Étiquette : correspondance
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Publication de la superbe vidéo de l’entretien du 17 avril dernier à la Station Ausone de la librairie Mollat, entre Francis Lippa et Manuel Cornejo; à propos de la nouvelle édition enrichie (en Tel – Gallimard : un coffret de 2 volumes) de la Correspondance (et écrits et entretiens) de Maurice Ravel : un aperçu passionnant de la vérité la plus intime et discrète, au fil de certains des jours (d’écriture), de Maurice Ravel…
Achevant à l’instant ma seconde vision de la vidéo de mon entretien du 17 avril dernier avec Manuel Cornejo à propos de la nouvelle édition enrichie (en Tel – Gallimard : 2 volumes) de la Correspondance (et ecrits et entretiens) de Maurice Ravel,après une première vision-découverte, tardive (autour de minuit) hier soir,…il me faut remarquer et souligner au passage la particulière excellence technique (image et son), de même que celle du montage (bravo !) de la vidéo de cet entretien passionnant et tellement riche………De plus, d’abord et même surtout, le détail des analyses sur les circonstances particulières de la composition des œuvres musicales de Maurice Ravel, telles que celles-ci sont ici rapportées-racontées très finement par Manuel Cornejo,ainsi que les détails toujours significatifs et souvent pittoresques – et pleins d’humour… – sur les circonstances du contexte biographique de ce qui est énoncé en cette correspondance – rassemblée cette nouvelle fois par les soins minutieux de Manuel Cornejo – de Maurice Ravel – et ce travail de rassemblement des écrits forcément se poursuit : la recherche n’a pas de fin… – , tels qu’ils sont égrenés au fil de l’entretien, et qu’ils sont, aussi, très sensibles à l’image,est d’une richesse singulière assez extraordinaire, assorti qu’il est, ce détail, des inflexions, et audibles, et visibles, qui caractérisent le récit passionnant de Manuel Cornejo, toujours modeste, mais d’une très grande sensibilité (et justesse !) – qui mieux que lui connait aujourd’hui Ravel ? Personne !……En conséquence de quoi, je trouve ce document que constitue cette vidéo de 73’ extrêmement enrichissant pour qui s’en imprègne, à la fois sur ce qui est dit de la vie et de l’œuvre musical de Ravel, bien sûr – car c’est Ravel lui-même qui est ainsi magnifiquement servi ! – , mais aussi sur le propre travail (inlassable, infini…) de chercheur, d’une part, et, d’autre part, d’auteur très méthodique et infiniment scrupuleux de ce livre – que publie Gallimard – dont fait preuve Manuel Cornejo………Je tiens donc à remercier tout spécialement la responsable de la librairie Mollat qui nous a reçus à la Station Ausone, ce jeudi 17 avril à 10 h, et a supervisé l’entretien, et qui est aussi l’autrice très remarquable du magnifique montage de cette vidéo.……Et j’ose enfin espérer que cette vidéo (de même que le podcast) de cet entretien magnifique aidera(-ont) un peu à diffuser au loin l’attrait, et de l’œuvre musical de Ravel – un attrait universellement reconnu des mélomanes, bien entendu… – , et surtout – et là est la nouveauté proprement éditoriale à destination des lecteurs un peu curieux, qui vont pouvoir puiser à foisons mille pépites d’aperçus de la personnalité la plus intime et discrète, infiniment pudique, de Maurice Ravel, à faire siens en leur lecture attentive, en ce formidable trésor, cette inépuisable caverne d’Ali-Baba, que recèle ce livre-recueil extraordinaire de 2934 pages, de Maurice Ravel et Manuel Cornejo : Manuel au plein service de Maurice saisi