Étiquette : Colloque « Lucien Durosoir (1878 – 1855) : un compositeur moderne né romantique »

  • Nouvelles remarques de commentaire à mon éloge du disque du mardi 26 mai dernier…

    En une nouvelle suite aux échanges de commentaires, avec mes amis le philosophe Bernard Sève et le médecin rhumatologue Joël Dehais, que rapportait mercredi 27 mai dernier mon article « L’apport de l’écoute seulement audio de la musique, quand est respecté l’idéal de probité de l’interprétation au service le plus exclusif possible de l’œuvre même (suite)…« , en réponse à mon article de la veille « Un éloge du merveilleux médium qu’est le disque, un échange de courriels hier 25 mai avec Eric Rouyer : du tissage entre le temps et l’éternité… » dans lequel je rapportais mes échanges avec l’ami Eric Rouyer, l’éditeur dynamique du label de disques Le Palais des Dégustateurs,

    voici, ce samedi 30 mai, mon échange de courriels avec le musicien, compositeur, chef d’orchestre et professeur au conservatoire de musique de Toulon, Laurent Melin :

    …

    De Laurent Melin, hier à 12h 03, ceci, par courriel adressé à mon blog :

    …

    Je voudrais intervenir en tant que musicien professionnel, depuis ma lointaine province du bord de mer, et aussi en tant qu’enseignant de conservatoire depuis des années. 
    Le cri d’Eric (que je salue au passage! Notre projet commun arrive à son terme, il comprendra cette « private joke » de compositeur…) me paraît cependant bien légitime : il y a un océan entre l’offre du marché pour des archives accessibles à tous, mais dont la profusion et la variété des supports finissent par noyer un peu la visibilité – trop d’information tue l’information – et la réalité des pratiques sur le terrain. 
    C’est cette dernière qu’Eric défend avec son énergie coutumière, car elle est effectivement en danger. Depuis que nos « élites » dirigeantes décomplexées attaquent plus ou moins frontalement le milieu culturel et qu’un discours, en vérité manipulatoire, est relayé ad nauseam pour discréditer le supposé « élitisme » de la culture, la défendre sur le terrain, au quotidien, devient un apostolat autant qu’une lutte vitale, sans quoi les fameux supports de tous poils, accessibles d’un clic ou d’une platine, ne seront bientôt plus que ruines dormant sous la poussière. 

    Un concert se vit en direct, la musique s’invente uniquement dans l’instant partagé de l’écoute, notre patrimoine musical s’entretient par la pratique, non pas sur les étagères muséales. 

    Et que dire de notre jeunesse, assaillie de propositions commerciales tous azimuts, qui n’a plus les outils pour recevoir et goûter les beautés de notre art ? On pouvait croire que les conservatoires seraient un îlot préservé de défense et d’entretien de ce beau patrimoine… Que nenni ! Rattrapés par la logique mercantile des tutelles qui ne pensent que par chiffres et statistiques, la pression nous a rejoints et nous nous soumettons de plus ou moins bonne grâce à une dictature du politiquement correct pour maintenir l’existant, gonfler les effectifs « quel qu’en soit le prix »… Démagogie ? 

    Notre art se vit, se partage au quotidien et sur le terrain, avec générosité et ouverture à tous les publics, à condition de leur en donner l’accès et non pas de le confisquer par « élitisme « et d’en réduire toujours plus le territoire.

