Étiquette : création

  • La naissance de l’art de la diminution instrumentale à la Renaissance et au début du Baroque : un très intéressant travail de la violoniste Leonor de Lera

    Ce matin du 3 août,

    découverte de deux articles,

    Diminution, Division: Distraction Or Artful Enrichment ? sur ClassicsToday (sous la plume de David Vernier)

    et

    Leonor de Lera, pour interpréter la musique de la manière la plus précise possible sur ResMusica (sous la plume de Maciej Chiżyński),

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    consacrés au récent travail de la violoniste Leonor de Lera

    concernant le développement de l’art de la diminution instrumentale, à la jointure de la Renaissance et du début du Baroque ;

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    et à l’occasion de la parution du CD L’Arte di diminuire Works by Marini, Uccellini, Rossi, Kapsberger, others,

    le CD Challenge Classics 72843, par L’Estro d’Orfeo, dirigé par Leonor de Lera, violon baroque.

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    Une réflexion qui me rappelle celle des musiciens d’il y a au moins 30 ans, qui exploraient ce répertoire de la Renaissance et des débuts du Baroque ;

    et tout particulièrement les Traités de diminutions

    qu’ils découvraient _ et dévoraient de curiosité ! _ avec une passion communicative dans quelques bibliothèques italiennes ou espagnoles..

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    Les voici, ces deux articles :

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    Leonor de Lera, pour interpréter la musique de la manière la plus précise possible

     

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    Diminution, Division: Distraction Or Artful Enrichment ?

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    Review by: David Vernier

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    art of dimunitions

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    Artistic Quality: 9

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    Sound Quality: 9

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    For some period during what we now call the Renaissance and Baroque, it was popular practice for vocalists and instrumentalists to embellish or ornament a melodic line by dividing longer note values into many shorter, more elaborate figures as a means of variation. This was nothing so “ordinary” as a little trill or turn, or even a run up or down the scale (although it could include such devices); in fact, we have a modern version of this practice common among most of today’s young pop singers–so if you’ve ever heard one of them sing, say, The Star-Spangled Banner, and think they’re never going to get to the end of a phrase, you know exactly what I’m talking about.

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    Yet, unlike today’s performers, who in these situations are all about sheer emotive expression (and who have no allegiance to things like tempo), these early singers and instrumentalists spent much time actually studying the techniques, which were codified and taught, providing the ways and means to fill the spaces in between notes, introducing, in the most refined manner, as many thrills and spills, flights and flourishes as possible before the demands of tempo and the need to get on with it forced the melody on its way. You may have surmised that I’m not (and truth be told, never have been) a fan of this practice (then or now), the fad of choice and more than that–an essential test of a solo performer’s credentials for a period. An art? Yes, I agree; but necessary? Or in any way a value-added endeavor? I admit that I said as much to the proprietor of this recording, violinist and artistic director Leonor de Lera, when she inquired about a review. We don’t promise anything, and I will very likely not have a positive impression, but I would listen. I was wrong–about the negative impression.

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    This is, for all its immersion in “diminution”, the relevant term for this practice of variation and embellishment, is one of the more attractive, engaging, and eminently repeatable recitals you will hear of 16th and 17th century music for strings–baroque violin, gamba, viola bastarda, theorbo, baroque guitar, harpsichord–and rather than a “distraction”, as is my usual complaint, those embellishments almost invariably enhance the melodies and juice the rhythmic energy, melding neatly into the overall flow of the lines of the supporting instruments.

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    De Lera is an excellent–virtuoso–violinist, and she strives with this program to introduce us to the various compositional forms that tended to incorporate this lively variation style: transcriptions of motets or madrigals from celebrated composers (tracks 3 & 4); arias (track 6); works highlighting the viola bastarda, a viol with exceptional range ideal for playing diminutions (track 7); lively, short, dancing popular tunes (track 13 ). Composers, both familiar and not so well known, include Uccellini, Kapsberger, Marini, and Rossi, as well as De Lera herself, contributing modern but wholly compatible companions to the early works. De Lera’s sonorous, delicately-spun lines and beautifully integrated ornaments are on display everywhere, as are similar offerings from her colleagues, all expert players and ideal ensemble partners.

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    But, there are one or two reminders of this style’s more tedious tendencies–one of them being De Lera’s version of Giovanni Felice Sances’ Usurpator tiranno, a nearly seven-minute-long grind over a relentless, repetitive ground bass (please, make it stop!). And then there’s the concluding (nearly five-minute) “Tarantella” that sounds totally out of place, like a leftover from another recording. You may disagree, of course, and if so, all to the good. All I can say is that, as a very skeptical listener in the beginning, I was won over.

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    Recording Details:

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    Album Title: L’Arte di diminuire

    Works by Marini, Uccellini, Rossi, Kapsberger, others

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    Bravo pour ces passionnantes initiatives !

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    Ce lundi 3 août 2020, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Comment bien jouer, avec humilité, les sublimes ultimes Pièces pour piano seul de Brahms ?

    Ce matin,

    l’excellent _ comme très souvent… _ article du jour de Jean-Charles Hoffelé sur son site Discophilia,

    Éclaircies,

    revient replacer sur le tapis du mélomane

    la question classique « Comment jouer Brahms ?« …

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    Cette question, je me l’étais posée

    à propos des ultimes Pièces pour piano seul de Brahms

    le 16 juin 2019

    en mon article intitulé  _ déjà _ Comment interpréter les Intermezzi de Brahms ?,

    à propos _ déjà _ du CD Brahms Intermezzi, Rhapsodies de François Chaplin,

    le CD Aparté AP 173 ;

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    celui-là même sur lequel vient ce matin pencher son oreille hyper-attentive

    le rédacteur du site Discophilia,

    sous le titre, lui, Éclaircies…

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    Et cela, en avant-première à un article sien, à venir,

    à propos du CD Brahms Fantasien Op. 116,  Intermezzi Op. 117 et Klavierstücke Op. 118

    d’Hortense Cartier-Bresson,

    le CD Aparté AP 222.

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    Je n’ai pas encore écouté ce CD,

    et je n’en connais que l’article de commentaire qu’en a donné Bertrand Saint-Étienne le 2 mars dernier,

    sur le site de Res Musica,

    sous le titre de Hortense Cartier-Bresson dans les dernières oeuvres pour piano de Brahms…

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    Voici donc les articles de ce dossier « Comment jouer Brahms ?« :

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    Comment interpréter les Intermezzi de Brahms ?

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    — Ecrit le dimanche 16 juin 2019 dans la rubrique “Musiques”
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    Les dernières pièces pour piano de Brahms (1833 – 1897)

    sont d’une beauté fascinante, en leur brièveté.

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    Pas mal de très bonnes interprétations au disque.

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    Choisir entre elles est une affaire de goût.

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    Pour ma part, je déteste le maniérisme, à la Volodos ;

    et apprécie des interprétations sobres et poétiques, avec un certain naturel…

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    À la Wilhelm Kempf, à la Radu Lupu, à la Adam Laloum ;

    à la Stephen Bishop-Kovacevich.

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    Le CD Intermezzi, Rhapsodies par François Chaplin

    qui vient de paraître chez Aparté,

    avec les opus 79, 117, 118 et 119

    _ le CD Aparté AP 173 _,

    est loin de me déplaire.

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    Ce dimanche 16 juin 2019, Titus Curiosus – Francis Lippa

     

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    ECLAIRCIES

    Longtemps, j’ai repris ce disque, et recevant celui d’Hortense Cartier-Bresson dont je vous écrirai prochainement, l’écoutant, je suis revenu à l’album _ paru au printemps 2019 _ de François Chaplin. C’est un pianiste que j’aime depuis son intégrale Debussy. Il sait être simple _ c’est crucial ! _, ce qui pour le piano de Brahms, et plus encore pour ses opus tardifs, est une bénédiction _ absolument indispensable, même !

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    La nudité _ voilà _ de son toucher dans l’Opus 119 est comme l’archet d’un alto, un chant de mots plus que de notes _ oui. Cette qualité poétique _ oui _ se retrouve tout au long de cet album discret, qui ne devrait pas passer aussi inaperçu, voilà pourquoi, pris dans l’audition de plusieurs disques Brahms consacrés aux mêmes opus, je voulais en saluer le ton si singulier, surtout après y avoir entendu le clavier si orchestral de Boris Berman.

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    Tout au long de l’Opus 118, ce ne sont que paysages d’entre-orages, nocturnes ombreux parcourus par un ton de légende _ oui, celui des Balladen… _ qui emporte aussi les deux Rhapsodies, jouées sans effet, avant que l’éclaircie des trois Intermezzi, Op. 117 ne reviennent dire leurs poèmes de clavier.

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    Assurément pour François Chaplin, ce disque est un bréviaire, on l’y entend prier ce que chez Brahms il sait être les mots de _ l’eschatologie radicale de _ l’Ecclésiaste, même lorsque le piano est seul.

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    LE DISQUE DU JOUR

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    Johannes Brahms (1833-1897)

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    6 Klavierstücke, Op. 118
    4 Klavierstücke, Op. 119
    2 Rhapsodies, Op. 79
    3 Intermezzi, Op. 117

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    François Chaplin, direction

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    Un album du label Aparté AP173
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    Photo à la une : le pianiste François Chaplin – Photo : © DR…

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    Hortense Cartier-Bresson dans les dernières oeuvres pour piano de Brahms

     

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    Toujours et toujours affiner son écoute ;

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    de même que les interprètes ne cessent d’affiner,

    au fil des jours et des années,

    leur interprétation ;

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    avec l’idéal pour chacun _ mélomane comme interprète _ de rencontrer peut-être,

    quelque miraculeuse fois,

    l’improvisation première du compositeur lui-même

    à l’heure éblouissante de sa création…

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    Parvenir à l’épure

    de cette capacité suprême

    est un gigantesque et formidable défi !

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    Il y faut, à coup sûr, une terrible humilité !

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    Ce jeudi 12 mars 2020, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Admirable Beethoven, le guère aimable : une occasion d’approfondir le sublime de l’oeuvre considérable d’un génie

    Un avantage adventice de la manie des anniversaires culturels

    _ ah ! le fétichisme faussement rassurant des nombres ! _

     est de fournir une relative occasion,

    à qui joue à bien vouloir la saisir,

    d’approfondir un peu, par quelque surcroît de fréquentation, une œuvre alors célébrée,

    un peu mécaniquement _ commerce oblige !

    …
    …

    Ainsi cette année l’œuvre _ discographique, par exemple _ du grand Beethoven…

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    …

    Admirable Beethoven,`

    même si, pourtant, guère aimable…

    …

    Beethoven _ souvent irascible _ est rarement aimable,

    à la différence d’un Mozart ou d’un Monteverdi.

    …

    Mais souvent il nous saisit _ et confond ! _ d’admiration

    singulière :

    …

    dans ses Sonates pour piano,

    ses Symphonies,

    ses Quatuors,

    surtout

    _ et de plus en plus vers la fin de son parcours de création :

    il sait affronter les limites…

    …

    C’est quà partir d’un certain moment de sa vie _ et carrière, d’abord d’instrumentiste, au piano _,

    il se livre absolument

    _ paradoxalement aidé par l’accident de sa surdité ? _

    à l’invention musicale la plus audacieuse

    et sans caprice de gratuité :

    …

    selon une étrange absolue nécessité,

    qui sourd du plus vrai de son invention même… 

    …

    Bien sûr, c’est là le lot de tout véritable artiste,

    de tout temps ;

    …

    mais lui,

    à un moment, s’émancipe complètement du caractère fonctionnel du genre de son œuvre,

    …

    et se livre totalement,

    même si c’est toujours selon une réelle nécessité de l’œuvre même,

    et sans rompre totalement avec le genre de celle-ci

    _ et de la forme sonate, plus spécifiquement… _,

    à l’aventure _ libre, inventive, audacieuse _ de l’inouï,

    qu’il fait, là, hic et nunc, surgir…

    …

    …

    Admirable _ sublime _ Beethoven !

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    Ce mardi 3 mars 2020, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Autres petites questions factuelles sur l’ascendance cibourienne au XIXéme siècle de Maurice Ravel

    En poursuivant mes recherches – cf mes articles :  ;  ; et  – sur les parentés cibouriennes de Maurice Ravel – et alors même que je m’interrogeais sur les divers cousinages, existant là, du compositeur, sur lesquels je poursuis mes recherches… – , je me suis trouvé aussi face à des questions sur l’ascendance maternelle directe du compositeur, en les personnes de la grand-mère maternelle de sa mère, Marie Ravel-Delouart (1840-1917), je veux dire Marie-Baptiste Delouart (Ciboure, 29 juin 1782 – Ciboure, 28 août 1855), et de sa sœur cadette – du moins la seconde des deux autres portant ce même prénom de Marie : j’allais le découvrir bientôt ! – , née Marie Delouart (Ciboure, 7 août 1786 – après le 23 avril 1853 – où celle-ci assiste au mariage de son fils Jacques Goyenague (1823-1886) avec Catherine Larrea (1832-1895) – , et peut-être 1872 – date donnée par Jean-Noël Darrobers ; en fait cette dernière est effectivement décédée à Ciboure le 15 décembre 1872 (ajout du 18 octobre 2024) – ).

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    Car la Marie Delouart, veuve Etcheverry qui décède le 3 janvier 1842, à Saint-Jean-de-Luz –  ainsi que l’indique explicitement l’acte d’état civil dressé lors du mariage, à Saint-Jean-de-Luz, le 27 août 1851 de sa fille Marie Etcheverry, avec Bernard Dargaignaratz, maître au cabotage), si elle bien, elle aussi, et c’est à relever ! (et important pour notre recherche…), fille de Gratien Delouart, marin, et Sabine Laxague – est née à Ciboure le 17 juin 1784 ;
    alors que la Marie Delouart, épouse puis veuve de Michel Goyenague, fille des mêmes parents Gratien Delouart et Sabine Laxague, est née, elle, à Ciboure le 17 août 1786.
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    Existent donc bien – au moins : je deviens plus prudent... – trois sœurs Marie Delouart – Marie- Baptiste (née en 1782), Marie-Baptiste (née en 1784) et Marie (née en 1786) Delouart ; et c’est bien là une découverte majeure, qui a complètement échappé à Jean-Noël Darrobers, puis à son lecteur très fidèle Etienne-Rousseau Plotto !.. – , filles des mêmes parents, Gratien Delouart et Sabine Laxague :
    l’une (née en 1882, le 29 juin), épouse de Jacques Billac, marin – à Ciboure, le 14 septembre 1814 – ,
    la seconde (née en 1884, le 17 juin), épouse de Jean Etcheverry, mari – à Saint-Jean-de-Luz, le 17 août 1814 – ,
    et la troisième (née en 1886, le 17 août), épouse de Michel Goyenague, marin – à Ciboure, le 28 février 1821.
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    Jusqu’ici – c’est-à-dire cette date du 7 avril 2019 – , je n’avais nulle part accédé à cette connaissance de l’existence de ces trois sœurs portant le même nom de Marie – ou Marie-Baptiste – Delouart.
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    Et leur frère, Jean Delouart, lui, est né à Ciboure le 27 août 1788, marin : il épousera Marguerite Larrea – à Ciboure, le 30 avril 1823.
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    D’abord mère célibataire de sa fille aînée Sabine Delouart (née à Ciboure le 11 mars 1809, de père inconnu), Marie-Baptiste Delouart épousa cinq ans et six mois plus tard, le 14 septembre 1814, toujours à Ciboure, Jacques Billac (né à Ciboure le 5 septembre 1772 –  le jour de son mariage, le 14 septembre 1814, à Ciboure, le marié, alors âgé de 42 ans, affirmait être âgé de 40 ans – ; et il est décédé à Ciboure le 11 mars 1839) ; son épouse, puis veuve, décèdera à Ciboure le 28 août 1855 – elle est une des victimes, de même que sa fille Marie-Baptiste Billac (Ciboure, 17 novembre 1815 – Ciboure, 17 août 1855), de l’épidémie de choléra qui a sévi alors au pays basque ; toutes deux sont décédées en la Maison Lamacenia, n° 137, quartier de la Place… (ajout du 9 juillet 2025) – ;
    …
    de son mari Jacques Billac, Marie-Baptiste Delouart eut au moins quatre enfants :
    _ Engrace Billac (née le 2 juin 1919, et décédée le lendemain – non ! c’est là une grossière erreur ! Engrace-Gachucha Billac est décédée le 17 décembre 1902, à Saint-Jean-de-Luz, 41 rue Gambetta, au domicile de ses employeurs Gaudin (ajout du 9 juillet 2025) – ),
    _ Pierre-Jacques Billac (peut-être né en 1821 – oui : le 25 juillet 1821 ! – ; à moins que ce ne soit le 29 mai 1818… _ mais peut-être s’agit-il là de deux frères portant le même prénom… _),
    _ Gracieuse Billac (la chère tante Gachuch de Maurice Ravel – non, ici j’avais confondu cette Gracieuse Billac avec son autre sœur Engrace Billac, celle que Maurice Ravel appelle « Tante Gachuch« , née elle à Ciboure le 2 juin 1819, et qui décèdera à Saint-Jean-de-Luz, au domicile des Gaudin, 41 rue Gambetta, le 17 décembre 1902 – ), née à Ciboure le 15 mai 1824,
    _ et aussi une autre sœur, Marie-Baptiste Billac – née à Ciboure le 17 novembre 1815, au n° 118 de la rue Pocalette – , décédée, célibataire, à Ciboure le 17 août 1855, onze jours avant sa mère Marie Delouart – toutes les deux, la fille et la mère, sont décédées au même domicile, Maison Lamacenia, n° 137, au quartier de la Place, à 6 jours de différence, lors de l’épidémie de choléra… : toutes ces données demandant à être étayées sur des sources objectives vérifiées ; mais elles le seront au fur et à mesure des avancées de la recherche !..
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    Quant à Marie Delouart, la seconde des deux sœurs cadettes – et de ces trois sœurs Delouart – de Marie-Baptiste l’aînée, et future épouse Goyenague,
    certains documents d’état-civil la disent – en fait il s’agissait là d’une confusion de lecture avec la précédente de ses sœurs ! – avoir épousé à Ciboure le 17 août 1814 Jean Etcheverry (né à Ciboure le 6 août 1786 ; et marin – Jean, fils naturel de Jeanne Curutchet, et dit Jean Etcheverry, pour des raisons que j’ignore – ), dont elle aurait eu, à Saint-Jean-de-Luz, le 20 novembre 1824, une fille – mais pas seulement une seule fille : nous l’apprendrons bientôt… – : Marie Etcheverry – une précédente Marie Etcheverry étant née à Saint-Jean-de-Luz, aussi, le 21 juin 1817, et future épouse, le 10 novembre 1846, de Jean-Baptiste Hiriart… – ; laquelle épousera à Saint-Jean-de-Luz le 27 août 1851 Bernard Dargaignaratz, maître au cabotage ; né, celui-ci, à Saint-Jean-de-Luz le 17 juin 1815 – un document explicitant cela, semble être demeuré inaperçu de la plupart des chercheurs qui se sont penchés sur la généalogie et les parentés cibouriennes de Maurice Ravel…
    Et les choses se compliquent, puisque, nous le verrons bientôt, de ce Jean Curutchet, dit Jean Etcheverry, et de cette seconde Marie-Baptiste Delouart, est déjà née – voilà – , à Saint-Jean-de-Luz, une première Marie Etcheverry, le 21 juin 1817 ; ainsi, auparavant, qu’un premier fils, Jean-Baptiste Etcheverry, né le 15 juin 1815, mais décédé à l’âge de 5 ans, le 26 septembre 1819… La mortalité infantile faisait alors des ravages… Ce couple de Jean Etcheverry et Marie-Baptiste Delouart, auront à Saint-Jean-de-Luz cinq enfants :
    Jean-Baptiste (1815 – 1819) ; Marie (née le 21 juin 1817 ; future épouse de Jean-Baptiste Hiriart le 10 novembre 1846 ; et qui décèdera à Saint-Jean-de-Luz le 27 décembre 1850) ; Charles (né le 12 août 1819) ; Jean (né le 22 février 1822) ; et Marie (née le 20 novembre 1824 ; future épouse de Bernard Dargaignaratz le 27 août 1851 ; et qui décèdera à Saint-Jean-de-Luz le 30 novembre 1900). Fin de l’incise.
    …
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    Mais une meilleure lecture des documents d’état civil indique que cette Marie Delouart-là – en fait la troisième des trois sœurs portant même nom, Delouart, et même prénom, Marie ; celle-ci était née à Ciboure le 6 août 1786 – épousa, à Ciboure le 28 février 1821, Michel Goyenague (fils de Simon Goyenague, marin, décédé à Ciboure le 12 novembre 1800, et de son épouse Catherine Dargaignaratz, décédée à Ciboure le 27 février 1814), marin, lui aussi, dont elle eut – au moins – trois enfants :
    _ Simon Goyenague (Ciboure, 21 novembre 1821 – Ciboure 18 avril 1890) – le futur presque parrain de Maurice Ravel, le 13 mars 1875 ; et c’est bien sûr à remarquer ! – ,
    _ Jacques Goyenague (Ciboure, 16 octobre 1823 – Ciboure, 22 novembre 1886),
    _ et Marie Goyenague (Ciboure, 26 juillet 1827 – Buenos Aires, après 1898 ; et future épouse de Martin Passicot).
    …
    …
    À Ciboure,
    Simon Goyenague épousa, le 15 novembre 1853, Josèphe Joachine Albistur – née à Fontarabie le 4 février 1828 – ;
    son frère Jacques épousa, le 23 avril 1856, Catherine Larrea – d’une vieille famille cibourienne – ;
    et leur sœur Marie épousa, le 17 juillet 1850, Martin Passicot – né à Urrugne, mais habitant Ciboure.
    …
    Michel Goyenague, leur père, né à Ciboure le 11 janvier 1790, était décédé à Ciboure le 20 novembre 1849.
    …
    Et parmi les témoins à ce mariage Delouart-Goyenague, à Ciboure le 28 février 1821,
    de Michel Goyenague et Marie Delouart,
    je note que figure un Jean Etcheverry, âgé de 24 ans selon ses dires, et forgeron – et non pas marin, lui…
    …
    Qu’en déduire ? Que le nom d’Etcheverry, assez répandu en pays basque, ne préjuge pas nécessairement de parentés…
    …
    Il nous revient donc de préciser de quels parents sont issus ces deux Jean Etcheverry, le marin (né à Ciboure le 6 août 1786), et le forgeron (né à Ciboure le 8 janvier 1797) :
    Jean Etcheverry le forgeron est fils de Betry Etcheverry et son épouse Jeanne Etcheverry, ainsi qu’en témoigne l’acte de son mariage avec Jeanne Etchelouz, à la mairie de Ciboure le 25 novembre 1829 ;
    et Jean Etcheverry le marin, lui, est fils, sans père connu, de Gana Curutchet, ainsi qu’en témoigne l’acte de son mariage avec notre Marie-Baptiste Delouart (née le 17 juin 1784), à la mairie de Saint-Jean-de-Luz le 17 août 1814… C’est dans un document (daté du 18 novembre 1842) d’attribution à sa veuve d’une pension (pour ses services de quartier maître de manœuvre, à 36 francs, que j’ai découvert la date de naissance (le 6 août 1786) de ce Jean (fils de Gana Curutchet), dit Jean Etcheverry… En remarquant, au passage, que cette Marie Delouart (n°2), veuve, venait elle aussi de décéder : le 3 janvier 1842 à Saint-Jean-de-Luz…
    …
    …
    Et le pére de la seconde Marie Etcheverry – en fait de ces deux sœurs toutes deux nommées Marie Etcheverry, nées le 21 juin 1817 et le 20 novembre 1824 (ajout du 9 juillet 2025) –
    dont une des trois Marie Delouart – la seconde des trois sœurs filles de Gratien Delouart et Sabine Laxague – est la mère, le 20 novembre 1824, à Saint-Jean-de-Luz,
    Jean Etcheverry, marin, lui – et non pas forgeron – ,
    est décédé, noyé, au large d’Hendaye, dans la nuit du 14 au 15 novembre 1841…
    …
    Un sort assez fréquent parmi les ascendants et cousins masculins cibouriens de Maurice Ravel…
    …
    …
    Voilà donc quelques questions – à propos de la généalogie maternelle cibourienne de Maurice Ravel – qui demeurent encore pendantes, de même que celles qui concernent la grand-tante du compositeur, Gracieuse Billac.
    …
    …
    Bien sûr,
    on comprend que ces données factuelles de l’histoire familiale de Maurice Ravel soient demeurées – y compris pour le compositeur lui-même, qui de son propre aveu ne cherchait pas du tout  à approfondir la connaissance de la généalogie de sa mère, Marie Delouart (1840 – 1917) – dans l’ombre – même pour le chercheur patient et scrupuleux qu’a été le professeur de collège luzien le cibourien Jean-Noël Darrobers – ;
    et d’abord parce que tout cela concerne – pour les mélomanes et les musicologues – d’assez loin – mais qui sait? tellement sont complexes et riches les arcanes de l’imageance créative… – l’idiosyncrasie de sa musique…
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    Pour le reste, je poursuis mes recherches sur les cousinages cibouriens du compositeur… – à la relecture ce lundi 14 juillet 2025, l’écriture de cet article m’apparaît terriblement lourde ; mais j’en étais, ce 7 avril 2019, au stade de mes premiers tâtonnements de recherche ; même si je compris immédiatement que cette découverte d’une troisième sœur Delouart, demeurée inaperçue de Jean-Noël Darrobers, m’ouvrait un champ fécond de découvertes généalogiques au sein de la parenté basque de Maurice Ravel que je désirais éclaircir…
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    Ce dimanche 7 avril 2019, Titus Curiosus – Francis Lippa