ici au vol de ce que livre sa plume, en sa plus discrète vérité… – de ce si riche livre, si commode et si utile pour les curieux de par le monde, de la personne aussi – en plus du musicien-compositeur… – , de Maurice Ravel en sa vie même ;en sa vie, et de compositeur, principalement – car c’est bien sûr à la composition que Maurice Ravel la consacrait, avec un extrême souci, passionné jusqu’à l’épuisement même de ses forces vitales, de la perfection musicale des œuvres… – , mais aussi d’homme, presque au quotidien de certains de ses jours, ceux du moins dont témoigne, saisis qu’ils y sont – comme au vol impromptu de quelques circonstances, ou même confidences plus ou moins échappées de la plume, au passage, en cette correspondance extrêmement variée, en fonction de la très grande diversité des destinataires… – , cette richissime correspondance telle qu’elle est du moins parvenue jusqu’à nous – et bien des lettres rédigées et effectivement expédiées manquent, peut-être provisoirement pour certaines d’entre elles (conservées pour le moment jalousement en quelques collections privées), mais aussi définitivement pour d’autres, détruites, jetées à la poubelle, et pour divers motifs, celles-là………Ce lundi 28 avril 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa -
L’oeuvre d’un des plus grands écrivains italiens contemporains, Alberto Moravia, accessible en trois riches ouvrages chez Bouquins, en des traductions et/ou éditions par René de Ceccatty…
Sur le coup de midi, coup de sonnette :
c’est la factrice qui apporte un gros colis, probablement de livres…
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Et en effet, le colis comporte trois livres _ conséquents ! _ de l’éditeur Bouquins,
à paraître en librairie le 6 avril prochain ;
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et tous _ un choix de 4 romans parmi les plus importants de l’auteur ; un très riche choix de nouvelles et brefs récits ; les lettres à Elsa Morante, l’épouse (de leur mariage religieux, le 14 avril 1941 au décès d’Elsa, le 25 novembre 1983) _ d’Alberto Moravia (Rome, 28 novembre 1907 – Rome, 26 septembre 1990),
tous édités, présentés et beaucoup d’entre eux traduits par René de Ceccatty
_ qui me les fait adresser par l’éditeur Bouquins _ :
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_ « Le Conformiste La Romaine La Désobéissance La Ciociara »
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_ « L’Immortel »
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_ « Quand tu viendras je serai presque heureux : Lettres à Elsa Morante » (1947 – 1983)
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Voici le mot de réception à l’ami René de Ceccatty, à la réception du colis de ces trois livres :
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Quelle réception !
Je vais commencer par lire tes diverses présentations, préfaces et postfaces…Et en faisant du rangement, j’ai retrouvé _ sur une bibliothèque, à un bras de ma tête de lit, en une pile de livres !.. _ ta « Biographie d’Alberto Moravia » – 1907-1990 – parue en 2010 chez Flammarion)…De même que le Mille&UnePages « Romans » de Flammarion de 2010, avec 7 romans (dont « Le Mépris » et « L’Ennui »), de Moravia, aussi :les 4 d’aujourd’hui – et pas des moindres ! : « La Romaine », « La Désobéissance », « Le Conformiste » et « La Ciociara » –complétant superbement la série de ces romans_ en un courriel de réponse (à 19 h 08) à mon courriel de Remerciements (à 13 h 35), René a écrit : « Oui, l’idée était en effet de ne pas faire double emploi avec le Mille & Une pages de Flammarion, mais de le compléter« …À suivre,Francis…
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Et de fait, j’ai immédiatement entrepris de lire _ par le menu des très riches détails donnés des circonstances (contextes, moments et lieux) d’écriture de Moravia… _ les divers textes de présentation, toujours aussi parfaits tant d’analyse que de synthèse, et passionnants d’éclairage, lucidissime, de René…
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À suivre, donc, bien sûr ! Et de près…
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Ce lundi 27 mars 2023, Titus Curiosus – Francis Lippa
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Ce qu’a changé, ou pas, le mariage de la cousine de Ravel Magdeleine Hiriart avec Charles Gaudin, le 28 septembre 1901 à Saint-Jean-de-Luz, à la position de Maurice Ravel au sein de la famille Dupous-Bibal-Gaudin, à Saint-Jean-de-Luz, dans laquelle la grand-tante (mais pas marraine !) du petit Maurice, Gachucha Billac, était domestique-gouvernante des enfants Gaudin, de 1875 à son décès en 1902…
En forme de suite-approndissement à mon article d’hier « Un commode tableau des liens de parenté (Delouart) de Maurice Ravel (1875 – 1937) et Magdeleine Hiriart (1875 – 1968), mère d’Edmond Gaudin (1903 – 1988) ; et du cousinage (Bibal) de ce dernier avec Pierre Courteault (1910 -2006) ; descendants des ancêtres Gratien Delouart (1748 – 1798) et Jean Bibal (1725 – 1795)« , cette réflexion-ci sur la diversité un peu contrastée des regards portés rétrospectivement sur Maurice Ravel, sa personnalité, ou encore son œuvre, par ses amis _ et parents _ luziens de la famille Gaudin…
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Et je me place à ce moment charnière du 28 septembre 1901, quand, par le mariage de sa cousine au 3e degré Magdeleine Hiriart avec Charles Gaudin, le fils aîné d’Edmond Gaudin et Annette Bibal, Maurice Ravel, âgé alors de 26 ans, et reçu depuis bien longtemps déjà, dès son enfance _ la famille Gaudin s’est transmise bien des anecdotes sur le petit Maurice, son goût dès l’enfance pour le piano, et ses liens avec sa chère « tante Gachuch« … _ en cette maison des Dupous-Bibal-Gaudin du 41 rue Gambetta _ lire ici mon article instructif du 2 novembre 2019 : « Pour suivre l’histoire des Bibal et des Gaudin au XIXe siècle à Saint-Jean-de-Luz : les changements de numérotation ainsi que de dénomination des rues de Saint-Jean-de-Luz« … _, s’est trouvé devenir ainsi, du jour au lendemain, apparenté à cette famille Dupous-Bibal-Gaudin au sein de laquelle sa grand-tante Gachucha Billac était probablement depuis 1855 la domestique-gouvernante des enfants du couple de Victoire Dupous et son époux – décédé le 12 septembre 1855 – Pierre Bibal, avant de devenir, à partir de 1875, dans la même maison du 41 Grand Rue, puis 41 rue Gambetta, la domestique-gouvernante des 7 enfants Gaudin d’Annette Bibal et son époux Saint-Martin Edmond Gaudin, depuis la naissance de leur aîné, Charles, le 19 novembre 1875…