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    Et voici ma réponse à ce courriel d’hier de Laurent Melin, ce matin à 8h 59 :

    …

    En forme de conversation à distance, et par l’écrit…
     
    Mes coordonnées :
    Francis Lippa
    à Bordeaux
    Je suis aussi vice-président de la Société de Philosophie de Bordeaux – avec, insérés en rouge, mes commentaires…
    …

    Je voudrais intervenir – sic – en tant que musicien professionnel – chef d’orchestre, compositeur, etc. – , depuis ma lointaine province – la Provence, Toulon – du bord de mer – moi, Francis Lippa, je suis philosophe, mélomane et bordelais – , et aussi en tant qu’enseignant de conservatoire – le CRR de Toulon – depuis des années – 2005 précisément. 
    Le cri d’Eric – Rouyer, le maître d’œuvre du très prospecteur label discographique Le Palais des Dégustateurs – (que je salue au passage ! Notre projet commun – de quoi s’agit-il donc ?.. – arrive à son terme, il comprendra cette « private joke » de compositeur… – qu’est aussi Laurent Melin – ) me paraît cependant bien légitime : il y a un océan entre l’offre du marché – du disque – pour des archives – sous forme d’enregistrements conservés – accessibles à tous, mais dont la profusion et la variété des supports – en dehors du seul disque… – finissent par noyer un peu la visibilité – trop d’information tue l’information – et la réalité des pratiques – musicales, dont bien sûr le concert, mais pas seulement lui, et même de très loin… – sur le terrain. 
    C’est cette dernière – la pratique musicale de terrain, donc – qu’Eric défend – comment plus précisément ? – avec son énergie coutumière, car elle est effectivement en danger – elle aussi, en effet, comme l’est l’enseignement, et toute la culture, réduits de plus en plus à l’os par des politiciens à très trés courte vue (démagogique) , celle de leur propre ré-élection ou élection à venir… Depuis que nos « élites » dirigeantes décomplexées attaquent plus ou moins frontalement – financements réduits ou carrément coupés, au tout premier chef – le milieu culturel et qu’un discours, en vérité manipulatoire, est relayé ad nauseam pour discréditer le supposé « élitisme » de la culture – hélas, je connais bien moi aussi cet angle d’attaque ! et m’emploie quotidiennement à le combattre… – la défendre sur le terrain, au quotidien, devient un apostolat – que je m’emploie, moi aussi, jour après jour, par exemple
     par mon blog quotidien encherchantbien.fr ; par ma cinquantaine d’entretiens effectifs réalisés à la librairie Mollat à Bordeaux, notamment en tant que vice-président de la Société de Philosophie de Bordeaux, et immédiatement accessibles par podcasts et vidéos ; par mes deux contributions au colloque « Lucien Durosoir (1878 – 1955) : un musicien moderne né romantique » au Palazzetto Bru-Zane à Venise en février 2011 ; « Une poétique musicale au tamis de la guerre : le sas de 1919 – la singularité Durosoir » et «La Poésie inspiratrice de l’œuvre musical de Lucien Durosoir : romantiques, parnassiens, symbolistes, modernes » ; par le CD « Un Portrait musical de Jean de La Fontaine » de la Simphonie du Marais réalisé à Saint-Michel-en-Thiérache au mois d’août 1995 et paru chez Virgin-Veritas en mars 1996, et dont je suis l’auteur, à partir de mes recherches d’une année sur le sujet, pour 90% du programme, ainsi que le rédacteur de présentation du livret ; par mon activité de « conseiller artistique » de La Simphonie du Marais auprès de Hugo Reyne durant la décennie des années 90, quand celui-ci était professeur de flûte à bec au CNR de Bordeaux ; puis auprès de Jean-Paul Combet créant et dirigeant le brillant label Alpha… – autant qu’une lutte vitale – j’en ai fort bien conscience moi aussi et m’emploie quotidiennement, à ma place et sur mon blog, à y résister ! –  sans quoi les fameux supports de tous poils, accessibles d’un clic ou d’une platine, ne seront bientôt plus que ruines dormant sous la poussière – certes : il n’existe de mélomanes que sur le terreau bien vivant lui-même d’une pratique et d’une culture musicale très actives… Si celles-ci s’appauvrissent et végètent, la mélomanie (discophile ou pas) se réduira elle aussi comme peau de chagrin, en effet… Et toute la culture authentique aussi…

