Étiquette : Dave Hurvitz

  • Ecouter le lumineux jeu apollinien de Francesco Piemontesi dans les deux Concertos pour Piano de Johannes Brahms, Op. 15 (de 1859) et Op. 83 (de 1881), avec Manfred Honeck dirigeant le Gewandhausorchester Leipzig…

    Parce que j’aime beaucoup, beaucoup Brahms (Hambourg, 7 mai 1833 – Vienne, 3 avril 1897),

    ainsi que le jeu du pianiste Francesco Piemontesi (Locarno, 7 juillet 1983) – auquel j’ai consacré jusqu’ici pas moins de 10 articles de mon blog encherchantbien.fr depuis celui en date du 26 décembre 2018 « Un pianiste très éminent, à suivre : Francesco Piemontesi, en un concert Liszt, à Lugano« … – ,

    il m’était difficile de passer à côté des deux récents CDs Brahms de celui-ci, avec Manfred Honeck (Nenzing, 17 septembre 1958) dirigeant le Gewandhausorchester Leipzig fondé en 1781 :

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    _ le CD Pentatone PTC 518 7461 « Brahms – Piano Concerto n°2 and Three Intermezzi Op. 117 » – enregistré à Leipzig les 10 et 11 avril 2025, et paru le 19 septembre 2025 – et sur lequel sont consultables les articles de Christophe Huss « «2e concerto de Brahms», Francesco Piemontesi et Manfred Honeck » (Le Devoir, 26 septembre 2025), David A. McConnell « Review: Brahms – Piano Concerto No. 2 – Piemontesi, Gewandhausorchester, Honeck » (The Classic Review, septembre 2025), Patrice Lieberman « Francesco Piemontesi et Manfred Honeck, Brahms aux sommets » (Crescendo Magazine, 27 octobre 2025), Salvatore Sciafani « Transparence et lyrisme : Piemontesi et Honeck font chanter Brahms au Gewandhaus » (ResMusica, 7 novembre 2025) et, en un avis dissonant, Dave Hurvitz « Basically Boring Brahms from Piemontesi and Honeck » (Classics Today.com , 21 mars 2026) ;

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    _ et le tout nouveau CD Pentatone PTC 518 7417 « Brahms – Piano Concerto n°1 and Six Pieces Op. 118 » – enregistré à Leipzig les 18 et 19 décembre 2025, et qui vient tout juste de paraître… – , pas encore critiqué en revues…

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    Eh bien, j’apprécie beaucoup ce jeu apollinien, fluide et si lumineux, du pianiste tessinois Francesco Piemontesi, qui appartient pour moi à la famille des pianistes auxquels vont mes préférences pour leur absolu naturel, si proche de l’intimité, sans esbroufe, tels un Steven Kovacevich (San Pedro, 17 octobre 1940), un  Aleksei Lioubimov (Moscou, 16 septembre 1944), ou encore un Ronald Brautigam (Amsterdam, 1er octobre 1954), parmi pas mal d’autres…

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    Et dans Brahms j’aime beaucoup aussi, bien sûr, l’immense Evgeni Koroliov (Moscou, 1er octobre 1949)…

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    De même que je me souviens avec toujours très vive émotion du CD Decca – enregistré à Londres du 20 mai au 1er juin 1962 – de Clifford Curzon avec George Szell dans le Concerto pour Piano n°1 de Brahms…

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    À suivre donc, avec très grand plaisir, 

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    Ce dimanche 30 août 2026, Francis Lippa – Titus Curiosus

  • L’expérience marquante d’aborder l’œuvre impressionnante du formidable Alberto Ginastera (1916 – 1983) par ses trois splendides et singuliers quatuors à cordes Op. 20 (1948), Op. 26 (1958-1968) et Op. 40 (1973-1978), par le Miro Quartet et Kiera Duffy : une musique singulière absolument enthousiasmante !..

