Déjà les dates qui apparaissent dans ce titre « Pour un historique de recherche : du constat par Maurice Ravel, en juin 1911, de la présence à Ciboure de parents basques de sa mère Marie Delouart (1840-1917), au constat mien de la réalité, aussi, de cousins luziens, et donc plus largement de cousins « cibouro-luziens », issus des deux sœurs se nommant toutes deux, elles aussi, Marie Delouart (1784-1842 et 1786-1872) et du frère Jean Delouart (1788-1872), de l’arrière-grand-mère Marie-Baptiste Delouart (1782-1855) de Maurice Ravel (1875-1937)…« ,
parlent de manière très féconde– du moins à qui veut bien les interroger – les premières découvertes cruciales très précoces (du 12 mars au 5 avril 2019) de l’enquête que j’ai ouverte, alors, sur les divers parents basques – ancêtres et cousins – de Marie Delouart et son fils Maurice Ravel ;
en cette enquête à laquelle j’ai décidé, dès le 14 mars 2019, de me livrer
– pour ce qui concerne les noms de parents cibouriens, énoncés phonétiquement par Marie Delouart-Ravel à son fils Maurice rédigeant le 22 juin 1911 une lettre à son amie Marie Gaudin lui demandant de bien vouloir rechercher pour eux un logement à Ciboure pour les mois d’été qui viennent, et de préférence chez des parents, c’est très clairement spécifié ! ; Marie Delouart, qui a alors 71 ans, énonce quelques noms de parents cibouriens qui ont sa préférence ; et cela a bien sûr immédiatement retenu mon attention quant à cet axe de recherche à mener : découvrir et mieux connaître les parents basques de Marie Delouart et Maurice Ravel, auxquels nul jusqu’ici n’avait daigné vraiment s’intéresser !.. :
« Il faut 2 chambres, dont l’une puisse contenir 2 lits. Bien entendu, pension comprise : je ne veux pas que maman fasse autre chose que se reposer. Nous préférerions que ce soient chez des parents. Les repas pris en commun seraient moins embêtants que chez des étrangers. Cherchez donc pour commencer chez Sabadin Quinior, si elle vit encore ; chez Eslonta Maicourné (c’est comme ça que ça s’écrit ?), chez Marie-Dominique Anchochoury ; chez les Goyenague ; Ou bien autre part « : j’y reviendrai bien sûr très précisément plus loin (les noms de Sabadin Quinior et Eslonta Maicourné n’ayant toujours pas livré leurs secrets !) ; pour le moment, je me concentre sur les branches des cousins les plus évidents… – ;
et je cite ici cet extrait significatif de mon article de ce 20 mars 2019, intitulé « Les parentés cibouriennes de Maurice Ravel : les Delouart, les Billac, les Goyenague… » :
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« Poursuivant les réflexions et recherches de ma lecture exhaustive – 12 mars – 19 mars 2019 – de la passionnante Intégrale de la Correspondance (1895-1937), écrits et entretiens de Maurice Ravel réunie et publiée en octobre 2018 par Manuel Cornejo, j’en suis très vite venu à m’interroger sur les parentés cibouriennes du compositeur. Et plus précisément ses cousinages – via les diverses branches collatérales (au nombre de trois, issues des deux sœurs et du frère Delouart de Marie-Baptiste Delouart) issues du rameau principal Delouart, celui initié par l’arrière-grand-mère de Maurice Ravel, Marie-Baptiste Delouart (1782 – 1845), d’où sont issus, via sa fille Sabine Delouart (1809-1874), sa petite-fille Marie Delouart-Ravel (1840-1917) et son arrière petit-fils Maurice Ravel (1875-1937).