    Un concert se vit en direct – sauf si il a été aussi enregistré et peut être ré-écouté – , la musique s’invente uniquement dans l’instant partagé de l’écoute – pas tout à fait : à l’écritoire silencieuse aussi (et d’abord !) du compositeur la composant... – , notre patrimoine musical s’entretient – certes : c’est presque seulement ainsi qu’il va demeurer vivant : il n’y a de culture vivante que …réellement cultivée, attentive et animée de vraie curiosité ! – par la pratique, non pas sur les étagères muséales – s’empoussiérant faute d’être visitées ; mais une collection de disques et d’enregistrements, chez un particulier ou en une médiathèque, n’est pas exclusivement muséale tant que les enregistrements sont régulièrement écoutés et passionnément même appréciés… Encore faut-il, bien sûr, avoir appris à aimer la musique : en l’ayant soi-même ou bien pratiquée, ou bien appris à l’écouter et partager avec enthousiasme avec des interlocuteurs si possible eux-mêmes passionnés ; les deux, donc,  avec plaisir et même (et surtout !) passion…

    Et que dire de notre jeunesse, assaillie – acheteuse alléchée par la publicité qu’elle est, et source de profits pour les vendeurs… – de propositions commerciales tous azimuts, qui n’a – scandaleusement – plus les outils – culturels – pour recevoir et goûter les beautés de notre art ? On pouvait croire que les conservatoires seraient un îlot préservé de défense et d’entretien de ce beau patrimoine… Que nenni ! Rattrapés par la logique mercantile – voilà l’ennemi fauteur de barbarie à poison lent, ou rapide !.. – des tutelles qui ne pensent que par chiffres et statistiques – utiltarisme et course au profit (pour soi) aidant… – , la pression nous a rejoints – dans les conservatoires de musique aussi – et nous nous soumettons de plus ou moins bonne grâce à une dictature du politiquement correct pour maintenir l’existant, gonfler les effectifs « quel qu’en soit le prix »… Démagogie ? – oui : suicidaire à petit feu de la civilisation…

    Notre art se vit, se partage au quotidien et sur le terrain – mais aussi à distance : par la médiation de l’écoute archi-attentive et intense, mais oui !, d’enregistrements, de la part de mélomanes discophiles passionnés – avec générosité et ouverture à tous les publics, à condition de leur en donner l’accès – mais il n’y a pas, là, que la pratique de la musique en un conservatoire, ou l’assistance à un concert 
    enthousiasmant qui en soient les voies d’accés, même si l’expérience du partage des émotions est en effet cruciale : mais il existe hélas aussi des concerts ennuyeux, bâclés et ratés, de même qu’il y a aussi des leçons de pratique musicale ennuyeuses, bâclées et ratées dans les conservatoires… – et non pas de le confisquer par « élitisme » – de classe ? financier ?.. – et d’en réduire toujours plus le territoire – partager très effectivement le goût et même la passion de la musique (et de la culture authentique) est bien, en effet, une nécessité civilisationnelle de toute première urgence, dont ne partagent hélas ni la conscience ni le simple constat, la plupart de nos politiques…

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    Avec l’ajout de ce petit commentaire de synthèse final mien :

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    L’angle de vue du mélomane qui n’est pas lui-même musicien, à la recherche d’une écoute la plus idéale possible des œuvres des compositeurs via des interprétations accessibles à l’écoute par le concert ou par le disque, n’est forcément pas le même que celui d’un musicien professionnel dont la pratique personnelle de la musique est quotidienne, et pour lequel l’enregistrement d’une de ses œuvres au disque, pour un compositeur, ou d’une de ses interprétations, pour un interprète, est rare, très rare, ou même carrément inexistant, en particulier aujourd’hui.
     