    C’est une expérience assurément très forte d’aborder l’œuvre tout à fait impressionnante du formidable Alberto Ginastera (Buenos-Aires, 11 avril 1916 – Genève, 25 juin 1983), immense compositeur du XXe siècle, par ses trois splendides et singuliers quatuors à cordes Op. 20 (1948), Op. 26 (1958-1968) et Op. 40 (1973-1978), dans l’interprétation au disque du Miró Quartet – constitué de Daniel Ching et William Fedkenheuer, violons, John Larges, alto, et Joshua Gindele, violoncelle – et Kiera Duffy, soprano, en le splendide CD Pentatone PTC 5187 412 « Ginastera – String Quartets » – enregistré à Austin du 2 au 7 décembre 2024…

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    Et regarder ici cette brève vidéo (de 0′ 54) d’un trop court extrait du stupéfiant Quatuor n°3 Op. 40, avec la participation de Kiera Duffy, soprano…

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    Sur ce tout à fait marquant CD,

    lire l’article « Ginastera – String Quartets- album review – compelling and colourful » du Guardian du 24 juillet 2025 sous la plume d’Andrew Clements, qui va en peu de mots à l’essentiel :

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    Lire aussi la précise recension de ce CD par Andrew Farach-Colton parue dans Grammophon au mois de septembre 2025  :

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    Chamber Review

    GINASTERA String Quartets

    September 2025

    1 min read

    Andrew Farach-Colton

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    Each of these three quartets comes from a distinct stylistic phase – c’est important – in Alberto Ginastera’s output. The First (1948), from the end of the Argentine composer’s self-described period of ‘Objective Nationalism’, abounds with rhythmic energy, swinging syncopations and blunt, folk-like melodies. Initially, I thought the Miró Quartet’s tempo for the opening Allegro violento ed agitato a bit slow, but checking the score it seems they’ve hit the suggested metronome mark spot on. Not only that, but the scherzo-like Vivacissimo that follows has exactly the same marking (with more notes per beat, so it seems faster), linking the movements in an illuminating way.

    The language of the Second Quartet (1958), from the period of ‘Subjective Nationalism’, is considerably more dissonant – voilà – and its emotions far more febrile – listen, say, to the fever dream at 2’30 » in the Adagio angoscioso – but this work often retains its predecessor’s syncopated drive, too, as if Ginastera had taken many of the sounds and techniques developed by Schoenberg et al – voilà – and made them his own. And even in the modernist, or ‘neo-expressionist’, world of the Third (1973), the terrain of the Argentine pampas is still faintly recognisable. This final entry in the genre employs a soprano (modelled after Schoenberg’s Second Quartet – en effet – ) who sings settings of poetry by Jiménez, Lorca and Alberti in four of the five movements.

    Benita Valente sang the premiere of the Third with the Juilliard Quartet in 1974 but didn’t record it until 2000 (Bridge) – again with the Juilliard – when her voice had lost some freshness. It’s a terrific performance nonetheless, but this new one is even better. Kiera Duffy negotiates the Drammatico movement’s high-wire vocal act with aplomb and is warmly expressive, even romantic, in the yearning Amoroso at the quartet’s centre and in the other-worldly finale.

    There have been satisfying recordings of the three Ginastera quartets by the Latinoamericano (Brilliant), Lyric (ASV, 10/96) and Enso¯ (Naxos) quartets, but the Miró give the most technically polished accounts yet – voilà – of these extraordinary works – assurément ! Il faut vraiment les découvrir !!! – , and the foursome’s scrupulousness in no way inhibits the sheer gusto with which they dig into them. All in all, then, a stunning achievement – and gorgeously recorded, too – parfaitement…

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    Et surtout regarder la vidéo enthousiaste (de 6′ 05) de Dave Hurvitz, en date du 24 août 2025…

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    Cf aussi mon précédent article « Revenir explorer avec intense plaisir l’oeuvre d’Alberto Ginastera (1916 – 1983) : le beau CD cpo « Alberto Ginastera – String Quartet N°1 – Piano Quintet Op. 29 – Maurice Ravel – String Quartet Op. 35 » du Minguet Quartett et Michael Korstick… » en date du 16 avril 2026, qu’on peut relire ici…

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    Ces trois Quatuors à cordes d’Alberto Ginastera, magnifiquement interprétés ici par le Miró Quartet, sont des chefs d’œuvre puissants, éblouissants en leur éminente singularité !

    Enthousiasmants à un degré rare !!!