Dans mon article précédent de dimanche dernier, 17 mars : « L’immense plaisir de la lecture de l’Intégrale de la Correspondance de Maurice Ravel ; et l’entretien de la curiosité…« , je me demandais déjà pourquoi Maurice Ravel, au sein de la famille luzienne de ses grands amis Gaudin – dont la domicile se situe, jusqu’en août 1924, en la demeure du 41 de la rue Gambetta (propriété des Benoît, puis des Dupous, puis des Bibal-Gaudin : transmise de mère en fille…) ; et ensuite, non loin de là, en la maison « Mirentchu« , au 14 rue du Midi – , qualifiait de « chère cousine » – je l’avais bien remarqué dès ma lecture de ce 17 mars 2019 ! Même si j’en ignorais encore les raisons !!! – Magdeleine Hiriart-Gaudin (10 mars 1875 – 15 juin 1968) – la veuve de Charles Gaudin (19 novembre 1875 – 13 septembre 1910), l’aîné de la fratrie des sept enfants d’Edmond Gaudin et Annette Bibal : le mariage de Charles et Magdeleine avait eu lieu à Saint-Jean-de-Luz le 28 septembre 1901 – ; et pourquoi il ne qualifiait pas de « cousines » aussi ses proches amies (et correspondantes de toute sa vie !), Jane Courteault-Gaudin (16 octobre 1880 – 28 mars 1979) et Marie Gaudin (3 mars 1879 – 8 décembre 1976), belle-sœurs – pourtant ! – de Magdeleine, la veuve – en septembre 1910 – de leur frère aîné Charles (Ciboure, 19 novembre 1875 – Bimbo, 13 septembre 1910) – Charles Gaudin et Magdeleine Hiriart s’étaient mariés à Saint-Jean-de-Luz le 28 septembre 1901…
Était-ce donc entre les Hiriart – les parents de sa cousine Magdeleine – et les Delouart – Delouart : le nom de sa mère Marie Delouart-Ravel (Ciboure, 24 mars 1840 – Paris, 5 janvier 1917), de sa grand mère Sabine Delouart (Ciboure, 11 mars 1809 – Ciboure, 24 décembre 1874), de son arrière grand-mère Marie-Baptiste Delouart (Ciboure, 17 juin 1784 – Ciboure, 28 août 1855), et de son aïeul à la quatrième génération Gratien Delouart (Ciboure, 1er mai 1748 – Ciboure, 21 août 1798), tous natifs de Ciboure… ; Gratien Delouart : fils de Michel Delouart (Ciboure, avant 1718 – disparu en mer au large de l’Amérique, 1748), et petit-fils de Marsans Delouart (Ciboure, ca. 1685 – Ciboure, 1728) ; j’apprends cela aux pages 86, 92 et 93 de l’article « Marins et corsaires. Les ancêtres cibouriens de Maurice Ravel« , de 1987, de Jean-Noël Darrobers – qu’existait quelque – même un peu lointaine – parenté ?.
Je l’ignore encore – mais j’allais bientôt le découvrir, ajouterai-je plus tard…
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Et mon article du 7 avril 2019, intitulé « Autres petites questions factuelles sur l’ascendance cibourienne au XIXéme siècle de Maurice Ravel« , témoigne de ma découverte capitale de l’élargissement – totatement ignoré des chercheurs jusqu’ici – des cousinages basques de Marie Delouart à une branche luzienne de ces cousinages, au-delà des deux branches cibouriennes – repérées certes, mais guère exploitées, ni commentées non plus, par les chercheurs, bien trop pusillanimes à l’égard de cette généalogie des cousinages de Marie Delouart, fille et petite-fille de deux filles-mères (!)… – issues, elles, d’une part de la grand-tante Marie Delouart (Ciboure, 6 août 1786 – Ciboure, 15 décembre 1872) – épouse à Ciboure le 28 février 1821 de Michel Goyenague (Ciboure, 11 janvier 1790 – Ciboure, 20 novembre 1849) – , et d’autre part du grand-oncle Jean Delouart (Ciboure, 26 août 1786 – Ciboure, 23 septembre 1872) – époux à Ciboure le 30 avril 1823 de Marguerite Larrea (Ciboure, 18 décembre 1798 – Ciboure, 30 septembre 1844) – de Marie Delouart-Ravel, deux branches bien identifiées, elles, par le chercheur Jean-Noël Darrobers (1910-2004), mais pas vraiment fouillées d’un peu près par lui… ;