    En mon article, c’est d’une préférence personnelle d’écoute de la musique, tranquillement chez moi, sur ma platine, sans que rien ne vienne parasiter mon écoute attentive (et ad libitum répétable), à la différence de l’assistance – passagère, fugace : sans possibilité de ré-écoute, forcément – à un concert, avec des sollicitations autres que d’écoute : visuelles par exemple, que je fais part…
     
    Ce ne sont pas les interprètes ni leurs prestations individuelles qui m’intéressent, mais leur degré de capacité à servir au mieux, avec humilité et probité – je n’apprécie pas du tout les m’as-tu vu, ni les auto-centrés narcissiques… – , l’œuvre du compositeur elle-même, en sa singularité ; ce qui n’élimine en rien, et surtout pas, l’engagement de la ferveur de la part des interprètes…
    Et très loin de mésestimer les interprètes, je suis au contraire très à l’affut – très curieux de, et ouvert à – de nouvelles belles interprétations au disque, toujours en quête de leur approche renouvelée et la plus juste possible – voilà l’idéal à approcher, et que certains côtoient parfois ! – de l’œuvre du compositeur !!!
    Quitte à revenir écouter des interprétations en les recherchant dans les disques de ma collection personnelle, en permanence à portée de ma main, sans dépendre du bon vouloir fluctuant de sites électroniques…
     
    Quant aux concerts, je m’y rends parfois, à l’occasion, et avec très vif appétit même, disposé et ‏tout prêt à m’y enthousiasmer !
    Le dernier de ces concerts à ce jour pour moi, ce fut celui du 1er mai dernier, à Saint-Lon-les-Mines, en Chalosse, pour le Festival Durosoir 2026, avec le quatuor Diotima :
    Pour un autre concert qui m’a beaucoup impressionné, cf par exemple mon article du 16 octobre 2024 :
    consacré à un magistral récital Bach de Benjamin Alard donné à l’église Saint-Vincent de Ciboure, le 6 octobre précédent…
    Ciboure, Saint-Lon-les-Mines : je peux me déplacer un peu loin de Bordeaux…
     
    Ce qui prime absolument pour moi en une interprétation musicale, c’est donc le service le plus juste et le plus probe possible de l’œuvre du compositeur…
    Mais, n’étant pas moi-même musicien, pour ces découvertes ou jouissances renouvelées d’œuvres de musique, je suis forcément tributaire de l’écoute de leurs interprétations, et ne suis certes pas un ingrat à l’égard des interprètes de l’œuvre du compositeur, loin de là…
     
    Si vous consultez les articles de mon blog encherchantbien.fr, signés Titus Curiosus – je suis un curieux insatiable ! – ,
    vous les jugerez même probablement bien trop enthousiastes – juvénilement, dit Eric Rouyer…
     
    Cf aussi ces 2 vidéos d’entretiens que j’ai eus, sur mon invitation personnelle, à la Station Ausone de la librairie Mollat à Bordeaux,
    avec le compositeur Karol Beffa le 25 mars 2022 : vidéo  ;
    et le musicologue ravelien Manuel Cornejo le 17 avril 2025 : vidéo .
    Au vif plaisir de poursuivre cet échange avec vous, M. Melin,
     
    Francis Lippa, à Bordeaux
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    Et à suivre bien volontiers…
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    Ce samedi 30 mai 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa
  • Pour une esquisse de sorte de CV de mon parcours de chercheur-déchiffreur-défricheur-découvreur passionné d’approches et apports divers, variés et multiples de la culture et des arts, et du philosopher vraiment…

