Étiquette : « Das Jahr »

  • La plénitude lumineuse de Gaia Sokoli en ses CDs Fanny Mendelssohn, en excellente disciple qu’elle est du meilleur interprète au piano de Felix Mendelssohn : Roberto Prosseda…

    C’est la lumineuse plénitude de Gaia Sokoli – née le 16 mai 1998 à Erba – en ses CDs Fanny Mendelssohn « Piano Sonatas » – Piano Classics PCL10187 , enregistré à Prato du 8 au 10 mai 2020 – et « Das Jahr«  – Piano Classics PCL10296 , enregistré à Prato les 4 mars, 9 et 20 mai 2023 – qui m’emplit ces jours de joie ;

    et j’y perçois l’excellente disciple que Gaia Sokoli est du meilleur interprète au piano de Felix Mendelssohn (Hambourg, 3 février 1809 – Leipzig, 9 novembre 1847), le frère cadet de Fanny (Hambourg, 14 novembre 1805 – Berlin, 14 mai 1847) : le magnifique Roberto Prosseda – Latina, 7 mai 1975… – ,

    auquel j’ai consacré de nombreux articles de mon blog encherchantbien.fr – par exemple celui-ci : « Ecouter une interprétation parfaite, par Roberto Prosseda, des Lieder ohne Worte, de Felix Mendelssohn« , en date du 3 mars 2018…

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    Écoutez-ici ce superbe « Das Jahr » de Gaia Sokoli…

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    Et aussi ici son « Fanny Mendelssohn – Piano Sonatas« , qui, déjà, m’avait marqué…

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    C’est, à deux siècles de distance, de la plénitude lumineuse même de l’écriture musicale de Fanny Mendelssohn que Gaia Sokoli nous offre la grâce de jouir ici et maintenant à son écoute enchantée…

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    Bref : tout ce qu’on peut attendre d’une interprétation musicale, au concert comme au disque…

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    P. s. :

    sur la très étroite proximité – musicale aussi ! – de Fanny et Felix Mendelssohn,

    jeter aussi un œil à mon article du 23 février dernier : « La délicate et délicieuse difficulté d’attribuer à l’oreille soit à Fanny soit à Felix Mendelssohn leurs merveilleux de poésie « Lieder für das pianoforte » et « Lieder ohne Worte » : le jubilatoire CD Alpha 1119 « Guess Who ? – Fanny et Felix Mendelssohn » de la magicienne Olga Pashchenko ; et la question de la singularité idiosyncrasique de ces magnifiques compositeurs à la jointure du classicisme éternel et du romantisme naissant…« … 

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    Ce mardi 18 novembre 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Ecouter au disque « Das Jahr » de Fanny Hansel-Mendelssohn : plusieurs propositions…

    De « Das Jahr » pour piano de Fanny Hensel-Mendelssohn (Hambourg, 14 novembre 1805 – Berlin, 14 mai 1847),

    il se trouve que ma discothèque personnelle possède jusqu’ici 3 interprétations au CD :

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    _ celle de Carlo Levi-Minzi – enregistrée à Wedemark en 1998 – dans le CD n°1  du coffret de 6 disques Hänssler Classics HC 25023 « Fanny Hensel-Mendelssohn » ;

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    _ celle d’Else Biesemans – enregistrée à Zurich du 12 au 14 novembre 2011 – dans le CD Genuin GEN 12244 « Fanny Hensel-Mendelssohn – Das Jahr » ;

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    _ et celle de Martina Frazzotti– enregistrée à Schiedam les 2 et 3 septembre 2019 – dans le CD Piano Classics PCL 10238 « Fanny Mendelssohn – Piano Music« …

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    Fanny Hensel-Mendelssohn, la œur aînée de Félix Mendelssohn (Hambourg, 3 février 1809 – Leipzig, 10 novembre 1847), est une compositrice passionnante,

    que sa famille, son frère compris, a préféré voir renoncer à une carrière musicale publique…

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    Et il est possible que certaines des pièces musicales de la prime jeunesse de Felix – j’en adore certaines !  dans la lignée de l’Empfindsamkeit de leurs maîtres de musique à tous deux, dont principalement Carl-Friedrich Zelter (Berlin, 11 décembre 1758 – Berlin, 15 mai 1832), élève de Carl-Friedrich-Christian Fasch (Zerbst, 18 novembre 1736 – Berlin, 3 août 1800), en remontant jusqu’au mentor de ceux-ci, C.P.E. Bach (Weimar, 8 mars 1714 – Hambourg, 14 décembre 1788) – soient en réalité de sa main à elle…

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    Très tôt, comme son frère, Fanny manifeste des dons musicaux. Son père et ensuite son frère l’empêcheront néanmoins de se consacrer totalement à sa première passion, la musique. Ainsi Abraham Mendelssohn écrivit à sa fille alors âgée de 15 ans :

    « la musique deviendra peut-être pour lui [Felix] son métier, alors que pour toi elle doit seulement rester un agrément mais jamais la base de ton existence et de tes actes. »

    Son frère n’est pas en reste :

    « L’encourager à publier quoi que ce soit, je ne le puis, car ce serait aller contre mes convictions. Nous avons souvent discuté fermement de cela et je maintiens tout à fait mon opinion… Fanny, telle que je la connais, n’a jamais souhaité devenir compositeur ni avoir une vocation pour cela ; elle est trop femme. Elle dirige sa maison et ne pense nullement au public ni au monde musical, ni même à la musique, tant que ses premiers devoirs ne sont pas remplis. Publier ne pourrait que la distraire de cela et je ne peux pas dire que je l’approuverais. »

    Alors que Fanny doit se limiter au salon, les parents Mendelssohn « offrent » tous les dimanches à Felix un orchestre qui lui permet de tester ses créations, permettant la publication du Songe d’une nuit d’été alors qu’il n’a que 17 ans. De la même façon, Felix est présenté à Goethe alors qu’il n’est âgé que de 11 ans, tandis que Fanny est mise à l’écart, cette rencontre ne concernant que la gent masculine.

    Fanny entretient pourtant une relation très proche avec son frère Felix, de trois ans et demi son cadet. Il n’était pas rare que ce dernier allât chercher des conseils en matière de composition auprès de sa sœur, dont il respectait le goût musical. Elle organise également pour lui des concerts et tournées, ainsi que des rencontres avec Gounod, Liszt, Clara et Robert Schumann.

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    Et je suis personnellement très curieux de toute production discographique la concernant…

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    Ce jeudi 23 octobre 2025, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Ecouter et approfondir le piano de Fanny Mendelssohn (1805 – 1847) : par exemple « Das Jahr » (1841), dans plusieurs interprétations…

    Un tout nouveau CD, « Piano Music« , interprété par Martina Frezzotti,

    soit le CD Piano Classics PCL 10238,

    nous propose une interprétation très sensible de « Das Jahr » (un cycle de 13 pièces, composé en 1841), de Fanny Mendelssohn (1807 -1847).

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    Pour se faire une idée un peu concrète de diverses interprétations de ce cycle,

    on peut écouter diverses versions données par quelques pianistes, par exemple de la pièce intitulée « Mars« ,

    à comparer avec ce que nous donne en ce CD-ci Martina Frezzotti, à partir de 5′ 45...

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    Ainsi, celle de Laura Skride.

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    Celle d’Els Biesemans, en son CD Genuin 12244. 

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    Ou celle de Wolfram Lorenzen, à partir de 5′ 30.

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    Pour ma part, je suis très curieux d’accéder à des pièces antérieures de Fanny Mendelssohn,

    et tout particulièrement à ses pièces de jeunesse,

    où se ressent le mieux ce qu’elle doit à sa formation berlinoise d’une tradition flamboyante issue de Carl-Philipp-Emanuel Bach : moins marquée par le déploiement du romantisme…

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    Et qui se perçoit si magnifiquement dans les si festives Symphonies pour orchestre à cordes de son frère Felix…

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    En tout cas, voici le commentaire que proposait hier sur son site Discophilia Jean-Charles Hoffelé, sous le titre _ pas trop inspiré, pour une fois… _ de « Famille« , pour ce CD de Martina Frezzotti… 

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    FAMILLE

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    Aussi douée que son frère, Fanny Mendelssohn. Ce ne sont pas les treize merveilles de Das Jahr qui infirmeraient cette suggestion. D’ailleurs le vocabulaire, l’imaginaire, l’invention mélodique, tout dans ce cycle majeur du piano romantique que l’on redécouvre depuis quelques années _ en effet _, s’assortit d’évidence au propre génie de Felix.

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    L’ouvrage est merveilleux, collections de vignettes senties, d’une qualité d’écriture remarquable, d’autres « mois » _ de l’année _ qu’il sera passionnant de comparer avec ceux de Tchaikovski, ils ne leur cèdent en rien, pour l’inspiration comme pour la mise en œuvre.

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    Peu de versions : elles se comptent sur un peu plus que sur les doigts d’une main, la plus remarquable jusqu’ici étant celle de Lauma Skride (Sony) avec laquelle Martina Frezzotti fait jeu égal. Doigts légers mais qui timbrent, vélocité et legato, des couleurs à revendre, tout y est pour rendre justice à ces pièces de pur charme.

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    Et quelle poésie dans les deux Nocturnes, le mélancolique et peu sombre premier, l’extase rêveuse du second (Nocturne napolitano), quelle brio dans l’Introduction et Capriccio qu’on croirait absolument de la plume de son frère !

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    Disque parfait pour découvrir l’autre génie de la famille Mendelssohn.

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    LE DISQUE DU JOUR

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    Fanny Mendelssohn (1805-1847)

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    Das Jahr, H. 385
    Nocturne en sol mineur,
    H. 337

    Nocturne napolitano en si mineur
    Introduction et Capriccio en si mineur, H. 349

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    Martina Frezzotti, piano

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    Un album du label Piano Classics PCL10238
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    Photo à la une : la pianiste Martina Frezzotti – Photo : © DR

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    À suivre !

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    Ce mardi 28 juin 2022, Titus Curiosus – Francis Lippa