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    L’immense Alberto Ginastera mérite toute notre attention-affection-admiration infiniment reconnaissante…

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    Ce dimanche 21 juin 2026, Titus Curiosus – Francis Lippa

  • Amour de la Bohème, et Vítězslav Novák (suite) : savourer les Suites « Signorina Gioventu » (1926-28) et « Nikotina » (1929) et le Concerto pour piano (1895) de Vítězslav Novák (1870-1949), après les trois superbes et très marquants Quatuors à cordes (1899, 1905, 1938)…

    Les Suites « Signorina Gioventu » Op. 68 (1926-28) et « Nikotina » Op. 69 (1929), tirées des deux Ballets-Pantomimes, et le Concerto pour piano (1895) de Vítězslav Novák (1870-1949) du CD cpo 555359-2 « Vítězslav Novák – Piano Concerto – Signorina Gioventu – Nikotina » du Janacek Philharmonic Ostrava dirigé par Lukasz Borowicz et avec le piano d’Oliver Triendl – enregistré à Ostrava du 19 au 23 juin 2023 – ,

    après ma découverte très admirative – cf l’enthousiasme de mon article « Amour de la Bohème : admirer les trois superbes Quatuors à cordes de Vítězslav Novák (1870-1949), interprétés par le Stamic Quartet… » en date du 15 septembre 2025 – des trois magnifiques Quatuors à cordes Op. 22 (1899), Op. 35 (1905), et Op. 66 (1938) du même Vítězslav Novák, dans la magistrale interprétation du Stamic Quartet en leur très marquant CD Supraphon SU 4367-2 « Vitezslav Novak – Complete String Quartets » – enregistré à Prague les 9 et 10 mars et le 27 septembre 2024 – ,

    n’ont pas manqué de solliciter mon attention,

    alerté que j’ai été le 18 mai dernier par l’article de Jean-Marc Hoffelé intitulé « Deux mondes » consacré à ce tout nouveau CD Novák……

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    DEUX MONDES

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    Le même compositeur vraiment ? Le sombre Concerto post-romantique que composa Vítězslav Novák en 1895 ne laisse rien deviner de la fantaisie et des audaces – voilà ! modernistes… – des deux Suites tirées de ses grands ballets – pantomimes –  de maturité, parmi les plus brillantes – rien moins ! – créations orchestrales de la musique tchèque de l’entre-deux-guerres – dont acte…

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    Łukasz Borowicz a finement assemblé les grands numéros de divertissement de Signora Gioventu, partition flamboyante – voilà ! – où passent (on les entend) un Mandarin chinois, un Sorcier africain, où règne le flamboyant Hélios, lecture éclatante – écoutez ici cet extrait de 5′ 52…. – qui fait regretter – voilà ! – de ne pas disposer de l’intégralité du ballet par le chef polonais – Borowicz – et la phalange d’Ostrava.

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    Nikotina est probablement le chef-d’œuvre – wow!!! – de Novák, même devant le grand panoramique symphonique de Dans les Tatras qui, rétrospectivement, semble d’un autre âge – Vítězslav Novák est en effet passé par de très divers styles… Václav Talich le savait bien, qui a capturé dans une Suite parfaite les métamorphoses du personnage principal, inspirant au compositeur de fabuleux numéros orchestraux dignes de La Grande Illusion. Là encore, on voudrait tout le ballet – oui… – , l’occasion de regretter la suppression du catalogue Supraphon des enregistrements de František Jílek, pour Nikotina – écoutez ici – , comme pour Signorina Gioventu.

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    Et le Concerto ? Il tire un peu moins à la ligne sous les doigts attentifs d’Oliver Triendl, plus légers et précis que ceux de Jan Bartoš, qui l’avait gravé en première mondiale pour Supraphon.

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    LE DISQUE DU JOUR

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    Vítězslav Novák (1870-1949)

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    Concerto pour piano et orchestre en mi mineur
    Suite de « Signorina Gioventu », Op. 58 (version pour orchestre élaborée par Łukasz Borowicz)
    Suite « Nikotina » (version orchestrale : Václav Talich)

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    Oliver Triendl, piano
    Janáček Philharmonic Ostrava
    Łukasz Borowicz, direction

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    Un album du label CPO 555359-2
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    Photo à la une : le chef d’orchestre Łukasz Borowicz – Photo : © DR

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    Et jouissez ici de la vidéo (de 7′ 15) du superlatif commentaire de ce CD par le très avisé Dave Hurvitz, le 1er février dernier…

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    Ce samedi 23 mai 2026, Titus Curiosus – Francis Lippa