    En forme de première esquisse d’une sorte de CV de mon parcours d’approches et apports divers, multiples et variés de la culture et des arts, et du philosopher vraiment, voici, pour débuter par le plus accessible (par simples clics à opérer !) de mon « œuvre » à inscrire sur un CV concernant mes diverses productions et performances (!) de chercheur-déchiffreur-défricheur et découvreur, voici donc, tout d’abord, cet article-ci en date d’avant-hier samedi 18 janvier 2025 «  », qui constitue un commode récapitulatif de la collection des 45 enregistrements (par podcasts et vidéos) disponibles, à ce jour, de mes entretiens chez Mollat :
    …
    en effet, avant l’entretien du 13 octobre 2009 avec mon ami Yves Michaud (sur son « Qu’est ce que le mérite ? »), qui entame cette collection de 45 entretiens enregistrés et désormais disponibles par simples clics de liens donnant accès à ces performances miennes d’interlocuteur _ j’aime la vie intense et méditée, toujours vive, de l’interlocution vraie ! _ avec d’excellents auteurs et le plus souvent amis, Denis Mollat n’avait pas encore commencé à procéder à l’enregistrement (podcasts, puis vidéos) de conférences dans les salons Albert-Mollat… Une initiative proprement géniale et fécondissime de sa part !!! Mes assez nombreux entretiens antérieurs à celui de ce 13 octobre 2009, et ils en fut de passionnants, n’ont donc pas été enregistrés, et leur écoute est impossible…
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    On mesure ainsi l’importance de la mise en pratique effective de ces prodigieuses techniques d’enregistrement. Dont viendront profiter les conférences de la Société de Philosophie de Bordeaux, une fois que, sur mon initiative et par mon (discret) entregent, il me faut en toute humilité le souligner ici, ces conférences de notre chère Société de Philosophie de Bordeaux (fondée en 1927) auront désormais lieu dans les salons de la librairie Mollat, et seront, ainsi, enregistrées, conservées et transmises : c’est-à-dire données librement à partager, au monde entier (au moins celui parlant ou comprenant le français) ! _ cf ce qu’en développe la vidéo de mon entretien de mardi 14 janvier dernier avec mon ami Bernard Sève, sur son magistral « Les Matériaux de l’art » _, devenues ainsi disponibles et accessibles de par le monde entier. Et c’est vraiment extraordinaire !!!..
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    Voici, aussi, la possibilité d’accès par simple clic, à toute la collection, elle aussi urbi et orbi disponible, des 2922 articles (à ce jour) de mon blog « En cherchant bien », qui a débuté, sur une proposition d’ouverture d’un tel blog (que j’ai alors choisi d’intituler « En cherchant bien » et signer Titus Curiosus) sur le site de la librairie Mollat, de la très remarquable libraire et amie Corinne Crabos, le 3 juillet 2008 avec l’article programmatique (et non vieilli) de ce blog et que j’avais intitulé tout simplement «  » ; l’article immédiatement suivant, le 4 juillet, étant l’article «  », consacré au CD Alpha 125 de ce chef d’œuvre absolu que sont les « 3 Quatuors à cordes » de Lucien Durosoir, par le Quatuor Diotima (un article qui me conduira à Venise en février 2011, pour donner, le 21 février 2011, deux contributions au colloque consacré à tout l’œuvre musical de Lucien Durosoir !, je vais l’expliciter un peu plus loin) ; et le suivant encore, le 5 juillet, étant l’article «  », consacré à une exposition à Milan de mon ami l’immense photographe Bernard Plossu…
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    Toutefois, lors d’une révision technique du site Mollat il y a quelque temps _ je ne me suis pas immédiatement rendu compte de la disparition des connexions effectives à mes entretiens enregistrés  : catastrophe ! _, mais le webmaster Jean-Sébastien Giet que j’ai pu alors joindre, a pu m’aider à rétablir _ ouf ! _ toutes les connexions aux podcasts et vidéos de ces très précieux entretiens qui avaient disparus lors de cette refonte complète du site de la librairie Mollat… _, mon blog, tout en continuant d’exister, a cessé d’être directement accessible (par clic immédiat) sur le site de la librairie Mollat : je m’en suis fait une raison : le nom que j’avais choisi pour ce blog, manifestait déjà aussi la nécessité pour l’auditeur ou/et regardeur éventuel, de lui aussi « bien chercher » … C’est donc désormais moi-même qui adresse mes articles à des correspondants et amis me paraissant susceptibles de s’y intéresser ; ayant bien conscience que mes articles pointus et toujours un peu singuliers n’intéresseront pas tout le monde…
    Cependant parfois, à l’occasion de la magie improbable et malicieuse des échanges qui se produisent sur Internet, je découvre que certains d’entre ces articles de mon blog « En cherchant bien » sont devenus malgré tout, contre vents et marées (ou avec, a contrario, leur aide !) comme miraculeusement accessibles, en cherchant un peu (ou bien beaucoup) sur Google, quis’est chargé de les transmettre : ce qui est notamment le cas pour des personnes à la recherche d’informations sur la généalogie mal connue d’eux de leur propre famille ; et ils m’en remercient alors… Et j’ajoute que ce petit jeu-là des aléas des connexions (nouées, coupées ou rétablies) est loin de me déplaîre : mes articles étant, dans mon esprit, tels des bouteilles lancées à la mer, il se trouve donc que certaines de ces bouteilles confiées à l’océan, par le jeu formidable des courants, finissent par atteindre miraculeusement certains de leurs destinataires…
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    Mon texte de 2015 « Oasis versus désert », rédigé, sur la commande expresse de la librairie Mollat au client passionné un peu privilégié que je suis, pour le « Dictionnaire amoureux de la librairie Mollat » paru en 2016 (m’avait été donné le choix du mot ouvrant le titre, et ayant tiré au sort la lettre O, j’avais choisi le mot « Oasis »),  est accessible aussi en l’article intitulé « A Chantal Thomas, en souvenir d’avant 1968 à Bordeaux », un article que j’ai mis en ligne sur mon blog le 17 juin 2022.
    Ce texte, qui m’est cher, exprime ma perspective personnelle sur la vie de la culture à Bordeaux, et la place toute cruciale qu’y tient pour moi la fréquentation régulière, quasi permanente même, des rayons de livres et de disques de ma chère librairie Mollat, pour le lecteur et mélomane à jamais boulimique, insatiable et exigeant, que je suis…
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    Et sur ce même  blog « En cherchant bien », sont aussi accessibles, d’une part mon texte, crucial lui aussi, « Pour célébrer la rencontre », qui fait l’ouverture de mon gros essai, demeuré, lui, inédit, rédigé en 2007, « Cinéma de la rencontre : à la ferraraise _ ou un jeu de halo et focales sur fond de brouillard(s) : à la Antonioni », un texte que j’ai mis en ligne en mon article «  » en date du 26 octobre 2016 (cf aussi sur Antonioni mon article : « Un très intéressant témoignage d’Enrica Antonioni sur Michelangelo Antonioni et la sublime séquence ferraraise de son film (testamentaire…) « Al di là delle nuvole », en 1995… », en date du jeudi 31 août 2023) ;
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    et d’autre part un très long et très précieux commentaire-guide de lecture du chef d’œuvre (absolu !) d’Imre Kertesz « Liquidation », de lecture immédiate cependant assez difficile (et c’est bien, en effet, à mes yeux LE chef d’œuvre d’Imre Kertesz !), que j’ai intitulé : « Lire ‘Liquidation’ d’Imre Kertész – Ce qui dure d’Auschwitz », intégralement accessible en mon très long article en date du 8 novembre 2022 :  «  ».
     
