 1040 de Nicolas Baldeyrou,

    et comportant tout spécialement l’allant radieux et tellement bienfaisant de la sublimissime « Gran Partita » KV. 361 – ce chef d’œuvre absolu ! cf par exemple, et parmi plusieurs autres, mon article « Quelle musique choisir pour un beau jour ensoleillé ? La Gran Partita de Mozart, par exemple… » du jeudi 15 mars 2020 : et c’était là la toute première des 106 « Musiques de joie«  que, jour après jour, j’allais élire pour m’emplir d’un peu du bleu du ciel et trouver de quoi un peu mieux respirer à pleins poumons le temps qu’allait durer le confinement du Covid… – ,

    intitulé « Mozart – Complete Works with Clarinet Vol.1 on period instruments« ,

    qui est aussi rien moins qu’une splendide promesse de nouveaux « volumes » à suivre, tant la clarinette de Mozart procure, oui, un tel degré supérieur de bonheur…

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    Une musique de joie et d’allant qui nous fait mieux respirer. Tout simplement.

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    Ce samedi 15 mars 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Ecouter vraiment chanter éperdument la clarinette de Weber par la grâce justissime du souffle du jeune Arthur Stockel…

    Le prodige _ saisissant _ du CD Aparté AP 354 « Weber – Clarinet Concertos – Clarinet Quintet » d’Arthur Stockel (né en Alsace en 1996) avec l’Orchestre Philharmonique du Luxembourg placé sous la très souple et juste direction de Leo McFall, et avec le très remarquable aussi Quatuor Hanson, nous permet, peut-être à ce très haut degré-là, d’écouter vraiment chanter _ éperdument _ la clarinette magique de Carl-Maria von Weber (1786 – 1826) …

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    En un judicieux entretien avec Pierre Liscia-Beaurenaut, aux pages 14 à 19 du livret de ce CD, Arthur Stockel raconte qu’en découvrant, à son arrivée à Paris, l’opéra italien, « c’est surtout le rapport à la voix, au souffle, à l’écriture musicale autour de la voix _ voilà ! _ qui l’a fasciné. (…) Puis, en arrivant à Berlin, je me suis découvert une passion pour le lied (et ai réalisé) toute la profondeur dramatique de cet univers.« 

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    Aussi, face aux partitions des œuvres pour la clarinette de Weber, Arthur Stockel a-t-il « tenté de traiter (son) instrument comme un personnage vocal à part entière, en épurant les lignes au maximum « 

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    Ce récital Weber d’Arthur Stockel est ainsi une pure grâce…

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    En voici deux brefs échantillons vidéos :

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    _ un extrait (de 1′ 49) de la Pollaca du Concerto n°2, Op. 74 ;

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    _ et un extrait (de 1′ 38) du Rondo Allegro du Quintette 0p. 34.

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    Ce samedi 1er mars 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Un autre chef d’oeuvre de Mozart pour la clarinette : le  »Kegelstatt Trio » K. 498, en une nouvelle belle interprétation au disque : enchanteur et troublant…

    Le 13 février dernier,

    alors qu’en mon article « Le plaisir pénétrant, érotique même, mais sublimé, de radieuse innocence conquise, de la clarinette de Mozart : l’enthousiasmant CD « Pierre Génisson – Mozart 1791″, avec la soie de Concerto Köln, en 2022… » je me félicitais de l’usage enchanteur que Mozart divinement fit de la clarinette,

    en même temps je regrettais un peu que fut absent de ce CD Erato 5054197732331 « Pierre Génisson – Mozart 1791 » le merveilleux « Kegelstatt Trio » K. 498, de 1786, pour Stadler…

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    Et voici que ce jeudi 20 février je découvre sur le site de ResMusica, et sous la plume de Jean-Luc Caron, l’article intitulé « Messina, Berthaud, Chiovetta : lecture magnétique de trios de Mozart et Bruch« ,

    qui me met aussitôt sur la piste de ce CD Aparté AP 332 « Mozart – Bruch – Messina – Berthaud Chiovetta » comportant cet adoré « Kegelstatt Trio » K. 498,

    dans lequel, cette fois, c’est l’excellent Patrick Messina qui est à la clarinette…

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    Messina, Berthaud, Chiovetta : lecture magnétique de trios de Mozart et Bruch

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    L’heureuse association du clarinettiste , de l’altiste et du pianiste  illumine deux partitions incontournables issues de l’esprit de Wolfgang Amadeus Mozart et de celui de .