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Les regards des « amis » Dupous-Bibal-Gaudin – la mère d’Annette Bibal (Saint-Jean-de-Luz, 28 avril 1845 – Saint-Jean-de-Luz, 21 novembre 1936) était Victoire Dupous (Saint-Jean-de-Luz, 9 juin 1822 – Saint-Jean-de-Luz, 16 juin 1903), veuve le 12 septembre 1855 de son époux, depuis le 26 avril 1943, Pierre Bibal (Saint-Jean-de-Luz, 5 septembre 1806 – Saint-Jean-de-Luz, 12 septembre 1855), de son vivant, Victoire Dupous, la patronne de cette grande et belle maison du 41 Grand Rue, puis 41 rue Gambetta… – , à Saint-Jean-de-Luz, sur le petit Maurice Ravel, né à Ciboure le 7 mars 1875, ont ainsi forcément « évolué » le jour, ce 28 septembre 1901, donc, où Maurice – âgé alors de 26 ans – n’a plus été seulement le petit-neveu et filleul de la domestique de la maison Gaudin qui faisait office de gouvernante des enfants – Charles (1875 – 1910), Marie-Pascaline (1876 – 1877), Pierre (1878 – 1914), Marie (1879 – 1976), Jane (1880 – 1979), Pascal (1883 – 1914) et Louis (1886 – 1899) Gaudin – d’Annette Bibal et son époux Edmond Gaudin, Gachucha Billac (Ciboure, 2 juin 1819 – Saint-Jean-de-Luz, 17 décembre 1902), laquelle était la sœur de la grand-mère maternelle de Maurice, Sabine Delouart (Ciboure, 11 mars 1809 – Ciboure, 22 décembre 1874),
quand la cousine au 3e degré de Maurice, Magdeleine Hiriart (née à Saint-Jean-de-Luz le 11 mars 1875) – fille de Dominique Hiriart (Saint-Jean-de-Luz, 28 janvier 1849 – Saint-Jean-de-Luz, 20 décembre 1926), petite-fille de Marie Etcheverry (Saint-Jean-de-Luz, 21 juin 1817 – Saint-Jean-de-Luz, 27 décembre 1850), arrière-petite-fille de Marie-Baptiste Delouart (Ciboure, 17 octobre 1784 – Saint-Jean-de-Luz, 3 janvier 1842) ; laquelle était la sœur de Marie-Baptiste Delouart (Ciboure, 29 juin 1782- Ciboure, 23 août 1855), l’arrière grand-mère de Maurice Ravel – , a épousé Charles Gaudin (né à Saint-Jean-de-Luz le 19 novembre 1875), le fils aîné des 7 enfants d’Edmond Gaudin (Saint-Jean-deLuz, 17 novembre 1844 – Saint-Jean-de-Luz, 28 décembre 1920) et son épouse Annette Bibal (Saint-Jean-de-Luz, 28 avril 1845 – 21 novembre 1936 – lesquels s’étaient mariés le 27 janvier 1875 à Saint-Jean-de-Luz.
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On peut probablement s’interroger aussi, au passage, déjà sur la position qu’avait occupée – en tant que domestique elle aussi ?.. en tant qu’amie de jeunesse ?.. – la mère de Maurice Ravel, Marie Delouart (Ciboure, 24 mars 1840 – Paris, 5 janvier 1917), auprès de la famille Dupous-Bibal (et notamment auprès d’Annette Bibal, née à Saint-Jean-de-Luz le 28 avril 1845), avant le voyage et le séjour, en 1871 ou 72 _ les données biographiques demeurent ici confuses ! _ que Marie Delouart a fait en Espagne, pour accompagner et assister – Gaudin, encore mal remis de blessures reçues lors de la guerre contre la Prusse en 1870 – la modiste parisienne Madame Félix allant présenter à Madrid sa collection annuelle de chapeaux – comme Annette Bibal l’avait fait les années précédentes – ; voyage et séjour madrilènes au cours desquels Marie Delouart allait faire la rencontre – peut-être dans les jardins d’Aranjuez, comme l’a transmis une légende familiale… – de Pierre-Joseph Ravel (19 septembre 1832 – Paris, 13 octobre 1908), qu’elle épouserait peu après, à Paris, le 30 avril 1873…
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De petit-neveu de la domestique-gouvernante des enfants de la maison Dupous-Bibal-Gaudin qu’était sa grand-tante Gachucha Billac, que le petit Maurice était jusqu’alors, ce 28 septembre 1901-là Maurice Ravel devenait en effet aussi un parent – certes un peu éloigné dans les degrés de cousinage : au troisième degré… – de la famille Gaudin en tant que cousin au 3e degré de la belle-fille de la maison Dupous-Bibal-Gaudin – au 41 rue Gambetta – , Magdeleine Hiriart-Gaudin, la bientôt mère du premier petit-fils de cette maison Gaudin, le petit Edmond, qui allait naître à Saint-Jean-de-Luz le 30 mai 1903.
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Même si les absences successives constatées (en 1809, pour Sabine , puis en 1840, pour Marie) de pères légitimes connus pour les naissances d’enfants en cette branche de la famille Delouart – dans la généalogie de la branche maternelle Delouart de Maurice Ravel, sa mère Marie Delouart, née en 1840, et sa grand-mère Sabine Delouart, née en 1809, sont toutes deux nées de père inconnu : le premier père légitime identifié remonte au cibourien Gratien Delouart (1748-1798), le père de Marie-Baptiste Delouart-Billac (1782-1855), l’arrière-grand-mère maternelle de Maurice Ravel… – ne facilitaient pas la reconnaissance en des milieux en pleine ascension sociale tels que les Bibal et les Gaudin (et aussi les Hiriart) à Saint-Jean-de-Luz au XIXe siècle…
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Entre-temps – c’est-à-dire entre le mariage de Charles Gaudin et Magdeleine Hiriart le 28 septembre 1901, et la naissance de leur fils unique le petit Edmond Gaudin le 30 mai 1903 – , et en cette même maison du 41 rue Gambetta, décèdera le 17 décembre 1902 la domestique-gouvernante des enfants Gaudin, Gachucha Billac, âgée de 83 ans ; puis, deux semaines après le 30 mai, le 16 juin 1903, c’est la maîtresse de la maison du 41 rue Gambetta, Victoire Dupous-Bibal (née à Saint-Jean-de-Luz, le 9 juin 1822 ; et veuve de Pierre Bibal depuis le 12 septembre 1855), qui disparaît à l’âge de 81 ans.
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Le statut social de Maurice Ravel, qui devenait ces années-là, et c’est à relever, un musicien de mieux en mieux reconnu, a-t-il pour autant vraiment changé au sein de la maison Gaudin du 41 rue Gambetta ? Du fait de la position de sa cousine au 3e degré Magdeleine au sein de cette famille Gaudin, Maurice Ravel est-il désormais regardé comme un parent – le cousin qu’effectivement il est bel et bien de l’épouse du fils aîné de la maison… – au sein la famille Gaudin ?..
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Au regard de la correspondance conservée et accessible – in l’indispensable Intégrale de la Correspondance de Maurice Ravel publiée par Manuel Cornejo aux Éditions Le Passeur en octobre 2018 – de Maurice Ravel avec des membres de la famille Gaudin, cela n’est pas flagrant !..
Un ami, oui ; un cousin éloigné, non.
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Pour un tel dossier à ouvrir, nous ne disposons en tout et pour tout jusqu’ici que de deux lettres de condoléances (en date des 8 octobre 1910 – « Ma chère cousine« , à la page 246 de la première édition de la Correspondance de Maurice Ravel (aux Editions du Passeur, en 2018) par Manuel Cornejo; puis aux pages 373-374 de la seconde édition enrichie de cette Correspondance, en 2025 (aux Editions Gallimard, collection Tel)… – et 24 novembre 1914 – « Mon cher Maurice« … « Votre cousine, Madeleine« , à la page 403 de la première édition, puis aux pages 608-609 de la nouvelle édition… – ) échangées entre Maurice Ravel et sa cousine Magdeleine Hiriart-Gaudin à l’occasion des décès du mari de Magdeleine, Charles Gaudin, disparu en mission diplomatique noyé sur le fleuve Oubangui, près de Bimbo, le 12 septembre 1910, puis des deux beaux-frères de Magdeleine, Pierre et Pascal Gaudin, tués ensemble par un même obus à leur arrivée sur le front, au chemin des Dames, le 12 novembre 1914…
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Et il nous faut aussi considérer que beaucoup de lettres de Maurice Ravel, en particulier avec la très aimable Marie Gaudin, ont hélas disparu – certaines prêtées et non rendues, d’autres volées, d’autres même brûlées, et au sein du cercle familial des Gaudin-Courteault, qui plus est… – , ou ne nous sont pas accessibles… C’est fort dommage…
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Et nous ne disposons pas non plus d’autres lettres que ces deux lettres-là, de condoléances échangées, entre Maurice Ravel et sa cousine Magdeleine Hiriart-Gaudin, en 1910 et 1914…
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Mais le regard de la famille Gaudin sur Ravel et sa personnalité n’a pas évolué non plus dans ce qui demeure présent de la mémoire familiale transmise dans la famille Gaudin et la famille Courteault, aux témoignages développés, et fort aimables, des conversations détaillées que j’ai pu avoir, à plusieurs reprises, avec Maylen Gaudin-Lenoir, fille d’Edmond Gaudin, ainsi que son cousin Pascal Courteault, fils de Pierre Courteault…
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À l’exception bien affirmée de la personnalité chaleureuse et ouverte et joyeuse de la très fidèle amie de toutes leurs vies, Marie Gaudin (1879-1976), ainsi que de la charmante Annie Courteault (1913-1994),
il semble bien que le regard dominant porté sur Maurice Ravel, homme discret, humble et pudique, au sein de la famille Gaudin, est demeuré pour l’essentiel celui porté à l’origine sur le petit-neveu de la domestique Gachucha Billac, auquel, enfant, étaient réservées …les assiettes ébréchées… ;
y compris, et bien plus tard – et musicalement, qui plus est !.. – , de la part d’Edmond Gaudin (1903-1988) et de son cousin Pierre Courteault (1910 -2006), pour lesquels Maurice Ravel ne ménageait pourtant pas son affectueuse attention.
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Des questions qui continuent de me travailler…
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À suivre, forcément :
les étrangetés et mystères, une fois avérés, et qui nous défient, doivent forcément être un jour éclaircis…
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Ce jeudi 18 août 2022, Titus Curiosus – Francis Lippa
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En lisant le cinquième volume (2016 – 2020) du « Carnet de notes » de Pierre Bergounioux : l’impression de Pierre Bergounioux à la lecture, le 17 avril 2018, des épreuves de sa « Correspondance (1981 – 2017) » avec Jean-Paul Michel, aux Editions Verdier
Une remarque qui me frappe,
en cours de ma lecture de ce Carnet de notes (2016 – 2020) de Pierre Bergounioux :
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ce que Pierre Bergounioux exprime _ et immédiatement ! _, le 17 avril 2018, en son Journal _ à la page 482 de ce Carnet de notes 2016 – 2020) _, à sa lecture du tout premier jeu d’épreuves de sa Correspondance (1981 – 2017) avec Jean-Paul Michel,
et que voici :
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« La faiblesse de mes envois est consternante. IL suffirait de publier ceux de Jean-Paul« …
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Ce qui m’incite à relire mon propre article du 4 septembre 2018,
que j’avais intitulé « Lire une correspondance publiée : intensité et vérité _ ici, la Correspondance (1981-2017) de Pierre Bergounioux et Jean-Paul Michel » ;
et dont je retiens surtout ceci :
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« À mes yeux,
le meilleur de Pierre Bergounioux ici est le texte _ parfait ! _ de sa Préface (pages 7 à 11),intitulée, d’un mot emblématique en ses jeunes années de Jean-Paul Michel : « Allez ! » ;…et c’est Jean-Paul Michel qui, me semble-t-il, se livre le plus (et à fond) dans quelques missives ardentes un peu développées et suivies, ainsi que solidement argumentéesde temps en temps…« ……
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Une clé de ce que l’on pourrait qualifier de complémentarité parfaite de ces deux vrais amis,
se révèle, sans doute, aussi, en une autre remarque de Pierre Bergounioux, en son Journal, à la date du 4 octobre 2018 (à la page 568 de ce Carnet de notes (2016 – 2020),
à propos de ce que Pierre Bergounioux qualifie _ avec sa merveilleuse humilité – lucidité _ de leurs « tempéraments » respectifs :
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« Pas de tempéraments plus dissemblables que les nôtres,
le sien résolu, confiant, rectiligne et large, heureux,
le mien vétilleux, tourmenté, angoissé« …
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Cf aussi la vidéo (de 82′) de mon entretien avec Jean-Paul Michel,
le 3 mai 2019, à la Station Ausone,
où cours duquel nous avons abordé aussi cette passionnante Correspondance de Jean-Paul Michel avec l’ami Pierre Bergounioux…
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À suivre…
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Ce mercredi 19 mai 2021, Titus Curiosus – Francis Lippa