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    Je continue cette esquisse de  CV un peu désordonnée (mes curiosités, très ouvertes, sont en effet très, très diverses !) par la mention de mon moment, vraiment très important _ un moment-clé ! _ pour mon devenir de chercheur, comme de mélomane passionné, tout le long de la décennie 90, de « conseiller artistique » de La Simphonie du Marais et l’ami Hugo Reyne, avec, par exemple, mon travail de composition de 90 % du programme du CD EMI – Virgin « Un Portrait musical de Jean de La Fontaine » (+ la rédaction du texte du livret de ce CD), réalisé en 1995 à partir de mes recherches très fouillées (avec d’extraordinaires découvertes !) sur les œuvres de La Fontaine et de Marc-Antoine Charpentier : la redécouverte, mais oui ! (cf là-dessus les précisions de mon article en date du 3 juillet 2020 : « De Philis à Psyché, ou la découverte, 24 ans plus tard, d’une licence poétique dans le CD (de 1996) « Un Portrait musical de Jean de La Fontaine », dans l’Air de cour « Tout l’univers obéit à l’amour » de Michel Lambert et Jean de La Fontaine, de 1659 »), du petit opéra donné presque clandestinement, à Paris en 1678, en l’hôtel particulier de M. de Rians, procureur du Roi de l’ancien Châtelet, « Les amours d’Acis & de Galatée », et dont ce CD merveilleux donne à écouter les extraits par recoupements et ré-aboutements retrouvés, dans les œuvres et de La Fontaine et de Charpentier, sur lesquelles j’avais travaillé un an durant, pour La Simphonie du Marais !.. Un article qui évoque au passage mes échanges, alors, avec Patrick Dandrey ; ainsi que le commentaire laudatif que fit de ce CD La Fontaine, Boris Donné, sur le site du « Fablier »…
    J’ai été aussi à diverses reprises récitant _ quelle expérience ! _ lors de concerts de la Simphonie du Marais, en France et en Belgique : par exemple, dans le grand salon d l’hôtel de Ville de Lyon, pour un concert Lully, de la Simphonie du Marais, ou, à deux reprises, à Saint-Michel-en Thiérache, dans l’Aisne, où fut enregistré au mois d’août 1995 ce passionnant CD « Un Portrait musical de Jean de La Fontaine » : une expérience fabuleuse…
    …
     
    Puis ce fut l’étroite collaboration avec l’ami Jean-Paul Combet pour l’aventure elle aussi magnifique, flamboyante, des CDs Alpha qu’il a créés en 1998 (et dû quitter en 2010, faute d’entente avec le racheteur de son label Alpha, le riche brasseur et financier belge Charles Adriaenssen, fondateur (en 2004) de la firme Outhere) : avec, par exemple, mon texte « La construction de l’orgue Dom Bedos en l’abbatiale Sainte-Croix de Bordeaux sous la réforme mauriste » du livret du CD Alpha 017 « L’Orgue Dom Bedos de Sainte-Croix de Bordeaux » du grand Gustav Leonhardt, un magistral CD enregistré à Bordeaux du 10 au 13 juin 2001.  Et j’ai pu rencontrer à diverses reprises l’immense Gustav Leonhardt…
    Cf ici mes articles des 31 août 2014 « Tombeau de Jacques Merlet en son idiosyncrasie _ à un grand bordelais… » et 16 octobre 2024 « Le fabuleux concert Bach (BWV 593, 528, 530 et 564) de l’exceptionnel Benjamin Alard à l’orgue Dominique Thomas de l’église Saint-Vincent de Ciboure le dimanche 6 octobre dernier… », dans lesquels je reviens, au passage, sur les circonstances de l’enregistrement de ce très marquant CD Alpha 017 de Gustav Leonhardt à l’orgue Dom Bedos de Sainte-Croix de Bordeaux…
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    En février 2011, événement évidemment lui aussi majeur en mon parcours de chercheur-déchiffreur-défricheur-découvreur, j’ai donné 2 contributions très détaillées, «  » et « La Poésie inspiratrice de l’oeuvre musical de Lucien Durosoir : Romantiques, Symbolistes, Parnassiens, Modernes », au superbe colloque « Lucien Durosoir (1878 – 1955) : un compositeur moderne né romantique », qui s’est tenu au Palazzetto Bru-Zane à Venise, pour mes amis Luc et Georgie Durosoir, avec un séjour magnifique de 6 jours à (et dans) Venise (sur cet arpentage passionné, à cette merveilleuse occasion du colloque Lucien Durosoir,  des calli de Venise, cf mon instructif article « La chance de se livrer pour l’arpenter-parcourir au labyrinthe des calli de Venise » en date du 4 septembre 2012)…
    …
    Et encore, en 2019, avec ma cousine Françoise Morin-Bioy,  nous avons organisé à Bordeaux (à la Médiathèque et à l’Institut Cervantes), toute une semaine du mois d’octobre, un colloque international « Regards croisés sur Adolfo Bioy Casares » consacré à notre célébrissime cousin l’écrivain argentin Adolfo Bioy Casares (Buenos-Aires, 15 septembre 1914 – Buenos Aires, 8 mars 1999), le grand ami de Borges : son père, Adolfo Bioy Domecq (Pardo, 27 juillet 1882 – Buenos-Aires, 26 août 1962), et notre grand-père maternel, Paul Bioy (Oloron-Sainte-Marie, 25 avril 1878 – Bordeaux, 6 décembre 1954), étaient cousins germains…
     
    …
     
    Enfin, ce mois de novembre 2025 (« Année Ravel 2025 » : année du 150e anniversaire de la naissance de Maurice Ravel, le 7 mars 1875 à Ciboure), il se trouve que les recherches que j’ai entreprises dès le mois de mars 2019, à la lecture méthodique de la première édition de la Correspondance de Maurice Ravel que venait de publier Manuel Cornejo _ le 13 mars prochain paraît en 2 volumes chez Gallimard, dans la collection Tel, une nouvelle édition de cette Correspondance, richement complétée ! par les soins inlassables et efficaces, très féconds, de Manuel Cornejo, le très actif président de la Société des Amis de Maurice Ravel, et devenu un ami _, sur ce que j’ai nommé « les cousinages cibouro-luziens » de Maurice Ravel (1875-1937), via sa mère la cibourienne Marie Delouart (1840-1917), vont être éditées par la très dynamique Association Jakintza à Ciboure, que préside Guy Lalanne.
    …
    Et je dispose d’un appartement bien commode, il est très bien placé, à Saint-Jean-de-Luz.
    …
     
    Voilà, pour commencer cette première esquisse de CV du professeur de philosophie (passionné) que j’ai été, des années scolaires 1971-72 à 2012-2013, et que, bien sûr, je demeure : à jamais (comprendre vraiment et aider à partager)…
    …
    Et le pseudonyme, Titus Curiosus, que j’avais alors choisi, au printemps 2008, pour signer les articles de mon blog « En cherchant bien », me paraît toujours convenir très bien au chercheur-déchiffreur-défricheur-découvreur passionné sans cesse au travail (en recherche !) que j’aime tout particulièrement être…  
    …
     
    Et depuis pas mal d’années maintenant, je suis vice-président de la Société de Philosophie de Bordeaux,
    à partir de la cessation _ je ne me souviens pas de la date ; et ne l’ai pas noté : les titres m’indiffèrent, même s’ils peuvent être utiles parfois… _ à ce poste de vice-président d’André Bord (Bordeaux, 6 janvier 1922 – Bordeaux, 2 décembre 2018), dont je m’aperçois qu’il a été nommé membre correspondant de l’Académie des Sciences, Belles-Lettres et Arts de Bordeaux, en 1996 ; tiens, tiens…
    …
    Et c’est aussi sur mon initiative, je me permets de le signaler à nouveau ici, que les conférences de notre Société de Philosophie de Bordeaux, autrefois itinérantes, se sont « installées » dans les salons Albert-Mollat ; et sont ainsi désormais enregistrées et diffusées urbi et orbi (!), et même, depuis peu, en direct… Et c’est là, bien évidemment, un privilège formidable !

    …
    Voilà pour le moment,
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    Ce lundi 20 janvier 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa