Étiquette : cousinages cibouriens

  • « Pour un historique de recherche : du constat par Maurice Ravel, en juin 1911, de la présence à Ciboure de parents basques de sa mère Marie Delouart (1840-1917), au constat mien de la réalité, aussi, de cousins luziens, et donc plus largement de cousins « cibouro-luziens », issus des deux sœurs se nommant toutes deux, elles aussi, Marie Delouart (1784-1842 et 1786-1872) et du frère Jean Delouart (1788-1872) de l’arrière-grand-mère Marie-Baptiste Delouart (1782-1855) de Maurice Ravel (1875-1937)… »

    Déjà les dates qui apparaissent dans ce titre « Pour un historique de recherche : du constat par Maurice Ravel, en juin 1911, de la présence à Ciboure de parents basques de sa mère Marie Delouart (1840-1917), au constat mien de la réalité, aussi, de cousins luziens, et donc plus largement de cousins  « cibouro-luziens », issus des deux sœurs se nommant toutes deux, elles aussi, Marie Delouart (1784-1842 et 1786-1872) et du frère Jean Delouart (1788-1872), de l’arrière-grand-mère Marie-Baptiste Delouart (1782-1855) de Maurice Ravel (1875-1937)…« ,

    parlent de manière très féconde– du moins à qui veut bien les interroger – les premières découvertes cruciales très précoces (du 12 mars au 5 avril 2019) de l’enquête que j’ai ouverte, alors, sur les divers parents basques – ancêtres et cousins –  de Marie Delouart et son fils Maurice Ravel ;

    en cette enquête à laquelle j’ai décidé, dès le 14 mars 2019, de me livrer

    – pour ce qui concerne les noms de parents cibouriens, énoncés phonétiquement par Marie Delouart-Ravel à son fils Maurice rédigeant le 22 juin 1911 une lettre à son amie Marie Gaudin lui demandant de bien vouloir rechercher pour eux un logement à Ciboure pour les mois d’été qui viennent, et de préférence chez des parents, c’est très clairement spécifié ! ; Marie Delouart, qui a alors 71 ans, énonce quelques noms de parents cibouriens qui ont sa préférence ; et cela a bien sûr immédiatement retenu mon attention quant à cet axe de recherche à mener : découvrir et mieux connaître les parents basques de Marie Delouart et Maurice Ravel, auxquels nul jusqu’ici n’avait daigné vraiment s’intéresser !.. :

    « Il faut 2 chambres, dont l’une puisse contenir 2 lits. Bien entendu, pension comprise : je ne veux pas que maman fasse autre chose que se reposer. Nous préférerions que ce soient chez des parents. Les repas pris en commun seraient moins embêtants que chez des étrangers. Cherchez donc pour commencer chez Sabadin Quinior, si elle vit encore ; chez Eslonta Maicourné (c’est comme ça que ça s’écrit ?), chez Marie-Dominique Anchochoury ; chez les Goyenague ; Ou bien autre part « : j’y reviendrai bien sûr très précisément plus loin (les noms de Sabadin Quinior et Eslonta Maicourné n’ayant toujours pas livré leurs secrets !) ; pour le moment, je me concentre sur les branches des cousins les plus évidents… – ;

    et je cite ici cet extrait significatif de mon article de ce 20 mars 2019, intitulé «  » :

    …

    « Poursuivant les réflexions et recherches de ma lecture exhaustive – 12 mars – 19 mars 2019 – de la passionnante Intégrale de la Correspondance (1895-1937), écrits et entretiens de Maurice Ravel réunie et publiée en octobre 2018 par Manuel Cornejo, j’en suis très vite venu à m’interroger sur les parentés cibouriennes du compositeur. Et plus précisément ses cousinages – via les diverses branches collatérales (au nombre de trois, issues des deux sœurs et du frère Delouart de Marie-Baptiste Delouart) issues du rameau principal Delouart, celui initié par l’arrière-grand-mère de Maurice Ravel, Marie-Baptiste Delouart (1782 – 1845), d’où sont issus, via sa fille Sabine Delouart (1809-1874), sa petite-fille Marie Delouart-Ravel (1840-1917) et son arrière petit-fils Maurice Ravel (1875-1937).

    Dans mon article précédent de dimanche dernier, 17 mars : « « , je me demandais déjà pourquoi Maurice Ravel, au sein de la famille luzienne de ses grands amis Gaudin – dont la domicile se situe, jusqu’en août 1924, en la demeure du 41 de la rue Gambetta (propriété des Benoît, puis des Dupous, puis des Bibal-Gaudin : transmise de mère en fille…) ; et ensuite, non loin de là, en la maison « Mirentchu« , au 14 rue du Midi – , qualifiait de « chère cousine » – je l’avais bien remarqué dès ma lecture de ce 17 mars 2019 ! Même si j’en ignorais encore les raisons !!! – Magdeleine Hiriart-Gaudin (10 mars 1875 – 15 juin 1968) – la veuve de Charles Gaudin (19 novembre 1875 – 13 septembre 1910), l’aîné de la fratrie des sept enfants d’Edmond Gaudin et Annette Bibal : le mariage de Charles et Magdeleine avait eu lieu à Saint-Jean-de-Luz le 28 septembre 1901 – ; et pourquoi il ne qualifiait pas de « cousines » aussi ses proches amies (et correspondantes de toute sa vie !), Jane Courteault-Gaudin (16 octobre 1880 – 28 mars 1979) et Marie Gaudin (3 mars 1879 – 8 décembre 1976), belle-sœurs – pourtant ! – de Magdeleine, la veuve – en septembre 1910 – de leur frère aîné Charles (Ciboure, 19 novembre 1875 – Bimbo, 13 septembre 1910) – Charles Gaudin et Magdeleine Hiriart s’étaient mariés à Saint-Jean-de-Luz le 28 septembre 1901…

    Était-ce donc entre les Hiriart – les parents de sa cousine Magdeleine – et les Delouart – Delouart : le nom de sa mère Marie Delouart-Ravel (Ciboure, 24 mars 1840 – Paris, 5 janvier 1917), de sa grand mère Sabine Delouart (Ciboure, 11 mars 1809 – Ciboure, 24 décembre 1874), de son arrière grand-mère Marie-Baptiste Delouart (Ciboure, 17 juin 1784 – Ciboure, 28 août 1855), et de son aïeul à la quatrième génération Gratien Delouart (Ciboure, 1er mai 1748 – Ciboure, 21 août 1798), tous natifs de Ciboure… ; Gratien Delouart : fils de Michel Delouart (Ciboure, avant 1718 – disparu en mer au large de l’Amérique, 1748), et petit-fils de Marsans Delouart (Ciboure, ca. 1685 – Ciboure, 1728) ; j’apprends cela aux pages 86, 92 et 93 de l’article « Marins et corsaires. Les ancêtres cibouriens de Maurice Ravel« , de 1987, de Jean-Noël Darrobers – qu’existait quelque – même un peu lointaine – parenté ?.

    Je l’ignore encore – mais j’allais bientôt le découvrir, ajouterai-je plus tard…

    …

    …

    Et mon article du 7 avril 2019, intitulé « « , témoigne de ma découverte capitale de l’élargissement – totatement ignoré des chercheurs jusqu’ici – des cousinages basques de Marie Delouart à une branche luzienne de ces cousinages, au-delà des deux branches cibouriennes – repérées certes, mais guère exploitées, ni commentées non plus, par les chercheurs, bien trop pusillanimes à l’égard de cette généalogie des cousinages de Marie Delouart, fille et petite-fille de deux filles-mères (!)… – issues, elles, d’une part de la grand-tante Marie Delouart (Ciboure, 6 août 1786 – Ciboure, 15 décembre 1872) – épouse à Ciboure le 28 février 1821 de Michel Goyenague (Ciboure, 11 janvier 1790 – Ciboure, 20 novembre 1849) – , et d’autre part du grand-oncle Jean Delouart (Ciboure, 26 août 1786 – Ciboure, 23 septembre 1872) – époux à Ciboure le 30 avril 1823 de Marguerite Larrea (Ciboure, 18 décembre 1798 – Ciboure, 30 septembre 1844) – de Marie Delouart-Ravel, deux branches bien identifiées, elles, par le chercheur Jean-Noël Darrobers (1910-2004), mais pas vraiment fouillées d’un peu près par lui… ;

    avec l’existence d’une nouvelle branche, luzienne cette fois, de cousins issus de Gratien Delouart (1748-1798) et son épouse Sabine Lexague (1752-1845), une branche ignorée, suite à la confusion de deux de ces sœurs Delouart portant le même prénom de Marie, par le chercheur pourtant scrupuleux Jean-Noël Darrobers – et même carrément déniée, voilà !, par un des descendants de cette branche luzienne de cousins de Maurice Ravel : Edmond Gaudin (Saint-Jean-de-Luz, 30 mai 1903 – Saint-Jean-de-Luz, 28 décembre 1988), qui était pourtant parfaitement conscient de ce cousinage ; ainsi aux questions de ses enfants Paul-Charles et Maylen Gaudin,  en présence des lettres échangées par sa mère Magdeleine et son cousin au troisième degré Maurice Ravel, Edmond Gaudin présentait-il ces expressions employées (en ces lettres conservées) de « Ma chère cousine » et « Mon cher Maurice, votre cousine Madeleine« , comme caractérisant un cousinage seulement « affectif« , et pas réellement « effectif »  !!!.. Cf là-dessus mon article en date du 11 octobre 2021 : «  » ; j’y reviendrai, bien sûr, et plus en détails plus loin… – , une branche de cousins luziens, cette fois, par conséquent ;

    des cousins issus de l’autre grand-tante de Marie Delouart-Ravel (1840-1917), Marie-Baptiste Delouart (Ciboure, 17 juin 1784 – Saint-Jean-de-Luz, 3 janvier 1842), épouse à Saint-Jean-de-Luz le 17 août 1814 de Jean Etcheverry (Ciboure, 15 septembre 1777 – disparu en mer au large d’Hendaye le 15 novembre 1841) ;

    la branche dont est justement issue – via sa grand-mère Marie Etcheverry (Saint-Jean-de-Luz, 21 juin 1817 – Saint-Jean-de-Luz, 27 décembre 1850) et puis son père Dominique Hiriart (Saint-Jean-de-Luz, 28 janvier 1849 – Saint-Jean-de-Luz, 20 décembre 1926) – cette cousine au troisième degré de Maurice Ravel qu’est Magdeleine Hiriart-Gaudin (Saint-Jean-de-Luz, 10 mars 1875 – Saint-Jean-de-Luz, 19 juin 1968), fille de Dominique Hiriart et petite-fille de Marie Etcheverry – cf leurs lettres du 8 octobre 1910 (« Ma chère cousine« , écrit Maurice Ravel, en forme de condoléances très émues à la nouvelle du décès de Charles Gaudin, l’époux de Magdeleine, et père de leur « cher petit Edmond. C’est pour lui qu’il vous faut vivre maintenant, et ne pas vous laisser abattre « , écrit Maurice à sa cousine Magdeleine…) et du 24 novembre 1914 (« Mon cher Maurice« , écrit à son cousin Maurice Ravel Magdeleine Hiriart-Gaudin, qui signe « Votre cousine Madeleine« , à propos du terrible décès conjoint, à leur arrivée au Chemin des Dames, de ses deux-beaux-frères Pierre et Pascal Gaudin, tués ensemble par un même obus allemand, le double décès que Maurice Ravel venait d’apprendre le 19 novembre ; et il dédiera à Pierre et Pascal Gaudin, ses presque frères (dixit leur sœur Marie Gaudin), le sublime, et si luzien, « Rigaudon » du sublime « Tombeau de Couperin« …) – ;

    Magdeleine Hiriart-Gaudin, la mère d’Edmond Gaudin, et grand-mère de Charles-Paul Gaudin (1938 – 2006) et sa sœur Maylen Gaudin Lenoir (née en 1942), à laquelle j’ai appris, le 29 mai 2019, son bien effectif – et pas seulement « affectif« … – cousinage avec Maurice Ravel…

    Magdeleine Hiriart (1875-1968), fille de Dominique Hiriart (1849- 1926), petite-fille de Marie Etcheverry (1817-1850) et arrière-petite-fille de Marie-Baptiste Delouart (1784-1842), la deuxième sœur de Marie-Baptiste Delouart (1782-1855), mère de Sabine Delouart (1809-1874), grand-mère de  Marie Delouart (1840-1917), et arrière-grand-mère de Maurice Ravel (1875-1937). 

    …

    …

    Ce dimanche 13 juillet 2025, Titus Curiosus – Franciss Lippa

  • Un premier essai de synthèse sur les membres de la famille Echepare apparentés à la famille de Marie Delouart et son fils Maurice Ravel ; et leurs domiciliations à Ciboure…

    En gardant à l’esprit la remarquable lettre _ à la page 266 de l’Intégrale de la Correspondance de Maurice Ravel publiée par Manuel Cornejo aux Editions Le Passeur, en octobre 2018 _ de Maurice Ravel à son amie luzienne Marie Gaudin, en date du 22 juin 1911, 

    lettre dans laquelle Maurice Ravel prie sa chère amie luzienne de bien vouloir trouver un logement de vacances à Ciboure pour sa mère, lui-même, et aussi, au moins un moment, son frère Edouard Ravel :

    …

    « Vous avez bien voulu vous charger de nous trouver un logement à Ciboure. Je vous demanderai donc de vous en occuper de suite, si vous en avez le temps. (…) Donc, si c’était possible, nous irions là-bas à partir du 15 juillet, et resterions 3 mois. (…) Il faut 2 chambres, dont l’une puisse contenir 2 lits. Bien entendu, pension comprise : je ne veux pas que maman fasse autre chose que se reposer. Nous préfèrerions que ce soit chez des parents. Les repas pris en commun seraient moins embêtants que chez des étrangers. Cherchez donc pour commencer chez Sabadin Quinior, si elle vit encore ; chez Eslonta Maicourné (c’est comme ça que ça s’écrit ?), chez Marie-Dominique Anchochoury ; chez les Goyenague… ou bien autre part. Inutile de vous dire qu’une simplicité économique nous conviendra particulièrement. Aussitôt que vous aurez trouvé quelque chose, vous serez bien gentille de nous écrire. Il faut que nous ayons le temps de consulter le budget et de préparer le départ. Sans doute à bientôt.« 

    …

    …

    À part le nom bien connu des cousins Goyenague _ Paul (Ciboure, quartier de la Place, maison Ganichicarrenia n° 139, 19 août 1854 – Ciboure, 6 mars 1929) et son épouse Nicolasse (Ciboure, Bordagain, maison n° 38, 11 juillet 1864 – Ciboure, 1er juin 1945) ; Paul, le fils de Simon Goyenague (Ciboure, rue Pocalet, n° 117, 24 novembre 1821 – Ciboure, rue du quai n° 6, 18 avril 1890), le cousin qui a tenu Maurice Ravel sur les fonts baptismaux de l’église Saint-Vincent de Ciboure, le samedi 13 mars 1875 _,

    ainsi que celui, bien connu, lui, aussi de Marie-Dominique Anchochoury _ née à Ciboure, rue du quai, n° 28, le 19 avril 1888 _,

    …

    nous ignorons encore quelles personnes figurent ici sous ces deux noms plutôt étranges _ retranscrits par Maurice Ravel de ce qu’il percevait un peu difficilement de la prononciation de sa mère… _ de « Sabadin Quinior » et de « Eslonta Maicourné » ;

    …

    et qui tous sont indiqués ici par Maurice Ravel comme étant des « parents« …

    …

    …

    Et surtout, jusqu’ici,

    le patronyme d’Etchepare ne figure pas dans l’index des noms répertoriés par Manuel Cornejo en son édition de la Correspondance connue jusqu’ici de Maurice Ravel…

    Maurice Ravel ne parle donc pas explicitement d’eux, tout au moins dans sa correspondance accessible jusqu’ici…

    …

    …

    Voilà donc pour le socle-préambule de ce premier essai de synthèse concernant les membres de la famille Etchepare apparentés à la famille de Marie Delouart et son fils Maurice Ravel ; ainsi que les domiciliations de chacun d’entre eux…

    …

    …

    À suivre, donc…

    …

    …

    Ce jeudi 25 novembre 2021, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Recension de domiciles à Ciboure de membres de la famille Delouart, dont est issue Marie Delouart (1840 – 1917), la mère de Maurice Ravel : du 21 août 1798 (décès de Gratien Delouart) au 25 novembre 1888 (décès de Jean Delouart, cousin-germain de Sabine Delouart (1809 – 1874), la grand-mère maternelle de Maurice Ravel…

    Avant de recenser les domiciles de ces propriétaires cibouriens que furent les cousins Goyenague, Etchepare et Cerciat, de Maurice Ravel,

    dont les noms figurent comme tels dans la revue des maisons de la rue du Quai (et son arrière rue Pocalette) à Ciboure,

    telle que l’effectuent méthodiquement Paul Badiola et Guy Lalanne dans leur superbe numéro 94 intitulé « Ciboure – Ziburu Rue du Quai » de la rcvue Jakintza,

    …

    je commence par repérer déjà les domiciles cibouriens des membres de la famille Delouart, cette famille dont est issue Marie Delouart, la mère de Maurice Ravel,

    tels que, du moins, ces domiciles apparaissent dans les actes d’état civil (naissances, mariages, décès) concernant ces Delouart :

    …

    entre la date du décès, le 21 août 1798, à Ciboure _ Maison Churruenea, dans le quartier du Nord _, de l’ancêtre Gratien Delouart (Ciboure, 1er mai 1748 – Ciboure, 21 août 1798), de Maurice Ravel _ Marie Delouart (Ciboure, 24 mars 1840 – Paris, 5 janvier 1917), la mère de Maurice, étant l’arrière-petite-fille de ce Gratien Delouart, marin… _ ;

    et la date du décès, le 25 novembre 1888, à Ciboure _ dans la maison Etchepare de la rue Pocalette : l’épouse de ce Jean Delouart-là étant Dominique Etchepare (Ciboure, 13 décembre 1828 – Ciboure, 16 avril 1897) _ de Jean Delouart (Ciboure, 1833 – Ciboure, 25 novembre 1888), cousin germain de Sabine Delouart (Ciboure, 11 mars 1809 – Ciboure, 22 décembre 1874),

    la mère de Marie Delouart et la grand-mère maternelle de Maurice Ravel.

    …

    …

    En préambule,

    il me faut indiquer que concernant ce quartier de la rue Pocalette de Ciboure,

    le dimanche 14 avril 2019 j’ai consacré un article intitulé  ,

    dans lequel je plaçais un très précieux (et bien utile) lien à ce document,

    qui, maison par maison de ce quartier, recensait les moindres habitants de chacune de ces maisons, selon des orthographes, tant pour les noms des personnes, que pour les noms mêmes de ces maisons (!), qui procédaient de la prononciation perçue par les oreilles des enquêteurs, et retranscrites ainsi…

    …

    Et je dois ajouter que ma propre lecture des documents d’archives auxquels j’accède, que ce ce soit in vivo, à Ciboure, ou sur les photographies des archives accessibles sur le net,

    se heurte à mes difficultés à bien lire ce qui a été rédigé par les graphies des scripteurs de cette époque déjà lointaine, et en fonction, aussi, de la qualité parfois problématique du cliché photographique réalisé pour mettre en ligne ce document…

    Ainsi, par exemple, pour le nom de la mère de Jacques Billac (l’époux le 14 septembre 1814 à Ciboure, de Marie-Baptiste Delouart), j’avais lu le nom _ bien peu basque, et j’en avais conscience… _ de Sabine Malac, là où j’aurais dû déchiffrer Sabine Recalde… Et c’est le musicien Philippe Hattat qui m’a très gentiment permis de rectifier cette lecture déficiente de ma part… Cf mon article du 30 septembre 2019 : …

    …

    …

    Voici donc,

    pour commencer,

    la liste de ces domiciliations de divers membres de la famille Delouart à Ciboure,

    dont les noms de personnes apparaissent grâce _ et eu égard  _ à certains actes d’état-civil (naissances, mariages, décès) précisément datés,

    qui fournissent ces informations à qui les recherche… :

    …

    …

    _ 21 juillet 1798 : décès  à Ciboure, quartier du Nord, maison Churruenea, de Gratien Delouart, 50 ans ; sa veuve est Sabine Laxague, qui décèdera à l’âge de 100 ans _ selon l’acte d’état-civil ! _ le 27 février 1845, à Ciboure, quartier de la Place, maison Lamarsenia… ;

    _ 6 février 1808 : décès à Ciboure, quartier de Bordagain, maison Fitterenbaita, de Marie Delouart, 85 ans, veuve de Marsans Desparmet ;

    _ 11 mars 1809 : naissance à Ciboure, quartier de Bordagain, maison n° 17, de Sabine Delouart, fille naturelle de Marie-Baptiste Delouart, l’aînée des enfants de Gratien Delouart et son épouse Sabine Laxague, et future mère _ le 24 mars 1840, à Ciboure, rue Pocalette, maison Bourbouillonbaita… _ de Marie Delouart, et  grand-mère, à Ciboure _ le 7 mars 1875, dans la belle maison San Estebania, sur le Quai… _ de Maurice Ravel…

    _ 14 septembre 1814 : mariage à Ciboure de Marie-Baptiste Delouart _ la Marie-Baptiste Delouart n° 1 de mes articles (cf par exemple l’article du 12 avril 2019 : …) _ (Ciboure, 29 juin 1782 – Ciboure, 23 août 1855), 32 ans, avec Jacques Billac (Ciboure, 5 septembre 1772 – Ciboure, maison Bourbouillonbaita, 11 mars 1839), futurs-parents de Gachucha Billac (Ciboure, 15 mai 1824 – Saint-Jean-de-Luz, 17 novembre 1902), la grand-tante et marraine de Maurice Ravel…

    _ 28 février 1821 : mariage à Ciboure de Marie Delouart _ la Marie Delouart n° 3 de mes articles… _ (Ciboure, 17 août 1775 – Ciboure, 15 décembre 1872), avec Michel Goyenague (Ciboure, 11 janvier 1790 – 20 novembre 1849) : elle a 34 ans et lui, 31 ans.

    _ 30 avril 1823 : mariage à Ciboure de Jean Delouart (Ciboure, 27 août 1788 – Ciboure, 24 septembre 1872) _ fils de Gratien Delouart (1748 – 1798) et son épouse Sabine Latxague (1745 (ou 1752 – 27 février 1845) ; et frère des trois Marie Delouart… _, 34 ans, avec Marguerite Larrea (Ciboure, 18 décembre 1798 – Ciboure, 30 septembre 1844) _ fille de Jean Larrea (Ciboure, 6 octobre 1772 – Ciboure, 2 septembre 1807) et son épouse Marie Mignagorren (Ciboure, 30 octobre 1767 – Ciboure, 29 août 1810) _, 24 ans ;

    _ 12 novembre 1823 : naissance à Ciboure, quartier de Pocalette, maison n° 163, de Jacques Delouart, fils aîné de Jean Delouart et son épouse Marguerite Larrea ; 

    _ 12 juin 1825 : décès à Ciboure, quartier d’Agorette, maison n° 195, de Marie Delouart, 80 ans (Ciboure, 1745 – Ciboure, 12 juin 1825), veuve de Bernard Mignagoren (Ciboure, 1744 – Ciboure, 21 novembre 1791, rue d’Agorette, maison Martinonbaita)  ; et sœur aînée de Gratien Delouart ;

    _ 24 juin 1825 : naissance à Ciboure, quartier de Pocalette, maison n° 133, de Sabine Delouart, fille de Jean Delouart et son épouse Marguerite Larrea ;  

    _ 30 juin 1827 : naissance à Ciboure, quartier de Pocalette, maison n° 133 , de Marie Delouart, fille de Jean Delouart et son épouse Marguerite Larrea ; 

    _ 26 décembre 1830 : naissance à Ciboure, quartier de Pocalette, maison n° 139, de Pierre Delouart, fils de Jean Delouart et son épouse Marguerite Larrea ; 

    _ 11 janvier 1831 : décès à Ciboure, quartier de Pocalette, maison n° 147, du petit Pierre Delouart, à l’âge de 18 jours ;

    _ 3 juin 1833 : naissance à Ciboure, quartier de Pocalette, maison n° 139, des jumeaux Jean et Jean-Savin Delouart, fils de Jean Delouart et son épouse Marguerite Larrea ; 

    _ 22 juillet 1833 : décès à Ciboure, à l’âge de 43 jours, du petit Jean-Savin Delouart, au n° 139 de Pocalette ; 

    _ 20 février 1838 : naissance à Ciboure de Marianne Delouart, Pocalette n° 159, fille de Jean Delouart et son épouse Marguerite Larrea ; 

    _ 24 mars 1840 : naissance à Ciboure, dans la maison Bourbouillonbaita, Pocalette n° 118, de Marie Delouart  _ future mère, le 7 mars 1875, de Maurice Ravel _, fille naturelle de Sabine Delouart, elle-même fille naturelle de Marie-Baptiste Delouart… ;

    _ 12 août 1852 : mariage à Ciboure de Sabine Delouart, 27 ans _ domiciliée maison Pilarbaita, n° 175, rue de Pocalette _, fille de Jean Delouart et son épouse Marguerite Larrea, avec Bernard Cerciat, 28 ans ;

    _ 21 décembre 1853 : mariage à Ciboure de Marie Delouart, 26 ans _ domiciliée maison Pilarbaita, n° 175, rue de Pocalette _, fille de Jean Delouart et son épouse Marguerite Larrea, avec Guilhen Etchepare, 27 ans ;

    _ 23 août 1855 : décès à Ciboure, dans la maison Lamacenia, au quartier de la Place, de Marie-Baptiste Delouart _ ma Marie Delouart n° 1, la mère de Sabine Delouart (Ciboure, 11 mars 1809 – Ciboure, 22 décembre 1874) et de Gachucha Billac (Ciboure, 15 mai 1824 – Saint-Jean-de-Luz, 17 décembre 1902) ; grand-mère de Marie Delouart (Ciboure, 24 mars 1840 – Paris, 5 janvier 1917) ; et future arrière-grand-mère de Maurice Ravel (Ciboure, 7 mars 1875 – Paris, 28 décembre 1937) … _, à l’âge de 74 ans, et veuve de Jacques Billac (Ciboure, 5 septembre 1772 – Ciboure, maison Bourbouillonbaita, 11 mars 1839)…

    _ 13 novembre 1861 : mariage à Ciboure de Jean Delouart, 28 ans, fils de Jean Delouart (Ciboure, 27 août 1788 – Ciboure, 24 septembre 1872) et son épouse Marguerite Larrea (Ciboure, 18 décembre 1798 – Ciboure, 30 septembre 1844), avec Dominique Etchepare, 32 ans ; 

    _ 4 mai 1866 : naissance à Ciboure, quartier de Pocalette, maison n° 161, d’Étiennette Delouart, fille de Jean Delouart et son épouse Dominique Etchepare ;

    _ 24 juin 1868 : naissance à Ciboure, rue Pocalette, maison n°48, de Sabine Delouart, fille de Jean Delouart et son épouse Dominique Etchepare ;

    _ 18 novembre 1870 : décès à Ciboure, rue Pocalette, maison n°48, d’Étiennette Delouart, à l’âge de 4 ans et demi, fille de Jean Delouart et son épouse Dominique Etchepare ;

    _ 24 septembre 1872 : décès à Ciboure, rue Pocalette, maison n° 49, de Jean Delouart, 84 ans (Ciboure, 27 août 1788 – Ciboure, 24 septembre 1872) ; fils de Gratien Delouart (Ciboure, 1er mai 1748 – Ciboure, 21 août 1798) et son épouse Sabine Latxague (Ciboure, 24 novembre 1758 – Ciboure, 27 février 1845), ; veuf de son épouse Marguerite Larrea (Ciboure, 18 décembre 1798 – Ciboure, 30 septembre 1844) ; et père de 7 enfants Delouart (Jacques, en 1823 ; Sabine, en 1825 _ épouse de Bernard Cerciat en 1852 _ ; Marie, en 1827 _ épouse de Guilhen Etchepare, en 1853 _ ; Pierre, en 1830 ; les jumeaux Jean et Jean-Savin, en 1833 _ Jean, époux de Dominique Etchepare en 1861 _ ; et Marianne, en 1838) ;

    _ 15 décembre 1872 : décès à Ciboure, rue Pocalette, maison  n°6, de Marie Delouart _ ma Marie Delouart n° 3 _, à l’âge de 86 ans ; veuve de Michel Goyenague (Ciboure, 11 janvier 1790 – Ciboure, 20 novembre 1849) ; mère des frères Simon Goyenague (Ciboure, 22 novembre 1821 – Ciboure, 18 avril 1890) et Jacques Goyenague (Ciboure, 16 octobre 1823 – Ciboure, 22 novembre 1886) ; et grand-mère des époux Paul Goyenague (Ciboure, 19 août 1854 – Ciboure, 6 mars 1929 ; fils de Simon) et Nicolasse Goyenague (Ciboure, 11 juillet 1864 – Ciboure, 1er juin 1945), les propriétaires de la maison « Kustorrenea« , 6 rue du Quai…  Cf l’importante lettre de Maurice Ravel _ recherchant pour lui-même et sa mère cibourienne une résidence commode pour passer l’été (« à partir du 15 juillet, et resterions trois mois« ) à Ciboure : « Nous préfèrerions que ce soit chez des parents«  ; parmi lesquels « les Goyenague » , leurs cousins de la rue du Quai… _ à son amie luzienne Marie Gaudin, du 22 juin 1911, à la page 266 de l’édition par Manuel Cornejo de l’Intégrale de la Correspondance _ connue jusqu’ici _ de Maurice Ravel…

    _ 22 décembre 1874 : décès à Ciboure, 12 rue du Quai, maison San Estebania, de Sabine Delouart (Ciboure, 11 mars 1809 – Ciboure, 22 décembre 1874), à l’âge de 60 ans ; la mère _ célibataire _ de Marie Delouart (Ciboure, 24 mars 1840 – Paris, 5 janvier 1917) ; et grand-mère maternelle de Maurice Ravel (Ciboure, maison San Estebania, 12 rue du Quai, 7 mars 1875 – Paris, 28 décembre 1937). 

    _ 25 novembre 1888 : décès à Ciboure, rue Pocalette, maison Etchepare, de Jean Delouart (Ciboure, 1833 – Ciboure, 25 novembre 1888), à l’âge de 55 ans ; le fils de Jean Delouart (Ciboure, 22 août 1788 – Ciboure, 24 septembre 1872) et le petit-fils de Gratien Delouart (Ciboure, 1er mai 1748 – Ciboure, 21 août 1798) ;

    ces Delouart d’où tire son patronyme de Delouart Marie Delouart, la mère de Maurice Ravel,

    dont la mère Sabine et la grand-mère Marie-Baptiste (n°1) ont eu leurs filles de pères les deux fois inconnus…

    …

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    Bien sûr, le numérotage _ parfois un peu étrange : ai-je su correctement lire ?.. Ou bien seraient-ce les scripteurs qui auraient été négligents ?_ des maisons de Ciboure ne laisse pas de maintenir ouvertes certaines questions : les personnes ont-elles parfois changé de demeures au sein, par exemple, de la même rue Pocalette ? En partie probablement oui. Ou bien le numérotage même des maisons a-t-il aussi connu quelques changements ? Probablement oui, encore ici aussi…

    …

    Il est un peu dommage pour la précision de la recherche, que dans les divers actes d’état-civil, n’aient pas été systématiquement associés le nom de la maison, et son numéro de repérage.. Même si l’on peut aussi supposer que les noms mêmes des maisons, ont pu, eux aussi, varier, au cours du temps…

    …

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    Et c’est ici que j’aurai bien besoin de la science de cibouriens vraiment familiers de leur ville, et de son histoire pas si ancienne que cela…

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    À suivre, bien sûr !

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    Ce samedi 13 novembre 2021, Titus Curiosus – Francis Lippa