avec l’existence d’une nouvelle branche, luzienne cette fois, de cousins issus de Gratien Delouart (1748-1798) et son épouse Sabine Lexague (1752-1845), une branche ignorée, suite à la confusion de deux de ces sœurs Delouart portant le même prénom de Marie, par le chercheur pourtant scrupuleux Jean-Noël Darrobers – et même carrément déniée, voilà !, par un des descendants de cette branche luzienne de cousins de Maurice Ravel : Edmond Gaudin (Saint-Jean-de-Luz, 30 mai 1903 – Saint-Jean-de-Luz, 28 décembre 1988), qui était pourtant parfaitement conscient de ce cousinage ; ainsi aux questions de ses enfants Paul-Charles et Maylen Gaudin, en présence des lettres échangées par sa mère Magdeleine et son cousin au troisième degré Maurice Ravel, Edmond Gaudin présentait-il ces expressions employées (en ces lettres conservées) de « Ma chère cousine » et « Mon cher Maurice, votre cousine Madeleine« , comme caractérisant un cousinage seulement « affectif« , et pas réellement « effectif » !!!.. Cf là-dessus mon article en date du 11 octobre 2021 : « Pour être un peu plus précis sur le déni de reconnaissance, par Edmond Gaudin (1903 – 1988), de son cousinage effectif avec Maurice Ravel (1875 – 1937), une ébauche de quelques pistes à explorer… » ; j’y reviendrai, bien sûr, et plus en détails plus loin… – , une branche de cousins luziens, cette fois, par conséquent ;
des cousins issus de l’autre grand-tante de Marie Delouart-Ravel (1840-1917), Marie-Baptiste Delouart (Ciboure, 17 juin 1784 – Saint-Jean-de-Luz, 3 janvier 1842), épouse à Saint-Jean-de-Luz le 17 août 1814 de Jean Etcheverry (Ciboure, 15 septembre 1777 – disparu en mer au large d’Hendaye le 15 novembre 1841) ;
la branche dont est justement issue – via sa grand-mère Marie Etcheverry (Saint-Jean-de-Luz, 21 juin 1817 – Saint-Jean-de-Luz, 27 décembre 1850) et puis son père Dominique Hiriart (Saint-Jean-de-Luz, 28 janvier 1849 – Saint-Jean-de-Luz, 20 décembre 1926) – cette cousine au troisième degré de Maurice Ravel qu’est Magdeleine Hiriart-Gaudin (Saint-Jean-de-Luz, 10 mars 1875 – Saint-Jean-de-Luz, 19 juin 1968), fille de Dominique Hiriart et petite-fille de Marie Etcheverry – cf leurs lettres du 8 octobre 1910 (« Ma chère cousine« , écrit Maurice Ravel, en forme de condoléances très émues à la nouvelle du décès de Charles Gaudin, l’époux de Magdeleine, et père de leur « cher petit Edmond. C’est pour lui qu’il vous faut vivre maintenant, et ne pas vous laisser abattre « , écrit Maurice à sa cousine Magdeleine…) et du 24 novembre 1914 (« Mon cher Maurice« , écrit à son cousin Maurice Ravel Magdeleine Hiriart-Gaudin, qui signe « Votre cousine Madeleine« , à propos du terrible décès conjoint, à leur arrivée au Chemin des Dames, de ses deux-beaux-frères Pierre et Pascal Gaudin, tués ensemble par un même obus allemand, le double décès que Maurice Ravel venait d’apprendre le 19 novembre ; et il dédiera à Pierre et Pascal Gaudin, ses presque frères (dixit leur sœur Marie Gaudin), le sublime, et si luzien, « Rigaudon » du sublime « Tombeau de Couperin« …) – ;
Magdeleine Hiriart-Gaudin, la mère d’Edmond Gaudin, et grand-mère de Charles-Paul Gaudin (1938 – 2006) et sa sœur Maylen Gaudin Lenoir (née en 1942), à laquelle j’ai appris, le 29 mai 2019, son bien effectif – et pas seulement « affectif« … – cousinage avec Maurice Ravel…
Magdeleine Hiriart (1875-1968), fille de Dominique Hiriart (1849- 1926), petite-fille de Marie Etcheverry (1817-1850) et arrière-petite-fille de Marie-Baptiste Delouart (1784-1842), la deuxième sœur de Marie-Baptiste Delouart (1782-1855), mère de Sabine Delouart (1809-1874), grand-mère de Marie Delouart (1840-1917), et arrière-grand-mère de Maurice Ravel (1875-1937).
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Ce dimanche 13 juillet 2025, Titus Curiosus – Franciss Lippa