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    Avec le Trio pour piano, clarinette et alto dit « Les Quilles », en mi bémol majeur (K.498), Mozart semble avoir pour la première fois _ en 1786 _ composé pour cette formation instrumentale inhabituelle. Nous sommes à Vienne en 1786. Si ultérieurement son intérêt pour la clarinette s’intensifiera encore _ voilà _, les potentialités de l’instrument ont retenu longtemps son attention. C’est le contact avec le fameux virtuose Anton Stadler (1753-1812) au sein d’une loge maçonnique qui l’incitera à confier à son génie créateur des musiques comme le Quintette K.581 (1789), le Concerto pour clarinette K.622 (1791) et d’autres chefs-d’œuvre encore. Pour l’anecdote, précisons que le surnom attribué à ce Trio K. 498 résulte sans doute d’une confusion entre cette pièce et les Duos pour cors (K. 487 à 496a) composés la même année. Le Trio _ lui _ est créé chez le futur baron von Jacquin, botaniste distingué, dont la fille Franziska deviendra une élève zélée de Wolfgang.

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    De manière inusitée l’œuvre commence par un Andante franchement monothématique puisque le premier thème est entendu une quarantaine de fois tandis que le second thème se montre proche du premier. L’absence du tempo Allegro attendu n’empêche donc pas Mozart de parer cette partie d’une coloration instrumentale délicieuse _ voilà _, homogène, dépassant nombre de conventions tout en mettant en route une économie de moyens (on pense à Joseph Haydn). Tonique, le mouvement suivant, noté Menuetto, s’enrichit d’une brillante cohérence. Le dernier mouvement, Rondeau, est un Allegretto, dans lequel la clarinette majestueuse doit à l’évidence au second motif du premier mouvement et parachève la grande unité de cette partition polyphonique bénéficiant des sections contrastées jamais amputées de la précieuse et légère poésie mozartienne _ c’est bien cela…

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    L’équilibre parfait imaginé entre les trois instrumentistes fait merveille à l’écoute d’une complicité évidente _ rn effet : ils sont très attentifs les uns aux autres… Bénéficiant de leurs interactions délicates, les trois musiciens de cet enregistrement déploient un jeu rigoureux _ peut-être un poil trop _ et de toute beauté _ oui. Ils parviennent ainsi à traduire toute la richesse mélodique et virtuose de la partition.

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    On se souvient de comme d’un compositeur allemand ayant excellé dans ses grandes œuvres chorales et pour ses deux merveilleux concertos pour violon. On connait moins ses partitions de musique de chambre pourtant de belle facture et appréciables pour leur beauté sonore et leur structure classique accomplie. Les Huit Pièces op. 83 ont été élaborées vers la fin de la vie du maître (1910). Elles révèlent un compositeur plein de noblesse et apte à enfanter une musique développée avec maestria et conçue pour faire ressortir les qualités de chaque instrument. Plutôt conservateur et romantique, positionné dans le sillage de Brahms, Bruch compose dans le registre de la tonalité et offre à sa musique une accessibilité patente, s’opposant aux innovations de son temps, visant en particulier tant Max Reger que Richard Strauss, ses contemporains.

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    Son habileté et son sens de l’équilibre, parfaitement suivis et traduits par les musiciens de cette parution, se déroulent au cours des pièces majoritairement adagio : n° 1, 3, 5 (Air roumain), et 6 (Chant nocturne), mais aussi allegro : n° 2, 4 et 7, ou encore Moderato : n° 8.

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    Un enregistrement délicat et engagé fêtant tour à tour ou de concert la clarinette, l’alto et le piano.

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    Max Bruch (1838-1920) : Huit Pièces pour clarinette, alto et piano, op. 83 ; Wolfgang Amadeus Mozart (1756-1791) : Trio en mi bémol majeur « Les Quilles », K.498.

    Patrick Messina, clarinette ; Lise Berthaud, alto ; Fabrizio Chiovetta, piano.

    1 CD Aparté. Enregistré réalisé en novembre 2022 à l’Auditorium Darius Milhaud, Aix-en-Provence.

    Notice de présentation en français et anglais.

    Durée : 51:00

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    Mozart nous fait toujours beucoup beaucoup de bien !

    Et tout spécialement avec le son enchanteur et troublant de la clarinette…

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    Ce jeudi 20 février 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Le plaisir pénétrant, érotique même, mais sublimé, de radieuse innocence conquise, de la clarinette de Mozart : l’enthousiasmant CD « Pierre Génisson – Mozart 1791 », avec la soie de Concerto Köln, en 2022…

    Pour le simple plaisir, pénétrant et d’un érotisme sublimé, de la clarinette,

    cc pur bijou qu’est le CD Erato 5054197732331 « Pierre Génisson – Mozart 1791 » _ enregistré à Cologne en décembre 2022 pour l’esssentiel _, qui articule autour du somptueux sublimissime Concerto pour clarinette en la majeur K622, divers non moins sublimissimes airs d’opéras de Mozart _ « Voi che sapete » (air de Cherubino, à l’acte II des Nozze di Figaro), « Come scoglio » (air de Fiordiligi à l’acte I de Cosi fan tutte), « Soave sia il vento » (air du trio de Fiordiligi, Dorabella et Don Alfonso à l’acte I de Cosi fan tutte), « Parto, parto, ma tu ben mio » (air de Sesto à l’acte I de La Clemenza di Tito), « Una donna a quindici anni« (air de Despina à l’acte II de Cosi fan tutte), « Ecco il putto, o Vitellia… Non piu di fiori » (récitatif et air de Vitellia à l’acte II de La clemenza di Tito) ; mais aussi le « Lacrimosa » du « Requiem« , avec aussi Bruno Fontaine à l’orgue et au Fender Rhodes : parmi les plus sublimes de Mozart ! _, dans lesquels c’est la clarinette merveilleusement parlante de Pierre Génisson qui vient se substituer à cinq reprises, dans des arrangements pour clarinette et orchestre conçus ad hoc par Bruno Fontaine, à la voix attendue du chanteur,

    avec l’orchestre du Concerto Köln sous la direction de Jakob Lehmann ; 

    et avec aussi la contribution sur 3 plages du CD _ consacrées à La Clemenza di Tito _ de la très grande Karine Deshayes…

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    Un CD enchanteur, parfaitement mozartien _ quel charme purissime ! et pacifié de ce Mozart (1756 – 1791) ultime… _, qui fait grand grand bien !

    Le plaisir, sublimé et de radieuse innocence conquise de ce Mozart en paix et heureux, est somptueux.

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    Qu’on se souvienne aussi de ces mots de Mozart en sa dernière lettre à son père, en date du 4 avril 1787 :

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     » J’apprends maintenant que vous êtes vraiment malade! — Je n’ai pas besoin de vous dire à quel point je suis impatient de lire des nouvelles rassurantes directement de votre part, et je l’espère aussi, bien entendu. Même si j’ai pris l’habitude de toujours m’imaginer le pire, car la mort à proprement parler est le vrai but final de notre vie, je me suis donc, depuis quelques années, à tel point familiarisé avec ce vrai meilleur ami de l’Homme que son image n’a plus rien d’effrayant pour moi, mais plutôt quelque chose de très rassurant et consolateur ! Je ne me couche jamais pour dormir sans me rappeler que peut-être aussi jeune que je sois, je ne serai peut-être plus là le lendemain. Et pourtant personne dans ma fréquentation ne peut dire que je suis chagrin ou triste. Et de cette fortune je remercie chaque jour mon Créateur, et le souhaite de tout cœur à chacun de mes semblables« …

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    Voilà donc une clé de cette sublime sérénité et gratitude mozartienne _ envers la chance de vivre et durer au moins un moment _ si sensible en sa musique, et que nous donne excellemment à ressentir, en ce très beau CD « Mozart 1791« , la clarinette magnifique de Pierre Génisson…

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    Mozart, ou la gratitude sensible et partageuse _ par la musique ! _ du vivre.

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    Ce jeudi 13 février 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa